Crisis Core Final Fantasy VII (PSP)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2008
Développeur : Square Enix
Editeur : Square Enix
Genre : RPG

Support : 1 UMD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : FF7 CC
Prix au lancement : 40€
Score des ventes : 3.2 Millions



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Crisis Core

Final Fantasy VII



Il est de notoriété que Final Fantasy VII fut l'un des RPG les plus populaires de tous les temps. Il réussit le pari d'initier bon nombre de nouveaux joueurs aux RPGs et de trancher radicalement avec le genre autrefois omniprésent sur Super Nintendo. Parmi tout ça, le soft marqua par son histoire épique matinée de personnage charismatique au possible. Une histoire qui suscita bien plus tard, la création d'un film d'animation, une suite sur PS2 orienté action (Dirge of Cerberus) puis notre Final Fantasy VII : Crisis Core. Et c'est ici une préquelle à cette fameuse histoire que le titre PSP se livre en mettant sur les devants de la scène Zack, une figure silencieuse de FF7. Jeu adressé au fan uniquement ou soft totalement indépendant de l'oeuvre dont il tient ses origines ? Voyons ça.


Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir

Ainsi donc le personnage
L'histoire se cale 7 ans avant FF7. Les fans vont apprécier
principal est Zack Fair. Pour ceux qui ont joué à FF7 (ou plus pour un vrai fan), ce nom évoque un lointain souvenir : il s'agit d'un personnage, membre 1ere classe du SOLDAT, réelle clé de voute de l'histoire mais dont le nom et la silhouette ne nous est évoqué que quelques fois au cours de FF7. Et pourtant... Il tient en fait un rôle très important dans l'histoire ! C'est d'ailleurs ce rôle qui est le fil conducteur de Crisis Core et c'est ce que le soft nous propose de vivre, tout simplement en propulsant le joueur 7 ans avant les événements du FF7. Zack est donc un personnage aux antipodes de Cloud : téméraire et braillard, il devient au fil du jeu plus mature et plus charismatique encore. Le casting l'entourant est aussi rafraîchissant que vieux-jeu puisqu'au coté de celui-ci nous avons des bonnes têtes bien connues (Sephiroth, Aerith, Youffie, Cloud, Tseng...) et des moins connus à la prestance particulièrement réussie (Angeal, Genesis, Cissnei). Parmi les anciens (qui sont en fait ici plus jeunes que dans FF7), Sephiroth endosse une fois de plus le rôle du méchant charismatique qui pète son câble et on en apprend plus encore sur lui et ses origines (on le côtoie même un temps lors de mission du SOLDAT). De même qu'on en apprend du coup plus sur ce qui liait Aerith à Zack et ce qu'était Cloud avant son changement schizophrénique. Pour les nouvelles têtes, c'est le mentor de Zack (Angeal) et son comparse (Genesis) qui mène le début de scénario et ajoute une seconde profondeur à l'histoire de base. En somme, que du lourd, que du bon. Et il n'en est que plus plaisant de suivre les 15 heures qui composent le scénario principal, qui est lui même ponctué de scènes en image de synthèse dans ses phases clés, pour offrir un vrai confort narratif. Les références à FF7 sont bien entendues nombreuses. Par exemple on apprendra d'ou vient le fameux café de Tifa du secteur 7 et bon nombres d'informations sur Avalanche (qui existe déjà à cette époque du scénario) ou Cid (qui doit partir dans sa fusée).


