LocoRoco (PSP)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2006
Développeur : Sony computer
Editeur : Sony computer
Genre : adresse

Support : 1 UMD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : ?
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 370.000 (PSP)



Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

LocoRoco









Dés qu'on parle de
Le scénario est franchement léger. C'est un peu dommage mais vu l'univers dépeint, difficile d'en faire plus
concepts originaux, on pense tout de suite à Nintendo avec sa Wii "mouvementée" et sa DS "stylée". Pourtant, la PSP aussi innove. Souvent considérée (à juste ) comme une PS2 portable, Sony s'est mis en tête de créer de nouveaux univers liés à de nouveaux gameplays. LocoRoco (Siffredi ?) est donc le mariage improbable d'un Shadok, d'un télétubbies, d'un Barbapapa et d'un ballon rempli d'eau. Récit d'un des grands succès critique de la nomade de Sony (même si malheureusement, les ventes n'ont pas suivies). Tout allait bien dans le monde des LocoRocos jusqu'au jour où une météorite s'écrase sur leur petite planète encore endormie. Les Mojas envahissent alors la nature loufoque et acidulée du petit astre qui demandera aux LocoRocos de l'aider. Etant donné que ces derniers sont des sortes de ballons remplis d'eau incapables de se mouvoir seuls, ils sont donc assujettis à la gravité. Voilà pourquoi c'est la planète elle-même qui tournera sur son axe, pour que les LocoRocos puissent se déplacer. C'est ainsi que nos "bonbons rondouillards" partent en guerre contre ses nuages maléfiques dévoreurs de faune et de flore, et qu'ils seront aidés sur leur route par quelques amis (sous formes de bonus). L'intro est mignonne tout plein mais il est dommage de n'avoir qu'une micro-scène à la fin de chaque niveau. En résumé, le scénario n'est pas du tout développé. Concept ultra original, après ICO et Shadow of the COLOSSUS, Sony nous prouve une nouvelle fois qu'il y a quelques génies créatifs dans leurs bureaux. Dans un style très différent des jeux susnommés, LocoRoco est un jeu d'adresse auxquels il faut adjoindre quelques phases de plate-formes. Dans la pratique, vous ne dirigerez pas directement votre personnage mais plutôt la planète où tout se monde s'agite, en inclinant l'horizon à gauche ou à droite. Suivant avec un grand réalisme les lois de la physique (gravité et frottement/adhérence) votre boule roulera indirectement vers la liberté. Le concept est donc très simple puisque l'inclinaison se joue sur L et R (c'est tout de même dommage de ne pas pouvoir jouer à la croix mais bon).


Au fur et à mesure
Le gameplay est d'une simplicité à toute épreuve
de votre avancée, votre LocoRoco mangera des fleurs qui le feront grossir. Ainsi il pourra sauter plus haut (en pressant L + R) et mieux résister aux Mojas qui se feront un plaisir d'essayer de le bouffer. Constitué de plusieurs LocoRocos, lorsque le terrain se rétrécit vous pourrez "éclater" votre bonbon acidulé en autant de petits LocoRocos qui le constitue (si vous avez mangé 5 fleurs il y aura donc 6 petits LocoRocos) ce qui vous permettra de franchir les passages les plus exigus. Une fois la zone traversée, vous pourrez "rassembler" votre troupe en une seule boule afin de reprendre votre route (vous n'y êtes pas obligé mais il clairement plus facile de contrôler une grosse boule qu'une multitude de petites). Votre LocoRoco ressemble à s'y méprendre à ces ballons emplis d'eau qu'on jetait du haut des balcons quand on était gosses (ce qu'on est cons quand on est gamins ^_^ ). La boule d'eau roule, fait des petits sauts, s'éclate en plusieurs billes et se rassemble. Etant donné qu'elle est soumise à la gravité et aux lois physique du mouvement, selon le revêtement votre LocoRoco se déplacera avec plus ou moins de facilité. Sur un terrain classique pas de problème, sur la glace le contrôle sera un peu désordonné étant donné le manque d'adhérence et à contrario sur la neige, les frottements freineront votre avancée. A la fin de chaque monde, il y aura bien sûr un boss à vaincre. Si finir le jeu est plutôt aisé (il faut en moyenne 6 heures) on pourra toujours essayer de débloquer tous les bonus. Dans chaque level se cache des bébêtes à retrouver et si vous vous présentez devant certains "personnages" (comme la lune ou des arbres) avec suffisamment de LocoRocos, de nouveaux bonus se débloquent (sinon il ne se passe rien). Il y a aussi plusieurs couleurs de LocoRoco à débloquer mais leurs gameplays ne changent pas, seule la musique est en cause. Enfin si le jeu est assez facile à finir (malgré la quarantaine de niveaux), tout dénicher usera un peu plus votre sens de la déduction et votre patience (la physique étant assez chiante parfois). Ces bonus vous permettront de vous amuser à construire votre maison et il y a 3 mini-jeux en sus, assez bof-bof.


