Malicious (PS3)

 







Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2012
Développeur : Alvion
Editeur : Sony Computer
Genre : beat-them-all

Support : en téléchargement sur PSN
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : PhyreEngine
Définitions HD : 720p - 1080p
Compatible 3D : non
Difficulté :
Compatible Move : non
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 8€


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Malicious








Fer de lance
Dommage que l'histoire et la psychologie des personnages ne soient pas plus développés, car il y avait matière...
de la génération 128 bits, le beat’em all a gagné ses lettres de noblesse grâce à des chefs-d’œuvre comme God of War, Devil May Cry, Ninja Gaiden et autres Onimusha. Les années ont passé depuis et comme à l’arrivée de chaque nouvelle génération, ce genre a laissé sa place à un autre, actuellement très en vogue et réservé dans un passé lointain aux PC élitistes, le FPS. Heureusement, quelques studios talentueux comme PlatinumGames ou Santa Monica Studio continuent aujourd’hui à faire vivre le genre du beat’em all grâce à des perles comme Bayonetta, Madworld ou God of War 3. Le jeu que je vais vous présenter est un jeu typiquement nippon qui est sorti cette année exclusivement sur le PlayStation Network (ou SEN pour les intimes). Développé par les petits gars d’Alvion, Malicious, vendu à seulement 8 euros, est-il capable de rivaliser avec les derniers jeux du genre sortis en boîte ? La réponse dans les prochaine lignes. Malicious nous met dans la peau d’un avatar envoyé dans un monde onirique afin de libérer ce dernier de la mainmise d’une reine tyrannique. Matérialisé sous la forme d’un jeune garçon (ou d’une fille selon notre choix), le joueur a pour mission de récupérer le pouvoir de cinq êtres qui étaient autrefois des héros comme nous mais qui ont décidé de passer du "côté obscur de la Force" entre-temps. Les gardiens de l’univers nous ont donc choisis afin de rétablir l’équilibre et de ramener la paix dans ce monde. Le scénario de Malicious est plutôt original et aurait pu servir de base à l’histoire d’un J-RPG. Malheureusement, ce dernier ne dépassera pas le stade de prétexte à la conception d’un jeu vidéo tellement la mise en scène du jeu est triviale. Les personnages principaux sont aussi intéressants qu’une brique de lait fermentée, et même le héros et la reine qui bénéficient pourtant d’un character design original, font penser à des autistes quand on commence à trop les fréquenter. Le véritable charme du titre d’Alvion réside dans son aspect visuel. Sans être une claque sur le plan technique, ce dernier possède une patte graphique bien propre à lui, à mi-chemin entre un Gravity Rush et un El Shaddai, rien que ça ! L’avatar que l’on incarne a vraiment la classe et voir son écharpe se transformer en différentes armes est un véritable régal pour les yeux. Mention spéciale également pour la reine, mais aussi et surtout pour un boss-chevalier armé d’une gatling qui force vraiment le respect. Malicious met en avant un univers délicieusement néo-rétro que l’on prend plaisir à regarder. A titre personnel, je vous conseille d’ailleurs de vous attarder sur le niveau du navire volant qui est tout simplement sublime ! Dommage une fois de plus que le titre ne développe pas davantage sa trame scénaristique.


Il faut également noter,
Même si la durée de vie est rachitique, la réalisation est impressionnante pour un jeu PSN et le prix très attractif
et ce n’est pas mal pour un titre dématérialisé, que le jeu affiche un nombre incroyable d’ennemis à l’écran à l’instar de l’étrange Chaos Legion de la PS2. Hélas, le frame-rate a tout de même tendance à s’effondrer quelquefois quand la débauche visuelle devient trop importante à l’écran. Mais bon, qui chipotera devant ça quand on voit le prix de vente du titre ? Autre point positif du jeu : sa bande-son. Tantôt orchestrale, tantôt mélancolique et douce quand on est dans la dimension parallèle des gardiens de l’univers (l’endroit où on choisit les niveaux), la musique de Malicious est un véritable délice pour les oreilles. Les bruitages sont également de bonne qualité. Dommage par contre que les personnages soient tous muets (exceptée la reine qui a quand même eu droit à une ou deux répliques au maximum). Passons à présent au contenu général et au gameplay, pierre angulaire de toute œuvre se revendiquant comme étant un jeu vidéo. L’avatar que l’on incarne porte une écharpe très particulière. En plus de ressembler à celle de Bakuryuu de la série Bloody Roar, cette dernière change de forme en fonction de l’arme qu’on choisit via les touches de la croix directionnelle. Pour débloquer de nouvelles armes, il faut vaincre tous les boss du jeu qui sont au nombre de cinq au total. L’originalité du titre réside dans le fait qu’on peut choisir quel adversaire on veut affronter dès le départ. On peut même directement aller démolir la reine si on le veut ! C’est d’ailleurs là que le bât blesse. Le scénario s’enfonce complètement et la narration s’envole vers l’infini et l’au-delà. Sans compter que le jeu ne possède que cinq niveaux au total. En plus, il faut impérativement finir chacun d’entre eux en moins de 20 minutes. Je vous laisse donc le soin de calculer la durée de vie du titre. Pour rendre son titre attractif, Alvion joue la carte de la nostalgie en proposant un jeu relativement hardcore. La difficulté s’adapte même au choix qu’on fait au niveau de notre progression. Je m’explique : affronter le chevalier en armure dès le début du jeu peut ne pas vous poser de problème. L’affronter en dernier change complètement la donne. De plus, Malicious a le mérite de nous proposer un système de jeu basé sur le célèbre « Pierre, Feuille, Ciseaux ». Chaque boss est sensible à un seul type d’arme (voire deux au maximum). Du coup, il faut débloquer les armes en les tuant dans un ordre bien précis (surtout si on en a déjà démoli deux). A cela, il faut ajouter le scoring avec classement mondial et bien entendu le beau trophée qui va avec. Petite précision toutefois : les fans de Ninja Gaiden et Bayonetta peuvent retourner au lit. En effet, le jeu ne dispose hélas que d’une palette de combos relativement pauvre…



Malicious Note
est un jeu que je considère comme le « snack game » des beat’em all modernes. Possédant une identité visuelle originale et une bande-son vraiment sympathique, le titre d’Alvion comble ses nombreuses lacunes (durée de vie ridicule, gameplay classique, scénario mal exploité) en titillant la fibre nostalgique des vieux de la vieille grâce à une difficulté élevée. Malgré le peu de stages présents, Malicious arrive à proposer une replay value intéressante pour les fans de scoring et autres chasseurs de trophées. De plus, son judicieux système à la « Rock, Paper, Scissors » permet d’approcher le titre de différentes manières. Dans tous les cas, à l’inverse d’un God of War ou d’un Bayonetta que l’on peut apprécier pour de nombreuses et différentes raisons, Malicious pourra peut-être vous faire revenir dessus régulièrement après une dure journée de travail, histoire de se défouler vite fait, comme sur un bon vieux Quake-like.



Les -

  • Personnages sans profondeur
  • Palette de combos ridicule
  • Quelques ralentissements
  • Durée de vie inexistante
  • Scénario mal exploité
  • Les +

  • Replay Value intéressante pour les fans de scoring et autres glaneurs de trophées
  • Système à la "Pierre-Feuille-Ciseaux" bien maîtrisé
  • Un bon challenge pour les hardcore gamers
  • Bande-son de très bonne qualité
  • Direction artistique sublime
  • Prix de vente attractif

  • Test réalisé par ShinkuuHadoken

    avril 2012