The Order 1886 (PS4)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2015
Développeurs : Ready at Dawn - SCE Santa Monica Studio
Editeur : Sony Computer Entertainment
Genre : TPS

Support : 1 Blu-Ray
Version logicielle : 1.0
Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 32Go (install)
Moteur graphique : RAD Engine 4.0
Définitions HD : 720p - 1080p (30fps)
Compatible 3D : non
Remote Play PS4/Vita : oui

Difficulté :
Compatible PS Move : non
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 1 Million




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The Order

1886



Sur le Net,
Bien que convenue, l'histoire est sympa. Cependant, on sent bien que l'écriture ne va pas jusqu'au bout et que des suites sont à prévoir
on peut lire tout et n'importe quoi au sujet de The Order : 1886... surtout n'importe quoi ! Désigné à la fois comme une vitrine technologique des (futures) capacités d'une PS4 jusque-là un peu sous-exploitée, jeu/film au gameplay creux, durée de vie famélique, scénario capilotracté, j'en passe et des meilleurs. Bref, c'est un jeu qui ne fait clairement pas l'unanimité, qui divise les joueurs et il n'est donc pas facile de se faire un préavis honnête avant de se décider d'acheter, ou non. C'est donc à moi que revient la tâche de vous livrer, je l'espère, le meilleur avis possible sur le sujet. Avant de commencer à écrire quoique ce soit, il y a tout de même une vérité qui ressort : si The Order s'est correctement vendu, c'est aussi parce que sur PlayStation 4, à la sortie du jeu, il n'y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent. Et il n'y a rien de plus vrai ! Depuis les fêtes de fin d'année (2014) et après quelques jeux multi-supports (plus ou moins de qualité), sans compter ces quelques jeux dématérialisés qui font malgré tout patienter, il faut reconnaitre que la ludothèque de la PS4 prend très lentement du poids (on peut d'ailleurs en dire autant de la Xbox One). Et c'est étonnant de voir que la console se vend si bien... alors que finalement, il n'y a qu'une poignée de "vrais" bons jeux à installer sur son disque dur. Deuxième point à aborder, The Order a été développé par Ready at Dawn, épaulé par Santa Monica Studio. Ce dernier on le connait bien, puisqu'ils sont derrière de très gros titres PS2 et PS3, les grands épisodes de God of War en tête de liste. Déjà bien plus modeste, Ready at Dawn est connu pour son sympathique Daxter (spin-off de la série Jak & Daxter, sorti en 2006 sur PSP) et des petits épisodes de God of War (tiens, tiens...) que sont les Chains of Olympus et Ghost of Sparta (sorti respectivement en 2008 et 2010, également sur PSP). Depuis, hormis une compilation "HDisée" de ces mêmes jeux sur PS3, le développeur se faisait discret et on se demande comment, ce petit studio californien qui développait autrefois pour la feu PSP, s'est retrouvé avec un énorme chèque de la part Sony, leur réclamant le développement d'un gros titre pour la récente PS4. Bref, The Order : 1886 a enfin vu le jour en février 2015 et ce, après un battage médiatique assez conséquent. Après 30 bon Gigas d'installation, il était donc grand temps de se lancer dans l'aventure et de voir si le développeur des "God of War du pauvre" avait les épaules pour assumer une telle production.