LocoRoco est donc
Le design est épuré mais tellement mignon. Quant aux chansons, elles sont adorables :)
un jeu facile mais son gameplay est addictif, original, et même si on l'a fini 10 fois, on y revient non sans plaisir. Volontairement dépouillé et acidulé tel un Barbapapa (la source principale d'inspiration pour la création des LocoRocos), les graphisme assument un parti pris à la hauteur de l'originalité du gameplay. Toujours plein de vie et de bonne humeur (sauf dans les niveaux noirs), jouer à LocoRoco peut en 5 minutes vous mettre la banane pour la journée. Mais n'allez pas croire que sous ses airs sans fioriture ne se cache pas en réalité un design très travaillé. Avec toujours des animations rigolotes en fond, des couleurs flashy comme nos cuisines dans les années 70 (la mienne était blanche et orange fluo !) c'est avec une bonne humeur ambiante que le jeu tranche radicalement avec les productions contemporaines. LocoRoco pose un design frais aux couleurs des glaces à l'eau que les enfants aiment tant. On ne peut le renier, c'est visuellement attractif, superbement animé (la gestion de la physique est étonnante) et ô combien original. Enfin, ce qu'il y a de rigolo dans ce titre, c'est que c'est votre personnage, le LocoRoco, qui chante ! Ainsi si vous jouez avec le premier (en jaune) vous aurez une voix d'enfant, celui en rose donnera une voix de fille, celui en bleu offre une voix roque limite rasta, etc... Ainsi, en changeant de personnage, on change le ton des chansons. Car dans ce jeu, c'est bien de véritables chansons qui nous entraînent tout le long de l'aventure. Pourtant, n'allez pas chercher à comprendre le sens des paroles. A la façon d'ICO, nos bonbons fluo usent d'un dialecte bien à eux, incompréhensible du commun des mortels. Il n'empêche qu'encore une fois, c'est méchamment original et bien réalisé. Pour les bruitages, sachez qu'ils suivent la tendance rigolote et détentue de l'atmosphère générale.



Véritable succès critique, Note
surtout auprès des filles qui sont plus friandes de concepts doux et originaux, LocoRoco est une hymne à la détente et à la bonne humeur. Posant un univers décalé, bardé de couleurs fluo, de musiques de qualité comme on en avait jamais entendues et d'un gameplay très simple mais tout autant attrayant (en usant à merveille des lois de l'apesanteur, merci Newton :), on peut le dire, LocoRoco bat des records d'originalité. Comme quoi, la DS n'a plus le monopole des nouveaux concepts. Même s'il est un peu facile (les derniers niveaux sont quand même plus délicats) et je dirai même répétitif, ce sera toujours un vrai plaisir que de faire rouler son ballon d'eau dans les plaines acidulées de cette petite planète envahie et pourtant sans défense. LocoRoco est une grande réussite, une sacrée bouffée d'air frais qui montre le chemin aux autres développeurs afin que la PSP arrête une bonne fois pour toute d'être la reine du portage PS2. La machine est en marche et la première pierre de ce nouvel édifice frappe fort.



Test réalisé par iiYama

août 2007 (mise à jour : aout 2015)