Resistance 3 (PS3) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :




Sortie du jeu : septembre 2011
Développeur : Insomniac Games
Editeur : Sony Computer Entertainment
Genre : FPS

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Support : 1 Blu-Ray
Installation principale : 2,57 Go
Version logicielle : 1.05
Moteur graphique : Insomniac Engine 3.0
Définition HD : 720p
Compatible 3D : oui

Difficulté :
Temps de jeu : 8 à 10 heures
Compatible PS Move : oui
Multi-joueurs : 16 joueurs online
Titre alternatif : Resistance : Fall of Man 3
Prix au lancement : 70€




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Resistance 3









Le
Un Graphic Novel nous résume les 2 premiers épisodes et mets en place le scénario de cet ultime opus
premier Resistance (sous-titré Fall of Man, "la chute de l'Humanité") fut l'un des FPS de lancement de la PlayStation 3 (et ce, quelque soit la région). Bien que très imparfait et loin de démontrer les performances de son support, il a apporté avec lui un univers intéressant et une aventure vraiment sympathique à suivre. Entant donné son succès (plus de 4 Millions d'exemplaires vendus), une suite fut rapidement mise en chantier et avec elle, diverses promesses à tenir comme une meilleure scénarisation et surtout une réalisation graphique de plus haute volée. Sorti en novembre 2008, Resistance 2 fut l'une des grandes exclusivités d'une PS3 qui avait encore bien du mal à faire face à une Xbox 360 moins chère, sortie plus tôt et plus facile à programmer (ce qui lui permettait d'avoir des jeux multi-supports mieux optimisés). Le jeu fut apprécié une nouvelle fois pour son histoire, sa réalisation et son gros mode multi où pas moins de 60 joueurs étaient accueillis par map (c'est énorme !). Entre temps, Insomniac Games est retourné à ses anciens amours, à savoir Ratchet & Clank quand Resistance Retribution fut développé par Sony Bend Studio pour une sortie programmée en mars 2009 sur PSP. La génération PS360 comme on la nomme affectueusement, aura été le berceau de bien des trilogies, puisque quasiment toutes les grosses licences nées sur ces supports ont eu droit à 3 épisodes et comme on pouvait s'y attendre, Resistance n'a pas échappé à la règle. Sorti en septembre 2011 et inaugurant le nouveau moteur du studio (le Insomniac Engine 3.0), pour Resistance 3 les développeurs n'ont pas voulu réaliser une simple suite : ils ont écoutés les critiques érigées envers le second opus et ont opérés une sorte de retour aux sources de la licence. A la sortie du jeu, outre les éditions limitées et les packs collector (dont une sympa avec une figurine de Chimère), il faut savoir que notre jeu du jour était le touche-à-tout de la console. En effet, il était compatible avec les PS Moves, la 3D Stéréoscopique et il y a même eu un pack spécial (savamment nommé Pack 3D) qui contenait un écran de 24" compatible 3D avec 2 paires de lunettes spécifiques et le jeu. En jouant à 2, en 3D et en portant ces lunettes spécialement développées pour l'occasion, chacun des 2 joueurs pouvait voir l'intégralité de l'écran, au lieu d'une simple moitié. Une belle technologie qui n'a malheureusement pas perduré puisqu'au final, peu de titres furent compatibles avec la 3D Stéréoscopique et cette technologie développée par Sony lui-même (il y a bien MotorStorm Apocalypse mais après...). De plus, avec l'avènement de la 4K et le renouveau de la VR (car je vous rappelle que la VR n'est pas née avec Oculus, le principe date au moins des années '90 puisqu'un casque existait pour Mega Drive, un autre pour Jaguar, sans parler de la Virtual Boy de Nintendo), les télévisions 3D ont disparues aussi vite qu'elles sont apparues.



 

Le Pack 3D incluant un écran de 24", un câble HDMI et une paire de lunettes,
pour 500 $/€ (la console n'était pas incluse)



Je résiste donc je suis !


