Kileak (PSX)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 1995
Développeur : Genki
Editeur : Sony Computer
Genre : FPS - exploration

Support : 1 CD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Kileak : The DNA Imperative (US)
Prix au lancement : 350Frs






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Kileak

The Blood



Kileak the Blood est un jeu un peu à part. La PlayStation ne nous ayant pas vraiment habitué aux FPS, en voici un d'autant plus original. Je l'ai découvert à l'époque de sa sortie et j'avais complètement craqué sur son univers lugubre et son gameplay bien "carré". Dommage qu'il soit si linéaire et que le meilleur de l'aventure se passe dans le premier tiers, car Kileak aurait pu donner un grand jeu.


Développement scénaristique

Ce qui parait
C'est un gros défaut que rien ne soit traduit. Les anglophobes n'y comprendrons rien, même si y'a pas grand chose à comprendre
bizarre au premier coup d'oeil, c'est la cinématique d'intro. En effet elle saccade ! Et ça vient bien de la vidéo car j'ai eu plusieurs modèles de PlayStation (de la série 1 à 9) et plusieurs fois le même jeu, c'est toujours pareil (voir la vidéo Youtube que j'ai trouvé pour vous). Et puis si ça venait du disque, le son sauterait aussi. La qualité n'est pas trop mauvaise mais ça fait bizarre de se croire devant un mauvais DivX. Et tout de suite on constate la première boulette du jeu : rien n'est traduit ! Tout est en anglais, vidéos comme textes, qui plus est dans un dialecte parfois complexe. Résultat, si on n'est pas bilingue on ne comprend rien... ou pas grand-chose. Je veux dire par là que de simples sous-titres auraient suffit mais apparemment, c'était déjà trop demandé. Et c'est un peu dommage par l'intro dévoile bien la base du scénario et on aura diverses vidéos pour les scènes importantes : accéder à l'ordinateur du niveau, récupérer une arme, l'apparition d'un boss... autant de cinématiques sympas, qui elles, ne saccadent pas (?). Plus controversée, la fin est carrément bizarre et comme je le disais, rien n'est traduit, alors difficile de comprendre un traître-mot de ce qui s'y dit.


Jouabilité & Gameplay

Dans Kileak on
Le gameplay est sympa mais il est aussi très basique
incarne le pilote d'un robot militaire, une sorte de mecha de combat. La jouabilité est simplifié au maximum, les cibles au sol ou au plafond étant assez rares. Pour lever la tête on presse L1+R1, pour la baisser on fait L2+R2 et lorsqu'on lâche, la visée revient à sa position initiale. Ca parait rien comme ça mais c'est en fait très efficace et si on ne presse pas 2 gâchettes en même temps, on strafe. Kileak est un FPS assez original, un genre encore peu développé sur consoles à cette époque-là (d'autant qu'il fait parti du line-up européen de la console). Car tout le jeu se déroule dans d'immenses couloirs entrecoupés de quelques pièces. Dans ce cas, difficile de strafer dans un couloir à peine plus large que notre carcasse. Il est vrai qu'un sentiment de claustrophobie peut vous attaquer avec ce jeu. Basé (un peu) sur DOOM, il faudra bien évidemment trouver diverses clés ou actionner des interrupteurs pour débloquer l'ascenseur. Car à chaque niveau, on s'enfonce un peu plus dans les entrailles de la planète. L'aventure est composée de 3 zones distinctes (elles-mêmes composées de 5 levels) et presque tout l'intérêt du titre réside dans le premier tiers. En effet l'ambiance hi-tech limite cyber est géniale, la froideur de l'acier et du béton donnant une atmosphère particulière qui n'est pas sans rappeler Alien. D'ailleurs comme dans le film de Riddley Scott, on dispose d'un sonar qui nous avertit d'une menace imminente. Les 2 autres zones de l'aventure changent complètement de décor et nous plonge dans une galerie minière pour le premier, dans un antre visqueux pour le second. Avant de changer de zone on devra abattre un boss (il n'y a donc que 3) et pour se faire on aura une panoplie de 6 armes. Le plus étonnant est que l'arme la plus efficace contre le boss de fin, nous est donné au niveau 2 et ne sera efficace contre aucun autre ennemi. Plus conventionnel, on aura un fusil, un laser et autres joyeusetés afin de se débarrasser d'ennemis tenaces. Les armes sont à trouver dans les niveaux et généralement elles sont protégées par une petite énigme assez simple. La visée est automatique et selon l'arme, son champ d'action étant plus ou moins large, et elle se cale généralement sur l'ennemi le plus proche.


