Monster Hunter Freedom Unite (PSP)

 







Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2009
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : Action / RPG

Support : 1 UMD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : 4 joueurs en réseau local
Titre alternatif : Monster Hunter Portable 2nd G (JAP)
Prix au lancement : 40€
Score des ventes : 5.4 Millions





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Monster Hunter

Freedom Unite



L’autre jour,
300 heures de jeu et certains monstres résistent encore...
j’ai pris le train. Vous prenez le train ? Bien sûr que vous prenez le train. Tout le monde prend le train. Et tout le monde aime prendre le train. Vous connaissez donc TOUS le problème numéro 1 dans le train : l’ennui mortel, passé les 15 premières minutes où l’on ne peut se distraire qu'en regardant le paysage. C’est donc assez mécaniquement que j’ai sorti de ma poche ma PSP, et que je me suis posé avec émerveillement sur Monster Hunter, une des plus récentes séries de Capcom (Capcom, vous connaissez très probablement, c’est le papa de diverses licences dans tous les genres, et notamment de Resident Evil, icône du survival horror, Devil May Cry pour les beat them all, Mega Man pour la plateforme, ou encore plus récemment le très bon TPS Lost Planet). Et que de souvenirs sur ce jeu ! Des traques monstrueuses entre potes au lycée en passant par mes petites quêtes de récoltes dans le bus pour rentrer chez moi, ma sauvegarde de trois cents heures ne me permettra d’ailleurs pas de les oublier ! Aujourd’hui donc, test du jeu qui a permis aux ventes de la portable de Sony de s’envoler au Japon, j’ai nommé Monster Hunter : Freedom Unite. Pourquoi celui ci parmi tous les autres ? Tout simplement parce que c’est, à mes yeux, le plus complet et le plus abouti de la série. Donc, Freedom Unite, disais-je, point de vue scénaristique c’est assez simple à résumer, comme on le voit dans la cinématique de nouvelle partie. En effet, après avoir créé et quelque peu personnalisé son héros (sexe, quelques visages, coupes et couleurs de cheveux, la voix, les sous-vêtements), on a droit à une cinématique où notre avatar voit sa cueillette de cèpes en haute altitude interrompue par un mystérieux monstre, et finit par descendre la montagne tête la première. Il se réveille alors dans un village qui l’a retapé durant son coma, et c’est ici que commence la longue quête de vengeance/découverte (rayez la mention inutile) de la nouvelle menace qui plane sur le bourg montagnard. Classique donc, ce n’est pas dans le scénario que réside l’essence de Monster Hunter, mais dans ses mécaniques de jeu, qui ont très peu changées d’un opus à l’autre, et qui consistent à progresser dans les quêtes tout en "craftant" un "stuff" adéquat (traduction, en "cherchant/ramassant" "l'équipement" adéquat). Il s’agit par la suite d’aller tout simplement chercher des quêtes, et, comme l’indique subtilement le titre, de chasser des monstres.


La quête
Comme disait ma grand-mère, si tu veux aller tuer des monstres, tu finis ton assiette !
et la recherche d’un équipement optimal sont le point central du jeu, et même si l’on retrouve différentes parties dans le village où on peut collecter divers composants, elles demeurent nécessaires à la survie du joueur, puis à sa montée en puissance. Car dans Freedom Unite, comme dans les autres Monster Hunter, ce n’est pas votre niveau ou vos points d’expérience qui comptent, et pour cause, ni l’un ni l’autre ne sont de la partie. Ce qui compte, c’est la véritable expérience, celle acquise sur le terrain, celle qui vous permettra de vous armer de réflexes, par la suite, indispensables à votre survie. De plus, un "stuff" (équipement) digne de ce nom, ici, ça ne s’achète pas, ça se gagne à la sueur de son front, et au sang de diverses autres parties du corps. Chaque monstre tué vous donnera donc accès à quelques composants plus ou moins précieux et rares (ce qui peut parfois donner lieu à des génocides de certaines espèces qui ne voulaient pas lâcher une certaine écaille, un certain cerveau). Bien sûr, concernant ce système de "drop", il y a quelques nuances : si vous capturez un monstre, vous pourrez en récupérer plus de morceaux, coupez lui la queue ou cassez les ailes, et vous pourrez dépecer les dites pièces sans même avoir tué la bête. Tout dépend du temps que vous vous attribuez et de la difficulté que vous serez prêt à braver. En parlant de la difficulté, le jeu a clairement été pensé comme un chef d’œuvre multi-joueurs, et si entre amis les parties se révèlent épiques et amusantes, en solo on se retrouve à en chier des briques pour progresser. Au fur et à mesure de l’aventure, on débloque des quêtes, des armures mais aussi différentes parties de votre ferme Pokke dans le village, qui permettent de récolter de plus en plus de plantes, champignons, insectes, minerais... et ainsi de récupérer des objets comme des pièges ou des bombes flash, de façon de plus en plus régulière. Mais la notoriété du vaillant héros lui permet également de recruter des Félynes. Qu’est-ce qu’un Félyne ? C’est un chat qui se tient sur ses 2 pattes, et qui peut vous accompagner lors de vos missions solo.


