Medal of Honor Airborne (PS3)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 2007
Développeur : Electronic Arts
Editeur : Electronic Arts
Genre : FPS


Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 2Go (install)
Moteur graphique : Unreal Engine III
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :

Multi-joueurs : 12 joueurs online
Abréviation : MoH Airborne
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 2.3 Millions (tous supports)


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Medal of Honor

Airborne



Airborne est pour moi un grand pas en avant puisqu'il est le premier FPS estampillé "guerre de 40" auquel j'ai joué. 6e volume d'une série qui n'en finit plus avec cette guerre passée (comme si à l'école on ne nous avez pas assez gonflés comme ça), j'ai acheté cet épisode de Medal of Honor car la démo m'avait particulièrement enchantée. Pourtant ça fait un moment que j'ai le tout premier opus (Débarquement Allié, sorti en 2002) mais la guerre de 40 me sort par les trous de nez alors depuis tout ce temps, il prend la poussière sur une étagère. Je sais que c'est un jeu culte mais que voulez-vous, quitte à jouer à un jeu marqué au fer rouge "seconde guerre mondiale", autant jouer au plus récent non ?


Développement scénaristique

L'aventure se décompose en 6 chapitres qui nous font vivre les temps forts de la 82ième aéroportée. Notre héros du jour se nomme Boyd Travers, un parachutiste américain. L'histoire commence en 1943, en Sicile, et se termine en 1945, en Allemagne. Mais le gros défaut du jeu, c'est qu'il vous ballade à travers l'Europe et les époques sans réel lien scénaristique. On assiste avant chaque mission à un briefing militaire qui entre nous, ne sert à rien, puis on se retrouve dans les airs prêt à être parachuté au dessus de la zone de mission. En cours de jeu on aura divers objectifs, mais les cut-scènes sont rares, entre les niveaux il n'y a pas de vidéos sur le déroulement de la guerre, bref il n'y a rien ! Heureusement qu'on a tous pris des cours d'histoire quand on était gamins car il ne faut pas compter sur ce Medal of Honor pour nous dévoiler quoique ce soit. Une grande déception.

Mission 1 (11 juillet 1943) : première mission pour la 82e qui se déploie en Sicile, où 4 canons de DCA (anti-aériens) doivent être détruits en vue de reprendre le contrôle de la ville côtière.
Mission 2 (13 septembre 1943) : à Paestrum en Italie (près de Naples), ici aussi le but sera de reprendre le contrôle des lieux en détruisant les réserves d'armes et d'essence, le centre de communication ainsi que tout ce qui n'est pas alliés.
Mission 3 (6 juin 1944) : à Andouville en France (Normandie), il faudra prendre les renforts allemands à revers, côté intérieur et non plage, car ils pilonnent le débarquement allié. Un point de vue atypique de ce jour historique.
Mission 4 (17 septembre 1944) : à Nimègue en Hollande, la mission est d'éviter que le pont de Noumeg soit détruit. Au prise des allemands, ils préféreraient faire sauter le pont plutôt que de le livrer aux alliés en cas d'échec. Mais un convoi important doit l'emprunter alors il faudra avant tout désamorcer les bombes.
Mission 5 (25 mars 1945) : à Essen en Allemagne, il faudra détruire un important complexe de fabrication d'armes (chars, canon sur rails et munitions).
Mission 6 (27 mars 1945) : à Dek Flaktrum en Allemagne, il faudra détruire une tour fortifiée de l'intérieur. En cas de réussite, ce sera un coup décisif dans l'avenir de cette guerre.


