Ridge Racer 7 (PS3)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2007
Développeur : Namco
Editeur : Namco
Genre : courses

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 5Go (installation facultative)
Moteur graphique : RR6 Engine modifié
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :

Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément - 14 joueurs online
Abréviation : RR7
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 1.4 million







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Ridge Racer 7









Qui dit nouvelle console Sony,
Ce 7e épisode est une grosse mise à jour du Ridge Racer 6 paru sur Xbox 360
dit forcement nouveau Ridge Racer. 7ième épisode d'une série qui ne change pas une équipe qui gagne, Ridge Racer fait peau neuve sur l'habillage mais pas sur le plaisir de jeu ou le gameplay. Un gameplay qui commence à vieillir même s'il offre toujours une prise en main rapide et des sensations fortes. Mise à jour du 6ième épisode sorti sur Xbox 360, Ridge Racer 7 démontre à quel point la PS3 est puissante, fait joujou avec le SixAxis et nous régale de ses graphismes haute définition. Ridge Racer 7 sent bon le pneu chaud et les soupapes violettes d'avoir pris du spray sur la gueule. Le titre commence par un niveau de Xevious (comme à l'époque où Galaga nous faisait passer le temps du chargement) et on pourra carrément installer le jeu sur le disque dur. Cette option permet de moins susciter le lecteur Blu-Ray et raccourcit notablement les temps de chargement. Une bonne idée. Avec ce 7e opus, on met les 2 pieds dans le Next-Gen avec un jeu résolument puissant. Si Ridge Racer 6 nous posait une intro brève, ici il n'y en a plus vraiment. A la place, on a une démo tournante et un écran titre/vidéo HD où on retrouve la belle Reiko Nagase. Par contre c'est toujours les mêmes défauts qui régissent la série : il n'y a aucun scénario. Et c'est une sacrée déception car si on pouvait accepter ça sur la première PlayStation, en 2007 et sur une console aussi performante, ça fait franchement tache. En plus ils l'ont fait pour le Type 4, pourquoi ne pas avoir continuer sur la lancée ? Malgré le temps qui passe, Ridge Racer reste Ridge Racer. Sous cette phrase qui peut paraître sans réflexion, j'intime le fait que depuis le premier opus sorti en 1993 sur Arcade (1994/95 sur PSOne), le gameplay est toujours le même. Axé Arcade, la prise en main est simple, intuitive, bien que totalement irréaliste. Les collisions, comme les réactions de nos adversaires, sont toujours aussi peu naturelles et toujours pas de déformation de la carrosserie à l'horizon. Il y a 34 voitures à piloter et toujours 2 types de conduite : en grip (tenue de route) ou drift (chassé), il y en aura pour tous les goûts. Classée en 4 catégories, le résultat donne 4 niveaux de difficulté et 4 vitesses de jeu. Si les sensations sont déjà bonnes en classe 4 (débutant), en classe 1 (pro) on aura même du mal contrôler le monstre qu'on a sous le pad tant c'est nerveux et rapide. Côté jouabilité, Ridge Racer n'a jamais été aussi intuitif. La maîtrise de chaque bolide demande une dizaine de minutes avant de s'éclater (on ne joue toujours pas au stick analogique tant c'est peu pratique) et la SixAxis est mise à contribution. Certains croient que la détection de mouvement sert tourner... en fait c'est une aide au virage. Lorsqu'on prend un joueur lambda qui a tendance à se pencher pour suivre la route, la SixAxis lui sera bénéfique. Option désactivable, on peut bien sûr jouer à l'ancienne (comme moi).


Ce n'est un secret
RR7 aurait pu mériter une meilleure note mais ses manquements lui amputent quelques points
pour personne, Ridge Racer 7 n'est qu'une évolution de Ridge Racer 6. Sur la console de Microsoft, le mode carrière proposait 111 courses mais en réalité, le jeu ne disposait que de 15 circuits. Après, comme à son habitude, le développeur a ouvert certaines parcelles, joué sur les modes miror ou reverse histoire de rallonger la durée de vie. Ici ils ont simplifiés les choses. Le mode carrière se contente de 44 courses, soit 22 circuits (donc 7 de plus que sur Xbox 360) et les mêmes en reverse. Question évolution de concept, le tuning est cette fois un peu plus poussé que dans l'épisode V (moteur, carrosserie, jantes) bien qu'il ne fasse qu'effleurer le mode (on n'est pas dans Need for Speed Underground et c'est bien dommage). Le jeu prend en compte les effets d'aspirations et on a enfin droit à de la nitro. Elle se remplie à chaque drift réussi et cause une déformation de l'image tant l'accélération est vertigineuse. On a 3 façons de l'utiliser : x1 en pressant R2, x2 en pressant L2 et x3 en pressant L2+R2. On regrettera juste que l'utilisation du spray ne soit pas plus contrôlable (une fois qu'on a appuyé, la bombonne se vide sans qu'on puisse l'arrêter) et qu'elle ne soit pas dispo en début de course (il faut la gagner à chaque fois). Le titre de Namco propose 5 modes principaux : Grand Prix (GP), contre la montre (time attack), Arcade, évènement spécial et online. Le mode GP nous propose de concourir pour le titre de meilleur pilote. Sur une carte sont disposées les épreuves et c'est à nous d'assurer à chaque course. Chaque victoire nous ramène des pièces et/ou des voitures à mettre dans notre garage, ce qui gonflera notre tuning et notre panel de choix. Bien content qu'il n'est pas réitéré "la boulette" de Ridge Racer V, le développeur nippon a fait un super mode Arcade où tous les véhicules et tous les niveaux sont accessibles (en normal ou reverse). On peut ainsi profiter au maximum de son jeu sans se prendre la tête et c'est bien pratique surtout lorsqu'on vient d'acheter la console et qu'on a hâte d'y jouer. Seul regret : ce nouveau Ridge Racer est très difficile. Au delà de la classe 2, on finit rarement premier, même lorsqu'on est un pilote entraîné. Heureusement on peut se rattraper avec le mode 2 joueurs en splitté ou en ligne jusqu'à 14.


