KILLZONE Trilogy (PS3)

 





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Note générale


Sortie du jeu : octobre 2012
Développeur : Guerilla Software
Editeur : Sony Computer
Genre : compilation (FPS)

Support : 1 Blu-Ray
Version logicielle : 1.0
Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 3.4Go (install)
Moteur graphique : Deferred Rendering Engine
Moteur physique : Havok
Définition HD : 720p
Compatible 3D : oui (KILLZONE 3 uniquement)
Compatible PS Move : oui (KILLZONE 3 uniquement)

Difficulté :
Multi-joueurs : 32 joueurs online
Abréviation : KZT
Prix au lancement : 50€




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KILLZONE

Trilogy



Je l'admets, si j'ai vraiment eu du mal à apprécier le premier épisode, la saga KILLZONE m'aura offert un très beau spectacle par la suite. Même l'épisode PSP s'est révélé bien sympathique. Aujourd'hui, quelques 1 an et demi après la sortie de l'excellent KILLZONE 3, Guerrilla et Sony nous proposent une compilation de la trilogie sortie sur consoles de salon. En effet, si à mes yeux la saga est mal partie, il faut reconnaitre que dès KILLZONE 2, nous avions à faire de très beaux titres qui, à défaut d'innover, nous ont prouvé que la PS3 en avait dans le caleçon. On regrettera que KILLZONE Liberation ne fasse pas partie des invités, mais on appréciera forcément d'avoir le premier opus en HD. Bref, voyons tout ça en détails…


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KILLZONE HD



Date de sortie initiale : décembre 2004
Support initial : PlayStation 2

Sorti fin 2004 sur PS2, le premier KILLZONE aura beaucoup fait parler de lui, avant même sa sortie. Malheureusement il fallait s'en douter, trop de markéting tue les jeux et si le titre édité en exclue par Sony avait pour lui quelques qualités, il avait aussi une liste longue comme le bras de défauts. Aujourd'hui, comme beaucoup de jeux PS2, KILLZONE a fini par se faire faire un lifting, via le formidable processus de la HD qui, généralement, n'apporte pas grand-chose. On retrouve donc cette jolie intro en images de synthèses, qui pour le coup a été upscalée. Le résultat reste de bonne qualité malgré son cadrage en plein écran mais on déchantera vite. En effet, c'est la seule vidéo à avoir été créé ainsi, les autres sont basées sur le moteur graphique, et là de suite, c'est plus la même chanson. Le résultat est sérieusement moche : déjà à l'époque (sur PS2) je trouvais ça vilain, mais là que la résolution est plus grande et quelques 8 ans après sa sortie initiale, je vous laisse imaginer la gueule que ça a ! C'est flou, c'est moche… donc ça a vachement vieilli (déjà que c'était pas terrible en 2004). Bonne surprise, on peut toujours configurer les touches de son pad, ce qui est vraiment agréable et bien trop rare de nos jours. Malheureusement, comme le pad PS3 n'est pas mieux lotis que celui de la PS2, on se retrouve avec exactement la même jouabilité. Comprenez par là que la visée est toujours aussi imprécise ! Alors certes on s'y fait à la longue, mais quand on a mangé pendant des années des FPS sur Xbox 360 et son contrôleur hyper précis, croyez-moi que la visée "flottante" de KILLZONE est imbuvable ! L'une des originalités du titre, c'est de proposer 4 personnages jouables. Malheureusement on ne pourra pas "switcher" entre eux : on fait son choix au début du chapitre avec l'impossibilité d'en changer. On retrouve donc Templar, le soldat de base, Luger qui est la reine de l'infiltration, Rico qui est le bourrin de service, et Hakha, un mutant humain/helgast qui pourra traverser certains pièges. Une fois les chapitres passés, vous pourrez les recommencer avec le personnage de votre choix même si je vous l'avoue, ces bribes de passages ne changeront pas grand-chose au déroulement du level. Au final on en vient vite à prendre son préféré et ne jouer plus qu'avec lui (ou elle).


