Splinter Cell Trilogy (PS3)

 










Note générale


Sortie du jeu : septembre 2011
Développeur : Ubisoft
Adaptation : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Genre : compilation (infiltration)

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PSN
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 10Go sur PSN ou 9.4Go sur disque
Moteur graphique : Unreal Engine 2.0 (épisode 1 et 2) - Unreal Engine 2.5 (épsiode 3)
Moteur physique : Havok
Définitions HD : 720p
Compatible 3D : oui

Difficulté :
Compatible Move : non
Multi-joueurs : non
Titres alternatifs : Tom Clancy's Splinter Cell Classic Trilogy HD - Splinter Cell Trilogy HD
Prix au lancement : 30€ (boite) - 10€ à l'unité sur PSN


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Splinter Cell Trilogy









En ce moment c'est la grande mode, les développeurs adorent nous remasteriser les grands succès de la génération précédente. C'est d'autant plus vrai avec la PS2 qui, avouons-le, aura été une console moins performante que la GameCube et la Xbox mais aura réussie le pari fou d'imposer un très grand nombre de hits. Et depuis quelques temps, le nombre de compilation/remasterisation fleurit, surtout sur PS3 comme si le mot d'ordre de Sony était de faire perdurer les perles d'autrefois. Si on ne va pas se faire un petit listing de tout ce qui est sorti jusqu'à aujourd'hui, et encore moins de ce qui reste à venir, il est clair qu'Ubisoft ne veut pas rester sur le carreau. Ainsi après un très bon Prince of Persia Trilogy, voici la compilation d'une autre licence phare de la marque, j'ai nommé Splinter Cell. La compilation contient donc 3 jeux (Splinter Cell, Splinter Cell : Pandora Tomorrow et Splinter Cell : Chaos Theory), les graphismes ont été remaniés en HD 720p, chaque jeu est compatible avec la 3D et les trophées. Evidemment tout le monde est déçu que le mode multi ait été supprimé, que Double Agent ne soit pas de la fête et Conviction encore moins. Mais Double Agent est déjà sorti sur PS3 et Conviction, après un gros chèque, est devenue une exclusivité aux supports Microsoft. Il est tout de même intéressant de savoir qu'un Splinter Cell Trilogy est paru sur PS2 et PC en mars 2009 (c'est tard pour des jeux PS2, surtout en pensant que la PS3 est sortie depuis 2006/2007), mais ces compilations ne faisaient que réunir les 3 jeux sans bonus ni rectification.



 

Splinter Cell Trilogy sur PlayStation 2 et PC


Notez enfin que cette trilogie est disponible au format boite ou sur le PlaySation Network (PSN). Pour une fois mal renseigné, j'ai acheté les 3 jeux sur PSN et me voilà entrain de télécharger 10Go de données !! Vous avez bien lu, 10Go je vous raconte pas le temps fou que ça a pris. Car vous n'êtes pas sans savoir que le système de téléchargements de la PS3 est honteusement long... Et là le cauchemar commence. Après presque 48h de download, je lance l'installation des jeux et là je suis tombé sur le fameux bug d'install de Chaos Theory, qui a mis (accroché vous bien) plus de 3 heures à s'installer ! Déjà moi je ne comprendrai jamais pourquoi sur PS3 on installe ses jeux (c'est parfaitement débile) mais en plus se farcir 3 heures d'install (je pensais que ma console avait plantée... ce ne serait pas la première fois) c'est simplement incompréhensible ! Mais le pire, c'est qu'en lançant le jeu, il s'est en plus mis à jour : 160Mo de plus, ce qui a pris au bas mot 2 heures. Croyez-moi sur le coup, j'ai vraiment regretté mon achat, j'ai littéralement pété un plomb de voir ça et d'attendre, d'attendre, d'attendre des heures et des heures que les jeux veuillent bien fonctionner ! Ce phénomène n'arrive heureusement pas à tout le monde. Après une boite de calmants et une bonne semaine de repos, j'ai quand même repris le pad pour enfin tester cette fameuse trilogie. Et même, pour parfaire ma culture ludique et bien connaitre mon sujet, j'ai acheté Double Agent et Conviction sur Xbox 360. Comme ça la boucle sera bouclée. Mais pour l'heure, place aux opus PS3...