Le jeu prend place en
Les scénaristes ont fait un sacré mélange et nous proposent une étrange soupe qui mêle plusieurs horizons historiques et fictifs
1886 (la date de conception du Coca-Cola ! :) dans un univers au look victorien mais qui n'a rien d'archaïque pour autant. Mêlant des technologies futuristes à des personnalités aux noms bien connus, cette uchronie nous fait découvrir 4 personnages qui luttent en premier lieu contre des rebelles, opposés au pouvoir en place, mais aussi et surtout contre des lycans (loup-garous), le tout dans un Londres hautement alternatif. Cette guerre longue et meurtrière mettra l'humanité au bord du gouffre, jusqu'à ce que la technologie les aident à doucement reprendre le dessus. Dans cette histoire, nous jouons le personnage de Galahad, l'un des représentants de l'Ordre, accompagné de Perceval, Igraine et La Fayette. Bien entendu vous avez déjà reconnu certains patronymes directement issus de l'histoire et c'est vrai que le jeu mélange un peu tout et n'importe quoi : l'inventeur des joujoux létaux n'est autre que Nikola Tesla, on entend parler d'Arthur, de Lucius, de Jack l'Eventreur, du Saint Graal... le tout mélangé à la menace des loup-garous anciens et des hybrides (d'apparence humaine de prime à bord), aux chevaliers de la table ronde et à la police londonienne (il ne manque plus que Sherlock Holmes !). Bref c'est une sacrée soupe qu'on nous livre-là, à croire que le scénariste Kirk Ellis ne boit pas que de l'eau, et qu'il ne prend pas que des cachets pour les maux de tête. Heureusement pour The Order, et par je ne sais quelle magie (sans doute celle du jeu vidéo et du cinéma qui nous font gober tout et n'importe quoi), l'univers à beau être un pot-pourri de tout ce qu'ils ont trouvé de mystiques, il n'empêche qu'au final, ça tient encore pas mal la route. Aussi incroyable que ça puisse paraitre, le jeu ne tombe jamais dans les travers faciles de scénarios bidons, et avec sa mise en scène magistrale, je dois même avouer qu'on accroche plutôt bien.


L'aventure commence
Des QTEs, toujours des QTEs, encore des QTEs... cependant il fallait bien ça tant les cinématiques sont nombreuses
assez fort mais une fois le prologue terminé, on fera un substantiel retour en arrière, afin de mieux comprendre comment notre personnage a réussi à se mettre dans un pétrin pareil. Une formule assez classique à Hollywood et qui officie de plus en plus dans nos jeux vidéos. Cependant très vite, vous allez vous apercevoir que le jeu n'est pas vraiment un TPS pur souche comme il y en a tant, puisque énormément de cinématiques entrent en ligne de compte, elles mêmes accompagnées d'un nombre assez conséquent de QTEs. Les QTEs, cette mode passée de mode, permet de rester dans le vif de l'action et quelque part on peut comprendre le choix des développeurs car il faut reconnaitre qu'elles sont vraiment très très très nombreuses, d'autant plus que les cinématiques sont abondantes (ça permet de garder l'attention du joueur, qui reste ainsi qu'à demi spectateur). D'ailleurs, selon le choix de la difficulté, les QTEs seront plus nombreuses et plus exigeantes en terme de timing. Tout ça rappelle bien sûr des productions qui s'orientent de plus en plus vers le cinéma, à l'image d'Heavy Rain ou de Beyond : Two Souls. Reste que les cinématiques se déclenchent pour tout et rien, et qu'on ne peut pas les zapper (heureusement, on peut les mettre en pause !). Si ça fait grincer quelques dents, à ça il y a des raisons. Tout d'abord pour une question de durée de vie, ensuite parce qu'elles proposent souvent des interactions (pas toujours sous forme de QTE, je vous rassure) et surtout parce que le jeu charge ses données en continu. En effet, et c'est un bon point pour lui, à moins de vous faire péter la gueule par un ennemi, vous ne verrez jamais d'écran de loading, comme si l'histoire se déroulait à la façon d'un long-métrage. En somme, ce sont là les bons et les mauvais aspects de ces cinématiques, parfois très longues.


