Prince of Persia (PS3)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 2008
Développeur : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Genre : plate-formes / action

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1,3Go (install)
Moteur graphique : Anvil
Moteur physique : Havok
Définitions HD : 720p - 1080p

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : PoP
Titre alternatif : Prince of Persia : The Fallen King
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 2.1 Millions (tous supports)


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Prince of Persia








Entre 2 épisodes d'Assassin's Creed,
La série repart de zéro et nous dévoile un nouveau héros, beau gosse mais pas charismatique pour 2 sous
notre éditeur national via son meilleur studio (j'ai nommé Ubisoft Montréal), tente de remettre la juteuse licence Prince of Persia sur les rails. Pour rappel, sur la précédente génération de console, Ubisoft avait développé et édité une magnifique trilogie, qui remettait au gout du jour l'ancestral jeu de plate-formes de Jordan Mechner (qui fête à la sortie de cette édition, ses 20 ans). Le Prince y était violent mais aussi acrobate et doté du pouvoir de remonter le temps durant quelques secondes. Si elle n'était pas parfaite, il faut reconnaitre que cette trilogie aura eu un beau succès, un succès mérité même s'il est vrai qu'au 3e épisode, la lassitude commençait à se faire sentir. Au lieu de continuer les aventures de ce Prince de Perse là, Ubisoft a préféré repartir de zéro en nous proposant un nouveau personnage haut en couleur, un peu désinvolte à ses moments, un nouvel univers et un tout nouveau gameplay. Personnellement, j'attendais beaucoup de ce nouvel épisode puisque je suis un grand fan de l'ancienne trilogie et sur certains points, j'ai vite déchanté. Le scénario, un peu bidon, nous conte une nouvelle histoire, celle d'un pilleur de tombe (donc il n'est pas Prince… pas encore) qui va tomber par hasard sur la Princesse Elika, alors qu'il cherchait son âne Farah (nom de la précédente Princesse, sympathique clin d'œil). Embringué dans une histoire de roi déchu que le père d'Elika tire de son sommeil, le plus regrettable c'est de voir la tronche d'une mise en scène minimaliste. La synchro labiale n'est pas du tout respectée, les scènes se contentent du minimum syndical… bref on est loin des standards du support, voire même de l'ancienne trilogie. Question gameplay, comme énoncé ci-dessus, le jeu n'a presque rien à voir avec ce qu'on connait. On n'a plus de retour dans le temps, les combats sont devenus tactiques et Elika nous suit comme un toutou. Mimant la moindre de nos actions, c'est elle qui évite toute mort (d'ailleurs, étant donné quelle fait tout aussi bien que nous, voire même quelle peut voler, on se demande encore pourquoi il doit la porter sur son dos lorsqu'on est accroché à des lianes). Oui, dorénavant, on ne peut plus mourir. Le jeu a été largement critiqué pour ça car il n'y a pour ainsi dire plus aucun challenge. Si on tombe, elle vient nous chercher et nous ramène à la plate-forme la plus proche, si un ennemi nous descend, elle nous redonne de la vie, etc.