Enfin sont
Classique, le jeu s'installe sur moins de 3 Go mais malgré les mises à jour, on subit toujours quelques bugs (notamment des décalages sonores)
sortis 2 packs de DLC pour le multi-joueurs : Pack Barbare et Pack Survivant. Vendus au prix de 4€ pièce, ils apportaient de nouvelles maps et de nouveaux modes. En insérant le Blu-Ray du jeu, vous pourrez bien entendu l'installer (ce qui prend un petit moment, surtout sur les vieilles consoles), mais on vous proposera aussi d'installer des démos. Au programme nous avons du KILLZONE 3, du inFamous 2 et du MotorStorm Apocalypse justement. Sympa si on n'a pas accès à Internet car vous vous doutez bien que ce sont les mêmes démos que sur PSN. D'ailleurs je suis allé faire un tour sur le PSN de la PS3 (qui, entre nous, est toujours aussi péniblement lent !) et c'est fou ce que les jeux sont hyper chers ! Moi qui pensais qu'à l'heure où la PS4 allait laisser place à sa remplaçante (la PS5) je pourrais acheter 2 ou 3 jeux, vu le vol manifeste, j'ai fui et j'ai lancé mon Resistance 3 que j'ai payé d'occasion, en version physique et en très bon état, à moins de 5€ ! Car lorsqu'on voit que Resistance 2, vendu en démat' sur PSN, est à 15€... je crois que je n'ai pas besoin de rajouter quoique ce soit. Notez que le jeu est (de façon définitive) en version 1.05 et qu'il s'installera sur votre disque dur à hauteur de 2,57 Go. Je sais, à côté des 100 Go d'un Last of Us Part II c'est ridicule, mais on parle bien là d'un titre PS3 qui, à l'heure de ce test, a presque 10 ans et une génération de consoles en plus. Il n'empêche qu'en parlant de génération, j'aurai bien apprécié que sorte sur PS4 un Resistance Trilogy/Collection, regroupant les 3 opus de la série (et pourquoi pas les 2 autres sortis sur PSP et PS Vita), avec une remasterisation graphique, un agréable 1080p/60 fps et la correction de quelques bugs, un peu comme l'a si bien fait la Bioshock Collection. Il est dommage que Sony ne s'en soit pas donné la peine, la trilogie Resistance étant mine de rien, l'une des figures de proue de la PS3... Pour réaliser ce test, j'ai rejoué à l'épisode 2 (que j'ai testé à l'origine en novembre 2009... mes souvenirs commençaient à dater) et la première chose qui m'a sauté aux yeux, c'est sa difficulté ! Une difficulté "à l'ancienne", rude, amère, où j'ai dû recommencer quasiment chaque chapitre tellement je me faisais poutrer ! J'ai eu soudain un doute : est-ce que je ne suis plus habitué à ce genre de jeux ? Est-ce que je me fais vieux ? Est-ce que je ramollie ? En fait, avec un peu de recul, je me dis que c'est bel et bien Resistance 2 qui est très difficile (à l'époque je l'ai fini, là je n'ai pas eu la patience, il m'a saoulé ! -__- ) car après avoir fait découvrir certains titres mythiques à Chacha (ma femme), tels que la trilogie Halo ou les divers épisodes d'Half-Life, je n'ai pas senti de réelles différences, je n'ai pas trouvé les jeux si durs que ça. Mais en attendant, Resistance 2 m'a fait galérer ! J'ai donc secrètement espérer que le 3e épisode rectifie le tir, au moins sur ce plan-là...



Une narration qui résiste mal au temps...


L'histoire
Même si au fond l'histoire est sympa et qu'elle termine sympathiquement la trilogie, on ne peut pas dire qu'il brille par sa mise en scène
de Resistance 3 prend place 4 ans après celle du second opus. Les Chimères ont désormais envahi les États-Unis et les survivants (humains) sont de moins en moins nombreux. Joseph Capelli (surnommé Joe) a été renvoyé des "sentinelles" après avoir abattu Nathan Hale, à la fin de la précédente aventure, car le héros qu'on connait bien était en passe de devenir l'un des ennemis qu'il détestait tant (et ne venez pas me parler de "spoil", aujourd'hui le jeu a plus de 10 ans, il y a prescription). Joe vit désormais à Haven, dans l'Oklahoma, où il a fondé une famille et où il mène la résistance contre les Chimères depuis plusieurs années déjà. Un jour, le Dr Malikov vient jusqu'à lui pour lui confier une mission : aller jusqu'à New York et détruire la tour chimérienne à l'origine d'un passage spatio-temporel entre la Terre et la planète originelle de ces extraterrestres belliqueux, qui leur permet de faire venir des "Chimères pures" et non plus des humains métamorphosés dans des centres de conversion, ou des cocons. Cette tour refroidit lentement la température de la Terre, les Chimères pures ne pouvant pas survivre dans les milieux chauds. De prime abord, Joe refuse mais lorsque les extraterrestres attaquent sa ville et sa famille, il accepte finalement cette ultime mission pour sauver l'humanité et arrêter les Chimères une bonne fois pour toutes... Premier bon point, les 2 précédentes histoires sont rapidement résumées via un Graphic Novel. On y apprend d'où vient le virus, sa propagation et le Projet Abraham dont faisait parti Nathan Hale. En se lançant dans cette 3e aventure, une autre cinématique du même type nous présente Joseph "Joe" Capelli, pourquoi il a tué Hale, comment cet ancien héros a sauvé l'Humanité malgré lui et dans quelles conditions vivent désormais les rescapés. Pour être franc, le scénario des Resistance n'a jamais été mémorable, on reste très loin d'une trame à la Modern Warfare (même un petit jeu sans trop de prétention comme Singularity fait mieux) et pour ce 3e opus, on ne peut pas dire que les développeurs se soient surpassés. Ils ont tenté de faire jouer la corde sensible (celle de la famille), l'ambiance est assez proche du premier Terminator où les résistants sont reclus dans des terriers à tenter de survivre malgré tout, mais au fond, il n'y a vraiment rien d'exceptionnel...