Si vous voulez mon
La mise en scène est absolument fabuleuse ! Ceci dit, il faut aimer les jeux où les cut-scènes sont légion...
avis intime, j'ai apprécié l'histoire et cette mise en scène à outrance ne me dérange aucunement (ça m'a rappelé Metal Gear Solid 4 et ses cut-scènes interminables !). Certes c'est peut-être un peu trop, mais je préfère ça à des jeux dont la mise en scène se réduit à 3 fois rien et dont certains crient malgré tout au génie (Portal ?). De plus, il n'y a pour ainsi dire aucune différence entre les graphismes "in game" et les cinématiques, qui sont pourtant bluffantes ! La qualité est au rendez-vous, tant pour des animations de très haute performance (merci la motion capture), qu'un jeu d'acteur clairement au dessus du lot. Les modélisations sont superbement détaillées, la synchro labiale est correctement assurée (la plupart du temps), les personnages arborent les expressions faciales de circonstance, et il faut voir avec quelle précision la jonction des sprites est gérée. Vous savez, comme par exemple lorsqu'on voit le bras d'un perso rentrer lamentablement dans un mur... et bien ici il suffit de voir Galahad inspecter un objet (ce qu'il fera assez souvent en fin de compte) pour se dire que la réalisation a enfin pris du galon depuis la génération précédente. Ajoutons que notre doublage national assume un gros casting vocal. Joël Zaffarano (la voix officielle de Hugh Jackman) prête son timbre à Galahad, Olivia Dalric (la voix de Michelle Rodriguez) prête sa voix à Igraine, La Fayette est doublé par Denis Laustriat (la voix française d'Orlando Bloom), on a aussi Lionel Tua (la voix du prince dans Shrek 2... à chacun ses références ^^), Alimi Nathanel, Laëtitia Lefebvre et bien d'autres qui officient généralement pour le cinoche ou les séries télé. Autant dire que Sony y a mis les moyens, et nous propose du lourd ! Et quand on travaille avec de vrais professionnels du métier, forcément on obtient un résultat de grande qualité.


Pour ce qui
The Order est un TPS classique, mais loin d'être désagréable
est du cœur du jeu (hors cinématiques et QTEs, entendons-nous), The Order est un TPS tout ce qu'il y a de plus classique. On dispose de quelques armes (une arme de poing, un fusil et 2 types de grenades : fumigènes et frag'), certains fusils ont un tir secondaire, on a une mise à couvert, on ramasse des munitions en chemin, on peut changer ses pétoires pour celles laissées par les cadavres, on peut enjamber certains obstacles, on a même quelques rares et brèves phases de grimpettes façon Uncharted. Les lycans sont bien entendu les ennemis les plus coriaces du jeu et il faudra les finir "à la main" (en leur plantant un long couteau -sans doute en argent- dans le cœur). A part ça, l'armement n'est pas toujours original mais reste agréable à l'utilisation et le design reste sympathique. Seul bémol : le jeu nous impose souvent ses armes aux gré des scripts (du moins, jusqu'à ce qu'on puisse en changer), ce qui est toujours aussi pénible car on a vite nos préférées. Dans tout ça, si les phases d'action sont très classiques, elles sont loin d'être désagréables puisqu'on a un bon feeling avec les armes. En parallèle, le jeu nous propose quelques variantes comme ces phases d'infiltration un peu relou où si on rate un QTE ou qu'on se fait repérer, on recommence d'office, ou encore des phases d'adresse ultra simples, qui permettent de crocheter une serrure (une méthode qui rappelle sans mal Splinter Cell), survolter le réseau électrique ou encore envoyer un message en morse (en "cliquant" sur le pavé tactile). On note que les options permettent d'inverser les gâchettes (une option sympa et qui manque à quelques jeux) de façon "logicielle", et ce avant que le firmware 2.50 de la console ne nous le propose. Pour ce qui est de la durée de vie, les 16 chapitres que compte l'aventure vous prendront 6 à 8 heures... et ce sans mode multi-joueurs. Alors oui, c'est vraiment court, d'autant que ça n'a pas l'intensité d'un solo de Call of Duty (à durée semblable) et surtout, que ça manque de contenu.


A vrai dire,
On peut scruter quelques objets, mais ça ne sert strictement à rien !! D'ailleurs, avec un peu plus d'exploration, le jeu aurait gagné en profondeur et aurait proposer une durée de vie plus honnête
je soupçonne que le développement a été écourté car ça manque cruellement d'interactions et d'exploration ! On ne peut presque rien scruter, ni parler à quiconque, on ne peut pas ouvrir les portes (hors celles prévues dans le parcours fléché que compte l'aventure principale), il n'y a rien à collecter, aucun argent à trouver (ce qui aurait agréablement pu servir pour un magasin) et aucun objet à trouver. Pire encore, les 4 pauvres babioles qu'on peut observer, comme des photos ou des coupures de journaux, sont restés intégralement en anglais, même pas sous-titré (même pas les gros titres, c'est dire !). Et pourtant, on sent bien que certaines zones étaient propices à ça, à fouiller les lieux afin de trouver divers documents à lire (un peu comme dans Resident Evil finalement), or il n'y a rien ! De même on trouvera des enregistrements audio à l'intérêt très limité dans leur contenu d'une part, et d'autre part le dit message n'est pas audible en jeu. Non pour ça il faut ouvrir le menu pause et entrer dans l'onglet "archives". Autant dire qu'on s'ennuie ferme à écouter ces histoires qui ne sont que très vaguement liée à l'histoire principale (et encore, ce n'est pas toujours le cas). Au final c'est vraiment dommage car les développeurs avaient la possibilité de rendre la trame scénaristique plus riche, le fond de son univers plus cohérent... mais non. Et vu la construction de certains niveaux, c'est ce qui me fait dire que le jeu a sans doute été étudié pour ça, mais que le développement a été écourté afin de coïncider avec une sortie propice, celle de cette période creuse qui aura finalement profiter aux ventes du titre.


