Gradius Collection (PSP)

 








Note générale


Sortie du jeu : septembre 2006
Développeur : Konami
Adaptation : Konami
Editeur : Konami
Genre : compilation (shoot-them-up)

Support : 1 UMD
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Gradius Portable
Prix au lancement : 40€


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Gradius Collection









4 ans après la maigre et décevante compilation des Gradius III & IV sur PS2, Konami se décide enfin à nous livrer une vraie compilation de son chef-d'oeuvre du shmup. On retrouve donc les épisodes I à IV plus le Gaiden qui est sorti sur PSOne. 2 ans après la sortie du fabuleux Gradius V, on s'étonne que cet épisode phare ne soit pas présent, d'autant que comme tout le monde le sait désormais, la PSP est une PS2 portable. En plus, le jeu tenait sur CD-Rom donc c'était pas non plus une question de place, l'UMD pouvant contenir jusqu'à 1,8Go de données (en farfouillant sur le Net, on apprend même que Gradius Collection fait à peine 400Mo). Autre manque dans la liste des nominés, les 2 spin-off Salamander (renommé Life Force aux States). Malgré ces 2 premières critiques, qui aurait pu faire de Gradius Collection la compilation ultime, on a quand même de quoi s'éclater. Ce nouvel UMD fait le grand écart en nous remémorant le roi des shmup de 1985 pour le premier épisode (qui fut aussi appelé Nemesis), à 1997 pour le Gaiden. En tant que compilation, on aura bien sûr une galerie et des bonus à débloquer. Chaque jeu propose une sauvegarde instantanée bien pratique étant donné la difficulté de chacun, mais fait l'impasse sur le mode 2 joueurs. Les options sont particulièrement fournies avec notamment le choix de la difficulté, le nombre de vies/continues, la définition de la zone de frappe (le fameux "masque transparent", en le réduisant on se fait toucher moins souvent) et une agréable configuration des touches où on peut très bien mettre tir et missiles sur la même touche. Enfin on a 3 types de cadrage. La résolution d'écran de la PSP étant plus fine que celle des bornes d'antan, on peut accéder au format original (petit et centré au milieu de l'écran), Arcade (qui fait un léger zoom pour plus de confort) et plein écran, qui déforme l'image et la rend floue (à déconseiller donc). Les présentations étant faites, place aux détails.



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Gradius


1985

Le tout premier Gradius est à l'image du premier R-TYPE : un pionnier. Sorti sur Arcade en 1985 et adapté à presque tous les supports de l'époque, Gradius posa de nouvelles bases en matière de shoot-them-up. Je ne sais pas si c'est grâce à l'écran de la PSP ou s'il vieillit bien, mais je l'ai trouvé plus beau que je ne pensais. L'animation est étonnamment fluide et si les décors ne sont pas très originaux (sauf peut-être pour celui des moaïs), ils gardent un certain attrait, ce charme culte et "vintage" des jeux d'autrefois. Chaque level commence de la même manière (par un tir aux pigeons histoire d'upgrader ses armes) et se termine étrangement par le même boss. Et déjà dans ce premier opus devenu très vite un classique du genre, on retrouve les bases de la série avec l'idiote option de speed-up en tête de liste. Chaque ennemi d'une couleur différente (généralement orange), délivre un orbe d'upgrade. Avec cet upgrade, on pourra soit laisser le jeu s'occuper de booster notre équipement, soit le faire manuellement. On aura donc des speed-up (qui sont bien gérés), des missiles, le laser et le fameux "option" qui n'est autre qu'un drone additif dont les tirs s'ajoutent aux vôtres. Et les armes qu'on possède ici, se retrouvent dans tous les épisodes de la série, et ce fameux système avec. Autant dire que sur ce plan-là, Konami ne s'est jamais foulé et n'a jamais chercher à améliorer son concept. A noter aussi que si on perd une vie, on revient au dernier checkpoint avec la perte de tout son armement. Cet aspect du jeu constitue sa principale source de frustration et de difficulté. Difficile c'est vrai, mais pas autant que je le pensais. L'une des grosses originalités du titre est de proposer dans la plupart des cas, un scrolling unidirectionnel. Ainsi on n'est pas limité par un mur invisible en haut et en bas : à partir du moment où n'est pas dans un couloir, on peut monter et descendre à volonté. Une belle innovation pour l'époque. Enfin Gradius nous propose des bruitages très classiques pour le genre, et des musiques passe-partout. Il reste malgré tout un bon jeu.


Aussi disponible sur : Arcade - Amstrad CPC - Commodore 64 - MSX - NES - PC-Engine - PC88 - X68000 - ZX Spectrum


 


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Gradius II


1988

3 ans après un premier épisode mémorable, Gradius revient et troque sa borne GX400 pour une GX785, autrement plus puissante (double processeur 16-bits). Le résultat se voit à l'écran avec un jeu bien plus beau. Les niveaux sont plus originaux, avec notamment celui des planètes en feu (avec les dragons) qu'on retrouvera dans d'autres épisodes (notamment dans le V où le rendu est magnifique). Les originalités sont nombreuses : on a un boss différent à chaque niveau, on a des voix digitales (une première dans un Gradius), 4 types d'armement au lieu d'un, des musiques mélodieuses (bien qu'un peu bruyantes, très typée Arcade), tout ça au service d'un jeu de meilleure qualité et un peu moins difficile. On retrouve bien sûr le fameux scrolling unidirectionnel (qui s'oppose au scrolling essentiellement horizontal d'R-TYPE) et un jeu nettement plus abouti. Un grand shmup.