Les crédits de la résistance


Pire,
Grâce aux crédits obtenus, on peut débloquer des modes alternatifs, des options spéciales, des making-offs, des illustrations...
si les Graphic Novel laissent place à de véritables cut-scènes en 3D (parfois gérées en temps réel, parfois lues sur le Blu-Ray et légèrement magnifiées au passage), il sera difficile de s'extasier sur la qualité de la mise en scène. Ici point de Motion Capture, les animations sont souvent trop rapides, robotisées, les mouvements sont peu naturels, peu réalistes, alors qu'en 2011, à la sortie du jeu, les développeurs commençaient à avoir une bonne maitrise de la mise en scène (Battlefield 3, Modern Warfare 3, Mass Effect 2... les exemples ne manquent pas, les suites non plus, du reste ^_^). Malgré tout, on appréciera que Capelli et Malikov aient la même voix que dans l'épisode 2 (Capelli est doublé par l'excellent et désormais regretté Patrick Bethune), il y a toujours divers documents à lire (certains sont narrés par le Dr Malikov), des messages audio à écouter (comme dans Bioshock mais avouons-le, en mal fait, la faute à des doubleurs qui ne sont que rarement dans leurs rôles) et globalement, le jeu se veut plus scénarisé que d'habitude, avec une multitude de cinématiques qui entrecoupent agréablement la plupart des sous-chapitres. Avant toute chose, sachez que le jeu récompense ses joueurs : suite à l'obtention de Trophées et autre exploit, on obtient des "crédits" qu'on pourra alors dépenser dans les bonus. On y trouve des illustrations, des skins, des making-offs, des modes de jeu alternatifs, mais aussi la possibilité de retrouver automatiquement sa santé ou encore d'obtenir des munitions infinies (certaines options ne peuvent être obtenu qu'en ayant fini le jeu une première fois). Pourquoi l'option de santé est-elle à débloquer ? Et bien c'est tout simplement parce qu'Insomniac a fait le choix de revenir à un système de santé "à l'ancienne". En gros notre personnage dispose d'une jauge qui diminue au fil des attaques encaissées et pour la remonter il faut récupérer (en fouillant les lieux ou sur les cadavres ennemis) des sortes de fioles remplies d'un jus verdâtre et fluo (généralement 2 fioles sont nécessaires pour la remonter à 100%). Le défaut, c'est que chaque fiole récupérée occasionnera un flash à l'écran, ce qui est aussi inutile que désagréable, surtout si comme moi vous jouez sur grand écran et dans la pénombre (à quoi ça sert à part nous niquer les yeux ?!).



