Dino Crisis 2 (PSX)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2000
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : survival horror / action

Support : 1 CD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : DC2
Prix au lancement : 350Frs
Score des ventes : 1.21 Millions (PSX)


Aussi disponible sur :




Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Dino Crisis 2








Avant l’ère actuelle,
Nous avons un scénario de qualité, avec une bonne mise en scène
Capcom avait 2 séries phares, les Street Fighter et les Resident Evil. Véritables phénomènes, succès et sources de revenus pour cette société montante du jeu d’action, Capcom a tout de même cherché à varier ses propres jeux, quitte à poser le même gameplay sur une licence totalement différente. Après tout, si la formule marche, pourquoi pas ? On le voit bien avec des jeux comme Darkstalkers ou encore le sujet qui nous intéresse ici, Dino Crisis. Sorti en 1999, histoire de faire attendre le grand Resident Evil 3, le premier épisode était sympa mais se révélait trop difficile, trop moche et parfois tordu pour vraiment attirer. Même si cette affirmation est somme toute subjective (puisque ses ventes ont été plus que correcte pour une nouvelle licence), c'est surtout son aspect graphique qui pouvait rebuter. Entièrement en 3D, comme l'a fait Silent Hill, ce procédé était rare chez le développeur mais tout aussi moche que chez Konami. A peine un an plus tard, et fort du succès de Resident Evil 3 sur PlayStation, Capcom sort une suite à son Dino Crisis, une suite qui va aller chercher son inspiration vers Resident Evil justement, en délaissant tout ce qui, autrefois, n'était pas optimisé. Le scénario fait exactement suite au premier épisode et on retrouve une mise en scène classique au genre et au développeur nippon. Comprenez que les grandes scènes sont des vidéos en images de synthèses et pour le reste, nous avons des cut-scènes en 3D avec des modélisations typiques de la console : des visages figés et des protagonistes qui remuent la tête pour simuler le dialogue. En clair, c'est de la grosse routine sur PSX. Avec ses épisodes 2, Capcom aime bien nous coller un second héros dans les pattes, souvent grâce à l'ajout d'un second disque (on le voit très bien avec Resident Evil 2 ou Devil May Cry 2). Ainsi on retrouve l'héroïne du premier opus, Regina, et Dylan, un autre membre du TRAT. Dino Crisis 2 évite tout de même de faire trop dans le classicisme, et ne figure que sur un seul disque. Ca s'explique par le fait que les 2 protagonistes se jouent en alternance et au gré du scénario, et non lors d'une aventure vue selon 2 points de vue différents. C'est pas plus mal, d'autant que ledit scénario est vraiment sympa, avec notamment une fin assez travaillée. Mais déjà ici, on reconnait bien les bases établies par Resident Evil. En effet le scénario, la mise en scène, la tournure de l'aventure… l'auto-plagiat est manifeste ! De toute façon, à la production on retrouve Shinji Mikami, le père de... Resident Evil justement !


Donc c'est un fait,
Le jeu enrichit la formule Resident Evil avec son système de points et un gameplay nettement plus dynamique
Dino Crisis 2 s'apparente sévèrement à son cousin, sauf qu'on remplace les zombies et autres monstres par des dinosaures. Et même si l'aventure se déroule exactement de la même manière, que le gameplay et la jouabilité sont identiques, que le style graphique l'est également, le fait de se retrouver avec ces bestioles (pour la plupart géantes) venues du jurassique, ça rafraichit suffisamment le genre pour ne pas se retrouver face à une vulgaire copie, à peine travaillée. Etant donné que les dinos sont des ennemis rapides et souvent en surnombre, Capcom a jugé bon de modifier certains paramètres du gameplay, qui font qu'on s'écarte un peu de sa série à zombies. On commencera par le fait que nos héros ne marchent pas, ils courent en permanence et ce, sans même appuyer sur une touche. Si on laisse la touche action enfoncée, ils montent les échelles automatiquement, descendent des corniches comme des grands et ouvrent les portes sans qu'on y revienne. Ca dynamise forcément l'action. En parlant de dynamisme, Dino Crisis 2 ressemble à un survival-horror mais s'apparente plus à un gros jeu d'action bien bourrin. En effet il ne ménage pas ses scènes, ne créé aucun stress et ne table aucunement sur une quelconque ambiance horrifique (pourtant il aurait pu). Non ici c'est du 100% baston ! On est assailli, harcelé par les ennemis, ce qui ne laisse aucun répit et met d'office les ambiances plus travaillées, plus horrifiques, au placard. Là aussi, Capcom a voulu varier un peu ses propres codes et c'est vrai que ça nous change. Et ça ne s'arrête pas là avec aussi plusieurs passages vraiment originaux pour ce genre de jeux : des séquences de shooter (avec un viseur on doit tirer sur tout ce qui s'amène), une ballade en tank avec rien de plus gros qu'un T-Rex aux fesses, ou encore une phase sous-marine assez originale, avec ce que ça implique de changements au niveau des déplacements et de la physique. Et pour ce qui est des puzzles… il n'y en a pas ! Fini les séquences prise de tête où il fallait analyser les mécanismes pour débloquer le passage, Dino Crisis 2 fait dans le bourrin jusqu'au bout, et tout juste a-t'on 2 séquences d'adresse. Le déroulement du jeu est donc uniquement assujetti à l'exploration des lieux. Etant donné sa prédisposition au carnage et à l'abattage de 15 ennemis à chaque zone, Capcom a mis en place un système de récompenses par points. Selon comment on tue un ennemi (en plein vol, en un seul coup, contre-attaque…) on gagne plus ou moins de points. Sur le coup on se dit qu'ils ont voulus renouer avec l'Arcade, en nous motivant à faire de notre mieux. En fait ça va plus loin que ça.


