Evil Zone (PSX)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1999
Développeur : Yuke's Media Creation
Editeur : Titus
Genre : combats

Support : 1 CD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titre alternatif : Eretzvaju
Prix au lancement : 350Frs






Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Evil Zone








Alors que je me promenais à République (le quartier des jeux sur Paris), dans un rayon blindé de vieilleries, voilà qu'un ovni du passé se présente à moi... Je n'ai pu résister à son appel. Evil Zone est l'un de ces jeux qui n'ont pas marqué l'histoire, mais qui ont pu susciter l'engouement de son public. J'en fais partis. Sorti courant 99, il vieillit comme tout autre jeu PS1 mais certains de ses aspects eux, conservent tout leurs arômes, car aucun autre titre n'a autant empiété sur les bases communes des jeux de combats et avec autant de réussite. Retour sur ce jeu de baston pas comme les autres.


Développement scénaristique

Comme on le sait à peu près tous,
La vidéo d'intro est superbe
il n'y a souvent que peu de chose à dire sur les scénarios des jeux de combats. Après tout on ne cherche pas à se creuser les méninges, mais bien à bastonner fermement celles et ceux qui osent croiser notre paddle. Ici, l'intro sert à 80% toute l'intrigue du jeu. Une grosse voix donne les grosses lignes de l'affaire : Iharduca doit être éliminée. L'intro est typée film d'animation, elle est ma foi assez longue et nous propose quelques jolis plans sur les différents protagonistes du jeu. Ils sont au nombre de 9, en plus de la fameuse vilaine à calmer, et chacun a une bonne raison de se battre. Evil Zone offre donc un petit mode story pour chacun de ces 9 personnages. Découpant chaque combat en acte, quelques images tirées du prochain combat à mener et un dialogue (souvent monologue du protagoniste) divertissent un peu nos pensées entre 2 joutes. Globalement pas de quoi fouetter un chat, mais c'est mieux que rien. Les fins illustrées ne sont d'ailleurs accessibles que via ce mode, cela dit pour 8 secondes de vidéo, je n'étais pas forcé d'en parler.


Jouabilité & Gameplay

Si Evil Zone est un
Le gameplay est original
jeu si particulier, c'est avant tout pour son style. Evil Zone n'est pas un jeu de baston comme les autres où on a des coups classiques, souvent sur plusieurs niveaux de puissance, des combos et à côté de ça des attaques spéciales. Non, il propose de casser les bases établies par les combats 2D (Street Fighter II), ce que certains jeux ont déjà essayés de faire sans succès. Sauf que pour une fois, c'est réussi, voyons en quoi. La jouabilité sert un système assez simple et ce veut réduite au strict minimum : une touche pour frapper, une touche pour défendre. On se demande, au premier abord, ce que le jeu peut bien offrir avec si peu de choix. Et pourtant. Chaque personnage dispose de moult techniques très différentes se basant sur des "principes" similaires. La touche d'attaque peut débuter un combo de frappe normal, dont la portée est déjà assez longue (généralement on balance des boules de feu et autres "petites" attaques). -Avant et Attaque- en même temps déclanche une grosse attaque frontale, déjà impressionnante. -Avant et Arrière- donne une autre technique à distance. -Avant et Bas- permet de tenter une "capture" et si ça réussi, c'est une bonne occasion d'en mettre plein la pouille à l'adversaire et à nos yeux. Vous l'aurez compris, chaque action est à la fois simple à effectuer et chaude en efficacité. Le combat n'en est du coup que plus bouillant ! Le produit final à l'écran est actif et explosif. Comme je le disais, chaque personnage à ses propres coups, mais chaque combinaison de touche résultent à une technique d'approche similaire dans leurs principes. Comprenez par là que, mise à part la gestion des déplacements qui leurs sont assez personnel, chaque personnage se contrôle à peu prêt de la même façon et cela permet de profiter de chacun sans retenu. Pas besoin d'apprendre à le maîtriser pour jouer et l'apprécier, et ça... c'est un plus à mes yeux. Une jouabilité à la fois simple et efficace servant une action diversifiée et en pleine ébullition, que dire de mieux ?