Retour à une ancienne formule


Ce retour
Le gameplay a fait un sacré retour en arrière avec ses médikits à dénicher (la santé ne remonte pas toute seule) et son arsenal de 12 armes
à une "vraie et ancienne formule" (puisque dans le premier opus une partie de la santé remontait toute seule) s'accompagne d'un arsenal que Joseph portera tout au long du jeu. Fini le gars qui ne peut porter que 2 armes (ce qui a toujours tendance à frustrer), formule d'une autre époque oblige, notre héros du jour aura pas moins de 12 armes dans sa besace ! Et oui, bienvenu dans les FPS des années '90 façon DOOM, Disruptor, Quake et autre Alien Trilogy, mais ce ne sera pas désagréable pour autant (c'est juste peu réaliste) car chaque arme (à sélectionner via une roue) sera plus ou moins adaptée à chaque situation et avec un tel arsenal, on peut facilement varier les tactiques d'approche. On ajoutera qu'à force de cartonner l'adversité avec ses armes, ces dernières seront peu à peu upgradées, augmentant ainsi leur efficacité. Une bonne initiative qui, vous vous en doutez, nous vient tout droit de Ratchet & Clank, l'autre grosse licence du studio. Et puis côté pétoires, on retrouve toutes celles des précédents opus, plus quelques rares nouvelles pour l'occasion. Pour le reste, Resistance 3 est d'un classique à toute épreuve puisqu'on évoluera dans des espaces systématiquement cloisonnés avec ce que ça comporte de zones in-refranchissables et de portes qui se ferment définitivement après notre passage. Très linéaire, on suit un parcours fléché avant d'arriver sur une zone un peu plus vaste où ce sera l'occasion d'affronter des vagues d'ennemis ou un boss. C'est donc ultra conventionnel, loin des open-worlds façon Far Cry 3 (bien que la comparaison soit désavantageuse puisque ce dernier ne sortira qu'un an plus tard). On appréciera à la fois d'affronter tout le bestiaire qu'on connait déjà, auquel s'ajoutent quelques nouveaux ennemis, ou de nouvelles variantes. Notez que lorsqu'on joue en solo, notre équipier fait office de "pot-de-fleur" : il nous donne ses petites indications mais ne participe pas au combat, pire les ennemis lui passent à côté sans même le voir. Sa présence n'est justifiée que par le mode co-op' qu'on peut pratiquer à 2 en local (la donne est différente lorsque nous sommes plusieurs sur le terrain). Autre inconvénient, le jeu est relativement sombre mais la lampe s'allume et s'éteint automatiquement, alors qu'un allumage manuel aurait été bien plus pratique par moment. Insomniac a tout de même le bon gout de nous laisser entièrement configurer notre pad, une option qui est devenue bien trop rare de nos jours.



Ratchet & Resist


Pour ce
Le Pass Online était un coup dur, tout ça pour un multi loin de valoir celui de Resistance 2. De toute façon, aujourd'hui les serveurs sont fermés...
qui est de la durée de vie, le mode solo dure en moyenne 8 à 10 heures selon la difficulté et le niveau du joueur, ce qui est devenu la norme depuis quelques années. Notez tout de même que, contrairement aux précédents opus, la difficulté est nettement plus équilibrée. Il arrive qu'on doive recommencer une zone mais ce n'est en rien comparable aux autres volets qui étaient nettement plus difficiles. Ça fait plaisir de voir que les développeurs prennent enfin compte de tous les joueurs, car après tout, le choix du niveau de difficulté est bel et bien là pour contenter tout le monde, pas vrai ? Pour faire perdurer cette durée de vie, le jeu dispose naturellement d'un multi-joueurs, bien que ce dernier semble moins mégalo que celui du 2. Sont présent 8 modes de jeux, tout sauf originaux (match à mort en solo ou en équipe, capture de drapeau, contrôle de zones, destruction et défense d'objectifs...) où s'affrontent 16 joueurs... loin des 60 du précédent volet. C'est sans doute dans une volonté de mieux contrôler le multi (qui faisait autrefois office de joyeux foutoir) que le studio a fait ce choix, mais c'était aussi là tout son charme (de toute façon, sur un champ bataille, il y a plus de chance que ce soit la confusion, le désordre et le chaos, plutôt que des escarmouches bien rangées). Cela dit, pour accéder à ce multi-joueurs, sachez que vous deviez disposer d'un Pass Online, qui se présente sous la forme d'un coupon à usage unique présent dans la boîte du jeu. Ceux qui passaient par le marché de l'occasion devaient acheter un nouveau Pass sur le PSN. Pensez à remercier Activision et Electronic Arts pour nous avoir imposé ce genre de pratiques bien rageantes, même si j'avoue qu'après avoir payé mon jeu 5€, acheter le Pass ne m'aurait pas coupé un bras. En attendant vu que les serveurs sont fermés depuis le 28 mars 2014, il m'a été impossible de tester le multi-joueurs, ne serait-ce qu'un peu (car vous le savez, moi et le multi ce n'est pas le fol-amour).



