Rainbow Six VEGAS 2 (PS3)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2008
Développeur : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Genre : FPS

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 3Go (install)
Moteur graphique : Unreal Engine III
Définition HD : 720p
Difficulté :
Multi-joueurs : 3 en coop / jusqu'à 16 online

Compatible Move : non
Compatible 3D : non
Abréviation : R6 Vegas 2
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 3.7 millions (tous supports)


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Rainbow Six
VEGAS 2






Le jeu Rainbow Six VEGAS est un excellent titre : tactique sans entrer dans un extrême pénalisant, nerveux sans être trop difficile, plutôt joli et bien réalisé. Mais il avait aussi quelques casseroles à se traîner avec des erreurs de conception assez pénibles à supporter. Mais l'image est restée forte, voilà pourquoi Ubisoft en a profiter pour faire une suite. Dés la sortie du premier opus, le studio de Montréal s'est immédiatement affairé à cette suite, ce qui fait qu'à peine un an et demi après, VEGAS 2 montre déjà le bout de ses polygones. Avant d'entrer dans le vif du sujet, il faut quand même souligner qu'Ubisoft a été un visionnaire car il est l'un des premiers développeurs a avoir compris dans quel sens allait tourner le vent. En effet, c'est avec cette 7e génération de consoles que le jeu vidéo s'est "casualisé" dans un sens, et surtout "consolisé" dans un autre. En somme les jeux sont plus faciles et les titres multi-supports sont avant tout conçus pour une prise en main au pad, le PC profitant généralement de portages plus ou moins réussis des versions Xbox 360. Et ça se sent bien avec cette suite, bien plus abordable. De son côté, Rainbow Six VEGAS 2 tient à la fois le rôle de préquelle et de séquelle au premier opus, on y retrouve la ville du vice sous un autre angle, quelques améliorations graphiques et surtout de gameplay. Ubisoft a tout de même bien fait de sortir son jeu hors des périodes festives, car malgré son fort potentiel de sympathie et un jeu bien fun, les différences avec le premier volet sont quand même assez maigres et une nouvelle fois, la réalisation se pare de bévues parfois pénibles. Ceci dit, même si on pourrait se laisser aller à la raillerie en disant que cet opus tient plus de l'add-on que de la véritable suite, avec notamment un jeu qui ne surprend jamais, force est de reconnaitre qu'il divertie énormément et qu'on a bien du mal à lâcher le solo avant l'épilogue. Et c'est bien ça qu'on demande en premier à un jeu non ?


Développement scénaristique

Le
Le scénario reprend celui du premier épisode et va plus loin
scénario débute avant celui relaté dans le premier épisode et se termine juste après, clôturant ainsi l'histoire, puisque les 2 scénarios sont parallèle. Cette fois on joue Bishop, qui peut être une femme ou un homme, on revoit Logan au début du jeu (il n'est pas encore chef) et nos 2 coéquipiers (Mike et Yung) sont les mêmes (en fait, ils partent faire équipe avec Logan vers la fin de cet épisode-là). Ce ratissage est bien sympa et nous livre en plus une trame plus riche avec en prime un rebondissement final peu original mais bien vu. D'ailleurs le scénario est plus palpitant, mieux mis en oeuvre, ce qui apporte un vrai plus au titre et c'est un peu ce qui manquait à son prédécesseur. Pourtant il n'y a pas de quoi se réjouir de trop puisque la vue à la première personne n'offre pas de grosses mises en scènes et par exemple l'aventure débute sur une prise d'otages mais ça manque clairement de mise en ambiance. A vrai dire, il n'est pas rare d'avoir les forces de police à à peine 2 portes des terroristes, sans que ça gêne personne. On a fait plus réaliste. On retrouve également les vidéos implantées et donc un développement scénaristique vécu uniquement des yeux du héros. Pas super passionnant non plus, le scénario fait largement l'affaire et nous aide à replonger dans cet univers. Quant à Las Vegas, la ville est clairement passée au second plan. Le jeu justifie son titre grâce au liant scénaristique avec le premier opus mais on ne mangera pas de machines à sous et d'hotels jusqu'à l'overdose comme autrefois. Ainsi le jeu est bien plus varié, ce qui n'est pas un mal.