Jouabilité & Gameplay

Il faut être honnête,
Crisis Core n'est pas un RPG comme son ancêtre mais un action-RPG à l'action un tantinet tactique
la prise en main de Crisis Core n'est pas immédiate, ni évidente. Car le jeu n'a aucun rapport avec son ancêtre, puisque c'est un "action-RPG" auquel nous avons droit. Le genre s'est pas mal développé avec des séries qui ont cartonné comme Kingdom Heart par exemple et Crisis Core à cherché à faire son propre trou dans cet univers. Durant l'aventure, le joueur se déplace et interagit avec les différents protagonistes qui lui passent sous la mains (et ce assez souvent dans Midgar). Les lieux à découvrir sont assez variés et souvent même connus : Midgar, Nibelheim, Gongaga... cette fois en 3D. Pour un fan c'est agréable car les décors sont très fidèles à l'architecture des lieux bien connus (et il y en a trop pour les citer). Pour les autres, la progression reste assez linéaire dans son ensemble et peu de routes sont disponibles. Les magasins ne sont accessibles que via le menu et sera débloqué en dénichant des obtenus cà et là. C'est un poil anti-RPG et contre le plaisir de se balader en ville pour faire ses achats. Heureusement, il y a les combats. Faute d'être un RPG donc, Crisis Core propose des combats dynamiques durant lesquels on contrôle Zack à l'aide de commandes situées en bas à droite de l'écran, et qu'on choisit via les touches L et R. De la simple attaque à l'emploi d'objets ou des fameuses matérias, le joueur contrôle les déplacements et peut également effectuer une roulade et une parade afin de varier ses mouvements et subvenir aux différents contextes. Le jeu cherche un tantinet à promouvoir la tactique en donnant un aspect stratégique au placement dans le dos des victimes (ce qui a pour effet de coller un critique à chaque frappe, ce qui n'est pas rien bien entendu), comme au choix des actions à produire pour résoudre un affrontement (avec les éléments par exemple). Mais la vraie particularité de Crisis Core c'est son système d'OCM (en version FR) : une roulette situé en haut à gauche de l'écran et dans laquelle tournent les figures des personnages importants et des chiffres. Cela représente le flux émotionnel de Zack et les résultats ont des répercutions capitales sur ses capacités en combat. Invincibilité physique ou magique, coût de MP ou SP nul, etc... Autant de bonus à percevoir pour de courts instants, ce qui permet généralement d'abuser d'une tactique plutôt que d'une autre et de diversifier grandement le jeu. Mais il n'y a pas que cela, car si la roulette affiche 3 fois le même visage alors c'est une limite qui est lancée (et qui dépend du dit personnage).


Obtenir 3 fois le
Les matérias sont une nouvelle fois sur les devants, tout comme les invocations
visage de Cloud, par exemple, permet de lancer une limite qui n'est pas s'en rappeler Meteorain, la 3ème du blondinet dans FF7. Et ce n'est pas tout (et non), puisqu'il est aussi possible, via ce système, d'invoquer des grosses bêtes bien connues (Ifrit, Odin, Bahamut...) ou des mascottes (Tomberry, Cait Sith...) pour le plus grand désarrois des adversaires (et le plaisir de nos mirettes, car les grosses invocations ont également droit à des scènes très explicites et tout à fait fabuleuses pour nous montrer combien l'ennemi va prendre cher). Hors combat, c'est un menu à première vue austère qui résume assez bien l'ensemble des possibilités du soft. Zack peut embarquer certaines pièces d'équipement (2 à 4, fonction de l'avancée dans l'histoire), pièces qui modifient ses caractéristiques et lui garantissent des résistances à des états bien gênants, mais aussi des fameuses matérias qui lui offrent tout un tas de possibilités. Comme pour FF7, il y a plusieurs types de matérias : matérias aux effets passifs (PV amélioré), matérias de magie noir (brasier, glacier...), matérias de soin (soin, Esuna, récup...), matérias de commande (qui au passage coûtent des PS, une sous-ressources que j'ai personnellement trouvé anecdotique), et quelques autres encore. Ces matérias se récupèrent sur le terrain bien souvent, mais pas seulement, car il y a un autre système qui approfondit énormément ce concept : les fusions de matérias ! Et là, les possibilités de créer de nouvelles matérias ou d'augmenter les bonus de celles ci, sont la porte ouverte à de longues heures de "nolifisme brute". Ce qui est bon avec Crisis Core, c'est que la quête principale est faite de façon à ne pas acquérir d'investissement de ce type et peut se finir en une quinzaine d'heure alors que l'utilisation des fusions et la progression dans les missions prolonge facilement ce quota à 30 heures aux bas mots. Oui, car il y a des missions dans Crisis Core. Mais bon, là il faut bien admettre que le jeu ne brille pas de ce coté-là, même si leur présence reste un plus indéniable pour la durée de vie et le plaisir de jeu. Les missions sont en effet très linéaires et se résument presque toujours à déambuler dans un donjon (rapidement du déjà vu car il y a quelques maps et ce n'est que la limite des zones qui changent) et à tuer le boss qui attend au bout, tout en récupérant les coffres qui y sont disséminés. En gros, ce n'est pas fantastique, surtout que parfois c'est un véritable copié-collé qui a été fait sur le contenu des missions.


