littleBIGplanet (PS3)

 








Note générale


Sortie du jeu : novembre 2008
Développeur : Media Molecule
Editeur : Sony Computer
Genre : plate-formes - construction

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 4Go (install)
Moteur graphique : Deferred Rendering Engine
Définitions HD : 720p
Difficulté :

Multi-joueurs : 4 joueurs en co-op' offline/online
Abréviation : LBP
Titre alternatif : Little Big Planet
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 5.3 Millions


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littleBIGplanet








Media Molecule
Et oui, notre Sackboy est totalement personnalisable et sur le PSN on peut en trouver des caractéristiques comme ici Old Snake et Sephiroth
est un petit studio Anglais, fondé en 2006 et constitué d'anciens développeurs de Lionhead Studios (Fable, Black & White), Bullfrog (Theme Park) et Criterion Games (Burnout). Malgré son accord d'exclusivité avec Sony sur leur premier jeu, ce développeur est resté modeste puisqu'il n'excède pas les 20 personnes. Fin 2008, après une bêta d'un mois où des joueurs sélectionnés ont pu participer à l'événement, Sony repoussa la sortie de littleBIGplanet car une des nombreuses chansons citait des passages du Coran. A peine quelques jours plus tard, Sony ayant remplacé les quelques copies qui s'étaient déjà vendues (un collector extrêmement rare et au tarif exubérant sur eBay), littleBIGplanet sort officiellement et créé un véritable raz de marrée au sein de la communauté PlayStation. Plus de 2 millions de copies sont vendues en quelques jours, faisant de lui le 11e meilleur score de la console. C'est pas rien. Mais finalement, littleBIGplanet, c'est quoi ? Et bien c'est avant tout un jeu de plate-formes 2D, aux graphismes 3D, qui se veut ouvert, créatif et qui vous laisse la possibilité de construire vos propres niveaux. Un concept aguicheur, qui lui aura valu le qualificatif de "bac à sable". Une expression qui n'a (selon moi) aucun sens, une aberration du langage qu'on entend de plus en plus. N'empêche qu'avec "son saut et sa pelle", on est capable de créer de bien belles choses et c'est là toute l'idée de départ des développeurs : proposer un logiciel/jeu où on pourrait créer soi-même, sans être programmeur ou avoir beaucoup de temps devant soi. Mais avant tout, reprenons depuis le début. Si littleBIGplanet s'abrège en LBP, il ne faut absolument pas confondre avec LBA, Little Big Adventure, les 2 jeux n'ayant strictement rien en commun. littleBIGplanet s'ouvre sur une intro décalée, qui dit que nos rêves se réunissent en un endroit merveilleux. Narré par Michel Elias, chaque conte et mini-didacticiel seront l'occasion de s'abreuver à une touche d'humour rafraîchissante, au moins autant que peut l'être le jeu. Sans être sarcastique, le narrateur s'éclate à nous balancer des jeux-de-mots bidons et des blagounettes type carambar. N'allez pas croire que ça décrédibilise le jeu, au contraire ça lui donne une atmosphère très détendu, très bon-enfant. De toute façon les check-points sont très nombreux, l'aventure n'est pas difficile et au pire, au repart au début du niveau (il n'y a jamais de Game Over). On peut donc se laisser aller, en disant qu'il est ouvert à tous.


Dans littleBIGplanet,
Les mondes sont fait d'un improbable montage qui tient avec des bouts de ficelles. Et le design est une incontestable réussite
on dirige un Sackboy (ou Sackgirl bien entendu), une sorte de petit nounours ou de doudou, entièrement personnalisable. Au fil du jeu on déniche de nouveaux éléments (yeux, lunettes, chapeaux, pantalons, robes, gadgets…) et petit à petit, on peut le façonner à son image. La procédure se fait en plein jeu. Il existe une option aléatoire si on manque d'inspiration et certains Sackboy peuvent être téléchargés en DLC (payant donc) depuis le PSN. C'est comme ça qu'il est possible de jouer avec un Old Snake (Metal Gear Solid 4), une Nariko (Heavenly Sword) ou encore Ryu (Street Fighter IV). On peut faire bouger ses bras, sa tête ou son corps (même si ça ne sert à rien) et même modifier en temps réel ses expressions faciales : joie, colère, peine et inquiétude. Autant vous le dire, le petit Sackboy est trognon comme tout, surtout lorsqu'il fait sa petite tête toute triste. Seul regret : les expressions se modifient avec les touches de la croix numérique. Ainsi vous l'aurez compris, on est obligé de jouer avec le stick analogique, alors qu'il aurait été tellement plus agréable et précis de pouvoir contrôler son Sackboy avec la croix. Vraiment dommage. Avec notre petit personnage, on va devoir parcourir pas moins de 50 niveaux, qui se débloqueront au fil de l'aventure, qui possèdent moult passages et objets secrets et qu'on pourra refaire autant de fois qu'on veut. Et l'autre grosse particularité du jeu, c'est les graphismes. Avec des décors improbables fait de collages et de jonctions de divers matériaux qui tiennent avec des bouts de ficelles (bois, carton, botte, chaîne, éponge, polystyrène…), si le jeu de Media Molecule n'est pas le plus beau de la PS3, il reste le plus envoûtant et le plus singulier d'entre tous. Certes il subsiste un peu d'aliasing mais les couleurs sont chaudes et la bonne humeur plane à tous les étages. Jouable jusqu'à 4 en co-op', il faut reconnaître que le jeu trouve toute son essence en multi-joueurs. Mais à 4 c'est bordélique, cependant certains puzzles ne peuvent être résout qu'à plusieurs. Jouer à 2 reste donc la meilleure solution entre convivialité et chaos visuel.


