Rainbow Six VEGAS (PS3)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2007
Développeur : Ubisoft
Adaptation : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Genre : FPS

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1Mo (saves)
Moteur graphique : Unreal Engine III
Définition HD : 720p
Difficulté :

Multi-joueurs : 16 joueurs online
Abréviation : R6 VEGAS
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 3.9 millions (tous supports)


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Tom Clancy's

Rainbow Six VEGAS







La série Rainbow Six est née sur PC en 1998 et imposait un sacré sens tactique pour arriver à avancer dans un jeu diablement difficile. Excellente réalisation, scénario écrit par Tom Clancy, Red Storm Entertainment avait tout bon. En 2000 la petite société américaine a été rachetée par Ubisoft. Apogée de la licence dans son style tactique, Raven Shield a marqué les esprits en 2003 mais fut suivi par le désastreux Lockdown en 2005 (on ne compte pas les add-ons de son prédécesseur). Comme Ghost Recon, la série devait se renouveler et les développeurs ont dû faire un choix : garder l'esprit Rainbow Six et conserver son gameplay élitiste ou ouvrir la licence à un public plus large avec un gameplay moins complexe ? Le choix fut vite trouvé et désormais les Rainbow Six sont ouverts à tous mais gardent tout de même quelques notions de ses prédécesseurs. Seuls réels regrets, une IA perfectible et quelques problèmes de réalisation bien que ça ne soit pas trop gênant. Et bien que l'aventure s'empâte de quelques bévues, Rainbow Six VEGAS n'en reste pas moins un excellent FPS où la tactique à encore son mot à dire.


Développement scénaristique

Les
Pour du Clancy, ça manque un peu de force scénaristique et de mise en scène. Mais le tout garde une bonne cohérence
"Rainbows" sont sur les traces de la terroriste internationale Irena Morales, et ils découvrent que la menace qu'elle représente est plus importante que tout ce qu'ils avaient pu imaginer. Dans cet épisode, une toute nouvelle équipe compose les Rainbow. Son leader (que l'on incarne) est Logan Keller. Le début du jeu se déroule tout d'abord dans une ville mexicaine, puis la majeure partie de l'aventure prend place dans la ville de Las Vegas. On se déplace alors en hélicoptère d'une mission à une autre, dans lesquelles on sera amenés à évidemment visiter des casinos, mais aussi un restaurant chinois, la Stratosphere Tower (nommée dans le jeu Tour Vertigo) ou un casino en construction (chantier). Pas mal de petites choses ont étés reprises de Ghost Recon Advanced Warfighter à commencer par les petites vidéos incrustrées, qu'on nous diffuse en plein jeu. Pareillement, le survol des villes en hélico est assez impressionnant. La plupart des actions sont vues des yeux de Logan, donc il est clair que ça manque de grosses cut-scènes à plans Hollywoodiens histoire de nous en mettre plein les mirettes, Ubisoft n'étant de tout façon pas doué pour ça. Ensuite le scénario reste très classique pour le genre et n'est pas si développé que ça. C'est un dommage car il y avait quand même matière à exploiter un peu plus ce décor de fond qu'est Las Vegas et la griffe Clancy n'apporte maheureusement pas grand chose. Reste que le tout est cohérent et garde une certaine crédibilité.