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Splinter Cell


     


Le tout
Les bases de la série sont là et rarement un jeu aura été aussi grisant
premier Splinter Cell est né 2002 sur Xbox et Ubisoft aura profité de cette exclusivité temporaire pour faire le bonheur d'une console très puissante mais pauvre en hits. Ensuite, ce n'est qu'entre 3 et 7 mois plus tard qu'Ubisoft aura daigné sortir son jeu phare sur les supports concurrents, à savoir le PC, la PS2 et enfin la GameCube. Ce premier épisode prolifique pour Ubisoft a donc créé l'évènement, avec une bonne alternative aux oeuvres d'Hideo Kojima (Metal Gear Solid). Posant un excellent scénario et un gameplay d'infiltration riche en rebondissements et en sueurs froides, j'ai trouvé ce prologue aux aventures de Sam Fisher, à la fois passionnant et bien réalisé. Ecrit par le maître des apocalypses contemporaines, à savoir le romancier Tom Clancy, le scénario est assez basique en soi, surtout pour le bonhomme, mais accroche pas mal de par son approche. Seulement pour un jeu de fin 2002, j'ai trouvé les vidéos minables. Pire, sur cette version HD et PS3, la vidéo a été à peine upscalée (donc elle est pixellisée) et elle semble déformée (je vous rappelle qu'à l'origine, le format du jeu était en 4:3). Si à l'époque on trouvait déjà ça vilain, imaginez qu'aujourd'hui c'est bien pire. C'est mou, c'est moche, c'est très mal fait et heureusement, ce n'est pas trop long. Finalement c'est le scénario qui sauve une mise en scène clairement arriérée et dévoilée surtout à base de communications audio et de fichiers texte à trouver. Qu'on le veuille ou non, le jeu débutera par un didacticiel assez complet. Sympa pour s'initier au maniement de Fisher. Les mouvements de notre héros sont assez étoffés et on retrouvera avec délectation le fameux grand écart entre 2 murs et les cultissimes lunettes tri-globes, avec vision de nuit ou vision infra-rouge. Même si Fisher est capable de faire tout un tas de mouvements, le gameplay a été simplifié au maximum mais ça ne l'empêche pas d'être d'une grande richesse et je dirais même que c'est le point fort du jeu. En tant que jeu d'infiltration, on ressent bien la tension qui règne lors des missions, parfois même trop (j'y reviens après). Afin d'être le plus à même de rester cacher aux yeux des ennemis, une jauge de camouflage a été implantée, nous permettant en un instant de savoir si on invisible ou pas. Idem, afin de ne pas alerter l'opposition, on aura la possibilité de transporter les corps afin de ne pas les laisser à vue. Plutôt linéaire, si plusieurs possibilités s'offrent à nous dans l'exécution de la mission, généralement il n'y a qu'un seul chemin pour y accéder. Dernier bon point du jeu, exit le système de checkpoints des versions consoles, ici on aura le système de sauvegarde issu du PC et ce n'est pas un mal. Maintenant qu'on a parlé en bien du jeu, voyons la longue liste des choses qui ne vont pas. Dés qu'on s'arrête de bouger, l'ordre de mission réapparaît (dans une petite fenêtre en bas de l'écran), nous lançant toujours la même phrase tant que l'objectif n'est pas atteint. C'est assez chiant.