L'image

Aujourd'hui
Pas le plus beau jeu de la console mais l'action est sacrément dynamique
il est difficile de bien apprécier la 3D de la PlayStation, tant le faussé technique est important entre nos supports de jeux actuels et la belle demoiselle. Et pourtant, Evil Zone affiche d'évidentes qualités dans ce domaine et se place dans une bonne tranche. Outre une définition des sprites agréablement fine pour l'époque (comparé à un Toshinden 3, y'a pas photo), laissant apparaître par exemple mains et cheveux volant au gré du vent, l'animation est aussi impeccable. Ceci est d'autant plus vrai pour certains détails, comme la jupe d'un des personnages, qui est à la fois souple et réaliste. Les différentes actions sont fluides et servent à merveille l'action soutenue qu'offre le gameplay. Les effets visuels sont omniprésents et sont à la fois colorés et impressionnants : explosions, rayons de lumière, aura, etc... Et là encore l'action n'en est que plus agréable. Le tout joue sur un ton d'image très coloré avec un style très "manga" old school des plus sympa..


Le son

Et bien ici,
Les musiques sont excellentes
on a à la fois mon plus grand coup de coeur concernant le soft (et la PSOne) qui justifie tout simplement une grosse part de la note, et un fantastique flop qui justifie les 6 points qui manquent selon moi. Parlons déjà du mauvais coté : les voix. Si c'était une bonne idée d'en inclure autant, notamment dans les phases d'histoire, il est quand même vraiment dommage que leur qualité soit si médiocre. Sans parler des intonations de voix peu convaincantes, il y a aussi les grésillements et le reste... C'est dommage. La localisation Européenne ne s'est pas faite, donc on retrouve le doublage US. On aurait préféré les voix en JAP (ou au moins avoir le choix de pouvoir les changer dans les options), mais ça aurait été pire si le jeu était doublé en Français. Je préfère y avoir échappé. A côté de ça, les musiques déchirent tout ! Aussi soutenue que l'action elle même, elles transportent le joueur dans cet univers hyper actif qu'est Evil Zone avec brio. Et avec de magnifiques mélodies en prime ! Elles furent pour moi, parmi les musiques les plus marquantes de la console, avec Toshinden 2 (bien que ça reste toujours une affaire de goût et de point de vue). Concernant les bruitages, je dois avouer que eux par contre ne sont pas vraiment à la hauteur de l'action. Un peu trop pâlichons à mon goût, heureusement que la musique rattrape à elle seule toute l'ambiance !


Note générale

Ce genre de jeu de combat à toujours fait un flop, notamment sur 16bits mais Evil Zone se démarque des autres. Ce qui fait clairement la différence, c'est l'ensemble : un visuel convainquant, des musiques superbes et une jouabilité des plus efficace. Et ça, de ce que j'en ai connu, les autres en étaient loin (bien que souvent leurs supports pouvait expliquer la débâcle, vu que les 16bits avaient du mal à gérer une scène aussi mouvementée). Il manquait sûrement à ce titre un peu de charisme pour percer plus que son maigre résultat commercial, mais sa qualité n'est pas vraiment à remettre en cause. En fait, ça vient plutôt de ce genre de jeux de combats, très nerveux et au gameplay finalement très simple d'accès, loin des joutes techniques d'un Street Fighter Alpha 3, qui reste pour certains, plus accrocheur. En tout cas c'est sûr, il est surtout plus commercial. Coloré, survolté, simple mais efficace, Evil Zone c'est LE jeu de baston où les pouvoirs et la puissance prennent le pas sur les poings et les techniques. Si vous voulez du spectacle, il est votre homme.


Test réalisé par Aquel

mai 2009