L'image

De coté-là,
La 3D est magnifique et les vidéos vont vous décrocher la machoire
la PSP montre ce qu'elle sait faire de mieux. Niveau 3D c'est une pléthore de sprites détaillés, colorés et habillement animés qui servent à merveille les phases d'actions comme celles de l'histoire. L'animation y est de qualité et l'action est impeccable. L'autre point fort de ce Final Fantasy, c'est aussi ces vidéos en images de synthèses, survenant à des moments-clés tel que les invocations ou les passages importants de l'histoire. Et là, c'est du démontage de rétine sur le petit écran. On a une fantastique impression de voir un passage d'Advent Children (le second film d'animation du studio), ce qui ponctue avec plaisir le soft. De l'invocation apocalyptique, aux couleurs lumineuses et douce à la fois, durant 40 bonnes secondes (zappable d'une simple touche, ça peut servir) à la scène scénaristique durant parfois 3 à 5 minutes, la qualité et la beauté de celles-ci est telle que même ma copine, qui n'y connait rien, a pris le temps de regarder, avec une certaine lumière dans les yeux, lorsque je lui montrer. C'est bien la preuve que ça arrache tout…


Le son

La bande son de
Quelques remixes de FF7, de bons bruitages, un bon doublage
Crisis Core reprend des thèmes clés de FF7 (les plus grands en fait) en les remixant habilement. C'est un véritable plaisir pour le fan que je suis, tant la qualité des reprises est au rendez vous. Les thèmes propres à Crisis Core ne sont pas en reste et offrent une véritable identité sonore au soft (mentions spéciales pour Wandering on a Sunny Afternoon). Si les textes sont traduits et localisés, ce n'est pas le cas des voix. Mais ces dernières (anglaise en Europe), sont aussi d'excellente qualité et d'une grande intégrité. Celle-ci font mouches durant les scènes cinématiques et certaines phrases-clés restent en tête tout le long du jeu. Les bruitages, quand à eux, ne transcendent pas mais on apprécit le fait qu'ils soient en grande partis tiré de FF7.


Note générale

Voilà donc qui est Crisis Core : un action-RPG à la plastique irréprochable et à la réalisation impeccable, digne en tout point de Square Enix finalement. Sans avoir jouer à FF7, le jeu ne perd pas tout son charme car il est ni plus ni moins qu'un très bon jeu où une histoire commence et cherche sa fin. Du coup, ça peut tout simplement mener à l'envie de s'essayer à ce grand jeu qu'est Final Fantasy VII (et moi ça m'a donné envie de m'y remettre pour la 6èmes fois… vive le PlayStation Store). Par contre, ceux qui ont appréciés FF7, les fans, ceux qui le connaissent sur le bout des doigts, vont vraiment se régaler car Crisis Core contient un nombre impressionnant de clins d'œil et de références, en plus du scénario. Pas spécialement difficile pour ce qui est de la quête principale, le jeu tient quand même la route pour sa durée de vie et surtout pour son scénario théâtral à la mise en scène géniale.


Test réalisé par Aquel

décembre 2009