La progression
Cut-scènes et vidéos sont vraiment moches dans cet épisode
dans l'aventure est très lente, l'apprentissage se fait à l'échec et se refaire le même passage plusieurs fois avant d'y arriver, peut devenir très lassant. Car bien souvent Fisher doit accomplir certaines missions sous certaines conditions et le pire c'est d'être armé et de ne devoir tuer personne. En plus, les headshots ne sont pas tous concluants. On vise bien la tête comme il faut, et la balle passe à côté, alertant par la même le type visé. Et moi vous ne me ferez pas avaler qu'un ancien Marines, reconverti en agent spécial, n'est pas foutu de viser correctement... Dans la plupart des cas, pour faire mouche il faudra marquer un temps de pause, le temps qu'il focalise bien la cible. C'est vraiment n'importe quoi ! Bien sûr j'ai gardé le meilleur pour la fin : Sam n'est pas foutu de ramasser les armes ennemies (même lorsqu'il est à sec de balles), les ennemis nous détectent de façon parfois anormale ou pas du tout (!) et il faut voir de quelle façon s'ouvrent les portes. Notre agent infiltré touche la poignée et hop, la porte s'ouvre toute seule. Mieux encore, elle se referme également toute seule ! Et le ponpon, c'est lorsqu'on transporte un corps pour le cacher. Comme les portes se ferment d'elles-mêmes, bonjour les lourdeurs : on descend le type, on chope le cadavre, on le dépose devant la porte, on effleure la poignée, la porte s'ouvre, on reprend son cadavre et seulement là on pourra passer. Mais on se foutrait pas un peu de nous là ? Sam n'est donc pas capable d'ouvrir la porte d'une seule main ? Alors oui, je reconnais un grand nombre de qualités au gameplay de Splinter Cell mais excusez-moi du peu, on est encore loin de la précision et de l'expertise d'un Metal Gear Solid. Techniquement, il est clair que ça a vieilli. La HDisation fait le plus grand bien au titre et comme il est issu de la version PC, on sera impressionné par la gestion très précise des éclairages et des ombrages. Certains décors extérieurs sont vraiment beaux (plate-forme pétrolière) mais généralement, l'aventure se déroule en intérieur et pour le coup, il n'y a rien d'exceptionnel. Par contre la physique m'a impressionné : des rideaux qui volent au vent, un drapeau, un drap... l'objet bouge de façon réaliste sur notre passage ou lorsqu'on tire à travers. Pour un jeu de 2002/2003, j'ai été agréablement surpris (merci le moteur Havok). Malheureusement, cette version PS3 n'est pas exempte de défauts. En effet, ne fonctionnant qu'en 720p, on s'attendait à ce que le framerate soit irréprochable. Et bien ce sera tout le contraire ! On ne subit pas d'énormes saccades mais Splinter Cell HD est loin d'être fluide.


Pire,
Il est minable de la part d'Ubisoft de nous livrer un jeu qui saccade autant. Sans ça, la réalisation est une réussite
il m'est arrivé d'avoir de gros freezes de plusieurs secondes, suite à une quick-save. Le disque dur étant assez malmené, il prend du retard et c'est alors que le jeu se fige, sauvegarde et reprend. Quand on pense que le jeu réclamait à peine 256Mo de RAM (et encore, on était sur PC, rien à voir avec une console), on se demande bien comment Ubisoft n'est pas arrivé (avec les 512Mo de la PS3) a mieux gérer son affaire. Et comme je le disais, le disque dur est beaucoup sollicité et les temps de chargement sont en plus très longs. Côté son, Ubisoft s'est payé la voix de Daniel Beretta (le doubleur d'Arnold Schwarzenegger) pour faire celle de Sam Fisher. Une voix qui lui va bien je trouve mais on ne pourra pas en dire autant des autres. Lambert, doublé par Antoine Tomé, a par exemple une voix qui ne va pas du tout avec son physique (on y croit pas) mais il y a pire. Si certains acteurs ont fait correctement leur boulot, d'autres comme le présentateur télé semble bêtement réciter un texte. Avec ça on nous sert des bruitages corrects et des musiques type série d'action. Je ne reviendrai pas sur le comparatif avec MGS2 mais je regrette qu'on ait rien de plus épique. C'est un peu mou tout ça. Je regrette aussi que les petits problèmes de réglages des anciennes versions, n'aient pas été corrigés avec par exemple des voix trop faibles par rapport au reste ou certains bruitages (comme les caméras) qui sont très forts et très répétitifs. Au bout d'un moment, c'est un peu gonflant. Aux yeux de certains ce premier Splinter Cell est une oeuvre vidéo-ludique, aux yeux des autres c'est un jeu tout juste moyen. Je serai plus nuancé que ces 2 partis opposés en disant qu'on a à faire à un jeu digne d'intérêt. L'aventure est longue, surtout si on joue pour la première fois et qu'on ne se sert pas d'astuces mais cette durée de vie est en partie dû au fait qu'on doit parfois faire, refaire et refaire encore le même passage pour y arriver. Certains apprécieront ce côté intransigeant qui caractérise souvent le genre, d'autres moins patients se lasseront très vite. Malgré tout, Splinter Cell aura créé l'événement et rien que pour ça, pour son originalité donc, il mérite de remporter son quota de suffrages. Il réclame d'être patient et indulgent sur certains détails (un agent secret qui ne sait pas viser, des ouvertures de portes qui ne ressemblent à rien, un seul chemin possible...) mais derrière, il se montre grisant lorsqu'on joue vraiment d'infiltration, avec ce que ça apporte de sueurs froides et de frissons de plaisir. Par contre je regrette qu'Ubisoft est autant bâclé son portage avec des vidéos hyper moches et laissées telles quelles, un jeu loin d'être optimisé, des bugs système, des baisses de framerate... bref ce qui aurait pu être une version ultime du hit original, n'est qu'une version de plus, en HD. Dommage mais fort heureusement, le jeu lui, reste digne d'intérêt.