S'il n'y a pas de
Quelques phases originales (ici un shooter) parsèment l'aventure
machines à écrire (pour sauvegarder), on trouve un peu partout des terminaux qui nous permettent de sauvegarder mais aussi d'accéder à un magasin. Grâce à eux on peut acheter des médikits, des munitions mais aussi des upgrades pour nos armes, comme des chargeurs plus gros. On peut également acheter de nouvelles armes (dont certaines sont indispensables à la suite de l'aventure) mais aussi s'équiper d'objets utiles comme des combinaisons de protection, des batteries plus puissantes (qui servent uniquement au bâton électrique de Régina) ou une machette plus aiguisée (uniquement pour Dylan). Ainsi, nous avons accès à un véritable arsenal, avec des armes bien plus puissantes qu'au début. D'ailleurs, devoir acheter ses munitions donne une nouvelle dimension à l'action, car ça nous change de devoir trouver des munitions dans le décor et de les compter pour éviter de tomber en rade. Evidemment tout ceci est payant et justement, ce sont vos points acquis lors des combats, qui feront office de monnaie. En somme, si vous manquez d'argent, il suffit de se faire une séance de shooting pour engranger des points, et ainsi pouvoir s'acheter l'équipement dont on a besoin. C'est vraiment pas mal comme système. Question maniabilité, étant donné que le procédé d'écrans séquentiels de Resident Evil est encore d'actualité, on retrouve la même prise en mains : on tourne sur soi avec gauche/droite, on avance avec haut et on recule avec bas (les sticks analogiques du pad DualShock sont pris en charge mais restent peu confortables, par contre la vibration apporte un vrai plus). Et comme je vous le disais, tout a été fait pour que le personnage ait des déplacements les plus fluides et les plus rapides possibles. Ainsi pour faire demi-tour, il suffit de presser R2 et on retrouve la visée automatique en pressant R1. Le gros détail c'est qu'on peut se déplacer tout en étant en-joue et que notre perso vise au sol ou en l'air de façon automatique. La grande classe sauf pour que cette visée est simplement débile. Je ne sais pas pourquoi elle ira toujours viser l'ennemi le plus loin, au lieu de celui qui est tout près et qui est le plus à-même de nous bouffer ! C'est crétin et on pourra aussi regretter que le jeu soit si vicieux. Etant donné que les angles de vues sont fixes, les ennemis en profitent pour toujours apparaitre à des endroits où on ne les voit pas, ou pile au changement d'angle. Comme ça on ramasse sans avoir le temps de riposter (à ce propos, ils apparaissent souvent contre toute logique, par exemple via un endroit où il n'y a pas d'accès).


