Monster Madness (PS3)

 








Note générale


Sortie du jeu : septembre 2008
Développeur : Artificial Studios
Adaptation : Psyonix
Editeur : Southpeak Interactive
Genre : shoot-them-up / aventure

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Americaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US (FR disponible)

Moteur graphique : Unreal Engine III
Définitions HD : 720p
Difficulté :
Multi-joueurs : 4 simultanément - 16 online
Titre alternatif : Monster Madness : Battle for Suburbia


Aussi disponible sur :




Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Monster Madness

Grave Danger



Déjà paru sur Xbox 360
L'Unreal Engine III est méconnaissable
en juin 2007 sous le nom de Monster Madness : Battle for Suburbia, Artificial Studios nous ressort sa licence en lui changeant de nom mais a mis plus d'un an pour que le jeu soit adapté. Plutôt vulgaire par moment mais ne manquant ni de piquant ni d'humour, cette histoire de monstres (qui ne fait pas peur) est plutôt bon-enfant. Développée au travers de BD animées, les sarcasmes ne manquent pas, les touches d'humour non plus. C'est l'histoire de 4 ados stéréotypés (une tête d'ampoule, une bimbo, un bô-goss et une gothique) qui vont devoir affronter le mal, cette fois sous la forme de zombies, monstres et autres boss informes. Mais loin d'être un jeu flippant, Monster Madness c'est tout de suite du second degré, du décalé qui ne se prend pas au sérieux, du caricatural. Sous la forme d'un shoot-them-up twin-sticks comme la PS3 nous en abreuve depuis sa sortie (Blast Factor, Nucleus, Super Stardust HD ou plus récemment Commando 3). Dans une vue de dessus on contrôle (presque banalement) son personnage avec le stick gauche, pendant que le droit donne le sens des tirs. Petite originalité : n'importe quel objet qui traîne et qui est à portée de mains, peut servir de projectile. Si les 4 protagonistes ont leurs propres armes de mêlée (pratique si on est en rade de munitions), les armes principales restent communes. On aura entre autre un duo d'agrafeuses de charpentier, un lance-roquette ou encore un tazer géant. Parfaitement maniable (quoi de plus normal ?), on aura en plus une aide à la visée particulièrement pratique et efficace. 5e personnage du jeu, on croisera souvent la route de Larry Bricolo (Larry Tools en VO) qui s'occupera de vous vendre des items bonus (comme des chaussures pour avancer plus vite), des munitions et le fait de pouvoir, toujours moyennant finance, d'upgrader ses armes et d'en acheter d'autres. Si notre perso est étourdi par l'attaque d'un ennemi (comme une araignée qui tisse sa toile ou une vieille zombifiée qui nous crache dessus) il faudra secouer sa SixAxis pour écourter l'effet. Il est par contre plus regrettable que lorsqu'on perd une vie, souvent par manque de munitions, les chargeurs restent à zéro. On sera donc obligé d'attaquer à la mêlée et y'a rien de mieux pour se faire tuer.


Mais le jeu
Le gameplay s'enrichit un peu avec le marchand
n'est pas difficile pour autant, il suffit de prendre son temps plutôt d'avancer comme un bourrin. La meilleure tactique est encore de rester près des distributeurs, qui pour une somme dérisoire, nous vendent des boissons qui restaurent 100% de vitalité et parfois même des munitions. Pas plus original mais bien sympa aussi, on pourra parfois piloter des véhicules. Déjà pas mal fouillis en solo, Monster Madness est jouable jusqu'à 4 en co-op' et là ça devient carrément bordelique ! Mais l'ambiance étant plutôt détendue, c'est plus l'éclate que la prise de tête. Et on peut même jouer jusqu'à 16 online pour des affrontements en arènes. Sur le plan du contenu, on nous promet plus de 1000 objets, 70 monstres et en plus des classiques modes solo et online, 25 mini-jeux supplémentaires. Dommage par contre que Monster Madness manque de crédibilité. Ok c'est un jeu qui ne se prend pas au sérieux mais voir des grilles sortir d'une route goudronnée histoire de cloisonner la zone ou ne pas pouvoir franchir les délimitations prévues parce que son personnage n'arrive pas à sauter un muret plus haut que son genou, ça fait tâche. Sur le plan sonore, on aura bien sûr droit à de lancinantes mélopées au violoncelle ou à de l'orgue pour de faire plus cimetière. Les bruitages sont très classiques, surtout pour le genre et les voix, en anglais, sont assez légères, renforçant l'humour mal dégrossi de certaines scènes. Enfin le jeu tourne sur le puissant Unreal Engine III. Après l'avoir vu à l'oeuvre dans Fatal Inertia EX, on peut dire que le moteur d'Epic sait décidemment tout faire. Si les personnages sont volontairement parodiés en accentuant leurs points significatifs (poitrine exagérément grosse et ventre exagérément plat, dents qui dépassent...), les monstres sont bien travaillés et leurs animations restent très correctes. Le scrolling est fluide (quelques saccades tout de même, notamment dû aux accès disque) et graphiquement, c'est assez joli pour ne pas être un critère censeur. Disons juste que l'Unreal Engine III y est méconnaissable. Eclairages et textures sont de qualité, seuls les environnements se ressemblent un peu tous à cause de la vue de dessus.



Nous sommes en présence Note
d'un jeu bien sympathique même s'il n'apporte rien de neuf au genre. Monster Madness est tout à fait le style de titres qu'on trouve sur PlayStation Network et ce pour une poignée d'€uros, ce qui justifie assez mal sa position en version boite qui sera forcément vendue plus chère. Par rapport aux titres de la catégorie, il s'enrichit d'une exploration salvatrice (trouver des objets débloque des items et des armes) et le système d'upgrade des armes est assez sympa. Rien à redire de sérieux finalement, nous sommes en présence d'un shoot-them-up qui varie un peu ce qui se fait habituellement mais qui est aussi terriblement banal. Un jeu sympa, je le répète, mais à réserver aux amateurs car le tarif de 60€ est clairement trop élevé pour une telle réalisation (sinon dans le genre, allez sur le PSN, ça vous coûtera moins cher pour aussi bien).



Test réalisé par iiYama

novembre 2008