Klonoa Door to Phantomile (PSX) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Note générale


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Sortie du jeu : juin 1998
Développeur : Namco
Editeur : Sony Computer Entertainment
Genre : plate-formes

Version testée : Française
Doublage : ?
Textes à l'écran : FR

Support : 1 CD
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : Klonoa
Titres alternatifs : Klonoa of the Wind : Door to Phantomile (JAP) / Kaze no Kuronoa : Door to Phantomile (JAP)
Prix au lancement : 350Frs




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Klonoa

Door to Phantomile



J'ai tendance
L'histoire est bien plus profonde qu'il n'y parait, et la mise en scène est de qualité
parfois à m'enfoncer dans quelques délires, essayant parfois d'enchaîner des tests de jeux en les liants d'une manière ou d'une autre. Ainsi il me paraît logique de continuer : après NiGHTS into Dreams, dans le délire des jeux 32-bits en 2,5D, la continuité déductive était Klonoa, petite perle de Namco, dont la courte saga contient (pour beaucoup) des jeux considérés comme faisant partie des jeux vidéo les plus sous-cotés de l'histoire, sinon LES jeux les plus sous-cotés de tous les temps. C'est certainement ce que beaucoup de critiques, de gamers et de fans pensent. Pour ma part, après avoir vu la critique de tous les jeux de la série par Exoparadigmgamer, je me suis procuré la version PlayStation et je me suis lancé. Mais tout d'abord, résumons la chose : qu'est ce que Klonoa ? Et non, ce n'est pas un personnage de Sonic, comme le redesign du personnage pourrait nous le faire penser (en fait, dire à un fan de Klonoa que c'est un personnage de Sonic est probablement suicidaire). Klonoa : Door to Phantomile est un jeu de plate-forme développé et édité par Namco sur PlayStation en mars 1997, sous le nom de "Kaze no Klonoa" (il ne verra le jour en Europe qu'en juin 1998). Le succès commercial n'était pas énorme, il faut le dire. Néanmoins, le jeu a pas mal attiré l'attention, avec des critiques positives qui ont loué l'histoire, le gameplay et les graphismes du titre. La durée de l'aventure, sa difficulté et son style artistique, quant à eux, furent plus sujets à débat. Klonoa est ensuite devenue une licence, avec une suite sur PlayStation 2 (intitulée Klonoa 2 : Lunatea's Veil), 3 jeux portables sur WonderSwan (Kaze no Klonoa : Moonlight Museum) et Game Boy Advance (Klonoa : Empire of Dreams et Klonoa 2 : Dream Champ Tournament), 2 spin-offs sur PlayStation (Klonoa Beach Volleyball, un... jeu de volley) et Game Boy Advance (Klonoa Heroes : Densetsu no Star Medal, un RPG) et un remake du premier jeu sur Wii intitulé tout simplement Klonoa. A défaut d'un important succès commercial, la licence dispose d'une fan-base solide qui n'attend que le retour de ce personnage. Cela dit, revenons sur le jeu par lequel tout a commencé...



La porte vers Phantomile


D'abord,
Le gameplay est original. Enfin un peu de nouveautés dans un genre qui se renouvelle peu
le scénario : le jeu dispose d'une histoire assez classique pour un jeu de plate-forme. Ainsi, Klonoa et son pote Huepow ont pour objectif de sauver le monde magique de Phantomile (qui se constitue des rêves que vous avez la nuit... coucou NiGHTS into Dreams ! ^.^) du méchant Ghadius et de son homme de main Joka qui veut le plonger dans des cauchemars. N'importe quel fan de Klonoa va me taper pour avoir résumé le scénario de cette manière. Et il aurait raison : le scénario de Klonoa semble classique mais au fur et à mesure qu'on progresse, on verra de nombreux "plot-twists" et des détournements inattendus de la part de certains personnages (comme Joka). La fin vous laisse choqué, parce que comme beaucoup, vous vous êtes faits tromper par le style artistique du jeu et la direction qu'il semblait prendre au début. Imaginez un jeu vidéo qui partage des idées avec l'anime Puella Magi Madoka Magica, c’est-à-dire une histoire dont le début et le style artistique tout mignon cachent quelque chose de bien plus profond et complexe. Le résultat est une histoire qui passe de simple à prenante, et il serait triste de vous spoiler cette trame, qui parvient à se hisser au-dessus du lot des jeux du genre, et surtout au-dessus de bien des jeux des années '90. La très bonne mise en scène aide aussi : les personnages parlent avec une langue locale qui semble disposer même de sa propre grammaire, contribuant à donner une identité et un charme à Phantomile. Les cinématiques en temps réel sont elles-mêmes très présentes et de belle qualité (à défaut d'être un peu classiques pour un jeu de plate-forme), accompagnées par des très belles cinématiques en FMV qui ont plutôt bien vieillies. Ouais, niveau histoire et mise en scène, c'est du lourd. Passons au gameplay. Klonoa est un jeu en 2,5D, c'est-à-dire ici qu'on se déplace en 2D dans un environnement en 3D. Il se déplace à gauche ou à droite, saute et pompe la capacité de Yoshi's Island à se maintenir dans les airs pendant quelques secondes. Les niveaux (en 3D) disposent de plusieurs chemins allant vers de multiples directions et se séparant par moments. Ainsi un chemin qu'on s'apprête à prendre est par moment visible en arrière-plan alors que Klonoa s'en rapproche.