Jouabilité & Gameplay

Seule grosse nouveauté
Le saut en parachute est la grosse nouveauté de cet épisode. On peut atterrir où on veut
du jeu, à chaque début de mission on est parachuté au dessus de la zone d'événements. Ça implique 2 choses : la première c'est qu'on peut atterrir où on veut sur la carte et en temps réel (impressionnant !) et deuxièmement, on peut accomplir les missions dans l'ordre qu'on veut. Ainsi, fini les couloirs invisibles qu'on nous force à prendre dans la plupart des FPS, dans Airborne on fait (un peu) ce qu'on veut. Et les détracteurs diront ce qu'ils veulent mais preuve à l'appui, j'ai réellement fait comme je l'ai senti, quitte même à faire les objectifs dans le désordre. En plus, on peut se la jouer comme on se le sent, à savoir bourrin ou sniper. Il est évident que la méthode sniper (se planquer et shooter à distance) rendra le jeu moins difficile, car se la jouer bourrin implique de sacrés bons réflexes. D'ailleurs, comme on peut atterrir presque où on veut sur la carte (certaines zones sont volontairement inaccessibles), il est facile de se trouver un nid perché en hauteur (un toit d'immeuble par exemple) afin de dégommer du nazis en toute tranquillité. Il y a toujours plusieurs façons d'arriver à ses fins, comme l'affrontement direct ou le contournement des troupes ennemies. Il faut aussi préciser que si vous ne faites pas attention, vous pouvez directement atterrir en territoire ennemi et là généralement, vous faites pas long-feu. Côté jouabilité, puisqu'on lâche l'indémodable souris pour le pad PS3, il faut reconnaître qu'on y perd beaucoup au change. Malgré les réglages dans le menu d'options, la jouabilité est très imprécise, ce qui nous gâche un peu l'expérience. Après le jeu se calque sur un FPS seconde guerre mondiale assez classique, scène du débarquement comprise (originale dans son point de vue mais comprise quand même). Travers ne peut porter que 3 armes sur lui, dont une arme de poing qui ne servira jamais et dont on ne peut pas se débarrasser. Ensuite, à chaque briefing nous avons le choix des armes parmi quelques fusils de l'époque comme l'excellente mitrailleuse Thompson, divers fusils de sniper ou un très bon fusil à pompe. Bien sûr en cours de jeu, il sera possible de lâcher son arme pour une autre, généralement plus puissante.


D'ailleurs les armes
Pas de chichi, Airborne est un FPS historique assez classique, scène du débarquement comprise
trouvées en cours de mission seront au menu du level suivant, même si elles sont allemandes. A la façon d'un Bioshock, au fur et mesure qu'on utilise une arme avec efficacité, celle-ci s'améliorera d'un point de vue technique : augmentation du chargeur, moins de recul, plus de puissance ou de précision, etc. D'ailleurs à dessouder du nazis à la pelle dans des niveaux souvent couverts de briques, on ne peut s'empêcher de penser à Return to castle Wolfenstein... les monstres en moins. Dommage par contre que le jeu ne prévoit pas de vrai didacticiel. A la place on a des vidéos de démonstrations (très léger pour l'apprentissage) et 3 malheureux vols en tout début d'aventure qui tentent de nous apprendre les rudiments du saut en parachute. C'est clairement trop peu. Sur le sujet épineux de la durée de vie, je reconnais que Airborne est sérieusement court. Pas aussi court que ce que certains sites le prétendent, à savoir 5 à 6 heures de jeu (en gros c'est l'affabulation d'un testeur qui n'a pas fini le jeu et qui a fait une estimation par rapport à ce qu'il a déjà parcouru), mais le résultat final n'est guère plus élevé. J'ai compté 6 à 8 heures selon votre niveau, ce qui se révèle quand même trop peu. Et il est vrai que ce Medal of Honor n'est pas trop difficile, sauf peut-être pour un dernier niveau infernal. Sur le sujet du réalisme, y'a du pour et du contre. D'un côté on se retrouve en pleine guerre avec des balles qui sifflent aux oreilles et une bataille qui bat son plein en fond. C'est immersif au possible d'autant qu'on sent bien qu'on ne gagne pas la guerre tout seul mais en équipe (d'ailleurs on vous délivrera des médailles pour le travail émérite). Lorsqu'on passe en mode visée sur la lunette du snipe, on assiste à un effet de focus très réaliste, et idem, lorsque notre héros se fait toucher sa vue se trouble. Nous avons enfin des explosions qui assourdissent la perception du son dans un effet crédible et moins pénible que dans F.E.A.R. (ça siffle moins). Mais à côté de ça, on a un gars qui peut sauter d'un toit sans se faire mal (moi je demande à voir), une IA complètement débile et du sang qui se distille à dose homéopathique. Comprenez qu'un bon gros headshot au fusil à pompe ne fera gicler qu'une maigre gouttelette de "rouge" et encore, celle-ci disparaît instantanément. Un réalisme en balance donc...