Techniquement par contre,
Techniquement, The Order est époustouflant ! Par contre les bandes noires sont une nouvelle mode... plus proche de la plaie :(
The Order : 1886 nous fait dire que la "promesse next-gen" est enfin là ! Le jeu est vraiment superbe, les textures sont hyper détaillées, le design est somptueux, le visuel fourmille de détails (comme les habits de Galahad ou ses cheveux non statiques), c'est précis, fin, le framerate ne subit aucun à-coup et l'aliasing se fait très discret. Autant dire que le moteur RAD Engine 4 est parfaitement exploité et tire bien parti des capacités de la PS4. On note également que certains objets sont joliment destructibles mais pas tous malheureusement. Tirer sur un lustre ou des vitres... si ce n'est pas dans le script, vous ne briserez rien ! C'est un peu dommage d'arriver à un tel niveau de technicité, sans que ce genre de détails ne soient pris en compte. A contrario, on a une très jolie gestion de la physique : lorsque Galahad bouscule un objet ou passe entre 2 rideaux, le rendu est saisissant. Je l'ai toujours dit et le dirais toujours, sur le papier obtenir le sacro-saint 1080p/60fps n'est pas forcément signe de beaux jeux. Il y a des titres qui sont restés en 720p qui sont parfois plus beaux que ceux en Full HD. La finesse de la résolution ne fait pas tout et surtout n'améliore pas la qualité des textures ou le design. Tout ça pour dire que s'il tourne bien en 1080p, The Order ne propose pourtant que du 30 images par seconde. Mais pas de quoi être déçu, puisque le titre est parfaitement fluide ainsi. Cependant on notera 2 petites astuces de programmeurs, afin d'obtenir cette fluidité. Tout d'abord un "flou cinétique" s'applique à chaque mouvement de caméra. Ça économise des calculs et prévient de possibles chutes de framerate. Le soucis c'est que c'est un peu désagréable pour les yeux et non désactivable dans les options (comme c'est le cas dans certains titres). Mais ça encore, après un petit temps de jeu, on n'y fait plus attention.



Par contre
La bande-son est de qualité, mention spéciale au doublage
ce qui est vraiment gênant, ce sont les 2 grosses bandes noires en haut et en bas de l'écran, qui bouffent exactement 25% de l'écran. Tout droit inspiré de Evil Within, s'il y avait une (mauvaise) idée à ne (surtout) pas reprendre du titre de Shinji Mikami, c'était bien celle-là !! Car encore une fois ça nous gâche le visuel et surtout l'appréhension des combats (c'est surtout le cas contre les lycans, qui sont relativement mobiles et qu'on a un peu de mal à localiser). Entre le flou cinétique et les bandes noires, voilà comment on fait pour avoir une réalisation de tout premier ordre, sans avoir de soucis de framerate. Terminons par la partie acoustique du titre, dont les musiques ont été composées par John Graves. Si l'homme est connu pour son travail (admirable !) sur la franchise Dead Space, sur FEAR 3 ou encore sur le reboot de Tomb Raider, sachez qu'ici il nous livre une bande-son toujours à-propos et finement orchestrée. Les compositions m'ont véritablement séduit et apportent tout ce dont le jeu avait besoin pour nous immerger dans ce film interactif. Enfin je ne reviens pas sur la qualité très probante du doublage français (sans doute l'un des meilleurs de ces dernières années) et je terminerai par les bruitages, qui sont de bonne qualité. Certes on aurait apprécié des armes plus dynamiques mais en l'état, ça fait largement l'affaire.