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Splinter Cell : Pandora Tomorrow


     


Sorti
Tout n'est pas encore parfait mais les améliorations sont notables
avant tout sur Xbox, et quelques semaines à 4 mois plus tard sur les autres supports (GameCube, PS2 et PC), cette séquelle veut avant tout démontrer les progrès d'un développeur prêt à tout pour détrôner la concurrence. Ca commence par une vidéo d'intro qui n'a plus rien à voir avec la précédente : la qualité est bien meilleure. Pour ce qui est de l'écriture, on nous sert un scénario à base de menace toxique et si ce n'est pas super original, ça a au moins le bon gout d'être dans les cordes de mister Clancy. On retrouvera comme autrefois le zapping du journal TV, quasiment aucune cut-scènes mais quand même quelques vidéos : c'est loin d'être du niveau d'un jeu Kojima mais les progrès sont notables. Après la formule ne change pas, on aura toujours des messages à lire (bien qu'ils sont moins nombreux), des communications vocales et même des choix cornéliens : sauver un innocent ou obéir aux ordres, tuer une femme qui vient de nous aider ou la laisser en vie… ça donne du piment à l'histoire et quelques embranchements rapides mais appréciables. Au niveau du gameplay c'est sûr, il y avait beaucoup d'améliorations à apporter et si tout n'est pas encore réglé, je peux quand même dire que l'effort consenti en ce sens fait plaisir à voir. Et je commencerai par le fait que Sam Fisher sait désormais ouvrir les portes tout en portant un ennemi (en vue de le mettre hors de vue, bien entendu). Rien que ça déjà, c'est énorme ! Ensuite l'IA semble un peu moins bête avec entre autre des gardes qui ont souvent des réactions et des trajectoires plus aléatoires, moins robotisées. De même la difficulté n'a pas été revue à la baisse mais le jeu semble plus abordable. Moins frustrant, Pandora Tomorrow est un peu plus conciliant que le premier opus et même si l'apprentissage par l'échec lassera les moins patients, il est clair qu'on avance quand même un peu plus vite. Toujours est-il que la durée de vie est d'un bon niveau avec une dizaine d'heures au compteur. Autre nouveauté, même suspendu on pourra sortir son flingue et dézinguer du vilain (ça sert peu mais c'est appréciable), après le grand écart entre 2 murs, il y a désormais le demi-écart (le principe est le même) et Sam peut désormais siffler pour attirer l'attention d'un garde. C'est pas mal pour justement, lui tendre un piège.