Mais ce n’est pas là
Le khezu, un des monstres les plus moches du jeu. Et en plus, il bave
où il est le plus efficace. En effet, les Félynes sont surtout employés en cuisine (jusqu’à 4), et vous préparent avant une mission des repas qui, en fonction de la composition choisie, peuvent vous apporter bonus comme malus. Concrètement, niveau gameplay, on a accès à différents types d’armes, chacun avec ses caractéristiques précises. On retrouve l’épée basique et son bouclier, avec des dégâts relativement faibles, mais un bouclier qui tient la route et des attaques plutôt rapides. Les lames doubles n’offrent aucune parade mais sont sans aucun doute les armes les plus rapides du jeu. Il y a également l’épée longue, type katana, bon compromis entre vitesse d’attaque et dommages, mais qui ne permet pas de parer, la grosse épée, style "Buster Sword" de Cloud, extrêmement lente mais d’une puissance redoutable pour peu qu’on arrive à la soulever, et derrière laquelle on peut se cacher pour parer jusqu’aux plus puissantes attaques. Le marteau, lent, avec des dégâts monstrueux, aucune parade, et sa variante le Cor de Chasse, qui permet de jouer des mélodies qui procureront différents boosts aux alliés (mais oui, bien sûr qu’on peut aussi taper les méchants avec) sont également de la partie. Enfin, pour les armes de corps à corps, on termine sur la lance, meilleure solution défensive puisqu’elle s’accompagne de son bouclier, et le "lanceflingue", un peu moins défensif toutefois (sûrement du fait qu’on ait collé un flingue monstrueux sous une lance, comment y résister ?). Si vous préférez la distance, on retrouve les "fusarbalètes" légers et lourds, ou encore, en toute simplicité ai-je envie de dire, les arcs. Si toutes les armes sont théoriquement accessibles, choisissez cependant avec sagesse entre le corps à corps ou le combat distant, car les armures dans les deux cas ne sont pas les mêmes (aller chasser du dragon en slip avec son arbalète, ça a toujours du style me direz vous). Cependant, toutes ces armes, aussi différemment qu’elles se jouent, ont un point commun : marteler le bouton attaque ne servira pas à venir à bout de la première bestiole venue. La jouer finement devient vite une priorité, et l’apprentissage se fera dans la douleur avec chaque type d’arme.


En effet,
Comment faire un gros doigt à la subtilité ? Sortez votre lance-flingue !
entre l’inexpérience, la caméra qui a tendance à ne pas suivre, et les dégâts terribles qu’infligent les attaques des monstres, si les réflexes et l’adaptation ne suivent pas, la mort sera votre seule issue. Bien entendu, le choix de l’arme se fait également en fonction du nombre de coéquipiers disponibles : en solitaire, le katana est le meilleur choix, étant donné sa portée et ses dégâts. Mais, pour une partie à 4, on peut se permettre un arc, un cor de chasse, et 2 brutes de corps à corps sous "boost" permanent, afin d’achever au plus vite la pauvre bête agonisante. Sur le plan technique, il est dur de trouver des défauts à un pareil bijou. Les maps sont immenses, les environnements sont variés, des vastes étendues désertiques aux montagnes glacées, en passant par les jungles équatoriales, pour finir dans de mornes marais... Un univers et des bêtes colorés, avec des animations fluides, des "fps" (framerate) stables, des monstres magnifiques, une modélisation au poil... graphiquement, on ne peut que se délecter du jeu. Si l’on veut chipoter, éventuellement, le chargement entre les différentes zones qui constituent chaque map pourra en rebuter certains, qui pourront pinailler en disant que l’action est ainsi hachée, mais l’installation des données du jeu est une bonne solution pour pallier à ce problème, réduisant le temps de chargement à 2 voire 3 secondes. Quant à la bande son, elle n’a rien à envier à personne. Des thèmes orchestraux épiques du menu principal aux musiques synonymes de combats dantesques en plein milieu de quête, Capcom a assuré l’ambiance belliqueuse du titre. Les environnements sonores sont également très immersifs et travaillés, on retrouvera là un monde bien vivant autour de notre avatar, et l’on sentira bien vite que nous ne sommes pas forcément les chasseurs face à cette faune hostile. Enfin, le bestiaire est des plus riche : on retrouve des espèces de raptors, des bestioles herbivores, des insectes qui piquent, crachent, volent ou empoisonnent, mais aussi des singes géants, des dragons, différentes déclinaisons de crabes titanesques ou encore des créatures colossales qui menacent l’intégrité de la forteresse du village. Bref, de quoi passer de bonnes vacances dans un cadre de vie sain et reposant...



Monster Hunter : Freedom Unite, Note
vous donne l’assurance d’un très bon jeu multi-joueurs, brutal envers les néophytes, mais qui saura récompenser les joueurs les plus tenaces et les plus persévérants. On y retrouvera malgré tout une certaine frustration à jouer seul, et même si l’on voit que bien des efforts ont été faits dans cet opus pour faciliter la tâche aux plus solitaires d’entre nous, l’orientation "jeu en coopération" du titre y étant encore trop marquée. Enfin bon, cela fait toujours des centaines d’heures de jeu en perspective pour ceux qui auront le courage de s’accrocher, accompagnés ou non, même s’il est évident que les meilleures crises de fou rires et les meilleurs combos ne se feront pas en solo. Pour conclure, pourquoi choisir celui-ci, et non pas Monster Hunter 3rd, qui est pourtant plus fluide, plus coloré et globalement plus beau ? Tout simplement parce que ce dernier est d’une facilité déconcertante et décevante pour les fans de la série, une fois la barrière de la langue passée, car rappelons qu’en plus, il n’est sorti qu’au Japon.



Les -

  • Un solo incroyablement dur et frustrant
  • Multi seulement en Wi-Fi local (WLAN)
  • Chronophage...
  • Les +

  • Le «craft» d’équipement donne une impression concrète de progression
  • Diablement fun et prenant à plusieurs
  • Une vraie durée de vie
  • Une vraie difficulté
  • C’est joli

  • Test réalisé par Kusny

    avril 2012