Notez tout de même que ce concept de multi-personnages ne sera pas reconduit dans les autres épisodes, ce qui rend ce premier opus quelque peu marginal face au reste de la série. Question gameplay, KILLZONE est le FPS couloir par excellence ! C'est vrai, parfois on aura des maps un peu plus ouvertes, mais ça reste très rare puisqu'en général, on suit les sentiers battus. De même, si le jeu se veut déjà tout sauf original, imaginez que vous allez vous trainer le pire du boulet qui puisse exister dans un shooter. Votre personnage ne sait rien faire sans qu'on lui tienne la main, pas même sauter par-dessus un muret de 50cms. De plus, si en 2004 on pouvait saluer l'action, de nos jours on trouve clairement le jeu mou du genou. Les ennemis arrivent par vague mais l'ensemble manque vraiment de punch, avec en plus une IA ennemie complétement débile ! Bref vous l'aurez compris, la jouabilité est désagréablement imprécise et le gameplay remonte aux antipodes du genre. Que du bonheur… A l'origine c'est un jeu PlayStation 2, qui déjà à l'époque, ne faisait pas de miracles (on était très loin d'un Shadow of the Colossus ou d'un God of War). Et comme la mode du lifting HD ne consiste qu'à appliquer de nouvelles textures (plus fines et détaillées) sur une ossature vieillottes et dépassées, vous vous doutez bien qu'on retrouve des angles mal dégrossis, des couleurs très ternes, des animations qui manquent de fluidité… en somme les standards ont changés, d'autant que sur cette 7e génération, ce sont bien les FPS qui ont réalisés le plus de prouesses techniques.


Pas de miracles donc, ce serait même tout le contraire. Les textures sont légèrement floues, on retrouve ces mecs qui nous parlent sans ouvrir la bouche (bon sang ce que c'est ridicule !!), ces corps qui s'effacent plus vite que de la craie sur un tableau… en résumé, si certains jeux s'en sortent avec les honneurs, KILLZONE a gardé ses tares génétiques et en plus, le processus HD a été bâclé. Au final il ne reste qu'un univers attrayant et un design toujours aussi réussi, pour y trouver un quelconque attrait. Terminons par le son qui nous propose un doublage certes français, mais dont la qualité est au rabais, des bruitages tout à fait corrects mais des musiques totalement absentes. C'est d'ailleurs un regret, car quand on sait ce que la musique apporte à l'action, ici on se retrouve avec une "aventure nue", dénuée de toute aspiration épique. KILLZONE est donc un jeu assez atypique. Il offre un univers vraiment fort, et même un scénario assez sympathique. Cette édition HD profite en plus d'un framerate < enfin > potable ainsi que d'un lot de Trophées offert à la moindre occasion. Alors au final, si KILLZONE n'est au fond, pas un mauvais jeu, en réalité il jouit surtout d'une "aura" qui le dépasse, d'une clémence inexpliquée des joueurs. Car avec un peu d'objectivité, il suffit d'y jouer 30 minutes pour noter les nombreuses tares de naissance dont il souffre, comme ces personnages qui nous parlent sans ouvrir la bouche. Même en 2004, ça faisait longtemps que ça ne se voyait plus ! En bref, KILLZONE n'a jamais été un grand jeu et ce n'est pas cette réédition faussement HDisée qui changera la donne. Personnellement je prends ce jeu comme un bonus aux 2 autres, le meilleur moyen de connaitre le début de la guerre entre l'ISA et les Helgasts... et rien d'autre.


 