Mais pas d'inquiétude,
La réalisation est vraiment impressionnante avec notamment des dinosaures énormes !
Dino Crisis 2 est sans réfléchir le jeu le plus facile que je connaisse ! Les médikits parsèment presque chaque zone, les ennemis ne sont pas du tout résistants, bref finir le jeu est d'une aisance sans commune mesure. C'est aussi une critique contre lui, cette facilité exacerbée fait qu'on le termine en moins de 6 heures. C'est un peu dommage mais le rythme est si soutenu, l'histoire est si prenante (même si au début c'est complètement flou comme trame), qu'on dévore l'aventure quasiment d'une traite. Et une fois fini, on peut recommencer le jeu du début (en ayant quelques bonus) et on débloque aussi un mode "survival" assez sympa. Pour ce qui est de la réalisation, Capcom maitrise parfaitement la recette qu'il a lui-même imposé. Les décors (fixes) ont étés créés en images de synthèses et sont vraiment superbes. Comme d'habitude les angles de vue sont bien choisis et les sprites (en 3D et gérés en temps réel) s'y marient parfaitement. C'est d'ailleurs un gros plus par rapport aux Resident Evil, les plus gros dinosaures sont véritablement impressionnants ! Faisant tout l'écran, les bestiaux sont gigantesques, n'ont qu'une cible (nous !) et ça, ça nous change de Resident Evil avec ses petits sprites tout lents. Bien sûr on est sur PlayStation, donc on a quelques enchevêtrements, des textures qui ont la bougeotte, mais comment ne pas rester ébahi devant les immenses sprites des Allosaures, des Tricératops, du T-Rex ou celui du Giganotosaure (même si les tailles sont légèrement abusées, selon les spécialites ^^). La formule tourne hyper bien (pas un seul ralentissement) et je dirais même qu'elle est plus dynamique et au moins aussi bien maitrisée que dans Resident Evil 3. Encore un peu raides, les animations sont également bien travaillées (à quelques erreurs près), notamment lorsqu'on tue les dinos (qui alors se couchent sur le côté). Les modélisations humaines sont par contre assez classiques mais on n'appréciera vraiment la beauté de Régina que lors des vidéos en CG, elles aussi d'une qualité "classique" pour le développeur. On retiendra également que les petites scènes qui servent aux chargements (mais si vous savez, la porte qui s'ouvre, en attendant de loader et d'afficher la zone suivante), sont plus détaillées. En effet, désormais on y voit son personnage ouvrir la porte, pousser la barrière ou prendre l'ascenseur. Là aussi ça nous change de toutes ces scénettes, autrefois "nues" de tout protagoniste. Dernier point le son, avec tout d'abord des musiques sans grande prétention. Loin du souffle épique de certaines compositions de Capcom, ici elles sont assez discrètes et ne proposent rien de mémorable. Le doublage, entièrement en anglais, est de bonne qualité et les bruitages sont véritablement excellents. En effet les armes sont explosives comme on aime, ce qui dynamise encore un peu plus les scènes d'action.



5 ans après Note
mon premier test (et en charmante compagnie pour réaliser cette nouvelle écriture :), Dino Crisis 2 est un jeu toujours aussi marquant. Je sais, je l'ai répété 20 fois mais finalement, ce n'est qu'un Resident Evil de plus, avec une skin spéciale Jurassic Park. Pourtant la formule séduit et les mises à jour du gameplay, qui cherchent à rendre l'action que plus véloce et souple, apportent un vrai plus à l'expérience de jeu. La réalisation, proche elle aussi de Resident Evil, est en tout point impressionnante et au final, Dino Crisis 2 est une superbe suite. Même s'il n'a plus grand-chose à voir avec son prédécesseur (ce que certains apprécieront, d'autres décrieront), il reste un titre majeur d'une console en fin de vie (la PS2 est sortie au même moment que le jeu). Bien sûr on pourrait regretter son extrême facilité (à ce point c'est même abusé, je vous conseille de jouer au moins en normal) et sa durée de vie un poil courte. Mais comme je dis toujours, il vaut mieux un jeu court et bon, qu'un jeu long et chiant. Dino Crisis 2 fait parti de la première catégorie, ainsi même s'il est bref, il reste intense de bout en bout, franchement beau (pour de la PSX, entendons-nous, même si les décors en images de synthèses vieillissent toujours mieux que le tout 3D) et c'est super fun à jouer. On ne peut pas le considérer comme une alternative à Resident Evil, ni même un pseudo spin-off et pourtant, c'est un très bon titre.



Les -

  • Visée auto un peu débile
  • Vraiment trop facile
  • Très court
  • Les +

  • Jouabilité réactive et gameplay agréable
  • Très bonne ambiance à la Jurassic Park
  • Scénario et mise en scène de qualité
  • Des dinos parfois énormes
  • Techniquement superbe


  • Test réalisé par Lidwyne & iiYama

    septembre 2005 (mise à jour : septembre 2010)