MediEvil Resurrection (PSP)

 







Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 2005
Développeur : Sony Computer Entertainment Studio Cambrige
Editeur : Sony Computer
Genre : action - aventure

Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 UMD
Espace disque nécessaire : 128Ko (saves)
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Prix au lancement : 40€



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MediEvil

Resurrection



Le jeu
Zarok le grand vilain
s’intitule « Resurrection » car c’est le remake du premier MediEvil sorti sur Playstation en 1998. L’histoire reste en gros la même, mais des changements ont été apporté ou supprimé. Tout d’abord, le changement le plus frappant (mais soyons honnête, sans réelle conséquence) est qu’il n’y a plus de fin alternative. Le deuxième point qui me vient aussitôt c'est que les concepteurs n’ont pas hésité à ajouter une dose d’humour supplémentaire au titre PSP ce qui, n’est pas désagréable (à condition que vous sachiez le prendre à la rigolade). On aura ensuite quelques petites choses comme le Royaume de Gallowmere qui devient le Royaume de Potencie. A chaque fois qu’on va au Panthéon, les héros donnent une arme spéciale à Sir Daniel. Enfin, on trouvera des nouveaux niveaux tels que les Plaines de Potencie, les Quais du Scorbut et l’Ile du Dragon. Je rappelle vite fait pour ceux qui n’auraient pas joué à ce titre phare que Sir Daniel Fortesque est considéré comme le héros qui s’est sacrifié lors de la bataille de Potencie pour tuer le sorcier Zarok. Mais pour ceux qui ont eu le temps de voir Daniel lors de l’attaque ou pour le joueur spectateur, nous savons que le gredin est tombé raide dès le premier pied posé sur le champ de bataille, à cause d’une flèche dans l’œil (une mort débile qui en rajoute au comique de situation). Hélas, un siècle plus tard, Zarok est de retour avec une armée de mort-vivants. En parallèle, Dan ressuscite. C’est ainsi qu’il décide de prouver son honneur (et peut être avoir bonne conscience) et de partir à l’attaque.
Niveau jouabilité, c’est facile et bien pensé. Le pad analogique est le bienvenue. Parfois on rencontrera des petits problèmes de vues, mais heureusement les gâchettes L et R permettent de déplacer la caméra à souhait. Un bémol tout de même : il n’y a pas de touche de sélection rapide pour l’arme que l’on veut utiliser ou changer, ce qui est contraignant. A la place il faut systématiquement passer par la touche Select de la PSP. C’est vrai que du coup j’ai eu tendance à utiliser toujours la même arme… celle qui me semblait la meilleure. Puis je changeais quand par exemple je devais attaquer au loin et donc utiliser une arme de jet ou quand je devais détruire du décor.


L’une des sympathiques
Un héros, un vrai, un dur au sourire éclatant
améliorations de ce remake, c'est qu’on peut locker un ennemi ou utiliser le viseur pour les armes de jet. Nous sommes donc prêts à affronter le mode solo. Le joueur parcours un monde médiéval fantastique emprunt de morbide mais amical à la base (avant que Zarok rendent les habitants méchants). Notre breloque (ça lui va bien comme surnom vu que lorsqu’il marche il fait du bruit avec son corps ou son armure) doit zigouiller tout sur son passage mais en même temps se racheter. Dan de son petit nom, doit donc trouver un calice caché dans les niveaux. A chaque fois que l’on tue un ennemi, son âme va dans le calice. Faut bien le remplir, car les héros du Panthéon vous attendent les mains pleines à la fin de chaque niveau. Et surtout, il faut faire bonne figure car une place au Panthéon… ça se mérite ! Dan aura alors comme immense privilège de recevoir par exemple une arbalète, un marteau de guerre, des éclairs ou une épée. Daniel peut aussi récupérer des pièces d’or pour effectuer des achats (pas vraiment utiles car le jeu n’est pas bien compliqué) auprès des gargouilles et ainsi améliorer sa condition physique. En ce qui concerne les niveaux, le concept est très simple : pour sortir il faut trouver une porte. Pour l’ouvrir il vous faudra évidemment la clé. C’est peut être un tantinet vieillot, mais mon plaisir n’en n’a pas été affecté pour autant. Pour en revenir à l’humour, il faut savoir qu’il n’y a pas que l’histoire et les déboires de Sir Daniel qui sont marrants. Nous avons aussi la voix off, hilarante avec ses commentaires avant de commencer un niveau. Vous pourrez alors entendre des choses du style : « la Gorge du potiron. Gorge, pas George. George le potiron n’habite plus ici depuis longtemps » ou encore « l’antre de Zarok ouuuuuh… ça fait peur ». D’ailleurs c’est pas mal trouvé, car l’air de rien ça nous fais patienter sans le fameux silence du temps de chargement.