Jouabilité & Gameplay

Rainbow
Se mettre à couvert permet de retrouver de l'énergie et de réfléchir à une tactique d'approche
Six VEGAS nous propose de base un mode scénario (en solo ou en coop), un mode Chasse aux Terroristes ainsi qu'un bon gros multi jusqu'à 16. Comme dans GRAW, on est équipé de lunettes à incrustation vidéo qui permettre d'obtenir la vision nocturne, la vision thermique et on a aussi la possibilité de donner des ordres à ses alliés. Désamorcer une bombe, attaquer sur plusieurs flancs, se regrouper... autant d'actions très simple à réaliser, car la plupart d'entre-elles sont activables via le même bouton. Pour ce qui est du multi-choix (3 façons différentes d'agir), elles sont réparties. Vos coéquipiers sont en plus très efficaces. On pourrait presque leur laisser faire le boulot ! On donne les ordres en restant planqué, timide et peureux et c'est eux qui vont au casse-pipe (lorsqu'ils sont blessés, il faut quand même les soigner). C'est vraiment bien pour les débutants mais on finira par trouver ça frustrant à la longue. Les hommes les vrais, finiront par les mettre à l'écart et faire le boulot eux-mêmes car si le jeu n'est trop difficile, les 2 lascars sont tellement agressifs qu'on a l'impression de ne plus suivre le fil de l'action. Au final, sur la douzaine de mercenaires morts, vous n'en aurez tuer que 2. Le jeu commence par un premier niveau très fonctionnel qui vous servira de didacticiel. Vous commencerez le niveau seul avant de retrouver votre équipe afin d'apprendre à donner des ordres. Si la plupart des missions sont musclées, le but étant de nettoyer la zone, quelques fois il faudra protéger un VIP ou libérer des otages (auquel cas faut faire gaffe sur qui on tire). A bord de notre hélico, prêt à être déposé près de la prochaine mission, on pourra faire le choix de son arsenal. Au fil du jeu il augmente et on retrouve un large choix de pétoires bien réelles entre armes de poing, fusils d'assaut, pompes, sniper et mitrailleuses. Logan ne peut porter que 2 fusils (plus un flingue et des grenades) mais il aura l'intelligence de ramasser les chargeurs compatibles avec son arme actuelle et en cas de pénurie, on aura la possibilité de prendre toutes celles laissées à terre. En cas de coup dur, on peut aussi prendre le contrôle de mitrailleuses lourdes (et fixes), parfaites pour un tir de suppression. Sur presque toutes les armes on a la possibilité d'y adjoindre un silencieux. Ainsi et en théorie, il est possible de se la jouer infiltration, une très bonne chose pour la variété d'action. Seulement les ennemis vous repèrent un peu trop facilement, parfois même sans vous voir. La suppression silencieuse cesse alors sur le champ et nous prive des plaisirs d'une infiltration plus poussée. C'est bien dommage.


Heureusement
Les visions nocturnes et infra-rouge sont non seulement bien faite, mais aussi pratiques
demeure toujours plusieurs solutions à une même situation. Si le parcours reste dans tous les cas flêché, il y a toujours au moins 2 ou 3 approches différentes. A vocation réaliste, les ennemis rechargent leurs armes, changent de place lorsque celle-ci est compromise, vous contourne pour mieux vous piéger et meurent sous l'effet de une à trois balles. Ca fait plaisir de ne pas se retrouver en face d'ennemis blindés. A ce sujet, il est quand même regrettable d'avoir face à nous une armée de mercenaires acharnés dont vous serez la cible principale. Leur pire défaut c'est d'utiliser sans cesse des grenades fumigènes. Sur le coup on trouve ça génial car ce sera l'occasion d'utiliser les lunettes à vision thermique (bluffant l'effet !) mais au bout d'un moment, c'est trop. Les gars en balancent plusieurs à chaque affrontement et d'une excellente idée ça devient un boulet. Heureusement, c'est moins excessif que sur PC, ce qui rend le jeu un peu plus abordable et moins frustrant. Puisque j'en suis à poser les problèmes du jeu, j'ai aussi trouvé très con que notre personnage ne recharge pas son arme lorsqu'elle est vide. On est obligé de le faire soi-même, ce qui peut être gênant en pleine guérilla. Il y a aussi le fait que Logan ne saches ni courir, ni sauter hors script. Peu réaliste pour le coup, on se retrouve scotché au sol, à moins que ce soit prévu auquel cas il faut presser le bouton d'action. En plus Logan marche lentement. On est loin du temps où les FPS traçait à fond comme dans Marathon. Et je finirai ce chapitre en vous parlant des 2 grosses nouveautés du jeu. La première c'est qu'on peut se mettre à couvert, auquel cas la vue passe à la troisième personne (on voit son perso). Se plaquant contre une paroi, on pourra passer au vert un instant histoire de reprendre des forces, recharger son arme et attaquer avec tactique (et non comme un bourrin, ce qui est rarement payant). Cette facette du gameplay apporte énormément au jeu. L'autre nouveauté c'est des descentes en rappel assez grisantes. Utilisées tout au long du jeu, on aura une nouvelle fois plusieurs possibilités d'action comme tirer en étant suspendu, descendre jusqu'en bas directement ou faire un forcing en traversant les vitres. Tout ça pour dire que si Rainbow Six VEGAS n'est pas un jeu révolutionnaire en soi, qu'il nous gonflera quelques fois avec ses ennemis aux techniques de combats toujours identiques et nous impose des checkpoints parfois trop éloignés, il n'en reste pas moins un jeu puissant et très prenant.