Techniquement,
Le moteur de RR6 fait des merveilles et monte même jusqu'à 1080p
même si c'est un jeu line-up, la PS3 met une grosse claque ! Le rendu HD est magnifique, les niveaux ne manquent pas de variétés, les couleurs sont bien choisies et les textures sont superbement travaillées. A part un peu d'aliasing ça et là, et un effet de flou sur le bitume de temps en temps, l'image va vous arracher les yeux ! L'animation ne souffre d'aucun bug et pourtant, ça va vite, très vite. Les traînées de lumière dans les niveaux nocturnes ne sont pas sans rappeler l'épisode 4, on voit enfin le pilote à travers le pare-brise et le jeu est tellement beau que pour moi, c'est l'une des premières fois que j'apprécie les replay. Comme sur une cassette vidéo on peut ralentir ou accélérer la vitesse de défilement, enregistrer les plus beaux d'entre eux sur le disque dur et même changer d'angle à volonté. La modélisation des 34 voitures est parfaite et les niveaux, je le répète, sont vraiment beaux. Hésitant à mettre une plus grosse note à cette catégorie, je me dis que c'est l'un des premiers jeu PS3 et qu'il ne dévoile pas encore tout le potentiel de la machine. Voilà pourquoi j'essaie de réfréner mes envies de notes extravagantes, encore que ce n'est déjà pas si mal. Namco a encore fait des prouesses, ça défrise mais on regrettera tout de même le côté froid et inanimé des niveaux. En effet, à part les gradins où ça bouge un peu, pour le reste c'est "nature morte". Côté son, la musique est toujours un peu pourrie, encore que pour une fois, la qualité s'est améliorée. On retrouve des tracks pour abrutis du BPM mais comme elles savent se faire discrètes (via un petit réglage des volumes), elles finissent par être plus entraînantes que saoulantes. Pour la première fois dans un Ridge Racer et sur une console Sony, les voix sont toutes en Français. D'une qualité irréprochable, elles sont plus convaincantes et moins pénibles que dans l'épisode 5 ou 6. Ridge Racer 7 propose un Sound Test complet où on peut même choisir le niveau qui tourne en fond. Les réglages sonores sont assez poussés puisqu'on pourra paramétrer les haut-parleurs selon l'angle d'écoute. Enfin, abordons le sujet des bruitages. Et bien cette fois, il n'y aura pas de fausse note. Les divers FX sont convaincants et le bruit des moteurs (différent selon la voiture) est très bien retranscrit. Loin d'un aspirateur asthmatique, nous avons droit à de gros moulins qui sentent bon le multi-soupapes et le turbo en surrégime. Très proche de ce qu'on a pu entendre dans Fast & Furious (le film), on ressent une réelle puissance émaner du vrombissement des moteurs.



Sans réfléchir Note
vous avez devant vous l'un de mes Ridge Racer préféré ! Sans surclasser la profondeur du jouissif Type 4, notamment pour son manque de mise en scène et d'améliorations notables à la série, il est tout de même bien meilleur que le juste correct épisode V. Les modes sont nombreux, donnant à la durée de vie de la rallonge, les 21 pistes sont praticables en normal ou à l'envers, et avec les 34 bolides dopés au protoxyde d'azote, croyez-moi, ça décoifferait un chauve ! Les insatisfaits de nature viennent râler parce que cet épisode n'est qu'une mise à jour de Ridge Racer 6 (sorti sur Xbox 360 un an avant celui-ci) mais pour moi qui regarde dans le sillage des consoles Sony, je remonte à l'opus V et les mises à jour font plaisir. Après s'il est vrai que le gameplay n'évolue pas vraiment (et c'est bien dommage), on ne peut pas blâmer tout un jeu pour ça. Par contre, la vraie déception de cet opus, est la même que pour RR6 : le manque de scénarisation du mode carrière est impardonnable. Après tout, on n'est plus sur des machines à la puissance obsolète et sur PS3 avec ses Blu-Ray, il n'y a plus d'excuse. Heureusement que pour rattraper ce qui fait largement chuter la note finale (puisque finalement, dans l'année qui sépare l'épisode 6 à celui-ci, Namco aurait pu corriger le tir), la réalisation est impressionnante, les sensations de vitesse (même en classe débutant) sont bonnes et il vrai que si la SixAxis peut rester au placard avec ses détecteurs, on ne peut rien dire sur une prise en mains ultra rapide. Encore une fois Namco accompagne de la meilleure façon qui soit la sortie d'une console, tout particulièrement celles de Sony (le Ridge Racer sur PSP est aussi très bon). Maintenant à l'image d'un Ace Combat 6 qui campe sur ses positions, il est grand temps que la licence évolue car la concurrence, en matière de jeux de courses, se fait de plus en plus rude.



Test réalisé par iiYama

mars 2007 (mise à jour : janvier 2011)