Exhumed (PSX)

 








Note générale


Sortie du jeu : avril 1997
Développeur : Lobotomy Software
Editeur : BMG Interactive
Genre : FPS

Support : 1 CD
Compatible PS3 60Go : oui
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : SlaveDriver Engine
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titres alternatifs : PowerSlave (US) - Seireki 1999 : Pharaoh no Fukkatsu (JAP)
Prix au lancement : 350Frs


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Exhumed








En 1996, le FPS
C'est Ramses en personne qui va nous demander de l'aider à sauver le monde. Devant un Dieu, comment refuser ?
(genre si plébiscité de nos jours) n'était pas tellement rependu, surtout sur consoles où le pad avait vraiment du mal à remplacer la souris. Pourtant, c'est cette année-là qu'est sorti Exhumed, l'un des plus grands FPS de la Saturn. Peu après, le jeu s'est vu converti sur PC (dans une version franchement minable où la souris était mal adapté et la résolution max éteignait à peine 640x400) puis sur PlayStation, dans une version quelque peu modifiée. Evidemment, à tout genre qui débute ses déboires et une fois encore, le scénario ne vole pas bien haut. Vous n'en avait pas marre des FPS à l'ambiance futuriste ? Et bien la plus grosse originalité de ce jeu est qu'il se déroule en Egypte. A bord de son hélicoptère, un gars (dont on ne sait rien) survole Karnak, lorsqu'il perd subitement le contrôle de son appareil. Dans le crash il perd sa radio et elle se retrouve alors éparpillée dans toute la région (bonjour le réalisme). Entre temps, un démon dérobe la momie de Ramsès, afin de lui voler ses pouvoirs et de contrôler son armée. Héros providentiel, vous allez devoir remettre de l'ordre à tout ça, et retrouver en prime votre radio si vous voulez être sauvé. A noter quand même qu'il existe 2 fins : soit vous retrouvez l'intégralité des pièces de la radio... ou pas. Evidemment, c'est pas parce qu'on nous offre des textes et des voix en Français qu'on va forcément trouver ça bon, mais ce pitch suffit à nous offrir un univers atypique et de quoi alimenter notre aventure pour quelques heures. Comme je le disais à l'instant, le gros plus d'Exhumed, c'est son univers peu exploité dans les FPS (il y aura bien Serious Sam... mais il sortira qu'en 2001). Finalement à cette époque-là, le seul jeu qui nous transportait au pays des pyramides, c'était Tomb Raider. Et justement, même si on ne peut décemment pas comparer l'aventure de Lara Croft à celle-ci, il n'empêche qu'on y retrouve un peu de ce charme indéscriptible et envoutant qui rend l'Egypte toujours aussi mystérieuse. L'aventure se déroule donc essentiellement dans les temples et les lieux (fictifs) de Karnak, où on affrontera tout le gratin Egyptien qui va avec.


