Castlevania SOTN (PSX)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 1997
Développeur : Konami
Editeur : Konami
Genre : aventure - RPG

Support : 1 CD
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : Castlevania SOTN
Titre alternatif : Akumajô Dracula X Gekka no Yasôkyoku (JAP) / Dracula X : Nocturne in the Moonlight (ALT)
Prix au lancement : 350Frs
Score des ventes : 1.3 Millions


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Castlevania

Symphony of the Night


Etrange jeu
L'aspect RPG est sympa mais bizarrement j'ai pas tant accroché que ça :(
que celui-ci car il commence par la fin du Dracula X (sorti sur PC-Engine CD) avec le combat opposant Richter Belmont à Dracula. Bien sûr la difficulté n'est pas la même et le tout ne sert que de prologue. Une fois le comte mort, notre histoire se situe 4 ans plus tard avec aux commandes, un certain Alucard. Mi-homme, mi-vampire, Alucard est un être puissant (on l'incarne en l'état avec tous ses pouvoirs pendant 5 minutes environ). Mais voulant terminer le règne du château de Castlevania, il rencontrera très vite la Mort (l'entité) qui le sommera de stopper son aventure. Alucard refusant d'obéir, se voit alors puni par la faucheuse qui lui supprimera tous ses pouvoirs. Après tout cet étal d'originalités, le scénario retombe un peu pour finir à une hauteur commune pour la série. Mais rien qu'Alucard en lui-même apporte pas mal de fraîcheur à la série puisque tout d'abord on ne joue pas avec un Belmont et qu'ensuite Alucard n'a pas de fouet. Jouant des poings dans ses "heures pauvres", il trouvera diverses armes blanches sur son parcours telles que des épées, haches ou masses. Bien sûr à l'instar de Castlevania IV (sorti sur Super Nintendo), il y a toujours les armes secondaires, limitées par le nombre de coeurs trouvés au cours du niveau : eau bénite, couteau, clock-stopper... Notre anti-héros pourra avoir un bouclier (pratique pour stopper les attaques ennemies) et tout un tas d'armes plus ou moins efficaces comme des fioles explosives ou des potions anti-poison. Enfin, il y a 2 autres nouveautés : tout d'abord il y a des marchands où vous faites des emplettes (acheter des armes, des potions ou astuces contre les boss) et Alucard peut se transformer (loup, brouillard...). Même si je préfère "l'ambiance des Belmont" avec leur bon vieux fouet, je dois admettre qu'Alucard renouvelle de belle manière la série. Autre originalité, Alucard se sert de ses 2 mains se qui veut dire que si on utilise pas une arme qui monopolise les 2 mains (y'en a), on peut aussi en avoir 2 en même temps, d'où une petite variété de combos.


Plus fort encore,
Jolie bande-son mais graphismes un peu ternes
le jeu est très inspiré par les RPGs. Pour preuve, il y a un décompte numéraire de chaque coup (un grand classique des jeux de rôle) mais aussi une gestion des armes (qui seront plus ou moins efficaces selon votre niveau), gestion des PV (point de vie), des points de magie et autre EXPérience. On peut le dire, Symphony of the Night fait un peu dans le renouveau d'une série culte et longue de déjà 12 épisodes en 10 ans d'existence (NES, GameBoy, Super NES, PC-Engine et Mega Drive). Malheureusement, si le jeu fut bien accueilli par la presse spécialisée lors de sa sortie, je trouve qu'il ne mérite pas autant d'éloges ! Sur le plan technique, comme celui du gameplay, on ne crève pas le plafond, loin de là. Le jeu débute par une intro en images de synthèses assez pourrie, il n'y a pas de cut-scènes pour étoffer le scénario (seulement des phases de bla-bla assez longuettes) et, il faut le dire, le jeu n'est pas beau ! Entre le support CD, les 32-bits de la console et les milliers de couleurs affichables, je trouve le résultat un peu décevant. C'est assez terne, pas vraiment détaillé bien que restant dans l'ambiance gothique des précédents opus. A vrai dire, le jeu pourrait tourner sur une Super Nintendo si on lui octroyait des musiques dans la qualité de ce que peut offrir la machine. Je trouve ça un peu bizarre quand on sait de quoi la console de Sony est capable en matière de jeu 2D (car oui Castlevania 32-bits est encore un jeu 2D). Pour rappeler l'origine du support, quelques effets mode7 sont présents (des rotations surtout) et quelques sprites en 3D viennent égayer des graphismes pour le moins mornes. Heureusement que certains éléments tels que les boss ou le héros, accuse un certain charisme et un bon niveau de détails, sinon le bateau aurait coulé ! Dans la continuation de l'expression visuelle, l'animation est fluide. Mais tout de même, ceux qui ont joué à ce jeu seront d'accord avec moi : le perso a un drôle de comportement !


La jouabilité est excellente,
C'est sûr, jouer Alucard nous change des Belmont
y'a rien à dire là dessus mais Alucard se mouve d'une façon étrange (et la jouabilité, bien que réactive, est aussi bizarre qu'Alucard lui-même). Pire encore lorsqu'il se fait toucher, il saute en arrière dans un bond incontrôlable et bien souvent, aggravant. C'est n'importe quoi ! Où est la crédibilité ? Le joueur a accès à des sauvegardes via des points précis, pour garder son évolution dans le jeu (fini donc les passwords qu'il faut 3 plombes à rentrer). Et y'en aura bien besoin de sauvegarder car le jeu souffre de passages assez ardus et en plus vous n'avez qu'une seule vie ! Du coup, si vous perdez, vous recommencez à partir de là où vous avez sauvegardé. Pas cool, il manque vraiment des "check-points" entre 2 saves... En fait, les points forts du titre ne sont pas légion mais font plaisir. Tout d'abord, lors des scènes de bla-bla, de superbes voix digit interviennent. D'une grande qualité et d'un crédible assez enthousiasmant, elles offrent ce côté "next-gen" par rapport aux précédents épisodes. Les musiques sont un peu lunatiques. Tantôt on se retrouve avec des musiques divines mêlant Electro à des symphonies gothiques (résultat garanti pour des musiques un peu "old school" mais ô combien puissantes !). Et tantôt on a droit à de vagues mélopées insipides, n'arrivant plus à faire oublier ces graphismes bien pauvres. Les bruitages sont bons, rien de plus. Dernier bon point du jeu : l'action ! Elle est prenante, à la limite de l'envoûtante tant l'atmosphère dégagée par le soft incite à la progression. La durée de vie est immense (à l'image de la carte qu'il faut découvrir) et le fait de faire évoluer Alucard façon jeu de rôle, est excellent.



Symphony of the Night Note
n'est pas un mauvais jeu, loin de là. Passons les défauts de mouvements et un contrôle "flottant" du perso, avec des graphismes plus clinquants et une bande-son plus régulière, le jeu aurait été une bombe. Il n'en reste pas moins un bon soft du maître de l'horreur (Konami), à l'action prenante et l'ambiance gothique des mieux retranscrite. Finalement je regrette juste que le jeu soit si terne, si peu avenant graphiquement, et surtout qu'il soit si difficile, ce qui m'a un peu gâché l'expérience et fait qu'au final, je n'ai pas tellement accroché...



Test réalisé par iiYama

mars 2007