GTA IV (PS3)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : avril 2008
Développeur : Rockstar Games
Editeur : Rockstar Games
Genre : aventure - action

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 4Mo (saves)
Moteur graphique : RAGE Engine
Moteur physique : Euphoria
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :

Multi-joueurs : 16 joueurs online
Abréviation : GTA IV
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 22 Millions (tous supports)


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Grand Theft Auto IV









Niko Bellic
Avec ses 100M d'€, GTA IV reste à l'heure actuelle le jeu le plus cher jamais développé
(en serbe ça signifie "personne") est un immigré serbe, originaire de Bosnie. C'est son cousin Roman, ainsi que ses problèmes de dettes, qui le persuadent de venir s'installer à Liberty City, celui-ci se vantant d'y avoir trouvé le « rêve américain ». Cependant, à son arrivée aux États-Unis, Niko se rend compte que son cousin lui a menti sur ses conditions de vie et que le rêve américain n'est en fait qu'un appartement médiocre, Roman étant simplement propriétaire d'une miteuse compagnie de taxi. Roman s'est créé beaucoup d'ennemis et a besoin de Niko afin de l'aider à résoudre ses multiples problèmes. Niko vient donc pour réaliser son rêve américain, changer de vie mais il a aussi un autre objectif : retrouver l'homme qui a trahi son unité (dans ce qui était probablement l'armée serbe) durant les guerres qui ont suivi l'éclatement de l'ex-Yougoslavie, au début des années 1990… L'intrigue de départ, qui commence mollement il faut le dire, donne envie de connaitre notre atypique héros. En effet après les mafieux, les blacks, les gars ordinaires et bien entendus les plus belles femmes de pixels, jouer un Serbe reste original. Attendu comme le messie suite à un développement de presque 3 ans (le développement a débuté en novembre 2004 et 150 personnes y ont participées), un cout de production de plus de 100 millions d'€uros (à l'heure actuelle, il est le jeu le plus cher jamais conçu), GTA IV aura fait parler de lui très longtemps. Il faut dire que depuis San Andreas, qui reste le dernier épisode majeur de la série, les fans attendaient de pouvoir mettre le brave CJ à la retraite. Franchement décevante, la première version présentée aux professionnels était moche, ce qui a retardée la sortie du jeu, Rockstar s'affairant à rendre son titre phare plus aguicheur. Les pubs ont commencées leur ballet dés 2007 et initialement la sortie du jeu était prévue pour octobre 2007. Mais suite aux premières critiques, un peu sévères, le jeu se verra retardé jusqu'à avril 2008.


Retour aux sources
Le téléphone et le GPS sont les vraies nouveautés de cet épisode, et ils rendent bien service
pour Rockstar et la première version 3D de la licence, GTA IV se déroule à Liberty City, comme GTA III, un New-York virtuel. Mais après en avoir tant bouffé pendant des mois entiers, à grand coup de vidéos, de screenshots de préproduction et de démos, le titre le plus attendu de 2008 mérite-t'il autant d'éloges ? Pris à la louche, on peut répondre "ô que oui !" mais GTA IV n'est pas exempt de lourdeurs, de soucis de gameplay et de failles techniques. Il faut dire que la série à un lourd passif de bugs en tout genre. Prenons l'exemple de San Andreas, l'opus le plus vendu de la célèbre saga, qui avait une jouabilité exécrable et une réalisation minable. Ça ne l'a pourtant pas empêché d'avoir un énorme succès. Alors reprenons depuis le début. Niko est équipé d'un téléphone portable, grosse nouveauté de cet épisode. Avec lui, il reçoit des appels de ses connaissances, afin d'accomplir des missions. Vous voulez faire une pause ? Pas de problème, coupez le téléphone et les missions se mettent en veille. Libre à vous ensuite d'accomplir tout un tas de missions secondaires ou de simplement vous balader. Comme tout téléphone, il possède un répertoire, mais aussi des infos utiles. Rockstar pousse même le vice de pouvoir configurer sa sonnerie. Ensuite, ça se passe un peu comme d'habitude. Un coup de fil nous donne rendez-vous quelque part afin de prendre une mission. A chaque mission principale, Niko avance dans la vie et le scénario se développe (ce qui n'est pas le cas avec les missions secondaires). La durée de vie s'étale sur environ 30h pour la trame principale mais vous le savez, GTA c'est aussi tout ce qu'il y a autour (plus des modes multi-joueurs) donc le jeu peut durer jusqu'à épuisement de votre patience.