L'image

Lorsque j'ai lu le test de Gamekult,
L'Unreal Engine III est partout en ce moment et s'il a déjà fait mieux, en l'état c'est pas si mal
j'ai eu peine à croire qu'ils ont écrits que graphiquement Medal of Honor Airborne est très proche de Call of Duty 2, qui date pourtant de 2005. J'ai du mal à comprendre comment un site aussi sérieux et respectable, puisse écrire de telles conneries ! Car je veux bien croire que sur PC et avec les détails au minimum ça ne soit pas très beau mais faut pas pousser. Cet opus a fait peau neuve et le jeu est réellement beau. D'accord ce n'est pas du Call of Duty 4 mais tout de même, ça reste fort agréable. Le jeu tourne très bien avec un moteur 3D qui fonctionne impeccable et dont la qualité visuelle, ainsi que la fluidité, ne sont pas à mettre en doute. Car il est partout en ce moment et c'est encore lui qui fait les honneurs d'un jeu dans lequel on ne l'attendait pas, je veux bien sûr parler de l'Unreal Engine III. Mais il faut être honnête, dans Airborne il n'est pas utilisé au maximum de ses capacités. S'il est superbe, quoiqu'en disent les sites spécialisés qui doivent avoir de la merde dans les yeux, il y a mieux sur le marché, notamment dans cette période faste. En plus on ne peut rien détruire hors scripts, à part quelques rares bidons d'essence (scripts qui ne sont pas trop voyants d'ailleurs, j'ai vu pire) et si le jeu essaie de se diversifier niveau décors, ce n'est pas facile non plus étant donné qu'il faut bien retranscrire cette noire période de désolation. Par contre, j'ai assisté à quelques aberrations notables du moteur physique. Géré par PhysX, il m'a notamment été donné de voir un nazi littéralement voler à plusieurs dizaines de mètres en essuyant un simple tir de mitraillette. Ça fait bizarre. Il faut aussi signaler que beaucoup de passages sont trop sombres, notre héros n'ayant même pas de lampe. En contrepartie, nous avons une bonne qualité des textures, des animations relativement fluides, des véhicules plutôt bien fait et d'excellentes modélisations (bien que tout le monde se ressemble un peu).


Le son

L'ambiance sonore
L'ambiance sonore est chargée, on y est dans cette guerre
est géniale ! S'il est vrai que les musiques type Pearl Harbor (le film) ne sont pas ce que j'aime le plus, elles ont le mérite d'être parfaitement en phase avec l'univers proposé. Faut dire que de la Techno ou du Rock au milieu d'une guerre de 40, ça ferait sérieusement tâche. Pour ce qui est des armes, elles sont parfaitement retranscrites. Puissantes mais sans excès, on retrouve bien la violence de ces combats d'antan. Et comme je le disais dans le chapitre précédent, on est tout de suite plongé dans l'enfer de cette guerre, avec des tirs qui fusent dans tout les sens, des explosions et des fracas nous faisant bien sentir que la guerre explose tout autour de nous. Un gage d'immersion. Autre carcan de l'immersion selon moi : le doublage est tout en Français et même s'il y a toujours des détracteurs, moi je préfère. Rien de tel que de lire des sous-titres pour casser l'ambiance. Ici le doublage est de bonne qualité (même si on a entendu mieux), faisant entrer le joueur dans une guerre où il peut se sentir concerné. Et je tiens à dire aux détracteurs du doublage FR, qu'ils feraient mieux d'habiter un pays anglophone plutôt que de gonfler les joueurs français heureux de voir que leur jeu est traduit, preuve que les développeurs font leur possible pour nous aussi. En France nous avons également de bons doubleurs, il serait temps de vous en rendre compte...


Note générale

Pas aussi révolutionnaire que le monde l'espérait, Airborne continue sur sa lancée "guerre de 40" alors que Call of Duty fut acclamé pour son revirement d'ambiance. A chacun son credo après tout. Car il est reconnu que la série Medal of Honor s'est lentement enfoncée depuis la sortie du premier opus, un jeu qui avait bouleversé son temps. Mais la licence seconde guerre mondiale est largement essoufflée maintenant et les joueurs se sont lassés de bouffer du nazi, du fasciste ou du colabo. Avec Airborne, EA Games nous démontre que les paras ont joués un rôle-clé dans la chute du IIIe Reich, au travers d'un jeu certes court, mais intense. Et puis ne vaut-il pas mieux un jeu court et bon, plutôt que long et chiant ? Je vous laisse y réfléchir... Certes moins beau que dans Stranglehold ou Unreal Tournament III, l'Unreal Engine III nous dévoile une nouvelle fois tout son talent de moteur passe-partout et performant. Sorti 3 mois après les versions PC et X360 (allez savoir pourquoi), Medal of Honor Airborne sur PS3 est un beau jeu, même s'il n'atteint pas les sommets des dernières productions. Airborne est donc à mes yeux un jeu très sympa qui essaie d'évoluer vers quelques choses de neuf et même s'il ne renouvelle pas assez la série, j'avoue avoir passé un excellent moment. Finalement ma plus grande déception sur ce titre, c'est son développement scénaristique proche de zéro et c'est bien dommage car la réalisation et le fun, sont comme promis au rendez-vous. Et n'est-ce pas le but principal d'un jeu, de divertir ? Et ça mes amis, je crois qu'on l'oublie trop souvent...


Test réalisé par iiYama

novembre 2009