On notera
Les vidéos aussi, sont de bien meilleure qualité
également qu'il n'y a plus de trousses de soins mais des armoires à pharmacie qui remplacent très bien, et nous permettent de nous soigner partiellement ou totalement. Dernier bon point de Pandora Tomorrow, le système d'action contextuelle a été amélioré et l'inventaire a été profondément modifié : désormais on peut switcher entre divers objets à la volée : le tout est plus clair, plus simple d'accès, on peut utiliser la caméra serpent sans s'en équiper ou encore lorsqu'on arrive à un digicode, l'ATH nous montre le code à saisir si on le connait déjà. Reconnaissons qu'on nous facilite la vie, ce qui rend le jeu que plus agréable à entreprendre. Malheureusement, il subsiste encore quelques niaiseries qu'il aurait été préférable de ne plus avoir et je commencerai par cet ordre de mission qui, encore une fois, passe son temps à apparaitre et disparaitre. C'est pénible, si on voulait savoir quoi faire, on regarderait sa montre-terminal non ? Ensuite, ce qui m'a le plus gêné dans cet opus, c'est que bien souvent l'alarme se déclenche de façon incompréhensible. Le mec n'a pas le temps de passer l'appel qu'on le tue, mais l'alarme se déclenche quand même. Ou alors on le zigouille, il n'y a pas de témoin mais bam! encore une alarme. Pareil, les ennemis sont soit aveugles (et nous passent à côté comme si de rien n'était) soit ils ont subis une greffe de yeux bioniques car ils nous calculent de super loin, parfois même dans le noir, alors que c'est humainement impossible. Ca nuit à l'expérience de jeu car ça nous force à faire, refaire et refaire encore certains passages au demeurant tout simples. Derniers points sensibles, certains personnages n'ouvrent toujours pas la bouche en parlant (c'est minable !), les portes se ferment toujours toutes seules et s'ouvrent en touchant à peine la poignée (c'est minable !) et Sam vise toujours comme un pied (c'est minable !). Avec son flingue, en tirant sur une lampe à 3m de lui, il arrive qu'il rate son tir. D'ailleurs ne cherchez pas à tuer un ennemi avec le flingue, à moins d'être presque sur lui, c'est impossible en une balle. C'est quand même affligeant de voir ça, je suis sûr qu'un clodo en manque de rouge ferait mieux !!


Pour finir
Certains passages sont magnifiques mais les intérieurs sont toujours un peu vides
sur une note plus optimiste, il est clair que la réalisation a progressée. Les intérieurs sont un peu plus détaillés et les extérieurs sont parfois somptueux. Une fois encore je félicite Ubisoft pour la gestion admirable des éclairages et des ombrages, mais aussi de la physique. Plus fort qu'autrefois, il faut voir les herbes se pousser sur notre passage et être bluffé par tant de maitrise ! Pour un jeu de 2004, c'est impressionnant ! On apprécie également que les animations soient plus fluides et plus travaillées (même si beaucoup sont reprises du précédent opus). Pour cette version PS3 remasterisée en HD, on déplorera une fois encore que le framerate ne soit pas plus fluide. La PS3 en a mangée des plus gros et des plus beaux, il était donc naturel de s'attendre à un jeu sans accroc. Penses-tu ! Comme le premier, ça saccade souvent, preuve que les développeurs n'ont fait aucun effort d'optimisation du moteur graphique. J'ai également noté une bizarrerie, à savoir que lorsqu'on veut sauvegarder ou charger sa partie, il faut "insister" sur la touche (genre appuyer 2, 3 fois dessus) pour que ça fonctionne. Etrange… Côté son, malgré quelques bugs (comme parfois des coupures) il y a aussi un plus. La musique est plus présente, elle souligne mieux l'action et le doublage est un peu plus professionnel : on y reconnait les voix de Jean-Pierre Michaël (qui double habituellement Timothy Olyphant ou Keanu Reeves) et de Xavier Fagnon (le doubleur de Matthew Fox) ainsi que le duo originel composé de Daniel Beretta (le doubleur d'Arnold Schwarzenegger) et Antoine Tomé. Splinter Cell : Pandora Tomorrow est donc une très bonne suite. Si on peut lui reprocher une première moitié d'aventure un peu molle, la suivante est nettement plus aboutie et accrocheuse, avec entre autre des décors et des situations originales (la jungle, un sous-marin…). Si on déplore encore quelques lourdeurs, il est quand même clair qu'Ubisoft a cherché à rendre son jeu bien meilleur et à nous éviter au maximum les passages gonflants. En bref, ses évolutions et ses corrections compensent ses faiblesses, ce qui fait de cette suite un jeu au moins aussi bon que le précédent, mais moins surprenant. De plus cette version PS3, si elle fait le minimum d'efforts, est tout de même mieux adaptée à nos écrans 16:9, ce qui rendra les vidéos moins écrasées et un format d'image naturellement mieux cadré. En bref c'est un bon titre.