Petite précision,
Notre robot est vraiment lourd à déplacer... mais ça fait aussi parti du charme de Kileak
le laser consomme de la batterie. Comme tout robot qui se respecte, celui qu'on pilote doit être rechargé au travers de bornes ou d'items. Il faut donc toujours veiller à trouver la borne de rechargement en premier. Après ça on pourra utiliser le laser tant qu'on veut, ce dernier n'étant limité que par le niveau de charge de la batterie (les autres armes ont des munitions). J'évoquais à l'instant les items et ils sont de diverses formes : clés pour ouvrir les portes, munitions, plan du niveau (auquel cas il faudra trouver un ordinateur) et même bande vidéo qui nous en apprennent un peu plus sur Kim et ses travaux. En parlant de map, il faut bien comprendre que dans un même niveau, tout se ressemble. Ainsi on a une mini-map en coin pour nous éviter de nous perdre et on pourra accéder (via l'écran statut) à la carte complète. La jouabilité est un peu lourde, sans doute pour retranscrire au mieux le poids du mecha, sans quoi le contrôle ne pose aucun problème. On regrette juste qu'un pas coursé (mode dash) ne soit pas disponible car il arrive qu'on fasse plusieurs fois le tour du niveau... à pas de fourmis. En les explosant, la plupart des ennemis laissent des items derrière eux. Gros avantage, ces items ne disparaissent pas, ce qui nous permet de revenir les chercher plus tard. C'est d'autant plus pratique pour les unités de bouclier. Pas difficile en soi, il suffit juste d'avoir une bonne stratégie pour finir le jeu (les bourrins n'iront pas très loin). Il faut aussi savoir que d'un niveau à l'autre, le statut du mecha ne change pas. Les armes ne sont pas rechargées, l'armure n'est pas restaurée et la même charge de batterie reste en l'état. Ainsi s'il n'est pas obligatoire de fouiller les lieux à 100% (dés qu'on a la bonne clés on peut partir) il est par contre recommandé de sortir du niveau avec tout au max. Enfin il est possible de sauvegarder entre chaque niveau (3 saves sont disponibles).


L'image

Graphiquement,
Les graphismes sont vides et très redondants. Malgré tout, ils ne manquent pas de charme
les développeurs ont évités le soucis inhérent d'un Alien Trilogy par exemple, en évitant la mega-pixellisation lorsqu'un sprite en 2D est trop prés. Car dans Kileak tout est en 3D, sprites compris. Les concepteurs usent ici d'une technique simple : gros polygones pour les objet éloignés et petits pour ceux de près. Le résultat est convainquant et l'effet "pixel" ne se voit pas trop. En parlant graphismes, ils sont agréables durant le premier tiers du jeu. Par contre, pour ce qui est des 2 zones suivantes, les décors sont lassants car toujours identiques et glauques. Je préfère le côté glacial et technologique des premiers niveaux. Question de goût je suppose. Le moteur 3D est fluide, jamais mis à mal par quelques passages plus soutenus que d'autres ou des boss assez imposants. Les textures ont très peu la tremblotte (c'est rare sur cette console) mais je regrette que les décors soient si répétitifs et bien souvent vides.


Le son

Les bruitages sont sympas,
Les bruitages sont bons, le doublage aussi mais les musiques auraient mérité mieux
les armes ont un bon rendement et les explosions détonnent parfaitement, rendant assez bien l'effet visuel. Quelque soit la version, comme je l'ai dit, les dialogues seront toujours en anglais (ce seraient-ils encore cru sur 16-bits?) et la désynchro lèvres/voix atteint ici des limites inespérées (je suppose que les vidéos ont étés créés sur la version Japonaise). Pour ce qui est de la musique, il est regrettable qu'il n'y en ait que dans le premier tiers du jeu. Les 10 niveaux suivants nous offrent quelques compositions assez pourries (surtout sur la fin), généralement un amas de bruitages d'ambiance assez lourd. Pour revenir à ce premier tiers que j'affectionne particulièrement, on ne peut pas dire qu'on est en présence de superbes tracks, d'autant qu'ils sont très répétitifs. Mais ils assument aussi un côté hypnotique assez sympa, parfaitement en phase avec l'ambiance graphique. Enfin la voix de notre mecha, féminine et robotisée, est excellente.


Note générale

Finalement assez méconnu, c'est vrai que Kileak n'est pas un super jeu mais il n'est pas mauvais non plus. Il a ses bons côtés malgré un gameplay linéaire et redondant, et avec une réalisation sans plus. Si au début la mise en scène parait très sympa, le scénario se révèle vite faiblard. Assez simpliste, lors des vidéos on ne comprend pas grand chose à cause du tout "english" et d'une construction scénaristique parfois bizarre. Et c'est vrai qu'il manque à Kileak un petit quelque chose pour accrocher le joueur lambda. Je dois être honnête avec vous, avec celui ou celle qui lit ce test et se demande s'il doit acheter ce jeu. En fait le titre de Genki n'est pas terrible mais il a un je-ne-sais-quoi qui me plait personnellement (et je n'ai trouvé qu'une seule autre personne aimant ce jeu). Car avant tout Kileak c'est une ambiance particulière, une action "entre 2 eaux", un style graphique bien particulier et une façon de jouer sans comparatif. Dans le genre FPS hors norme, on pourrait le comparer à Descent, lui aussi sans grande équivalence (bien qu'hormis la comparaison, les 2 jeux n'ont rien à voir). Les actions sont simplifiées au maximum puisque le robot ne peut qu'avancer, reculer ou tourner. Bien sûr il tire, ramasse diverses armes plus moins convaincantes et doit recharger ses batteries (point important du jeu sinon c'est la mort). Les graphismes sont sympas, les vidéos ne sont pas mauvaises mais on reste loin d'un hit : il aurait fallut au moins traduire les commentaires et faire un jeu moins linéaire. Disons que c'est un de mes coups de coeur, un vieux coup de coeur même, un jeu qu'on aime ou qu'on déteste...



Scénario et vidéos : cliquez pour ouvrir


Test réalisé par iiYama

juin 2005 (mise à jour : septembre 2008)