 
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KILLZONE 2



Date de sortie initiale : février 2009
Support initial : PlayStation 3

Sorti en 2009 sur PS3, KILLZONE 2 a reçu un gros budget pour son développement et une fois encore, le buzz en amont de sa sortie fut savamment orchestré. Une nouvelle fois, beaucoup de joueurs étaient dans l'attente d'un grand titre et la console, de son côté, attendait toujours son gros AAA exclusif. Certes l'excellent Resistance 2 a réussi à faire patienter (il faut dire que le jeu d'Insomniac Games est vraiment bon) mais il n'a pas l'aura et un univers aussi captivant que KILLZONE. L'action se déroule 2 ans après les évènements du premier épisode. Les troupes de l'ISA s'apprêtent à envahir la planète Helghan (en représailles) afin de capturer le leader Helghast. Dès le lancement du jeu, une vieille connaissance apparait et nous ressort le même discours qu'en 2004. Visari nous refait le coup de la propagande à l'encontre de l'ISA, les Helgasts semblent plus "rouges" que jamais et ce, dans une cut-scène off-line de toute beauté. Très vite on retrouve des visages connus : Rico Velasquez et Jan Templar (mais pas de signes de vie de Hakha et Luger), Rico étant en plus notre coéquipier. Notre personnage, Tomas Sevchenko (dit Sev) est moche à souhait avec sa coupe iroquois mais en contre-partie, Rico n'est plus le gros lourdaud d'autrefois. Si les cut-scènes sont cette fois assez nombreuses et d'une qualité bluffante, je regrette vraiment que le scénario n'aille pas loin. En effet, entre le début de l'aventure et la fin, en résumé à part tuer des ennemis, il ne se passe pas grand-chose. Côté gameplay, la grosse nouveauté, c'est de proposer quelque chose de plus tactique, de moins bourrin que lors de la première guerre. En effet, Sev est capable de se mettre à couvert en pressant L2, un peu à la façon d'un Gears of War. Bien se planquer ce sera l'occasion de recharger son arme mais aussi de récupérer sa santé. Changement radical dans la série, désormais on ne contrôle plus qu'un seul personnage. Il est donc impossible de varier l'armement et les compétences. Et notre héros parmi tant d'autres, ne pourra porter que 2 armes : une arme lourde (pompe, mitrailleuse, lance-roquettes...) et une arme de poing. Seulement voilà, on ne peut pas se débarrasser du flingue donc il est impossible de prendre 2 fusils. C'est vraiment pénible car se mettre un bazooka ou un sniper de côté, en utilisant un fusil à pompe, c'est quand même bien pratique. Après ça, y'a pas de chichi à faire, le jeu est classique de chez classique. Zoom de visée, grenades frag, attaque de mêlée et un joli arsenal… que ce soit les armes de l'ISA ou celles des Helgasts, y'a de quoi faire. Si les balles peuvent traverser certaines parois, j'ai par contre trouvé idiot qu'on ait plus de tir secondaire. Dans le premier épisode, j'aimais bien avoir mon lance-grenades sur le fusil de l'ISA ou l'add-on pompe sur le fusil Helgast. Et bien c'est fini le bon vieux temps, même si les armes gardent le même design, désormais on a un tir principal et c'est tout !


Heureusement il y a aussi de belles nouveautés pour la série. Par exemple les développeurs ont cherchés à nous faire plaisir (cette fois) avec pas mal de bidons d'essence et de bonbonnes de gaz, Sev peut enfin sauter tout seul comme un grand, voire même passer par-dessus un muret, on contrôlera quelques tourelles bien puissantes et on pilotera même des véhicules : un tank (si la prise en mains est bizarre, la puissance de feu est au rendez-vous) et surtout un exosquelette surpuissant. Les Helgasts aussi ont été légèrement modifiés : ils sont plus mobiles, plus réactifs, ils se mettent à couvert puisque l'IA est moins bête, bref on sent qu'ils y ont gagnés au change. Autre bonne nouvelle : le jeu est infiniment plus jouable qu'auparavant ! Les réglages permettent de parfaitement doser le stick droit (caméra), ce qui a rendu la prise en mains confortable. Question difficulté, Guerrilla nous a déjà prouvé qu'ils savaient bien doser leurs jeux. C'est une fois de plus le cas. En jouant finement et intelligemment (je sais, ça sera dur pour certains :) l'aventure ne se révèle pas trop dure. Bien sûr on mourra une paire de fois mais rien de rédhibitoire, sauf peut-être au dernier niveau et notamment dans la lutte ultime contre Radec, où la difficulté monte d'un coup. C'en est même pénible car boucler l'aventure vous demandera de la patience et du doigté. Enfin KILLZONE 2 s'articule autour de 3 modes : le solo, zone de guerre (le multi-joueurs) et escarmouche. Le multi est praticable jusqu'à 32 joueurs divisés en 2 équipes (ISA contre Helghasts) et selon 7 classes de personnages. Le jeu dispose de 8 cartes de bases, qui peuvent évidemment être agrémentées via le PSN (cette édition Trilogy offre d'ailleurs certains DLCs gratuitement). Techniquement, pour un jeu de 2009, KILLZONE 2 nous a asséné une véritable gifle graphique ! La PlayStation 3 était toujours sous-exploitée, mais il a été l'un des rares (premiers) titres à en tirer la substantielle moelle, et le résultat fut à la hauteur des attentes. Ainsi donc, même aujourd'hui, KILLZONE 2 reste un très beau jeu. Basé sur le moteur, les cut-scènes sont absolument énormes et la modélisation des protagonistes est vraiment excellente. Les animations sont fluides et réalistes, et les graphismes sont hyper chiadés. Le design fait un fois de plus sensation, les armes sont originales et le moindre décor est très détaillé.