On le sait, à cette époque-là
Le gameplay est "à l'ancienne" mais l'univers est original, surtout pour un FPS
les sticks analogiques étaient encore rares et tous les FPS se jouaient de la même manière. Moi qui pestais contre la jouabilité actuelle, j'ai fini par m'y faire et je la trouve même géniale, alors faire un grand bon en arrière et retrouver le maniement "d'époque" croyez-moi, ça fait bizarre. Calqué sur les pontes de ces temps reculés, à savoir DOOM, Duke Nukem 3D ou AvP, la prise en mains est un peu déroutante mais loin d'être inconfortable. Avec la croix numérique on se déplace et on tourne sur soi, les gachettes servent au strafe (pas de côté) et la visée est semi-automatique. En d'autre terme on ne vise pas en haut et en bas, le jeu le fait tout seul, comme dans les jeux précédemment cités ou encore dans le très bon Alien Trilogy. Niveau armement, on va comme d'habitude crescendo. Au départ c'est avec "la bite et le couteau" mais très vite on trouve son premier flingue, puis une grosse M60, des grenades, un lance-flammes mais aussi des armes plus exotiques en la présence du bracelet de puissance (qui envoie des boules d'énergie), du sceptre Cobra (qui tire des missiles) ou de la bague de Ra (qui envoi des boules de feu). Pas de reload (classique), mais 2 types d'orbes qu'on trouve dans tout ce qui se détruit ou sur les ennemis tués : rouges pour la santé, bleues pour les munitions (ça recharge l'arme portée, donc il faut bien faire gaffe quand on les ramasse). L'autre grosse nouveauté par rapport aux Doom-like de l'époque, c'est qu'on peut revenir quand on veut dans les niveaux. Une carte nous dévoile les niveaux accessibles et à l'intérieur de ceux-ci, se trouve un peu partout des dromadaires qui nous permettent de quitter le level pour en visiter un autre. Car vous ferez plusieurs fois un même niveau, idée conceptuelle reprise de Metroïd, puisque les portes ne s'ouvrent qu'avec des clés qui se trouvent parfois dans un tout autre endroit. De plus chaque map possède son lot de zones secrètes (faut dire que les bombes aident bien à abattre les murs et il y a même quelques phases de plongée sous-marines), donc vous n'avez pas fini de tourner en rond à la recherche du symbole manquant.


Techniquement, si la version
La réalisation fait honneur au support, même si la version Saturn est un poil supérieure à celle sur PlayStation
PC fonctionne sous Build Engine (le moteur, entre autre, de Duke Nukem 3D), sur consoles nous sommes en présence du moteur maison du développeur, à savoir le SlaveDriver Engine. Aussi bizarre que ça puisse paraitre, il y a pas mal de différences entre les versions Saturn et PlayStation, alors que seulement 4 mois séparent les 2 jeux. Par exemple seule la version Saturn profite de certains power-ups (comme l'invisibilité) et plusieurs niveaux ont été retouchés sur PlayStation. De même, toujours sur la console de Sony, les sprites ont été modifiés, dans la forme comme dans les couleurs (passant généralement de rouge à bleu). Pourquoi Lobotomy Software (drôle de nom pour un développeur, pas vrai ?) n'a pas simplement fait un portage pur et simple de leur jeu... on ne le saura sans doute jamais. Dans les 2 cas, les décors sont entièrement en 3D et les sprites sont comme d'habitude en 2D (ils "nous regardent"). Comme toujours dans ce genre de jeu, le scrolling est hyper rapide (trop, surtout sur Saturn ce qui rend la jouabilité assez imprécise) mais c'est surtout sur les effets que la console de SEGA mène la danse. En clair, même si la Saturn a toujours été jugée difficile à maitriser en matière de 3D, pour ce qui est des effets lumineux (éclairages dynamiques des textures) et de la fluidité des sprites en 2D (comme Ramses dans le prologue, qui se paye même le luxe d'être synchro avec le doublage !), elle s'en sort mieux que la machine de Sony où la gestion y est… disons plus timide. Après, quelque soit le support, le jeu reste fluide en toutes circonstances. Pour finir, on aura bien entendu une bande-son en adéquation avec son univers, avec des musiques assez typées mais pas vraiment nerveuses. A noter quand même que le thème final est une véritable merveille de ces temps reculés où les mélodies faisaient battre nos cœurs de mélomanes. Pour les armes rien à redire, même si ça manque parfois de réalisme, la qualité est honorable.



Exhumed est Note
un jeu tout à fait à la hauteur de sa réputation. Sa conception "à la Metroïd" (qui prône l'exploration pour dénicher des clés) est agréable, et techniquement, le jeu n'a pas à rougir de la concurrence bien au contraire. Au final s'il n'a pas révolutionné les consoles de l'époque, Exhumed a le mérite de nous faire voir autre chose que les habituels Doom-like, l'ambiance y est excellente et particulièrement originale. Exhumed est donc une réussite, un jeu qu'on prend encore plaisir à (re)jouer, même plus de 10 ans après sa sortie...



Test réalisé par iiYama

mars 2010 (mise à jour : février 2014)