Le moteur graphique de l'insomniaque


Comme évoqué,
Pas bien folichon, s'il reste quelques jolis passages, le jeu enchaine surtout les décors ternes et déprimants, sans pour autant être aussi maitrisé et impressionnant que son prédécesseur
Resistance 3 tourne sur la nouvelle évolution du moteur maison, j'ai nommé l'Insomniac Engine 3.0, dont il est le premier jeu à l'exploiter (et visiblement le dernier puisque dès leur jeu suivant, Ratchet & Clank : All 4 One, le moteur est passé en 4.0). Si le premier Resistance avait pour lui un design particulier, il était difficile de dire que c'était un beau jeu. Pour le second épisode par contre, sans dire qu'il était le plus beau des titres PS3, mine de rien de gros efforts furent consentis, les graphismes ont pris de la couleur, le design s'est affiné et le jeu n'était pas avare en sensations fortes. Pour cette 3e édition, les fans de la licence étaient donc impatients de voir le résultat qui, en théorie, devait aller crescendo. Malheureusement, comme ça arrive souvent, il semblerait que la licence ait subie un effet pyramidal car cette suite est clairement moins belle ! Le moteur graphique a beau être plus évolué et présenter quelques effets inédits et pour le moins réussis (comme cette traversée du Mississipi avec sa superbe brume ambiante), derrière il sera difficile de s'extasier sur le rendu graphique. Revenu à un design plus proche du premier opus, les décors sont très ternes, presque sépia (comme dans le premier épisode) ce qui conforte cette ambiance de désolation et de guerre, mais qui est loin de flatter la rétine ! Les modélisations sont loin d'être belles, les animations sont robotisées, les textures sont souvent affreuses et les lieux traversés sont tout sauf originaux. Alors certes on a bien quelques passages vraiment sympas (notamment avec les cocons, plus visqueux et dégueux que jamais), quelques boss imposants mais globalement, il est clair qu'entre le 2 et le 3, on y a beaucoup perdu. Fini le grand spectacle, place à une réalisation qui tient la route mais qui ne fait honneur à la console, surtout qu'en 2011 les hits (et les beaux titres) ont défilés : Dead Space 2, KILLZONE 3, Crysis 2, Uncharted 3... même ce brave Bulletstorm passe pour un maitre-étalon à côté !



Plus proche du premier que du second...


Non vraiment
Capelli et Malikov sont plutôt bien doublés, les autres ont souvent bâclés leur travail. Ceci dit, je préfère ça que du VOST...
il est clair que les développeurs n'ont pas beaucoup forcés, ils ont produits une suite sans trop se poser de question, laissant le plus gros des artistes et des développeurs sur la licence Ratchet & Clank, véritable fer-de-lance du studio et vitrine technologique de la console. Cependant, un Ratchet n'a nul besoin de réalisme, lui qui est plus proche du cartoon coloré et explosif. Le réalisme est un exercice difficile qui demande beaucoup de détails et un certain investissement que le studio n'était visiblement plus prêt à offrir (sans doute au prorata des potentielles ventes de cet ultime épisode sur console de salon). Un bon point quand même : le premier chargement a tendance à être très long (plusieurs dizaines de secondes) mais les suivants sont généralement contenus. Enfin, la partie son suit tristement la même tendance. On commencera par un doublage (surtout les PNJs) peu impliqué. Il suffit d'écouter les messages audio laissés par les résistants ou les dialogues de nos compagnons de fortune pour se dire que le doublage n'a pas été bâclé (faut pas pousser non plus) mais qu'il a été peu travaillé, presque expédié... Très vite, on s'aperçoit que seuls les doubleurs de Capelli et Malikov semblent avoir fait du bon boulot, ce qui apportera du grain aux intégristes de la VO qui auront un bel exemple de leur supériorité sur la VF. Et niveau bugs on est également servi car parfois la désynchro labiale va très loin (plus de 2 secondes d'écart), le pire étant sur les armes où on tire et le bruitage n'arrive qu'après ! C'est à croire que le jeu charge le fichier audio sur le Blu-Ray ou sur le disque dur avant de le lire (d'où le décalage), c'est vraiment n'importe quoi ! Heureusement que ça reste relativement rare... En parlant de bruitages, ils sont un peu "mou-du-genou", ils manquent de dynamisme, surtout en ce qui concerne certaines pétoires aux timbres bien connue (comme le fusil à pompe) ou les explosions, bien trop timides. Enfin les musiques sont signées Boris Salchow, déjà compositeur du second opus. Là aussi que dire d'élogieux ? Les musiques sont "grises", tristounettes, elles prennent des airs cinématographiques mais sont au final très "passe-partout", très banales. Aucune ne sort du lot, aucune n'apportera le souffle épique dont le jeu avait parfois besoin, bref, elles passent totalement inaperçues. C'est la marque de fabrique des compositions sans âme qui accompagnent la plupart de nos jeux actuels... malheureusement.



