Duke Nukem Land of the Babes (PSX)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : avril 2001
Développeur : n-Space
Editeurs : 3D Realms - Take 2 Interactive - GT Interactive
Genre : TPS

Support : 1 CD
Compatible PS3 60Go : oui
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titre alternatif : Duke Nukem : Planet of the Babes
Prix au lancement : 99Frs







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Duke Nukem

Land of the Babes


Depuis
Le scénario est évidemment bidon...
sa mise en polygones dans l'excellent Duke Nukem 3D, le héros bodybuildé aux lunettes noires ne cesse de décroitre dans la qualité de ses jeux. Il faut dire que Total Meltown et Duke Nukem 64 étaient fort réussis, logique puisque ce sont des adaptations du hit PC, mais depuis 3D Realms laisse des développeurs tiers faire n'importe quoi. Et je me souviens encore très nettement de Time to Kill, une expérience pas bien gratifiante pour la licence. Et lorsque j'ai entendu dire que Land of Babes était la suite directe de Time to Kill, j'ai eu très peur que ça tourne au vinaigre. Heureusement, s'il n'atteint aucun sommet, toujours est-il qu'il nous évite celui de la médiocrité. Revenu de campagne, après une bonne guerre contre les envahisseurs où il fallut qu'il voyage dans le temps, Duke décide de se reposer au pipe-show du coin, histoire de se détendre. Malheureusement un portail inter-dimensionnel s'ouvre et des porcs débarquent au milieu de la fête. Un porte-parole vient alors prévenir Duke qu'en voyageant à travers l'espace et le temps, grâce à ce portail, il va pouvoir sauver des milliers de femmes. Evidemment, il se jette à corps perdu dans l'aventure. Arrivé dans cette époque future, les hommes ne sont plus et les femmes sont toutes des esclaves. Duke va devoir éliminer les aliens pour remettre un peu d'ordre à tout ça… Je sais, le scénario est passionnant au possible ! On félicitera tout de même les développeurs de nous livrer une petite intro à tout ça, intro avec un gros son Metal signé Static-X (sur le coup je croyais que c'était du Metallica) et qui donnera bien le ton. Dans cette intro, tout en images de synthèses et techniquement vite expédiée, on remarquera de suite qu'il n'y a pas une moche et que pas une femme n'a de petits seins. Fallait bien ça pour titiller notre fibre masculine si chancelante...


Au cours du jeu,
Duke sait faire quelques trucs sympas, on n'a pas une patate au bout du pad, ce qui nous change de Time to Kill
les vidéos de ce type ont étés mises de côté par de simples cut-scènes, bien vilaines comme il se doit, PlayStation oblige. Avant de commencer l'essentiel de ce jeu, à savoir le mode solo, les développeurs nous offre l'opportunité de se frotter à un mode training (via 4 salles pour les 4 rudiments du gameplay) ainsi qu'à un sympathique deathmatch en splitté sur 6 maps. Reprenant le catastrophique gameplay de Time to Kill, en gommant ses principaux défauts (ouf !), on retrouve un Duke très en forme qui réalise pas mal de mouvements : monter aux échelles, s'accrocher à un grillage, monter sur des caisses, déplacer des objets… on a vu plus empoté, même aujourd'hui. On retrouve aussi tout ce qui fait de lui un potentiel Lara Croft (sans son côté sexy), à savoir que le bougre fait le même genre de saut périlleux arrière, il se déplace à bout de bras sur des installations au plafond et se raccroche même aux rebords. Bien sûr le musculeux bonhomme est loin d'avoir la grâce de la miss mais il n'empêche que ça fait plaisir de ne pas jouer un manchot. Question armement, on retrouve la panoplie habituelle (flingue, pompe, sniper, plasma…), avec la délicate attention qu'en pressant la touche de visée automatique (L1 par défaut), Duke se lockera tout seul comme un grand sur les ennemis. C'est pratique et ça évite les prises de tête. On peut aussi viser manuellement via la touche "regarder" mais c'est de suite plus fastidieux. Land of Babes prend en charge le pad analogique mais, à part la vibration, ce dernier ne servira à rien de plus qu'un pad classique, les sticks étant gérés de la même manière que la croix numérique (on appréciera tout de même de pouvoir configurer les touches à sa convenance).


Ce qui est dommage
Techniquement c'est pas terrible, même la vidéo d'intro prête à sourire
par contre, qu'il faille passer par un sous-menu (en pressant Select) pour pouvoir choisir son arme, entrer dans son inventaire ou écouter les messages. On a fait plus intuitif. Autre point, Duke peut quasiment tout exploser. Tous les sprites y passent et détruire les caisses permet de récupérer des items de santé ou des munitions. La bonne surprise de cet opus, c'est que le doublage de Duke a été confié à Daniel Beretta, la voix si bien connue d'Arnold Schwarzenegger. Mais on ne sait pas si le bonhomme a vraiment eu du mal à se mettre dans la peau de Duke ou s'il a voulu que le jeu reste branché à fond sur son assumé second degré, n'empêche que le boulot accompli est simplement minable ! Les répliques de Duke ne sont plus cultes, elles sont simplement ridicules et lorsqu'il nous sort un "i'll be back", c'est même plus du second degré, on trouve ça affligeant. Ils sont allés un peu trop loin dans leur délire et ça en étouffe l'ambiance. Donc vous vous doutez bien que, comme tout le doublage est comme ça, les cut-scènes en ressortent parfaitement grotesques. En plus de ça, chaque élocution du prince de la gâchette ou d'une Babe, se lit en direct sur le CD et donc coupe la musique net pour reprendre 2 secondes après. En parlant de musiques, elles sont sympas, bon point aussi pour des bruitages efficaces. Enfin les graphismes ne brillent pas par leur beauté. Certes on apprécie le fait d'avoir des éclairages dynamiques (ça fait toujours son bout d'effet sur cette génération de consoles) ainsi que des impacts de balles visibles, mais on déplore encore des enchevêtrements, des effacements de textures, une 3D parkinsonienne avec, comme dans presque tous les jeux en 3D de la PlayStation, un framerate tout pourri.



4 ans après Note
le test de Time to Kill, le contraste est légèrement différent. Cette suite n'impose aucun charisme, son scénario est léger, plusieurs facettes sont bâclées (doublage, intro) mais contre toute attente, c'est fun. Certes depuis Total Meltown il n'y a plus grand-chose à espérer de Duke Nukem (et Forever alors ? Sortira, sortira pas ?) mais pas besoin d'être un fan pour apprécier l'exercice, d'autant que la visée automatique rend bien service. Et pour entériner le tout, à sa sortie le jeu ne coutait que 99Frs (vous avez bien lu, moins de 100 balles au lieu des 350Frs habituel), il n'y avait donc aucune raison de se plaindre.



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Test réalisé par iiYama

mars 2010