La planète Helgan est un vrai champ de ruines, une terre de désolation et les effets y sont sublimes. En plus de ça, la physique est bien gérée, certaines parcelles de décors sont destructibles, les impacts de balles sont bien visibles et certains corps sont persistants. Bref la qualité globale de l'image était une valeur sûre à sa sortie et 3 ans après sa sortie, il reste un maitre-étalon de la machine de Sony. Enfin la bande-son ne manque pas de caractère. Si les armes ne sont pas super violentes, n'empêche qu'elles assurent bien et offrent une bonne dynamique aux conflits. Fini ce désemparant silence, en fond la guerre fait rage et cette fois la musique est belle et bien présente. Elle souligne certaines scènes mais en contrepartie, si la qualité est au rendez-vous, aucune d'entre elles n'aura le souffle épique ou la mélodie qui fait qu'elle nous marque. Quand le doublage, il est de bonne facture mais accuse lui aussi quelques bémols. Par moment le réglage des volumes est déséquilibré et dans le brohaha de la guerre, on ne comprend rien de ce qu'on nous dit. Sans ça on retiendra surtout l'énorme travail sur le son et le soin tout particulier qui a été apporté à l'ambiance. Beaucoup de changements sont intervenus dans cette suite, certains de bon gout comme la mise à couvert, la justesse de la jouabilité, la frénésie de l'action, le pilotage de véhicules… et d'autres d'un gout bien plus douteux comme un armement imposé à chaque level, des véhicules qu'on ne pilote que trop rarement ou encore la disparition de notre quatuor d'origine, contre un seul et unique personnage. Mais KILLZONE 2 c'est (c'était ?) aussi une énorme gifle technique. La qualité du son est indéniable (avec cette fois des musiques) et le moteur graphique est flamboyant ! Les modélisations sont vraiment superbes, les cut-scènes ont la pêche, les décors sont très travaillés et comme toujours, le design fait sensation. Bien sûr on regrettera quelques anicroches (flou de mouvement permanent, freezes très fréquents) mais quel bonheur d'avoir un jeu parfaitement réalisé. Guerilla s'est enfin donné les moyens de faire un jeu colossal et Sony aura laissé tout le temps aux développeurs pour qu'ils nous sortent un grand FPS. Ainsi la licence KILLZONE est finalement devenue à la gamme PlayStation, ce que Halo est aux Xbox.


 

 
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KILLZONE 3



Date de sortie initiale : février 2011
Support initial : PlayStation 3

Si KILLZONE 2 a mis plus de 4 ans à voir le jour, au point que certains naïfs parlaient déjà d'arlésienne (alors qu'à côté des 11 ans de Duke Nukem Forever, c'était presque rien), il aura quand même su nous mettre d'accord sur un point : finalement la PS3 en a dans le CPU. Toujours dénigrée, passant toujours derrière la Xbox 360 dès qu'on parle de jeux multi-supports, on constate qu'en fait ce sont les exclusivités qui rendent la console performante. Ces exclues sont à la fois la force de la marque PlayStation mais aussi les vitrines technologiques de la machine. Pourtant par-delà ses qualités graphiques, KILLZONE 2 n'est pas arrivé à se démarquer outre mesure d'une concurrence féroce. Trop classique dans l'âme, trop linéaire, trop prévisible, il avait en prime tout un tas de petits trucs qui agaçaient et qui ont fait de lui un très bon jeu, mais pas le meilleur FPS de la PS3. Ainsi, une fois encore, j'ai mis beaucoup d'espoir dans ce 3e volet et pour cause, son univers est très fort et j'espérais que pour la première fois, il serait dignement exploité. Malheureusement, et c'est ma première déception, vous vous doutez bien que ce n'est pas le cas. Certes le scénario essaie d'avoir des élans dramatiques, de se composer d'un véritable fond mais ça n'est pas assez bien écrit pour qu'on y croit. D'ailleurs ce même univers, de nouveau sous-exploité, démarrera juste après la fin de l'épisode 2 mais nous livrera une fois de plus, un épilogue bien moche. Ceci dit, si tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir non plus. En effet on visitera des lieux jusque-là inconnus d'Helgan, les modélisations sont toujours aussi superbes avec notamment des visages extrêmement détaillés. Et ces mêmes visages arborent les expressions faciales qui concordent avec l'humeur du protagoniste. Pas du grand art, mais c'est bien fait et ça évite de se retrouver avec des personnages sans âme. D'ailleurs les cut-scènes, en très grand nombre dans chaque niveau (ça fait plaisir), sont pour la plupart bien travaillées. Au niveau de la prise en mains, les habitués ne seront pas dépaysés. En effet on retrouve le même équipement, la même maniabilité, les mêmes comportements, le même gameplay. En parlant de jouabilité, elle s'est améliorée depuis le second épisode. Certes il a fallu réduire la sensibilité au maximum, mais la mise à couvert se fait plus rapidement, le déport (pour tirer) aussi, le jeu semble plus "souple" et la mise en joue profite d'une aide à la visée pour le moins bienvenue. Au rang des impressions de déjà-vu, étant donné que cet épisode est une suite directe, il est naturel que les technologies soient exactement les mêmes.