Si la difficulté
Le jeu fonctionne sous le moteur de KILLZONE 2/3 (et oui !). Mais le plus fort c'est l'éditeur de niveaux dont tout le contenu amateur peut être partagé gratuitement via le PSN
n'est jamais frustrante, sachez tout de même qu'on recontre quelques problèmes de jouabilité. En effet, le stick analogique est loin d'être précis et maniable, surtout dans un jeu de plate-formes au gameplay 2D. Ainsi il arrivera de crisper sur certains passages légèrement plus difficiles ou qui réclament de la précision, car notre "bouille d'amour" est loin de réagir comme on le voudrait, ou aussi vite qu'on le voudrait. Ca mis à part, notre Sackboy peut se déplacer sur plusieurs plans (généralement 3). Du coup on peut passer derrière le décor, revenir devant, superposer des objets… et de temps en temps notre Sackboy passe de l'un à l'autre sans trop nous demander notre avis. Comme le disent les développeurs, littleBIGplanet est une sorte de jeu de plate-formes en "2.5D" et la physique a aussi une grande importance. Même si elle n'est pas réaliste et que parfois elle gêne notre avancée (il m'est arrivé de littéralement bloquer le passage et de devoir recommencer le niveau), il faut reconnaître qu'elle est généralement bien utilisée. Autre point très important du jeu, comme je l'ai évoqué, on peut créer ses propres niveaux. Si certains se sentent plus à l'aise avec l'écriture ou la composition musicale, d'autres ont un sens plus poussé vers la construction (LEGO ?) et du coup littleBIGplanet répond à leurs attentes. Mettant à disposition de véritables outils de création, sans pour autant être compliqué à mettre en œuvre, il est possible de créer, déformer, modifier et partager gratuitement avec la communauté, tout ce qu'on créé ou que les autres ont créé. En moins d'un an, la communauté a développé plus d'un million de niveaux ! Et la durée de vie du jeu est directement proportionnelle aux envies créatrices des joueurs : tant qu'il y en aura pour créer de nouveaux levels, il y aura du contenu téléchargeable, sans compter tout ce que Sony et Media Molecule essayent de nous faire acheter sur le PSN. Dernier point, si les bruitages sont assez classiques pour le genre, les musiques sont par contre de véritables perles. En grand nombre (30 pistes pour plus de 130 minutes de musique), elles alternent les sonorités au fil des ambiances visuelles : jazzy, rock, hip-hop ou des sonorités plus exotiques. Véritables bijoux acoustique venus de tous les horizons, je n'avais plus entendu une bande-son si planante depuis Super Mario World (je sais, la comparaison prête à sourire).



littleBIGplanet Note
est bien meilleur que l'idée toute faite que j'avais de lui. Enchanteur, beau, léger, souriant, il n'y qu'a voir les petites animations de notre Sackboy pour fondre, ou mettre le son à fond pour se régaler d'une plage audio variée et franchement travaillée. Voilà un jeu qui vous met la banane, ce qui ne m'était pas arrivé depuis bien longtemps. Si Super Mario Bros a posé les bases du jeu de plate-formes 2D, que Super Mario 64 a posé celui du jeu de plate-formes 3D et que Super Mario Galaxy a fini d'entériner ce concept qu'on pensait que très peu progressiste, littleBIGplanet a de son côté réinventé le genre, tant sur son gameplay que l'intellection de ses puzzles, le génie qui sévit sur des décors enchanteurs ou un mode création absolument fabuleux. Dire que c'est un succès mérité n'est pas assez évocateur de ce que littleBIGplanet va faire vivre… à votre âme d'enfant !



Test réalisé par iiYama

octobre 2009 (mise à jour : décembre 2013)