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Splinter Cell : Chaos Theory


     


Il fallait
La qualité des vidéos est cette fois, tout à fait honorable
s'en douter, Splinter Cell revient pour la 3e fois en 3 ans. Ubisoft est un habitué de pressage de citron, il tire sur la corde comme un malade, essore ses licences jusqu'à l'os et lorsqu'elles ne peuvent plus rien donner, il les jette. C'est une drôle de façon de voir les choses n'est-ce pas ? C'est sans doute ça, le marketing à la française… Toujours est-il que s'ils développaient leurs jeux en 2 ans au lieu d'un, ils seraient mieux finis et profiteraient sans doute d'une bonne phase de beta-test et de débugage. Bref, on ne va pas revenir sur cette politique absurde et capitaliste, parlons plutôt de Chaos Theory. Car il faut être clair, si les Splinter Cell n'ont jamais vraiment fait d'ombre à Metal Gear Solid (les œuvres de Kojima étant elles, peaufinées à l'extrême) la série d'Ubisoft se forge peu à peu une réputation et s'améliore au fil des épisodes. Et si on est encore loin du hit tout puissant qu'est Snake Eater, il faut être clair, Splinter Cell marque ici beaucoup de bons points en améliorant de façon significative son gameplay et ses graphismes. Mais avant de me lancer dans un parterre d'éloges méritées, je regrette que le développeur franco-canadien ait supprimé le didacticiel. Désormais nous avons des vidéos explicatives qui sont loin de remplacer une bonne vieille prise en mains. C'est d'autant plus vrai pour le piratage (l'une des belles nouveautés de ce 3e opus) où la vidéo noie le poisson. Résultat, de prime abord j'ai rien compris à un concept au final tout bête. Si au niveau du scénario il n'y a toujours pas de quoi crier au génie (maitre Clancy est bien gentil mais il ne se renouvelle jamais), on appréciera par contre des vidéos de bien meilleure qualité. Fini les vidéos un peu pourries et pixellisées, le développeur a fait un réel effort pour offrir des scènes de toute beauté (pour un jeu de 2005, entendons nous) avec une qualité d'image accrue. Et sur cette version HD, c'est bien la première fois que les vidéos ne jurent pas. Le format 16:9 a été développé dés l'origine (donc pas de déformations) et vu la qualité, il est clair que ça passe bien mieux que dans le premier et le second opus. Nous avons aussi des briefings avec voix off (c'est toujours plus sympa qu'un simple texte) avec le très sympathique choix du matériel à prendre. On ne peut toujours pas choisir son matos en détail mais en général nous avons 3 options pour convenir au mieux à notre façon d'appréhender l'aventure (en somme avec plus ou moins de gadgets et de munitions, pratique selon les impératifs de mission et le niveau de difficulté). Autre détail, si la synchro n'est toujours pas respectée, en plein jeu nous avons quand même des ennemis aux faciès adéquats (peur, rage, inquiétude) et ils ouvrent la bouche en parlant… presque en même temps que le son. Bel effort.