Jouabilité & Gameplay

Première
Cette fois on peut choisir de jouer un homme ou une femme et choisir quelques paramètres physiques
innovation, on pourra enfin choisir à quoi va ressembler son personnage. Homme ou femme, trait du visage, camouflage, on choisira aussi les fringues. Bien sûr ça ne sert pas à grand chose puisque c'est franchement limité, mais l'option est plaisante. Une fois modelé, il faudra ensuite s'équiper en armes, grenades et/ou explosifs. Mais la grosse nouveauté c'est qu'on peut désormais s'équiper d'éléments d'armure (genouillères, buste, épaulettes), ce qui fait que Bishop sera capable d'encaisser bien plus que Keller. Evidemment, plus on est protégé moins on est mobile mais en contre partie ça rend le jeu bien plus facile (il y a aussi plus de checkpoints et ça c'est vraiment agréable). Il faut dire que le mode easy est tout à fait abordable, ce que le premier opus avait lamentablement omis (et m'a fait pendre quelques crises de nerfs sur la fin du jeu). En effet, même si les meilleures pièces d'armures sont bloquées, dés le début on peut correctement s'équiper et avoir un personnage qui encaisse un peu plus qu'autrefois (pas de quoi la jouer bourrin pour autant, mais on évite ainsi les frustrations). D'ailleurs les développeurs ont tout fait pour rendre le jeu plus équitable et pour éviter les scènes bien chiantes à passer. A croire que les plaintes des joueurs ont étées entendues. Chaque ennemi abattu nous rapporte des points XP. Plus on évolue (par le biais de grades) plus on débloque de nouveaux équipements. Mais pour avoir fini le jeu, je peux vous dire qu'au premier jet vous n'allez pas débloquer grand chose. Il faudra finir le jeu plusieurs fois (ou dans des modes plus difficiles) pour acquérir les meilleurs équipements et de nouvelles armes. Ensuite on retrouve naturellement les caisses de ravitaillement, où on pourra changer son matos en cours de route et faire le plein. Par contre, il est dommage qu'on ne puisse toujours pas imposer le matériel à nos coéquipiers et si le système d'XP et de déblocage d'armes est une bonne chose, le fait de ne pas pouvoir pendre (entre autre) les chargeurs max et les lunettes de visée en même temps, frise le n'importe quoi. Après tout qu'est-ce qui nous empêche "physiquement" de prendre les 2 ? Dans tout ce réalisme qu'Ubisoft veut nous faire vivre (et il est vrai qu'on est au coeur de l'action), il y a des incohérences parfaitement crétines qui freinent notre immersion. Par exemple il n'est pas rare de lancer une grenade, de la voir partir et qu'elle explose à nos pieds ! Pareil, si l'IA ennemie est souvent dans les fraises, nos coéquipiers de leur côté sont de vrais boulets. Soit ils vont inutilement au front et se font exploser, soit ils sont tellement agressifs qu'il ne nous reste pas grand chose à entreprendre. Mais le pire, c'est qu'en mode "groupé" ils sont littéralement dans nos pattes, gênant ainsi la plupart de nos mouvements, surtout de retraite. Il suffit de tomber sur un ennemi, de vouloir faire marche arrière pour se mettre à couvert, pour buter sur ces 2 gogols qui bloqueront la porte (et du coup on se fait tuer, vous vous en doutez bien). Ils sont dans nos pattes et se révèlent extrêmement envahissants. Pourtant, tout l'aspect tactique du jeu profite de nos 2 acolytes. Le système d'ordres est exactement le même mais cette fois on peut en plus leur demander de jeter des grenades ou des fumigènes. C'est pratique si on est à sec (d'ailleurs les grenades frag semblent plus efficaces, ce qui n'est pas un mal).


