Flower (PS3)

 








Sortie du jeu : février 2009
Développeur : thatgamecompany
Editeur : Sony Computer
Genre : ? (poétique)

Support : en téléchargement sur PSN
Version testée : Française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : -

Espace disque nécessaire : 1.8Go (install)
Définitions HD : 720p - 1080p
Compatible Move : non
Compatible 3D : non
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 8€



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Flower








Flower
Un cortège de pétales de fleurs redonne vie à la nature
n'est pas un jeu vidéo comme on a l'habitude d'en voir. C'est en réalité une fable poétique qui appose un sens mais pas vraiment d'histoire. Voilà pourquoi il m'est impossible de noter cet ovni car plus qu'aucun autre titre sorti jusqu'alors, il est assujetti à la perception de chacun. Flower est l'exemple type de "produit" dont le PSN est le support idéal. Car dans un secteur plus classique de vente, il n'aurait sans doute jamais vu le jour. Et oui, je ne mets pas de note car Flower n'est pas vraiment un jeu. Affranchi des codes du jeu vidéo classique, si vous en avez marre de tous ces titres violents où finalement lorsqu'on ne tue pas des aliens, on tue son frère de sang, alors il est grand temps pour vous de venir vous reposer dans Flower. Ici pas de game over, pas de scoring, pas d'interface, une simple image vous montre les commandes et vous pouvez vous lancer dans cet expérience hors du commun. En effet, il suffit d'une poignée de secondes pour comprendre qu'on se dirige avec la SixAxis et qu'on accélère le mouvement en pressant une touche. Et c'est tout ! D'ailleurs, doux à l'extrême, la manette ne se tient pas fermement, au contraire on la porte du bout des doigts, comme si on effleurait toute la délicatesse de l'image. Flower nous invite à nous évader de nos villes, bruyantes, malsaines et pourtant sans âme, pour un sérieux retour aux sources : la nature. Au départ, un pétale se détache d'une fleur et nous devons, tant bien que mal, le diriger au gré du vent pour qu'il rejoigne peu à peu, toutes les fleurs du coin. Au fur et à mesure qu'on fait éclore les autres fleurs, de nouvelles apparaissent jusqu'au moment où la nature explose de couleurs et reprend ses droits sur l'hiver.


Comme à chaque
Les décors sont vraiment magnifiques, évasion garantie
fleur se détache un pétale, la traine devient immense (comme dans Snake finalement), mais il est impossible de faire tomber ce cortège de couleurs, le vent porte à l'infini ses graines qui sème la vie. Chaque fleur éclose libère également une note, ainsi à la manière de REZ, lorsqu'on influe sur le décor, on influe aussi sur la musique. Une musique évidemment très douce, basée sur de tendres mélopées dont les sonorités de piano, de guitare et de violons, semblent jouer un concert de notes qui s'accouplent avec ce manège de couleurs. C'est cette magie, cette poésie ambiante qui nous fait oublier une réalisation un peu sommaire et ce gros aliasing. Car comment ne pas tomber sous le charme de ces vastes plaines à la verdure rassurante, à ces tons pastels qui flottent sous une douce brise. Finalement, Flower est très doué pour nous faire vivre autre chose mais il a aussi quelques écueils à se trainer. Tout d'abord la caméra est toujours mal placée, toujours trop proche et trop près du sol, ce qui nuit à la lisibilité de l'ensemble, et ne nous permet pas d'apprécier ces étendues de verdure. Ensuite la SixAxis est particulièrement imprécise. Voilà aussi pourquoi il n'y a pas de réticule : ça compense les interprétations approximatives du pad (même si on peut facilement dire que ce titre-là est l'un des rares à savoir s'en servir). Enfin, à côté de son aspect féérique et de la magie que procurent ces "revitalisations", difficile d'apprécier Flower sur la longueur.



Très court (3 heures au maximum), Flower n'a finalement pas d'histoire et pas vraiment de but… Pourtant, ce titre m'a rappelé Okami et malgré ses petits défauts, difficile de ne pas tomber sous le charme. Après une dure journée de travail, pour passer un dimanche pluvieux ou lorsque l'hiver commence à se faire long, il est le meilleur moyen de se mettre des étoiles dans les yeux et d'évader son âme vers ce monde virtuel qu'on prend facilement plaisir à recolorer. Entièrement conceptuel et porté sur nos sensations, nos émotions, Flower régale les yeux, les oreilles et l'esprit. On sentirait presque le parfum enivrant des fleurs, le souffle du vent, léger et apaisant, qui caresse notre joue. Cette "simulation de printemps" pourrait donc vous plaire, si tant est que la poésie et le charme visuel d'un tableau naturel, sachent toucher votre cœur, on l'espère, pas trop de pierre...



Test réalisé par iiYama

septembre 2011