Lifeforce Tenka (PSX)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juillet 1997
Développeur : Psygnosis
Editeur : Psygnosis
Genre : FPS

Support : 1 CD
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : Tenka
Titre alternatif : Codename Tenka
Prix au lancement : 350Frs


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Lifeforce Tenka








Psygnosis, le grand habitué des jeux de courses (WipEout, Formula One, Rollcage, Destruction Derby...) ou des jeux parfois plus décalés mais non moins excellents (comme Colony Wars), nous livre cette fois Lifeforce Tenka, un FPS futuriste à l'ambiance bien glauque, bien sombre. C'est pour ainsi dire le premier jeu du genre pour la marque et si la réalisation tient la route, le reste ne suit pas. La faute à une construction scénaristique minable et surtout une jouabilité bien pourrie comme il se doit. Si autrefois je considérais ce jeu comme honnête, voire bon, aujourd'hui que je l'ai péniblement terminé, j'ai un tout autre avis sur le sujet...


Développement scénaristique

Le jeu s'ouvre une
Le scénario est pourri à un point à peine imaginable. Une horreur cette mise en scène
intro sympathique mais un peu bizarre, psychédélique. Le gros défaut de cette cinématique en images de synthèses, hormis sa réalisation tout juste passable, c'est qu'on n'y apprend rien ! On voit un gars, prisonnier d'un tube qui sera libéré par un autre, qui aura au préalable saboté la machine. Qui est le héros, d'où vient-il, pourquoi est-il prisonnier, qui sont les ennemis, pourquoi sont-ils là... ? Autant de questions qui resteront sans réponse. Le jeu est sectionné en plusieurs zones (elles même composées de plusieurs levels) et entre chacune, une petite vidéo intervient. Autant le dire de suite, ne vous attendez à rien de mieux que l'intro, ces scènes durent en moyenne une vingtaine de secondes et n'apporte rien de plus au scénario. Elles font juste la transition entre les zones. Entre chaque level on assistera aussi à un inutile briefing, qui nous présente l'objectif de mission. Et la fin est carrément minable. Après avoir passé des heures à tuer des monstres et autres robots, notre héros s'assoie 2 minutes, histoire de se reposer de son périple et une cyborg lui coupera la tête comme une merde. La scène dure 15 secondes au maximum pour nous livrer un épilogue frustrant, qui ne récompense en rien un joueur éreinté d'avoir fini le jeu...


Jouabilité & Gameplay

Armé d'un fusil
C'est peu jouable et on se perd dans ces dédales tous similaires
multi-fonctions, on aura 4 type d'armes (mitraillette, laser, missile et mine), dont les 2 premières peuvent être upgradées sur 3 niveaux. Ce fusil évolutif ressemble beaucoup à celui de Codename Outbreak sur PC. Evidemment on trouvera divers items sur son parcours comme des munitions et de quoi se restaurer. Mais le principal défaut du jeu vient de son exécrable jouabilité. Au lieu de se caler sur un jouabilité où il n'y a pas besoin de lever ou baisser la tête, Lifeforce Tenka joue au contraire, beaucoup sur les niveaux. Pour monter la tête on presse L1, pour la descendre c'est L2 et autant dire que c'est loin d'être pratique. On peut recentrer la vue en faisant L1+L2 mais cette dernière se cale toujours trop haut. Pourquoi ne pas avoir fait comme dans la plupart des jeux qui nous imposent des montées/descentes sur L1 et R1, les 2 autres gâchettes servant au strafe ? Allez savoir. Le pire étant que les 4 configurations proposées n'arrangent rien puisqu'elles sont presque toutes identiques et qu'on ne peut pas mapper les boutons à sa guise. Cet aspect hyper pénible du jeu, ne s'arrange pas avec une croix directionnelle peu adaptée à l'exercice avec en plus, la non prise en charge des sticks analogiques (ça aurait pu sauver la jouabilité). Et comme les ennemis jonglent entre ceux debouts, les petites saloperies qui rampent au sol ou les tourelles au plafond, et bien on en prend plein la gueule ! Deuxième grand défaut du jeu, c'est beaucoup trop difficile ! Rien que passer la première zone relève du miracle alors finir le jeu vous demandera de tricher en bon et due forme (avec un Action Replay par exemple). Encore heureux, afin de contrecarrer un peu cette disgrâce, la visée automatique vous facilitera la vie. Mais faut quand même viser un minimum pour qu'elle s'active. Les niveaux sont de 2 types : soit ils sont labyrinthiques et nous obligent à d'incessants allers-retours, soit ce sont de vulgaires couloirs on va tout droit en dégommant ce qui se présente.