Autre
La mise à couvert et le sens tactique ont toujours une grande place
point sensible, Bishop peut désormais courir (ce qui semble être une évidence et qui n'était pas disponible autrefois) mais seulement durant 5 secondes. On se moque de qui là ? Déjà qu'un civil normal pourrait tenir bien plus longtemps que ça, j'imagine mal un chef d'escouade surentrainé être autant asthmatique... d'autant qu'une fois encore, il marche sacrément lentement (plus encore selon la grosseur de l'arme, entre nous je ne vois pas pourquoi on marcherait plus lentement avec une M60 qu'avec un Famas, ce n'est pas les 3 ou 4 kilos de différence qui doivent jouer). Pour en revenir aux coéquipiers, on conserve l'ancien système de soins, ce qui n'est pas forcément un mal. Malheureusement, ça va souvent contre tout sens logique. Toujours en binôme, celui qui reste debout n'ira jamais soigner son collègue, même si celui-ci est entrain d'agoniser à ses pieds. Il faut toujours lui en donner l'ordre. Avouez que c'est idiot. De même, on peut les soigner eux mais si nous on tombe, personne ne viendra nous soigner, c'est game over. En somme, nous on peut crever (ce qui quelque part est logique puisqu'ils ne soignent jamais sans ordre). Autre détail bien pénible, il n'est pas rare qu'on se fasse toucher alors que c'est physiquement impossible. Que les balles traversent le métal et le bois, je veux bien mais qu'elles traversent un pilonne en béton armé, c'est tout de suite moins drôle (et c'est pire si on subit ce fameux bug où l'arme du mercenaire traverse littéralement le mur pour nous exploser à bout portant... c'est du vécu !). A moins que les ennemis arrivent à courber la trajectoire comme dans le film WANTED... mais j'en doute. Dernier point discutable, si certaines zones semblent plus vastes, l'exploration est toujours mise au placard. Plusieurs itinéraires et plusieurs approches sont possibles mais généralement ça se cantonne à une voire 2 pièces successives, jamais plus (en traduit le jeu est linéaire). Je sais, je ne dépeins pas les meilleurs atours du jeu, je dirai même qu'il se trimballe quelques problèmes de conception qui n'ont pas tous été réglés avec cette suite (alors qu'on sent bien que les développeurs ont repris exactement la même base). Pourtant, il m'est difficile d'être vraiment sévère envers ce VEGAS 2. Comme je l'ai déjà dit, il est plus équilibré, ce qui le rend bien plus agréable à jouer. Et puis il est toujours aussi grisant. Si on ne subit pas de bug, le gameplay est parfaitement huilé, c'est à la fois tactique, nerveux, enivrant même selon le passage. Les visions nocturnes et infra-rouge sont toujours aussi réussies, les descentes en rappel (qui se font rares dans cet épisode) sont toujours aussi toniques, et les phases d'infiltration sont mieux maitrisées. Bon on subit encore la bêtise de l'IA qui arrive à nous repérer sans même nous voir, mais avec un silencieux il est tout à fait possible de tuer les ennemis à proximité sans alerter toute la meute. Bref, VEGAS 2 c'est du VEGAS "version ++", une suite qui n'a pas cherchée à réellement innover mais qui malgré tout propose une expérience de jeu enrichie et une action toujours aussi plaisante. Voilà pourquoi on ferme les yeux sur ses récurrents défauts.


L'image

Toujours
Les décors sont plus variés et le jeu est plus beau
dopé à l'omniprésent Unreal Engine III (si si Dinowan, c'est le même moteur graphique), le moteur graphique semble mieux maitrisé (comment pourrait-il en être autrement ?). Le moteur d'Epic a désormais 2 ans et il tourne parfaitement sur nos consoles, en offrant notamment de très beaux décors. Car une fois de plus, Ubisoft ne travaille pas beaucoup ses PNJs, plus encore les femmes. Les modélisations des protagonistes principaux (mâles) ne sont pas mauvaises mais les PNJs secondaires et toutes les femmes, sont faites à l'arrache. Une déception critiquable et notable. J'ai aussi trouvé très con qu'on nous refile 2 écrans de loadings, le premier avec texte, le second sans. C'est un peu gênant puisqu'on n'aura rarement le temps de lire ce qui s'y dit, que déjà ça zappera à la seconde image. On notera aussi quelques textures foireuses, quelques PNJs dont les yeux ont des réactions bizarres, de bonnes animations d'un côté (les mercenaires, nos coéquipiers), d'autres complètement minables (les PNJs, encore eux), divers bugs comme un gars qui écrit sans tablette et sans stylo (?), un autre qui parle sans ouvrir la bouche ou comme je le disais tout à l'heure, des armes ennemies capables de traverser les murs. On remarquera une nouvelle fois que les véhicules sont fait à la truelle, que les corps disparaissent en moins d'une minute, en gros on est un peu déçu que ça avance d'un côté pour stagner de l'autre. Oui je suis un peu dur avec ce jeu parce qu'en 2008 on en attend plus. Mais heureusement pour nous et pour lui, VEGAS 2 a aussi quelques qualités qui comptent. La première d'entre elles c'est que le jeu est bien plus beau, j'arrête pas de le dire. Les textures sont plus fines, l'aliasing est plus discret, les reflets sont vraiment magnifiques, la vision thermique est encore plus impressionnante de réalisme, les morts ne font plus peur (les yeux sont généralement fermés) et les impacts sur les murs sont bien visibles. Petite nouveauté, la plupart des objets sont à présent destructibles. Ne comptez pas refaire la déco avec une destruction massive façon Stranglehold mais c'est déjà pas si mal (plus aucun morceau de verre ne vous résistera) et l'effet est accompagné de quelques particules bien gérées. On regrettera juste de ne toujours pas pouvoir plonger la pièce dans le noir en tirant sur les luminaires. Plus violent aussi, ça saigne d'avantage et les impacts sont mieux localisés (toutefois vous n'en profiterez pas puisque les corps s'évaporent assez vite). 2 petites anecdotes, il sera sympa de croiser des pubs pour Far Cry 2 ainsi que de traverser un salon du jeu vidéo dans le style de la Game Convention. Avec cette nouvelle aventure, on pouvait légitimement avoir peur que Ubisoft nous réinjecte les mêmes décors. Et bien ceux qui y pensaient ont encore tout faux puisque c'est bien plus varié et que vous ne croiserez que quelques machines à sous, à tel point que Las Vegas passe vraiment au second plan dans cette suite. Dommage que les niveaux soient presque toujours en intérieur (ça rappelle F.E.A.R.) mais globalement on n'aura pas à se plaindre, c'est assez varié.