Aussi disponible sur : Arcade - NES - GameBoy - PC-Engine Super CD-ROM² - Sharp X68000 - PC (DOS) - PlayStation - Saturn


 

 


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Gradius III


1989

Le GX945 n'étant qu'une petite mise à jour du GX785, le résultat à l'écran est nettement plus mitigé qu'entre le passage de Gradius I à II. La réalisation graphique n'a fait que peu de progrès, à part quelques effets mode7 assez discrets. Faut dire aussi que seulement un an sépare les 2 jeux. Par contre ce qui a été revu à la hausse c'est la difficulté. Pour la première fois dans un Gradius, on a une petite intro style best-of assez sympa et la possibilité de composer soi-même son armement (sympa l'option de downgrade du speed... pratique au cas où notre vaisseau va trop vite). Gradius III est donc trop peu innovant par rapport à ses pairs et c'est pour ça qu'il est resté un épisode mineur dans la saga même si la version Super Nintendo aura fait date.


Aussi disponible sur : Arcade - Super Nintendo - PlayStation 2


 

 


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Gradius IV


1998

En passant d'un système 16-bits à un système 32-bits, Konami s'est un peu lâché sur cet épisode majeur. Le jeu s'ouvre sur une courte intro qui en met plein la vue et de suite le ton est donné : Gradius IV va vous exploser les mirettes ! Premier épisode à composer avec des sprites en 3D (90% du jeu reste quand même en 2D), la partie technique avance à grand pas et nous expose des effets mode7 sublimes (rotations, zooms, morphing). Evidemment le jeu est somptueux mais Konami semble déjà manquer d'inspiration avec la réutilisation de certains niveaux connus, comme celui des planètes en flammes. Encore que, on ne s'en plaindra pas trop puisque le nouveau rendu est vraiment splendide. Avec ça on retrouve le concept du petit morceau de niveau facile à torcher histoire d'upgrader son matos, le même système d'armement et de boost mais cette fois sous 5 variantes (sans avoir la possibilité de composer son menu soi-même). Et il faudra bien ça car il semblerait que Konami est pris parti pour la difficulté. En effet cet épisode IV est sauvagement piquant. Enfin le son est aussi d'une excellente qualité avec de jolies musiques, rythmées et mélodieuses (seuls les bruitages sont banals). En bref, s'il est sérieusement difficile par moment, Gradius IV reste un sacré bon shmup bien comme on les aime. Faut dire aussi que Konami a pris son temps puisque 9 ans séparent les épisodes III et IV.


Aussi disponible sur : Arcade - PlayStation 2


 

 


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Gradius Gaiden


1997

Dernier jeu de la liste, cet épisode Gaiden est une ancienne exclusivité à la première console de Sony. Dans l'imbroglio des dates, on ne sait pas avec exactitude si cet épisode est sorti avant ou après Gradius IV. Toujours est-il qu'il en reprend la formule en mixant avec grande habilité la 2D et la 3D. Si sur PSX le rendu graphique ne semblait pas éclatant, sur le petit écran de la PSP c'est resplendissant. Les effets mode7 (rotations, zooms, déformations) sont superbement gérés et les boss sont de plus en plus imposants. Seul bémol : si la PlayStation s'accommodait avec brio de l'exercice, la PSP semble par contre moins à l'aise alors qu'elle est infiniment plus puissante. Résultat, lorsque l'écran est surchargé, ça ralentit. Et on pourrait prendre ça pour une faiblesse alors que finalement, ça aide bien. Et oui, une fois encore le jeu est très difficile dés le 3e niveau. La faute à un système de jeu inchangé depuis 1985, et qui semble aujourd'hui archaïque. En plus d'ennemis acharnés, les checkpoints sont moins nombreux. Ainsi lorsqu'on perd contre un boss, on se refait toute la dernière partie du niveau. Autre petit soucis de conception, Konami n'arrête pas de réinjecter ses anciens niveaux, à l'image du level des moaïs, certes cultes mais déjà-vu. A croire qu'ils manquaient d'inspiration. Heureusement que l'inspiration ne les a pas quitté pour la bande-son, qui nous propose d'excellentes musiques. Enfin, le système d'armement est entièrement paramétrable. On a le choix entre 4 types de vaisseaux (chacun a ses armes) et de là, on peut laisser l'ordre d'upgrade tel quel ou modifier son boost à sa convenance. Pas mal. En conclusion, cet épisode Gaiden est l'équivalent de Gradius IV en terme de fun. Même techniques visuelles, bande-son de folie, difficile à souhait... autant dire un grand shoot !


Aussi disponible sur : PlayStation


 

 


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Conclusion


Gradius Collection Note
ne plaira pas à tout le monde. Sa difficulté le rend élitiste et la réalisation, sauf peut-être pour les 2 derniers épisodes, est clairement dépassée. Seulement voilà, si je conseille cette superbe compilation qui réunit pas moins de 5 grands épisodes de la saga (de 1985 à 1997), c'est parce que l'adaptation est propre (à part quelques ralentissements sur le Gaiden) et que même si on rechigne sur certains passages clairement trop hardcore, la série des Gradius se compose de très grands shoots horizontaux. En plus, le mode galerie ravira les fans, les options sont complètes et le système de sauvegarde sera un petit palliatif à tant d'hostilité de la part des jeux. Gradius Collection aurait pu être la compilation ultime si seulement il réunissait tous les épisodes de la série (à la rigueur on peut comprendre que Gradius V n'y soit pas mais il manque au moins les 2 Salamander, les 2 Solar Assault, sans compter les Gradius Neo) mais déjà en l'état, vous en avez pour quelques heures de jeu si vous voulez tous les finir. Et aussi étonnant que ça puisse paraître, je trouve que les vieux épisodes vieillissent assez bien. C'est sans doute là tout le charme de ce genre de compilations...



Test réalisé par iiYama

février 2009