Ultimate Ghosts & Goblins (PSP)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 2006
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : action / plate-formes

Support : 1 UMD
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : Ultimate G&G
Titre alternatif : Gokumakaimura (JAP)
Prix au lancement : 50€





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Ultimate
Ghosts & Goblins






La grande saga
La qualité graphique est remarquable
des Ghosts & Goblins débuta en 1985 sur Arcade. Depuis la fameuse série de Capcom a connue bon nombres de suites directes (Ghouls & Ghosts, Super Ghouls & Ghosts) et de spin-off (Gargoyle's Quest, Demon's Crest, Maximo). Mais depuis quelques années, il faut reconnaître que ces jeux, sévèrement hardcore à cause de leur difficulté, ont légèrement été oubliés. Voilà donc une bien belle piqûre de rappel que nous propose Capcom. Loin du simple portage ou de la mise à jour technique, cette version Ultimate nous offre une "vraie version originale", même si l'histoire reste inchangée. S'ouvrant sur une véritable intro, avec d'abord un texte explicatif puis une belle vidéo alternant images de synthèses et 3D : la reine est une fois de plus kidnappée et c'est ce bon roi Arthur qui doit se charger d'aller la délivrer (c'est beau l'amour :). Et une fois n'est pas coutume, nous allons aborder l'aspect technique du soft, avant tout autre chapitre. On peut le dire, Capcom est un grand créateur et Ultimate Ghosts & Goblins est bien la preuve que la PSP aussi, est capable de grandes choses. Certes le registre se cantonne au macabre, aux monstres, aux goblins et autres fantômes mais quelle claque visuelle ! Habile mélange de 2D et de 3D, les décors sont tout bonnement magnifiques ! Rares sont les jeux PSP qui en offrent autant. Les décors, malgré leur aspect décharné, nous dévoilent de jolies couleurs, chaque sprite est parfaitement détaillé et l'animation est hyper fluide. Pas un bug, pas un ralentissement, c'est nickel ! Seule l'animation de notre bon roi se calque sur celle de 1985, sans doute par nostalgie, ce qui le rend un peu raide comme un piquet mais ne gêne en rien l'appréciation de graphismes de haute volée, encensés par des effets lumineux absolument somptueux.


Les anciens ennemis
Même s'il a légérement évolué, le gameplay est resté identique
ont étés redessinés, les nouveaux se fondent parfaitement à l'univers et les boss sont impressionnants (le combat contre Firebrand est d'ailleurs un sympathique clin d'oeil). Et la bande-son n'est pas en reste. Si on ne peut pas qualifier les musiques de belles, les sonorités d'orgue entre église et cimetière, s'accordent parfaitement à l'atmosphère un peu oppressante du jeu. Comme on s'en doute, on retrouve bien sûr des remixes d'anciens thèmes. Avec ça on a de très bons bruitages, bien dans le ton mais toujours pas de voix digit, sans doute pour coller au mieux à l'ambiance passéiste du titre. Pas besoin de vous dire que la difficulté est exécrable, vous vous en doutez puisque c'est la marque de fabrique de la licence depuis sa naissance. Par contre, le gameplay a été largement enrichi afin de mieux se fondre aux jeux actuels et c'est une bonne chose. Tout d'abord on retrouve un gros panel d'armes dont les nouvelles viennent égayer les anciennes (arbalète, bombes) mais aussi les 3 armures (acier, argent et or) avec la délicate différence que cette fois, on y aura accès assez souvent (pour rappel, les armures décuplent la puissance des armes). Il y a aura aussi de nouvelles armures, comme celle du samouraï. Qui dit armure dit aussi pouvoirs mais cette fois on pourra les utiliser quand bon nous semble, à condition d'avoir sa jauge de mana remplie. Bien pratique en cas de coup dur. A ce propos, si on possède plusieurs pouvoirs différents, le menu pause vous permettra de faire un choix, comme celui de prendre un type d'item plutôt qu'un autre (comme s'équiper d'un bouclier). Et oui, autre nouveauté notable, en battant certains boss, Arthur gagne des items bien pratiques comme les fameuses bottes qui lui octroient le double-saut. On trouve également des amulettes qui nous permettent de revenir dans un précédent niveau.


En parlant de niveau,
Dommage, le jeu est resté super difficile, du coup il ne s'adresse qu'à une niche de fans
le jeu n'est pas fondamentalement long mais sa difficulté légendaire rallongera sa petitesse de façon notable. Si le premier niveau se finit tranquillement, dés le niveau 2 les choses se corsent. Mais j'ai été agréablement surpris d'avoir une difficulté qui va crescendo et non de me retrouver avec un jeu hyper ardu dés le début. Et ça, c'est aussi parce que Capcom a cessé d'être sadique avec ses fans, sans pour autant brider le challenge. Ainsi on a désormais plusieurs vies et si on perd, on revient généralement là où on est mort. Les checkpoints sont en plus nombreux et ô bonheur, on ne doit finir l'aventure qu'une seule fois pour voir la "vraie fin". En plus de tout ça, Arthur possède plusieurs points de vie et ne perd donc pas son armure au moindre coup, comme c'était le cas jusqu'alors. Ceci dit, Ultimate Ghosts & Goblins n'est pas un jeu facile pour autant. Si Arthur peut tirer en l'air, en plein saut ou vers le bas, il est toujours impossible de tirer en diagonale ou lorsqu'on est sur une échelle (du coup, il n'est pas rare de ramasser à cause de ça). Et si notre personnage se raccroche judicieusement à une corniche suite à un saut mal négocié, j'ai par contre trouver idiot d'avoir le même concept de saut qu'à l'époque. Pour résumer, lorsqu'on saute on n'a plus aucun contrôle sur son perso. Impossible donc d'éviter un trou ou tout simplement de rattraper un bond foireux. Ça rend le contrôle très rude, antique même et certaines phases de plate-formes en deviennent irritantes. Avec l'extrême difficulté de certains passages, ce sera la seule critique que j'ai trouvé à ce superbe jeu.



Avec une réalisation Note
graphique faisant honneur à la console, un design fabuleux entre Ghouls & Ghosts et Castlevania, et une bande-son bien dans le ton, Capcom signe avec brio le grand retour de sa licence. Mais qu'on soit bien clair sur le sujet, pour l'apprécier il faut aimer perdre sans cesse, buter sur des pièges souvent retors, persévérer pour "apprendre" le gameplan par coeur et se frotter à des boss qui vous feront perdre plusieurs fois. Car si le nouveau système de vie permet d'avancer un peu dans l'aventure, en évitant ainsi frustration et lassitude, il vous sera difficile de le finir, surtout dans un niveau de difficulté autre que novice. Ultimate Ghosts & Goblins peut donc être conseillé aux amateurs de challenge pur et dur mais aussi et surtout aux fans de la série. Pour les autres, même si le jeu accumule les bons points, passez votre chemin...



Test réalisé par iiYama

février 2009