Maintenant
Le gameplay a été très nettement amélioré dans cet épisode
abordons la longue liste des détails qui ont "enfin" été améliorés. Car si on pouvait pardonner certaines erreurs de jeunesse au premier opus, il était quand même regrettable que Pandora Tomorrow n'apporte pas plus d'options et surtout ne corrige pas plus un gameplay rêche. Cette fois Ubisoft semble avoir entendu la voix des sages (ou celle des fans, allez savoir) et on commencera par cet objectif de mission qui ne s'affiche que de temps en temps, juste quand on en a besoin. Ca fait plaisir. Cette fois nous avons à disposition une carte des lieux tout en 3D (bien plus pratique), les lunettes tri-globes s'agrémentent d'une vision électromagnétique (de son côté la vision infrarouge nous permet désormais de voir les ennemis à travers certaines portes ou matériaux fins), plusieurs mouvements se sont automatisés (comme se plaquer dos au mur ou ramper dans une canalisation) et il est clair que le jeu est moins pénalisant. Bien moins incohérent, la progression se fait moins à l'échec, les niveaux peuvent être parcourus de plusieurs manières (plus ou moins subtiles) et bien souvent, un problème peut être contourné : par exemple si nous n'avons pas la possibilité de faire passer un scan rétinien à un ennemi, il y a sûrement un passage alternatif par une bouche d'aération. J'ai aussi trouvé agréable que Fisher sache enfin viser : bon sang il était temps ! En effet, même si on ratera encore quelques tirs, la plupart feront mouche et ce, sans qu'on est besoin de rester concentré pendant 10 secondes sur la cible. Les portes aussi gagnent en crédibilité puisque, même s'il ne fait pas le mouvement complet, Sam mime d'ouvrir la porte ce qui nous évite les ridicules tours de magie des précédents épisodes (d'ailleurs, en général, les portes ne se ferment plus toutes seules, encore une bonne chose). Bien avant Deus EX : Human Revolution, Chaos Theory imposait déjà un sympathique système de piratage : portes codées, serveurs, ordinateurs… tout y passe ! C'est l'occasion de trouver un raccourci ou de glaner quelques infos supplémentaires. D'ailleurs, en plus des objectifs de mission, nous avons aussi des objectifs secondaires du type placer des mouchards, trouver des caisses de munitions ou détourner des caméras de surveillance. Elles sont facultatives mais apportent un petit regain de challenge à chaque niveau. Et les améliorations notables ne s'arrêtent pas en si bon chemin. En effet le SC-20k (le fusil) est désormais modulable et on peut y adjoindre une poignée tactique (plus de précision), un module de fusil à pompe ou un sniper (qui peut même traverser certains abris). Mais les 2 points les plus forts du gameplay restent sans conteste l'apparition du couteau et de la jauge de bruit. La jauge de bruit reprend le concept de la jauge de camouflage, à savoir qu'il ne faut dépasser un certain seuil pour ne pas se faire repérer. Quant au couteau, mine de rien, il apporte une véritable évolution des fonctions du personnage.


Lors des
Le jeu est superbement réalisé et avec ses améliorations, Chaos Theory est naturellement le meilleur des 3 épisodes
interrogatoires il ne se privera pas de faire quelques frayeurs à ses otages, le couteau permet de forcer les serrures, de couper une toile de tente ou un drap mais aussi et surtout d'ouvrir le gameplay au close-combat. Sans dire que Sam Fisher est devenu aussi habile que Snake, le couteau permet de tuer un ennemi au corps à corps, rapidement et sans bruit. Si avec ça on ajoute le fait de pouvoir balancer les cadavres par-dessus bord et quelques améliorations en terme d'exécutions silencieuses (comme lorsqu'on est accroché à un tuyau, la tête en bas), il est clair qu'Ubisoft a fait de très gros efforts pour améliorer son jeu. C'est même à tel point qu'au stade où j'en suis, j'aurai vraiment du mal à revenir aux 2 épisodes précédents. Avec ça, l'équipe de développement est passée du moteur Unreal Engine 2.0 à la version 2.5. Une évolution notable pour le jeu car les graphismes ont grandement gagnés en finesse. Les modélisations sont de bien meilleure qualité, les textures sont plus détaillées, le jeu est plus fluide (et oui, plus de saccades !), on a des effets climatiques convaincants (ciel non statique, pluie, orage, mer agitée) plus tout ce que la licence a apportée jusque-là à savoir un moteur physique bluffant pour l'époque et une magnifique gestion des ombres et lumières. En clair, si l'aliasing se fait encore très présent (et je ne reviens pas sur le fait que cette version HD aurait largement pu gommer ça) il faut être honnête et reconnaitre que Chaos Theory est vraiment un jeu magnifique. Enfin le son est comme d'habitude, voire même un peu meilleur. En effet le doublage semble encore un peu plus impliqué (avec toujours les mêmes voix, j'apprécie cette continuité) et des bruitages plus réalistes et percutants que jamais. Quant aux musiques, composées cette fois par Jesper Kyd et Amon Tobin, elles sont comme d'habitude : discrètes et elles accompagnent bien le jeu. Pour beaucoup Splinter Cell : Chaos Theory est le meilleur opus de la série. Et personnellement, je tiens à confirmer qu'en tout cas, il est le meilleur des 3 premiers épisodes. Le gameplay a fait un véritable bond en avant, les graphismes se sont nettement améliorés, les vidéos sont de meilleure qualité, le jeu se veut plus ouvert, moins frustrant sans proposer une absence de challenge… non vraiment, pour la première fois Metal Gear Solid pouvait se faire du soucis. D'ailleurs, lorsqu'on joue à Pandora Tomorrow suite au premier, on trouve que les améliorations ne vont pas assez loin. En passant à cet épisode là, on se demande comment ils ont pu autant améliorer le jeu, en seulement un an. Encore une fois, c'est une belle performance et le gage d'avoir un jeu de qualité. Ainsi je vous le dis droit dans les yeux, Chaos Theory est à l'heure actuelle (puisque je fais toute la série par ordre de sortie) le meilleur épisode de la série, celui qui aura vraiment fait avancer la licence.