Au Game Over,
Des mini-jeux digne d'une fête foraine...
la voix vous dira « Dan, Dan, Dan, monte dans le bateau, tu connais la procédure ». Enfin vous l’aurez remarqué, Daniel n’est plus habité par un ver dans son œil, mais un génie dans son crâne. Il parle, parle, parle et vous sortira avec son accent venu de je ne sais où, des trucs du genre « prends garde, les lutins sont de sacrés cleptomanes ». Notez que si vous êtes sans arme, Daniel peut toujours s’arracher un bras et le balancer sur l’ennemi. Même les gargouilles vendeuses font de l’humour : « Dépenses sans compter, les linceuls n’ont pas de poches ». Je ne saurais pas trop l’expliquer en détails, mais les héros que vous croiserez au Panthéon, me font penser aux personnages des dessins animés Pixar. Surtout celui qui ressemble à Robin des Bois : il a l’allure et la manière de bouger comme le Robin des Bois qui enlève Fiona dans Shrek. Vous l’aurez compris, il y a beaucoup plus d’humour et de blague à 2 osselets dans cette version, ce qui pourrait en énerver ou décevoir certains.
Niveau graphismes, il y clairement du changement. Faudrait chipoter pour dire que MediEvil Resurrection est moche. Vous remarquerez que le jeu a beau avoir une trame scénaristique sombre, ce n’est pas pour autant qu’il se déroule dans un environnement obscur à ne plus rien y voir. Les couleurs sont bien calibrées. Regardez donc ces belles citrouilles orange ou ces champignons rouges vifs ! En fait, même quand le lieu est sombre, il y a systématiquement une petite dose de lumière quelque part et c’est ça qui fait tout. D'ailleurs vous allez en visiter du pays ! L'aventure est riche et varié, ce qui enlève toute impression de monotonie. C’est comme si nous participions à un voyage organisé avec au programme : cimetière, asile, forêt enchanté, champ d’épouvantails, bateau fantôme, ruines hantées…



Incarner un Note
« héros-squelette » qui parle comme si il avait une pantoufle dans la bouche, qui réussit (c’est un bien grand mot) des exploits en faisant des gaffes, le tout dans une atmosphère médiévale, mortuaire, drôle et qui fait penser à l’univers de Tim Burton (avec ses enfants machiavéliques à l’allure terrifiante Ou avec le Maire de la ville qui a été inspiré du Maire du film L’Etrange Noël de Monsieur Jack), c’est plaisant et fun. Car ca confère au jeu un je ne sais quoi que vous ne retrouverez pas forcément ailleurs. La durée de vie n’est pas exceptionnelle, il se finit hélas rapidement. Vous aurez quand même les mini-jeux (bon courage…) pour débloquer "THE" arme. Je serais tentée de dire que les puristes du jeu sur PSOne seront déçues par ce remake PSP. Après, ce n’est qu’une histoire d’exigence...



Les -

  • La musique colle parfaitement aux niveaux
  • Chouette univers
  • Les mini-jeux
  • Les +

  • Il manque une touche rapide pour choisir l’arme
  • Une fluidité pas toujours constante
  • Génie qui ne sert à rien
  • La durée de vie

  • Test réalisé par Karma

    mai 2012