Duke Nukem (PSX)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 1997
Développeur : 3D Realms
Adaptation : Aadvark Software
Editeur : Apogee Software - GT Interactive
Genre : FPS

Support : 1 CD
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Moteur graphique : Build Engine
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs en local + 8 bots
Titres alternatifs : Duke Nukem 3D (original PC) - Duke Nukem : Total Meltdown (US)
Prix au lancement : 350Frs


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Duke Nukem








Si aux Etats-Unis
Duke Nukem sur PSX est l'adaptation fidèle du Duke Nukem 3D sorti sur PC un an auparavant
il se nomme Duke Nukem Total Meltdown (à ne pas confondre avec le premier chapitre du même jeu qui se nomme Meltown), dans nos vertes contrées on l'appelle simplement Duke Nukem. Pourtant cette adaptation PlayStation du hit PC, est bien celle de Duke Nukem 3D, sorti un an avant lui. Mais si vous le voulez bien, commençons par le début : le scénario se résume à peau de chagrin. Pas d'intro, pas d'explication scénaristique, on devine simplement que le monde est envahi par toutes sortes d'aliens belliqueux armés jusqu'aux dents et qui kidnappent nos femmes. De toute façon, à cette époque les FPS scénarisés n'existaient pas encore puisque le mouvement fut lancé par Half-Life en 1998. Et il est vrai que Aadvark Software (responsable de cette adaptation du jeu de 3D Realms) n'a pas fait beaucoup d'efforts là-dessus, puisque le support CD n'a même pas servi à nous offrir ne serait-ce qu'une intro. On se souvient tous que Duke Nukem 3D possédait 3 scénarios, 3 chapitres bien distincts à savoir Meltown, Lunar Apocalypse et Shrapnel City. Comme une délicieuse sucrerie, cette adaptation PlayStation inclue un 4e chapitre, Plug & Pray, soit 6 niveaux totalement inédits et exclusifs à la console de Sony. La durée de vie est donc conséquente. A l'époque, pas vraiment novateur sur le plan technique (pour ça il faut regarder du côté de Quake), c'est sûr son gameplay et son atmosphère, que Duke Nukem a pris ses lettres de noblesse. Les joueurs de l'époque se gavaient de DOOM et lorsque le père Duke a débarqué, il a chamboulé nos habitudes. Aujourd'hui, la prise en mains au pad peut paraitre déconcertante. Si le pad DualShock est pris en charge de façon abstraite (les sticks ne servent pas plus que la croix), et un temps d'adaptation est donc nécessaire pour se faire à cette "ancienne jouabilité".


Déjà appréciée
Cette version apporte tout un chapitre inédit
dans le très bon Alien Trilogy, l'option Doomed (un clin d'oeil) permet un déplacement avec la croix et une visée semi-automatique sur les hauteurs. Lorsqu'on ne possède pas une jouabilité actuelle, c'est encore la meilleure formule. Pour preuve, nous avons aussi 2 autres configurations où on vise manuellement, l'inclinaison se faisant avec les touches R1 et R2. Autant dire que ce n'est vraiment pas pratique. Ca n'empêche pas d'avoir une visée imprécise, le jeu étant sacrément rapide. Mais la plupart des jeux de cette époque se maniaient ainsi (comme si on jouait sur clavier, sans souris en fait), il serait donc malvenu de critiquer Duke Nukem sur ce point. Question difficulté, la barre est placée très haut, surtout pour le 4e chapitre (Plug & Pray) et les derniers niveaux des 3 autres scénarios. Pour palier à une certaine lassitude, les développeurs ont prévus des cheat-codes et pour ceux qui n'aiment pas tricher, on a également un système de quicksave. Il faudra d'ailleurs faire très attention à bien sauvegarder sa partie, car à chaque fois qu'on meurt on reprend au début du niveau. Ensuite, comme dans tout FPS sorti avant 2000, la base du jeu est assez simple. Vous jouez en vue subjective et dégommez tout ce qui bouge (attention aux filles quand même, elles y sont pour rien). Vous devez trouver des cartes d'accès afin d'ouvrir certaines portes et pas mal d'interrupteurs seront à enclencher pour libérer le passage. Il y a 10 armes disponibles allant du simple flingue au lance-roquettes (efficace celui-là !). Petit détail assez rigolo, on peut interagir avec les danseuses, en leur donnant du fric (en général elles vous montrent leurs nénés). Il y a également beaucoup de pièces et autres passages secrets. On peut tirer sur des bombonnes de gaz pour tout faire péter ou pour éventrer certains murs friables. Mais la vraie grosse nouveauté, c'était le jetpack. S'il n'est pas facile à trouver, il se révèle être un outil de qualité. Grâce à lui on peut voler librement, trouver des armes cachées ou plus simplement, finir un niveau plus vite. Attention tout de même à la chute car le jetpack, comme le scubagear (bouteille à oxygène et masque pour les phases sous-marines) sont limités dans la durée.