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Conclusion



Certes le téléchargement Note
et l'installation auront été un cauchemar mais depuis que j'ai testé ces 3 jeux, il est clair que je ne regrette absolument pas mon achat. Si bien sûr mon chouchou reste l'épisode Chaos Theory, qui est le mieux fini (pas de saccades, vidéos qui tiennent bien la route, gameplay largement amélioré), les 2 autres méritent aussi d'être vécus. L'histoire y est toujours intéressante, l'infiltration est grisante et la remasterisation HD aura fait le plus grand bien aux 3 titres. Issues des versions PC, on profite en plus d'un système de quick-saves, qui sont franchement longues (et on se demande bien pourquoi) mais qui se révèlent quand même bien pratiques. D'ailleurs c'est sur PC que les Splinter Cell profitaient de la meilleure gestion de la physique et des ombrages dynamiques. Résultat, cette édition PS3 se veut même bluffante car bien avant l'avènement des gros moteurs physique, les Splinter Cell faisaient montre de véritables prouesses techniques. A contrario, je trouve inadmissible que les 2 premiers opus soient si saccadés et que l'ensemble de la compilation soit si aliasée. Quitte à remasteriser ses jeux, Ubisoft aurait dû faire son maximum pour les optimiser. Idem pour des vidéos, qui sont parfois bien cheap. Sans dire qu'ils devaient les refaire, au minimum ils auraient pu respecter le ratio initial et éviter qu'on obtienne des images déformées. C'est ridicule et un peu honteux de leur part. Pourtant rien ne gâchera notre plaisir de découvrir ou redécouvrir ces 3 joyaux d'un temps passé. La HD apporte son petit plus à l'image (surtout en terme d'ombrages, qui sont bien plus précises) et si on peut regretter des portages faciles et assez peu retravaillés, la qualité des jeux, elle, est d'un tout autre niveau. Ainsi je ne peux que vous conseiller l'achat de cette trilogie, surtout si vous ne connaissez pas les jeux originaux. C'était mon cas et je suis ravi d'avoir vécu une trilogie longue (comptez plus de 25 heures pour finir les 3 titres) et des jeux aussi bons. Maintenant c'est simple, je vous donne rendez-vous pour les tests de Double Agent et de Conviction car je suis devenu un véritable fan de la licence.



Les -

  • Aucun bonus, disparition des modes multi et aucune correction des bugs originaux
  • Les sauvegardes et les loadings sont trop longs
  • Des vidéos parfois moches et déformées
  • Les saccades (indamissible !)
  • Des problèmes d'installation
  • Les +

  • Le lifting HD redonne un sacré coup de jeune à la trilogie
  • 3 excellents jeux pour 30€ à peine !
  • La qualité globale du gameplay
  • Chaos Theory est juste génial !
  • L'infiltration est grisante



  • Comparatif PS2/PS3 : cliquez pour ouvrir


    Test réalisé par iiYama

    septembre 2012