Clone avec un A


Mais là
Techniquement, le jeu est une réussite ! Et pour ne rien gâcher, la bande-son est tout aussi excellente
où le gameplay devient intéressant, c'est par rapport à ce que notre héros du jour peut faire avec les ennemis : Klonoa peut attraper les ennemis et les gonfler pour ensuite les lancer dans plusieurs directions (droite, gauche, bas mais aussi vers le fond d'écran et le premier plan). Ces ennemis ont alors de multiples utilités : Klonoa peut soit les utiliser pour effectuer un double-saut, soit comme projectiles contre d'autres ennemis, voire pour activer des boutons et autres éléments difficiles voire inaccessibles. Imaginez un peu la version américaine de Super Mario Bros 2, où Mario, Luigi, Peach et Toad pouvaient attraper les ennemis. Maintenant, concentrez-vous sur ce point et développez-le à un tel point que les ennemis, loin d'être des simples obstacles ou projectiles (comme si c'était Yoshi's Island), deviennent partie intégrante du gameplay. C'est là la sympathique originalité de Klonoa. Et le jeu va énormément jouer sur ça, avec un level design qui va se complexifier au fur et à mesure qu'on avance, avec des ennemis qui vont gagner en variété, et même par moments l'introduction de quelques "gimmicks" (par exemple, dans un niveau, il y a une alternance entre lumière et ténèbres, et les ennemis deviennent invulnérables dans les ténèbres, et il faudra s'adapter). Le système de vie reste quant à lui standard, puisque Klonoa dispose de plusieurs cœurs et en perd lorsqu'il est blessé (s'il perd tous ses cœurs, il perd une vie, s'il perd toutes ses vies, c'est le Game Over et bien que les continues soient présents et que le jeu est plutôt généreux en cœurs et vies). D'un point de vue esthétique, Klonoa est très beau à voir, bien que restant dans la norme des jeux de l'époque sur la console (rappelons à toutes fins utiles que nous sommes sur PlayStation) . Les sprites 2D en images de synthèse sont très bien animés, et se mélangent bien aux décors et (rares) personnages en 3D. Les décors sont détaillés, colorés, bien que vieillissants par moments (à l'heure de test le jeu a plus de 22 ans et la PlayStation 5 ne va pas tarder à voir le jour !). Cependant, ils ne sont jamais moches. La vision 6 est d'ailleurs particulièrement belle, accompagnée d'une musique adaptée...



Question : j'ai de grandes oreilles, je tue mes ennemis avec une bague, je parle une langue inconnue... je suis, je suis... ?


Parlons-en
Dommage, la durée de vie est un peu faible
de la bande-son. Les "doublages", transpirant souvent l'émotion, sont de bonne facture, même si il est un peu plus difficile de les juger puisqu'il s'agit de la langue utilisée dans l'univers du jeu et non une langue déjà existante. Les bruitages sont sympathiques, et les musiques sont d'excellente qualité : variées, adaptées aux niveaux ou moments dans lesquels elles sont présentes, en dépit de ne pas être nécessairement mémorables (excepté, pour ma part, les visions 2-2 et 6-2), mais faisant amplement leur jobs. Le jeu est constitué de 8 mondes, nommés "visions". Chaque monde est séparé en 2 niveaux, à l'exception de la vision finale et de l'extra vision. C'est peu, vous me direz... et vous aurez raison. Klonoa est un jeu relativement court, et si il est allongé par la possibilité de débloquer une extra vision (et que le résultat en vaut la peine : à la façon d'un Oddworld, il faut sauver les 72 habitants de Phantomile disséminés dans les autres niveaux pour débloquer ce niveau), le jeu n'est pas long pour un jeu de plate-formes. Pas mal de titres du genre ont été, sur des consoles antérieures, bien plus longs (Sonic 3 & Knuckles, Super Mario Bros 3, Kid Chameleon, Tiny Toon Adventures, Donkey Kong Country...). Klonoa n'est pas non plus un jeu particulièrement difficile : beaucoup de passages et de boss sont corsés, mais ne seront jamais particulièrement difficiles à traverser et à vaincre. Les boss eux-mêmes sont de très bonne facture, entre autres les combats contre Joka et Ghadius, qui sont jouissifs. Le premier va jouer sur le "gimmick" de la lumière et des ténèbres que j'ai mentionné précédemment, et le second saura jouer sur votre patience, votre aptitude à utiliser les ennemis, et votre timing...



La réputation Note
de jeu sous-coté que Klonoa traîne derrière lui, n'est pas volée. Klonoa : Door to Phantomile est une belle et unique expérience, accompagnée d'une histoire charmante (et bien mise en scène avec en plus, un doublage original qui met tout le monde sur le même piédestal), de jolis graphismes, d'un gameplay original et d'une très bonne bande-son. La durée de vie (plutôt faible) et le vieillissement du titre ne parviennent pas à faire de l'ombre sur les multiples points positifs de ce titre que je ne peux que recommander à tout fan du genre...



Les -

  • Des graphismes qui ont clairement vieillis (PSX oblige)
  • Un peu trop facile par moment...
  • Plutôt court


  • Les +

  • La mise en scène et le doublage augmentant le charme et l'unicité du titre
  • Un jeu généreux en vies et en cœurs
  • Des graphismes très corrects
  • L'histoire est intéressante
  • Une excellente bande-son
  • Le gameplay est original
  • L'extra vision
  • Les boss


  • Test réalisé par Idris2000

    septembre 2021


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