Ainsi on retrouve tout l'arsenal de KILLZONE 2, ainsi que quelques nouveautés. Par exemple la gattling est un gros monstre qui fait un sacré carton dans les lignes ennemies (j'ai d'ailleurs apprécié de pouvoir détruire les mises à couvert adverses), ou encore ce lance-roquettes à têtes chercheuses, particulièrement efficace. C'est une bonne initiative, repris d'Halo 3 : on peut prendre le contrôle des tourelles mais on peut aussi les sortir de leur socle et aller cartonner l'adversité avec des armes autrement plus puissantes. Autre nouveauté, mis à part quelques séances de tirs aux pigeons, les Helgats nous laisseront de temps en temps faire joujou avec leur jetpack. Ce sera l'occasion de prendre les airs (certes pas autant qu'on voudrait) et de profiter de nouvelles approches face à des vagues ennemies toujours plus nombreuses. J'ai également apprécié la jolie phase d'infiltration dans une végétation aussi luxuriante que dangereuse, ou encore la balade en mécha de combat. Autant l'avouer, si l'épisode 2 était redondant à souhait, ici tout est fait pour ne pas vivre 2 fois la même scène. Le jeu est donc très varié est ça, ça fait du bien. Comme d'habitude la cicatrisation automatique soignera d'elle-même vos blessures et si vous êtes accompagné (généralement par Narville ou l'ami Rico) et que la mort vous frappe, ils seront à même de vous soigner presque par magie. On retrouve bien sûr la mise à couvert qui a fait tant parler d'elle dans KILLZONE 2 ainsi qu'un certain cloisonnage de l'armement. En effet on ne peut porter qu'un fusil d'assaut, une arme lourde et une arme de poing (à munitions infinies). On nous impose donc 3 armes au calibre différent. Et moi ça, ça me gonfle ! Bon sang, si notre personnage est capable de porter une monstrueuse gattling ou un jet pack plus gros que lui, qu'est ce qui l'empêche de prendre un fusil d'assaut Helgast et une fusil d'assaut de l'ISA ? Rien, précisément ! Et question incohérence, je suis toujours aussi scié de voir les soldats de l'ISA se promener sur des sortes de "barques volantes" super moches, bien à découvert comme il se doit, quand les Helgasts se baladent dans de superbes vaisseaux.