Le son

Petite
Les mêmes phrases vide de sens parcourent encore le jeu. C'est risible. Pour le reste c'est ok
déception pour le son. Si chaque chapitre du jeu s'est vu amélioré, le son reste à peu de chose près stagnant alors qu'il avait besoin, lui aussi, d'une bonne mise à jour. Comme dans le premier Rainbow Six VEGAS les mercenaires ont tous la même voix et pire, Ubisoft nous ressort par moment les mêmes élocutions sans cervelle (le même fichier audio !), typique des gars qui tirent d'abord et posent les questions après. En parlant de voix, on assiste toujours à de gros défauts de mixage. Bon point sur le fait qu'on n'entend plus les mecs parler à 50m de distance mais c'est à croire que notre personnage a l'ouïe super fine puisqu'il suffit de se mettre près d'une porte pour entendre les ennemis parler comme s'ils étaient face à nous. Comme pour les voix, certaines musiques ont aussi été recyclées. Je ne savez pas l'éditeur Français si fainéant et on a de grosses sensations de déjà-vu, surtout si comme moi, vous enchaînez les 2 aventures à la suite. Heureusement certaines pistes sont nouvelles et sont même meilleures qu'auparavant. Plus entrainantes, moins saoulantes sur la longueur, elles sont également plus en phase avec le jeu. Dommge que cette qualité de composition n'est pas officiée à tous les étages, avec au minimum un remixage des anciennes musiques plutôt qu'une réinjection pure et simple. Enfin les bruitages sont toujours aussi percutants. C'est un vrai plaisir de retrouver toute la puissance dévastatrice des armes. Réalistes, énergiques, jubilatoires même, user de ses armes est un vrai bonheur qui retranscrit à merveille la violence et le dynamisme de l'action.


Note générale

Vous le savez sans doute, chez nous on accorde rarement plus de crédits à une suite. Généralement pour un développeur c'est l'occasion de tabler sur une production facile, uniquement portée par le succès du précédent épisode. Mais comme on dit, une fois n'est pas coutume et Rainbow Six VEGAS nous revient plus en forme que jamais. Avec ses quelques corrections de gameplay (plus de checkpoints, pas de phases bien pourries où on reste bloqué pendant une heure), ses ajouts (port d'armure, système d'expérience), son moteur 3D mis à jour et sa furieuse ambiance restée intacte, Rainbow Six VEGAS 2 est bien meilleur que son prédécesseur. C'est sûr on a plus l'impression de jouer un simple add-on qu'une réelle suite (en plus les aventures parallèles sont le propre de ses pseudo-suites), notamment avec un aspect graphique qui n'a pas beaucoup évolué ou encore une partie sonore qui manque de travail en réinjectant des pans entiers de ce qu'on connait déjà (voix, musiques). C'est un peu la honte pour Ubisoft, mais bon, passons car après il faut le reconnaître, cette suite offre une aventure bien plus palpitante. Réalisation mieux maîtrisée, intrigue plus complexe, gameplay plus étoffé et surtout très important, un jeu toujours aussi fun, nous voilà en présence d'un excellent titre. Alors pourquoi ne pas mettre une meilleure note me direz-vous ? Et bien c'est simple, il suffit de voir la concurrence. Ubisoft a fait des efforts c'est bien, mais la surprise n'est plus. Trop semblable à son prédécesseur (l'abondance de casinos en moins), encore trop de bugs malgré les 18 mois qui séparent les 2 versions, un beau jeu mais des bugs et des modélisations parfois discutables... la comparaison avec des jeux de la même époque risque de fâcher (Resistance 2, Battlefield Bad Company et surtout Crysis Warhead pour ne citer qu'eux). Rainbow Six VEGAS 2 aurait mérité un bon 17/20 si seulement il était sorti à la place du premier, ou s'il n'était pas si frileux à innover. Il reste tout de même un très bon jeu, bien fun et défouraillé comme on aime, un jeu où la violence des combats laisse tout de même une petite place à un sens tactique qui se renouvelle certes peu, mais qui nous évite la boucherie. Je le redis une dernière fois pour ceux qui n'auraient pas encore compris, on est en présence d'un très bon titre à acheter les yeux fermés.


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Test réalisé par iiYama

avril 2011