The Order : 1886 Note
aura beaucoup fait parler de lui, souvent en mal et souvent par des gens qui n'y ont même pas joué ! C'est exactement comme critiquer le CD d'un artiste sans l'avoir entendu, ou donner son avis sur un film, juste en ayant visionné la bande-annonce : c'est crétin ! Car cette nouvelle production du studio de Ready at Dawn (épaulé par le grand Santa Monica Studio) a autant intrigué... que sans doute aussi, déçue. Extrêmement narratif, avec beaucoup de cut-scènes, à l'image de l'indéfectible Metal Gear Solid 4 c'est un choix et moi personnellement, j'aime bien ça ! Les histoires doivent être mise en scène, nous faire profiter du savoir-faire des développeurs, quand certains jeux manquent cruellement de ça. Maintenant la seule question qui se pose vraiment c'est "n'est-ce pas justement trop ?". Qu'à cela ne tienne, j'ai apprécié la formule. Ce que j'apprécie beaucoup moins, c'est les QTEs à outrance et pour tout et rien (façon Resident Evil 6 ou des titres comme Beyond : Two Souls) et un contenu de fond misérable. Aucun document à lire, des messages audio chiant à écouter, une exploration totalement mise de côté... ce qui implique forcément une durée de vie un peu maigre, surtout pour un jeu qui ne comporte aucun mode annexe, aucun bonus, peu de rejouabilité et pas multi-joueurs. Malgré tout, il serait fielleux de dire que tout est à jeter. En effet si sa partie TPS est classique au possible, elle n'est pas désagréable pour autant, l'histoire est sympathique à suivre (cette uchronie victorienne m'a beaucoup fait penser au film Van Helsing), la partie sonore est d'excellente qualité et la réalisation graphique va vous faire prendre conscience qu'il n'y a pas que le PC qui est capable du meilleur en terme de performances graphiques. Véritable vitrine technologique de la console, il est aussi vrai que les développeurs ont sans doute beaucoup passer de temps là dessus... au détriment du gameplay. Mais de là à traiter The Order de jolie coquille vide, je trouve que certains y vont un peu fort. Cependant et objectivement, malgré ce qu'à dû couter une telle production, nous ne sommes pas en présence d'un "must-have" de la PS4 : c'est un sympathique TPS, hautement narratif et extrêmement beau, mais pas un hit pour autant. Il faut juste savoir faire la part des choses et prendre le jeu pour ce qu'il a à offrir, ni plus ni moins (même si je l'avoue, à sa sortie il était un peu cher eu égard au contenu proposé). Maintenant vu que Ready at Dawn a l'air fin prêt pour réaliser de gros jeux, espérons que s'ils s'attèlent à une suite, ils corrigent tous les petits trucs qui clochent afin de nous offrir un The Order : 1887 (oui, il pourrait s'appeler comme ça :) de meilleure qualité. Car comme l'a écrit si bien mon ami Puffmagicd dans son test, à l'image d'Uncharted dont le premier opus était très imparfait, il ne manque qu'un peu de maturité à The Order pour qu'il devienne exactement comme on l'espère...



Les -

  • Durée de vie franchement limite : rejouabilité bof-bof, pas de multi, aucun bonus à débloquer...
  • Documents à ramasser ou écouter, d'une inutilité sans nom !
  • Zéro exploration et pour ainsi dire aucun "collectible"
  • Un scénariste qui n'a pas bu que de l'eau
  • Des QTEs, beaucoup de QTEs, trop de QTEs...
  • Phase d'infiltration un peu chiantes
  • Les bandes noires, quelle merde :(
  • Les +

  • Hyper scénarisé (moi j'aime ça mais c'est pas au gout de tous)
  • Mise en scène impressionnante, dynamique, cinématographique
  • Motion capture de qualité et excellent jeu d'acteur
  • Excellent doublage et synchro très correcte
  • Transitions cinématique/jeu imperceptible
  • Techniquement époustouflant !
  • Pour ainsi dire aucun loading
  • Au fond l'histoire est sympa

  • Test réalisé par iiYama

    mai 2015