Sur le plan technique, le Deferred Rendering Engine nous prouve une nouvelle fois sa grande valeur et sa capacité à tirer tout le potentiel de la PS3. Secondé par l'excellent moteur physique Havok, le moins qu'on puisse dire c'est que c'est très beau ! Les niveaux dans les glaciers ont un charme "à la Plost Planet" particulier et plaisant mais en réalité, c'est tout le jeu qui est magnifique. Si on subit encore quelques inexplicables freezes, le flou de mouvement (autrefois si pénible et omniprésent) se fait plus discret, les textures sont super détaillées et les décors sont vraiment éblouissants ! Je ne reviens pas sur la qualité des modélisations mais je mets une petite couche sur des effets pyrotechniques impressionnants, faisant de KILLZONE 3 l'une des grandes références de la console. Pour ce qui est de la partie sonore, nous disposons de bruitages parfaitement dynamiques. Les fusils d'assaut arrachent bien, les explosions ont du coffre, en somme la qualité est là, ce qui rend honneur à la violence des combats et nous immerge au coeur de la guerre. Musicalement KILLZONE est de plus en plus proche des thèmes Russes. Allez savoir si je suis le seul à ressentir ça ou pas, mais depuis l'épisode 2, plus on va et plus les Helgats "semblent rouges", et sont même accompagnés des thèmes qui vont avec. En plein jeu, la musique est plus présente que jamais et elle souligne bien l'action. Dernier point, le doublage français est correct. Oui juste "correct" car les voix de Sevchenko et Rico ont changées depuis le second opus, ce qui est crétin vu que le jeu se déroule à peine 6 mois après, et ce, avec les mêmes protagonistes. De plus les acteurs n'y sont pas toujours, le mixage est parfois approximatif... si l'ensemble tient bien la route, il est clair qu'une telle production méritait peut-être mieux. KILLZONE 3 est-il meilleur que le 2 ? C'est simple, oui. Il est encore plus beau, plus agréable à jouer (grâce aux nouveautés), plus varié, plus précis et présente de sérieux atouts, notamment pour une exclue. Maintenant il faut reconnaitre que si on a beaucoup plus de cut-scènes (ce qui est agréable), le scénario de son côté ne va pas assez loin et que l'univers, malgré tout, est encore trop sous-exploité. Maintenant on ne va cracher dans la soupe pour autant, cette 3e itération est un très bon jeu, je dirai même le meilleur FPS exclusif de la console avec notamment, une grosse performance graphique. Guerrilla signe donc là, son meilleur KILLZONE...


 

 
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Conclusion



Pour 50€, Note
Guerrilla et Sony nous proposent les 3 plus grands chapitres de KILLZONE, réunis sur un seul Blu-Ray. Une opération markéting peu couteuse pour eux, mais qui peut s'avérer très intéressante pour celles et ceux qui veulent plonger dans le conflit Helgast, sans devoir acheter une vieillissante PS2. Malgré tout, les standards des FPS ont beaucoup changés ces dernières années et le vieux KILLZONE, malgré la correction de ses bugs (clipping, framerate) et un passage assez timide vers la HD (comme quasiment tous les jeux PS2 actualisés en fait), a pris de sérieuses rides sur la gueule. La faute à un rythme mollasson (l'absence de musiques y est pour beaucoup) et sans évoquer la raideur du gameplay, sachez que la jouabilité n'est pas des plus précise, ni des plus agréable. Ainsi à mes yeux, ce premier chapitre est un "bonus", le meilleur moyen de connaitre les origines du conflit mais une fois terminé, il y a peu de chances que vous y reveniez un jour. Par contre, les épisodes 2 et 3 sont restés de très beaux jeux. Si l'univers est toujours sous-exploité et que les scénarios ne volent jamais bien haut, ils restent malgré tout d'excellents FPS, exclusifs à la console de Sony. Certes ils sont restés "tels quels" (tout juste nous avons un code pour télécharger des maps pour le multi), ceci dit comparé au premier épisode, ça n'a plus rien à voir ! KILLZONE 2 est déjà plus beau que bien des titres concurrents (même plus récents), quant à KILLZONE 3, il est une référence technique ! Alors d'accord, KILLZONE 2 et 3 ne réinventent pas le genre, pas même ils apportent une once de nouveauté. Mais ce qu'ils font, ils le font bien et se révèlent ainsi très fun à jouer. Avec ses 3 campagnes solo et 2 campagnes multi, nous en avez en plus pour votre argent. En bref, si vous avez déjà les épisodes PS3, il ne sert à rien de s'acheter cette trilogie, dans le cas contraire foncez, le rapport qualité/prix est excellent et vous aurez en mains les meilleures cartes pour enfin connaitre l'univers particulièrement accrocheur de KILLZONE.



Les -

  • Pourquoi ne pas avoir adapté KILLZONE 2 à la 3D ?
  • Le premier KILLZONE a salement vieilli
  • Aucun bonus ou presque
  • Les +

  • KILLZONE 2 et 3 restent de grosses références graphiques
  • Le premier KILLZONE en (plus ou moins) HD
  • Tout le multi des épisodes 2 et 3
  • 3 jeux sur un seul Blu-Ray
  • Vendu à un prix correct

  • Test réalisé par iiYama

    décembre 2013