Comparé aux anciens épisodes,
Le système de visée est excellent. Il était temps que ça évolue !
ce premier opus HD essaie de faire table-rase du passé et se force à offrir une jouabilité mieux calibrée. Entre la version PS2 et celle sur PC, San Andreas proposait une visée épouvantable et/ou une conduite exécrable où l'accident était inévitable. A pied, Niko penche étrangement lorsqu'il tourne (ce qui est un peu déroutant) et le gros bug, c'est que lorsqu'on passe à côté des passants, même si on ne les touche pas, ils miment une bousculade et nous engueulent. Ce genre d'approximations est un peu limite sur un jeu d'une telle envergure. En voiture, puisque ça fait partie des axes de la licence, on a droit qu'à des caisses à savon. A 50Km/h ça tourne assez bien mais à 80Km/h ça tourne plus du tout et vous aurez beau enfoncer la pédale de frein au max, aucun véhicule ne freine potablement ! C'est un peu rageant et ça rend certains trajets longs et pénibles. A côté de ça Rockstar a fait de son mieux. Au pad les véhicules sont bien plus maniables qu'avant et les déformations due aux accidents sont bien visibles et ont plus d'impacts sur la "santé" du véhicule. D'ailleurs, le vol de voiture est toujours de la partie, même si on trouve idiot 2 détails : si le gars repart avant l'attaque, Niko le suit en courant (pourquoi faire ?) et si on vole une voiture à l'arrêt, même s'il n'y a personne, on sera poursuivi par la police. Les murs doivent avoir des yeux et un téléphone directement relié au central… A pied comme en voiture, le nouveau GPS est bien pratique. Plus intelligent qu'auparavant, en ouvrant la carte on peut positionner un point d'intérêt et le GPS nous y mènera le plus simplement du monde. Une belle mise à jour. Question véhicules, si on n'a plus droit aux avions, traumatisme du 11 septembre oblige, on aura quand même une belle panoplie à piloter : camions, voitures, hélicoptères, motos… y'a de quoi faire. Et au cas où, on peut même prendre un taxi (payant) ou le métro pour traverser la ville en un rien de temps.


Dernier point de la jouabilité,
Malgré les bugs, GTA IV est le premier épisode à valoir le coup graphiquement
si les combats à mains nues sont un peu mous du genou, ceux armés sont plus dynamiques qu'autrefois. On regrettera qu'il faille 4 balles pour tuer un simple pecnot là où une seule voire 2 devraient suffire, mais en contre-partie le système de visée a totalement était repensé. En jouant au pad et pressant la gâchette gauche à mi-course, la visée est manuelle alors qu'en pressant à fond la même touche, la visée se lockera sur l'ennemi le proche (visée automatique). Une bien grande idée qui évite l'énervement et les écueils, et résout d'un trait net l'un des plus grands défauts des précédents opus. Abordons à présent le sujet de la réalisation. Si autrefois les GTA fonctionnaient sous Renderware (le moteur multi plate-formes de Criterion), pour nos consoles actuelles Rockstar a développé son propre moteur, le RAGE (secondé par le moteur physique Euphoria). Un moteur pas mal performant, qui a d'abord fait ses preuves sur Table Tennis. Si on ne peut pas parler de claque graphique, notamment parce que la gestion inter-sprites est un peu juste par moment et que certaines animations restent raides, Liberty City reste un très beau terrain de jeu. New-York est fidèlement reproduit, le champ de vision est époustouflant de profondeur et les rues sont pleines de vie. Le jeu gère un véritable cycle de jour/nuit ainsi que des intempéries aléatoires. Ainsi la ville n'est jamais morte, d'autant que New-York est réputée pour ne jamais dormir. Créées à partir du moteur graphique depuis GTA III, les cut-scènes sont bien travaillées. Les modélisations sont impressionnantes, avec une gestuelle assez bien étudiée et des expressions faciales plutôt en phase (sauf lorsqu'ils crient, ça ne transparait pas vraiment la colère).