Si le Note


premier Resistance a sympathiquement accompagné le lancement de la PS3, c'est avec le second opus que la licence a véritablement décollé, puisque le jeu était beau, nerveux, impressionnant, varié et qu'il proposait un bon gros multi. Sorti 3 ans plus tard, j'ai beaucoup de mal à comprendre ce qui s'est passé avec ce Resistance 3 qui est en tous points, moins bon ! Même si ce n'est pas toujours le cas (après tout Dead Space 3 est moins bon que le 2, et on peut dire de même pour la licence F.E.A.R) en général le 3e opus essaie toujours d'être meilleur, ou à minima au même niveau que son prédécesseur. Or ici, il semblerait qu'Insomniac Games ait expédié le développement (sans doute parce que c'était "une commande" de Sony) en vue d'offrir une exclusivité de plus et de faire comme tout le monde : terminer une trilogie. Maintenant il est clair que lorsqu'un studio n'est pas dans ce qu'il fait, ça donne forcément des jeux assez moyens. Eux qui nous ont offert des Ratchet & Clank d'excellente qualité (Operation Destruction et A Crack in Time), ont finis par se perdre un peu avec des titres moins réussis comme Fuse et Ratchet & Clank QForce, nous laissant penser qu'ils n'y croient plus. Resistance 3 est donc (en un sens) une déception. Sorti au milieu d'une pléthore d'excellents titres au succès retentissant, au lieu de briller et de prouver leur savoir-faire, Insomniac a visiblement baissé les bras alors qu'en 2011, la PlayStation 3 était en pleine maturité et qu'elle était enfin pleinement exploitée. Passons sur les bugs, c'est surtout ce design hyper terne, limite déprimant qui est surprenant, revenant à la fois vers celui de Fall of Man et faisant table-rase de l'excellent travail sur le second épisode.

Le son n'a rien d'exceptionnel, mais le pire est sans réfléchir cette régression technique où (à part quelques passages sympas) on reste loin du grand spectacle de son prédécesseur. Et pour la mise en scène c'est pareil : on a certes plus de cinématiques, plus de contenu mais l'ensemble est peu travaillé, avec parfois des cut-scènes qui semblent sortir d'une PS2 ! Quand des studios nous sortent des scènes digne d'un film (imaginez 2 secondes que Metal Gear Solid 4 est sorti en 2008, 3 ans avant celui-ci !) on ne peut plus se permettre de telles déconvenues. C'est peut-être voulu, mais au 3e épisode les joueurs "en attendent plus", ils attendent qu'on aille de l'avant, qu'on dévoile un potentiel, une maitrise, pas qu'on semble reculer et avoir perdu la foi. Heureusement pour lui, si Resistance 3 accumule les fautes de gout, il n'est pas un mauvais jeu pour autant, en témoigne son gameplay "à l'ancienne" (bienvenu dans le monde douçâtre des "doom-like" ^_^). Malgré sa linéarité et sa durée de vie basique (8/9h environ) l'aventure se parcourt non sans plaisir, la jouabilité est plutôt bonne, les armes ont du punch, on a quelques passages aussi originaux que sympathiques... en clair, sans le vouloir, le savoir-faire du studio a apporté le minimum qui sauvé le titre de la noyade. Dommage qu'Insomniac n'ait pas redoublé d'efforts pour nous offrir l'épisode ultime de la trilogie. Dernier épisode sur console de salon, la licence semble pour le moment à l'abandon donc faute de mieux, il faudra s'en contenter, tout en se disant que malgré sa difficulté mal équilibrée, Resistance 2 reste le meilleur épisode de la série...



Les -

  • Un Pass Online (à usage unique sinon il faut payer) pour jouer au multi
  • Quelques gros bugs que les mises à jour n'ont pas réglés
  • Le flash en prenant une fiole de santé : désagréable !
  • Graphismes ternes et peu enclin au spectacle
  • Doublage FR coussi-coussa, surtout les PNJs
  • Mise en scène franchement datée


  • Les +

  • Gameplay à l'ancienne : arsenal de 12 armes et medikits
  • Une aventure peu marquante, mais qui reste sympa
  • On peut entièrement configurer son pad
  • Difficulté équilibrée cette fois
  • Les armes qui s'upgradent





  • Test réalisé par iiYama

    janvier 2021


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