L'image

VEGAS
Il y a quelques fausses notes ça et là mais le jeu est globalement beau
fonctionne sous Unreal Engine III mais loin d'être parfait, cet épisode de Rainbow Six nous dévoile quelques vieilles tares du FPS comme des corps qui disparaissent, le fait qu'on ne voit pas ses jambes ou encore que rien n'est destructible. A ce sujet, c'en est même frustrant. Vous aurez beau tirez sur du verre (comme par exemple tirer sur les luminaires pour plonger la pièce dans le noir), si ce n'est pas dans le script, vous ne casserez rien ! Après le réalisme assez étonnant du gameplay, l'image déçoit un peu avec également des visages inexpressifs et des animations peu crédibles par moment, surtout pour les mercenaires (pour vos coéquipiers ça va). Il faut aussi ajouter au dossier que les modélisations sont moyennes, surtout pour les filles (les hommes sont corrects) qui sont carrément laides dans ce jeu ! On n'aime pas la gent féminine chez Ubisoft Montréal ? Dernières railleries, cette version console accuse beaucoup de floue de mouvement (personnellement je déteste ça), un gros aliasing, quelques micro-freezes et même quelques ralentissements. Vous direz alors, pourquoi une telle note à ce chapitre ? Et bien parce que c'est beau ! Dans la ville du vice les décors ne se renouvellent presque pas mais on peut le dire, le jeu nous met une jolie claque visuelle. La gestion des ombres est excellente et la vision infra-rouge est impressionnante de réalisme. Si certains objets restent un peu mal fait (comme les bornes d'Arcade et certaines machines à sous), le choix des couleurs, le détails des visages masculins (je précise) ou même le design général, font qu'on oublie les problèmes de conception.


Le son

Gros
A part quelques phrases débiles, le son est de grande qualité
plaisir, le son est d'une qualité étonnante. On peut râler sur quelques voix volontairement sous-samplées pour les vidéos implantées en plein jeu ou les communications, donnant un certain cachet "basse-fréquence", mais ce sera tout. Les musiques, très Hollywoodiennes, suivent le fil de l'action et sont généralement en rapport avec le décor. Le doublage est tout en Français, comme toujours chez Ubisoft (merci les gars) et d'une qualité honorable. Enfin les bruitages sont d'une violence jouissive. Les armes sont percutantes et donnent un grand dynamisme à des combats déjà bien nerveux. Après c'est sûr, si on cherche la petite bête on pourra relever que les voix sont totalement désynchro avec les lèvres (elles sont synchro avec les voix US), les mêmes phrases reviennent souvent (ça fait un peu penser à Far Cry avec quelques élocutions bien testostéronées mais aussi bien idiotes) ou même des phrases qui n'ont aucun sens dans le contexte. Enfin le mixage des voix accuse un grand n'importe quoi. On entend les mercenaires parler à travers les murs et les portes comme s'ils étaient à côté. Reste que la bande-son est explosive et qu'elle assume malgré tout, une indéniable qualité.


Note générale

Si le prologue s'ouvre sur le Mexique, terrain de chasse d'un Ghost Recon qui a aussi changé de formule, Rainbow Six livre bataille dans la ville du jeu et du vice, la seule où on peut se marier en moins de temps qu'il en faut pour l'écrire (s'il y a des filles tentées, faites-moi signe :). VEGAS tente de nous faire entrer dans la peau de ce chef d'intervention avec un certain réalisme, en imposant une certaine tactique (mise à couvert, système d'ordre, observation à la caméra-serpent avant d'ouvrir une porte), et il le fait très bien. Dommage que nos adversaires soient si redondants dans leurs actions (saleté de grenades fumigènes !), nos coéquipiers si envahissants ou encore que l'infiltration soit immédiatement zappée, car on tenait presque le sans faute. Idem, la réalisation impose un graphisme assez énorme mais rien n'est destructible, les filles sont moches et certaines animations nous ramènent quelques années en arrière. Mais tout ça n'est pas si grave finalement et Rainbow Six VEGAS reste un grand moment de FPS. Nerveux, puissant, tactique sans prise de tête, beau et bien mené, il reste une valeur sûre (même aujourd'hui), un FPS au spectacle étonnant et au gameplay très agréable. Et pour conclure la comparaison, j'irai même le préférer au déjà très bon Ghost Recon Advanced Warfighter sur le même support. C'est dire.


Test réalisé par iiYama

novembre 2009 (mise à jour : mai 2011)