Ainsi dés l'intro,
GTA IV est de loin le meilleur jeu "open world" du moment
avec ses plans très Hollywoodiens et ses incrustations, on entre dans la peau du serbe le plus connu de la planète, d'autant que le doublage a cherché à donner des accents assez juste pour chaque personnage. Et malgré un aliasing assez voyant, des textures un peu ratées par moment ou des ombrages super granuleux, on ne peut qu'être impressionné devant l'immensité de la carte et le tout sans loading. Tout en streaming, on subira bien entendu quelques pop-ups mais rien de bien méchant en soi. J'en parlais à l'instant, le doublage est une fois de plus de grande qualité. Bien sûr il reste en anglais (le travail de traduction serait trop énorme pour faire une localisation dans chaque langue) mais la qualité est une fois de plus au rendez-vous. On n'en attendait pas moins du développeur. Rien à redire non plus sur les bruitages et la plage musicale est encore une fois très éclectique : du rap, du jazz, de la techno, du disco, du rock, du reggae… s'étalant sur 19 radios sélectionnables dans chaque voiture (comme d'habitude), y'en a pour tous les gouts. Au milieu des talk-shows classiques (vu qu'on est pas anglophone, ça n'a aucun intérêt pour nous) on retrouve comme toujours des groupes et des chanteurs hypers connus dont voici quelques noms : Genesis, Peter Gabriel, David Bowie, Smashing Pumpkins, Bob Marley, The Who, Queen, Black Sabbath, R. Kelly, Lloyd, Miles Davis, Elton John, ZZ Top, R.E.M, MC Lyte, Barry White et bien d'autres. Le téléphone permet d'ailleurs une petite fonction rigolote : il peut afficher l'auteur et le nom du titre qui passe à la radio. A noter aussi que la radio peut très bien diffuser des infos en relation avec vos missions.



Grand Theft Auto IV Note
est bel et bien "le gros jeu" qu'on attendait tous. Reprenant sa place de numéro 1 des jeux "open world", laissant les Saint Row 2 et tous les précédents GTA sur le carreau, s'il est moins mégalo que le San Andreas (Liberty City est loin d'être aussi grande que les 3 régions de ce dernier), il recentre aussi tout son gameplay en nous évitant des missions inutiles. Mais pas d'inquiétude, GTA IV est une nouvelle fois une mine où on peut passer des heures à flâner ou à accomplir diverses missions secondaires. Rien que son mode histoire va vous prendre pas mal de temps, d'autant que la trame accroche et que la mise en scène a été très soignée. Pour couronner le tout, ce 4e opus est aussi le premier a réellement valoir le coup techniquement parlant. Avec son moteur propriétaire, il affiche des graphismes en phase avec son époque et malgré les bugs, on ne pourra que rester admiratif devant l'énorme soucis du détail dont a fait preuve Rockstar. Alors bien sûr GTA reste GTA puisque moins d'une heure après l'intro on a déjà une arme dans les doigts et qu'on a déjà abattu notre premier ennemi. Mais c'est aussi ça la force de la licence : un gameplay ouvert où on peut réaliser tout un tas de choses et draguer des filles est toujours au programme, la conduite et les dogfights restent au centre du gameplay. Pas encore parfait mais de très loin l'actuel meilleur jeu du genre.



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Test réalisé par iiYama

mars 2010