C'est comme si
La jouabilité n'est pas géniale (temps de réaction, combats mous) et on est super assisté par Elika
on avait un checkpoint toutes les 20 secondes. En un sens c'est bien, car on est sûr de finir le jeu, mais étant donné qu'il n'y a pas de niveau de difficulté, les vétérans du pad seront vite blasés. J'en parlais à l'instant, les combats ne sont plus de type beat-them-all, mais se déroule de façon tactique. Avec les 4 touches principales on réalise certaines actions, qu'on peut enchainer et la gâchette droite sert à parer. Le problème c'est que les affrontements deviennent pénibles et souvent longs. Pour l'écourter on peut toujours essayer de jeter son ennemi dans le vide mais globalement, les affrontements sont mous et sans grand intérêt. Enfin la plate-forme reprend quelques facettes bien connues comme courir sur les murs, s'agripper aux pilonnes et réaliser des galipettes. Notre nouveau héros réalisera aussi quelques nouvelles acrobaties, qui déjouent souvent le réalisme et les lois de la gravité (c'est le cas des passades sur les plafonds), ou encore il glissera tel un surfeur sur certaines parois glissantes, comme dans un vieil épisode de Tomb Raider. Côté équipement, le gantelet du bonhomme servira à descendre les parois de façon moins risquée et la petite Elika, en plus de nous sauver les miches toutes les 3 minutes, nous permettra d'utiliser ses pouvoirs contre les ennemis ou de sauter plus loin que d'accoutumé. Tout ça n'est pas génial mais c'est quelque peu rattrapé par une réalisation assez propre. Le design est vraiment sympa, les personnages sont bien dessinés (malgré quelques enchevêtrements lorsque les protagonistes se touchent, notamment lors des cut-scènes), surtout pour Elika qui est assez sexy et notre héros dont le dessin est assez sympa (même si son charisme est proche de zéro). De plus le cel-shading apporte une touche limite BD à l'ensemble, une patte un peu artwork. Ce n'est pas le plus beau titre du support mais n'empêche que ça rend bien et que ça tourne de façon fluide (sauf dans les menus, allez savoir pourquoi). Les animations par contre sont en 2 teintes : tantôt réalistes tantôt peu crédibles (comme lorsqu'on saute d'une barre transversale, le mouvement est un peu inadapté). Dernier point sur l'image : Elika devra libérer certaines zones de l'emprise de d'Ahriman (le grand méchant, soit disant seigneur du mal et de la destruction), dont l'effet de renaissance de la nature n'est pas sans rappeler Okami. C'est mignon et assez bien fait. On terminera par le son avec des musiques assez classiques pour le genre. Elles ne sont pas mauvaises, elles accompagnent bien le jeu mais sont loin d'être inoubliables, un peu comme les bruitages. Le doublage, quant à lui, n'est pas top qualité, avec des acteurs qui surjouent un peu leurs rôles, même si ça colle assez bien à la personnalité un peu légère des personnages.



Celui qu'on Note
appelle aux Etats-Unis Prince of Persia : The Fallen King (Prince of Persia tout court chez nous), n'est pas un mauvais jeu, c'est juste un petit jeu. Si l'aspect graphique séduira à coup sûr (il faut dire que la frontière entre le rendu final et les artworks de préconception n'a jamais aussi fine), tout le reste est sujet à controverse. Le scénario est assez nul, mal mis en scène et déjà vu "mille et une" fois, le gameplay est assisté à un point à peine imaginable, le jeu se souvient des appuis de touche (comme lorsqu'on appuie sur saut en plein vol, une fois au sol le héros resautera, c'est très pénible car ça cause des chutes involontaires), les combats sont fastidieux… en clair, si la technique vaut le coup d'œil, pour le reste il est clair qu'on a beaucoup perdu depuis l'ancienne trilogie parue sur les consoles de la génération précédente. C'est sans doute comme ça qu'Ubisoft a voulu tranché entre les 2 séries (ce premier opus fait-il office de point de départ à une nouvelle trilogie ?) mais pour ma part, je préférai l'ancienne formule. Et je terminerai ce test en traitant le développeur de chien galeux, qui conclue le présent jeu sur une fin surprenante, qui remet en cause le destin des 2 protagonistes principaux. Tout ça pour nous vendre un DLC, judicieusement nommé Epilogue (et vendu 10€ !!), et qui clôture de façon plus nette cette aventure. 3h de jeu supplémentaire certes mais surtout une fin payante, Ubisoft et sa soif de fric n'est qu'un avare développeur dont le procédé marketing m'écœure (et il n'est même pas dispo sur PC, uniquement sur XLA et PSN… les pitres !). Epilogue est un chapitre indispensable si ce nouveau Prince of Persia vous a charmé ou si connaitre la "vraie fin" est un leitmotiv supplémentaire, mais étant donné que je suis resté un peu stoïque à son appel, j'ai passé mon chemin. Comme beaucoup de jeux atypiques, Prince of Persia divise et personnellement, je ne vois pas en lui l'étoffe d'un grand titre...



Test réalisé par iiYama

octobre 2010