Dernier objet original :
Le Build Engine est bien adapté à la PSX et le rendu est très proche de celui sur PC
le holoduke. Le principe est simple : c'est un hologramme de notre héros bodybuildé et les ennemis, grands couillons qu'ils sont, tireront sur l'holoduke plutôt que vous. Sympa même si ça reste un gadget. Cette version apporte un mode Deathmatch à 2 en link, accompagné de 8 bots. Attention toutefois car il subsiste quelques différences entre les versions. Sur le territoire PAL, les voix sont doublées en Français (adieu la verve naturelle de Duke) et le sang peut être vert. Voilà pourquoi je n'ai en ma possession que la version américaine, plus respectueuse de l'original avec son sang rouge et ses voix en VO. Duke Nukem 3D, dans sa version PC de 1996, fonctionnait de la même manière que DOOM. En somme le processeur principal gérait à lui seul toute la 3D (il n’y avait pas de cartes accélératrices à l’époque) et les sprites étaient dans une 2D "qui nous regardent". Si la version Nintendo 64 a eu droit à un traitement de faveur, eu égard à la puissance de son processeur graphique, sur PlayStation on doit se contenter d'un rendu très proche de celui sur PC. Les couleurs sont plus fades, les pixels sont plus gros mais difficile de rechigner là dessus, le jeu est exactement pareil et il est non censuré (aaahhh les babes à moitié nues...). Même si aujourd'hui on trouve que ça prend de la bouteille, soyons honnêtes frères adorateurs de Doom-like, Duke reste Duke et finalement, c'est loin d'être moche. On regrettera juste des animations hachées sur les sprites (les mêmes qu'à l'époque, point barre) et si le défilement du décor est ultra rapide, le framerate est quant à lui tout pourri, comme c'est souvent le cas sur la 32bits de Sony. Enfin petit bonus, les musiques au format MIDI de la version PC, ont étés troquées pour des pistes de qualité CD. Plus Electro qu'à l'origine, elles reprennent les thèmes principaux dans des styles musicaux plus aux gouts de l'époque (je rappelle qu'à la sortie du jeu, la mode était à la Dance). Pour le reste on retrouve les célèbres élocutions de Duke ainsi que les bruitages particuliers des armes qu'il utilise.




En 1996, Note
aux côtés des Alien Trilogy et autre DOOM, se payer Duke Nukem était aussi une bonne affaire. Très fidèle à son modèle PC, trop disent certains, pour seulement 350Frs (environ 50€) on avait le jeu d'origine plus tout un chapitre inédit. Autant dire que la durée de vie n'avait rien à voir avec les jeux actuels. Si le support CD n'a servi qu'à apporter une nouvelle bande-son et quelques babioles, on peut regretter que les musiques d'origine ne soient pas incluses et qu'on ait pas au moins une intro en images de synthèses. Mais difficile de plaider coupable lorsqu'on obtient une adaptation aussi fidèle du hit PC. Duke Nukem 3D c'est une ambiance géniale, des gadgets innovants (pour l'époque) et une action bien nerveuse. En résumé, sur PlayStation aussi, il reste un jeu mythique.



Les -

  • Scénarisation au point zéro, malgré le support CD
  • On ne dispose pas de la bande-son originale
  • Framerate un peu moisi
  • Les +

  • Tout un chapitre (6 niveaux) totalement inédits et exclusifs à la PlayStation
  • Les graphismes sont très fidèles à l'original sur PC
  • Des quicksaves... comme sur PC
  • Une ambiance sans pareille : )
  • Non censuré : yeah baby !
  • Des gadgets innovants
  • La nouvelle bande-son


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    Test réalisé par iiYama

    juin 2010 (mise à jour : mai 2013)