Les labyrinthes
Le fusil multi-fonctions est sympa mais la difficulté est très élevée
restent le pire des 2 avec des niveaux tortueux à souhait où il faudra trouver diverses clés. Bien souvent, la porte de sortie ne sera accessible que si on nettoie compétemment le niveau ou comme au dernier level, qu'on active tous les interrupteurs. En parlant de ça, la malcommode jouabilité détaillée à l'instant fait encore ici preuve d'une certaine idiotie puisqu'il faudra entrer dans la sélection des armes pour les activer les éléments interactifs (généralement des interrupteurs). C'est débile d'autant que le bouton Select ne sert à rien. Pour revenir à nos labyrinthes, petite nouveauté appréciable, on pourra poser à terre des plots sonore et lumineux. C'est pratique pour éviter de revenir sans cesse sur ses pas si on est sûr d'avoir clarifié la zone. Car il faut aussi le signaler, tout se ressemble dans ces dédales et beaucoup de niveaux sont similaires, autant dans le gameplan que les décors. Pas super jouable donc, mais super difficile, le jeu compte 28 niveaux, tous assez longs. Ainsi personne ne pourra se plaindre d'une durée de vie énorme, peut-être même un peu trop. On regrettera par contre que des murs invisibles nous empêchent de faire certaines choses et que rien ne soit destructibles, pas même au lance-missiles. Et on pourra aussi montrer du doigt quelques incohérences de la jouabilité (et oui, encore !) comme le fait de rebondir à l'entrée d'une canalisation si on n'est pas bien en face ou encore que notre bonhomme aura la fâcheuse tendance de se baisser tout seul... sans trop de raison. Pour finir sur une note plus optimiste, on pourra choisir le nom de sa sauvegarde (il n'y a pas de limite) sur 3 caractères. Ainsi on peut facilement donner un nom significatif (L11 pour le Level 11 par exemple) histoire de se retrouver dans ses saves.


L'image

Lifeforce Tenka
Joli design mais c'est trop répétitif
a de quoi plaire avec son côté futuriste tout d'abord, qui n'est pas sans rappeler un certain Quake II. Les graphismes sont plutôt bons dans son ensemble et tous les sprites sont en 3D (la main du gars et son fusil compris). Malheureusement le jeu accuse quelques ralentissements, le pas coursé a gueule à rien (on dirait que l'image saute), il a des cisaillements de plaquages, des effacements de textures et globalement, c'est très anguleux. En plus, les couleurs sont soit fades, soit fluo ! Malgré tout, le pire défaut de ce chapitre vient de la répétitivité des décors qui fait qu'on se perd facilement et qu'on finit par être lassé d'avoir plusieurs fois de suite le même type de niveau.


Le son

Point fort du jeu, on retrouve une bande-son de qualité. Certains bruitages sont bons, originaux et d'autres sont complètement foireux. Il n'y a aucune voix dans tout le jeu (la voix du briefing est lu sur le CD) mais ce qui rattrape le tout, ce sont les musiques. Posant une excellente ambiance, elle alterne Electro, Rock et quelques variantes. La qualité est de mise et sert à merveille le côté glauque de l'aventure.


Note générale

Les FPS consoles sont généralement malcommodes à prendre en mains, mais avec Tenka, ce sera encore pire ! Les boutons sont mal agencés, le jeu ne prend pas en charge la DualShock et du coup on galère, d'autant que les ennemis sont rapides et ne font pas de cadeau. On peut donc le dire tout haut, c'est injouable ! Pas que les réactions soient lentes mais plutôt imprécises. Si encore les développeurs avaient la gentillesse d'y adjoindre une visée automatique qui prendrait la peine de lever ou baisser la tête à notre place je dis pas, mais ici ce n'est pas le cas, ce qui rendra le jeu encore plus difficile qu'il n'est déjà. Ajoutons à ça un développement scénaristique à la ramasse ou même l'impressionnant chiffre de 28 niveaux (un peu tous pareils !) finira par vous faire jouer à autre chose. Et c'est bien dommage d'en arriver à une telle conclusion car même s'il est buggué, les graphismes sont très corrects et la bande-son pérennise une ambiance sombre et futuriste à souhait. J'ai longtemps cru en ce jeu mais ce soir j'en suis définitivement revenu. Peut-être meilleur qu'un DOOM ou un Alien Trilogy sur le plan graphique, Lifeforce Tenka n'en a pourtant pas la moitié de leur fun ! Et c'est regrettable car il y avait de très bonnes idées. Pour la première fois que Psygnosis faisait un FPS, le plus célèbre développeur de la PlayStation déçoit...


Test réalisé par iiYama

septembre 2007