Eternal Sonata (PS3)

 








Note générale


Sortie du jeu : février 2009
Développeur : Tri-Crescendo
Adaptation : Tri-Crescendo
Editeur : Namco Bandaï Games
Genre : RPG

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : JAP/US
Textes à l'écran : FR

Définitions HD : 720p
Difficulté :
Multi-joueurs : coop' à 3 joueurs
Titre alternatif : TrustyBell Chopin no Yume Reprise (JAP)
Prix au lancement : 70€


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Eternal Sonata








Ce qui frappe
Les combats sont difficiles mais rythmés
de prime abord lorsqu'on débute une partie d'Eternal Sonata, c'est l'ambiance qui s'en dégage. On est d'accord qu'il s'agit pour un RPG d'une facette très importante et ici le pari est réussi. C'est à la fois coloré et idyllique offrant un univers harmonieux (tout comme les musiques d'ambiance) où nul doute que magie et mélodie vont de paire. C'est dans ce contexte que le jeu développe le gameplay qui s'en inspire. Au delà des fonctionnalités de base de tout RPG classique, où l'on retrouve un menu très intuitif et une présentation parfaite, Eternal Sonata apporte sa petite touche personnelle. Pour commencer, les combats sont gérés d'une façon peu commune, puisque les tours de nos personnages sont assujettis à une jauge de temps (de quelques secondes) durant laquelle on bouge et agit à sa guise. On est alors libre de ses actes et de leur succession dans un tour, ce qui offre une agréable sensation de liberté. Il est cependant à noter que cela impose aux combats un rythme soutenu, demandant une concentration de tous les instants (contrairement au RPG plus classique qui dans leur gestion des combats laisse le temps de faire ses choix). De même, dans certains cas le fait qu'un ennemi puisse agir plusieurs fois dans un tour peut se révéler catastrophique, renversant littéralement une situation pourtant à son avantage. S'en est même horripilant par moment, notamment lorsqu'il s'agit d'un boss qui se permet d'en mettre plein la face à un perso et qui en décède sur le coup. Là, il y a de quoi prendre le jeu en grippe, surtout si c'est celui qui censé être le "gros" du groupe et qu'il était à fond question HP. Mais soit ... Ce coté aléatoire de l'action est renforcé par une grosse particularité de jeu : les ombres et la lumière. En effet, nos personnages sont capable d'infliger un coup spécial pouvant se lancer depuis une zone d'ombre et un autre sous une zone de lumière. Du coup, le placement est important durant un combat. Cela conduit donc a un gameplay tout à fait original, mais plein de contraintes ! Pour frapper par exemple, il est nécessaire d'avoir ses cibles à portée (selon le sort ou l'arme), et comme cela dépend aussi de la zone lumineuse où vous êtes, bien placer un coup peut devenir un casse-tête qu'il faut résoudre en quelques secondes !


Car pour ne rien arranger,
Le design est personnage est tout mignon
les magies et les coups ont des portées souvent très variées dans la distance et la zone d'effet. Dans le cas de la magie de soin (côté lumière par exemple), il faudra obligatoirement être près des personnages à soigner ET être dans une zone lumineuse. Dans certain cas, on a donc trop de conditions à réunir (surtout que certains champs de bataille dispose de plus ou moins de zones éclairées). Enfin, et pour conclure sur cet aspect du jeu, les ennemis ne font pas de cadeau aux plus maladroits. Lancer une technique dans le vide vous fera perdre votre temps en moulinant dans le vent, ce qui est quand même difficile à avaler quand on voit qu'un tour adversaire peut être aussi pénalisant. Alors si en plus on perd le sien sur une maladresse, on n'a pas fini d'en prendre plein la gueule ! Graphiquement, Eternal Sonata s'en tire très bien. Les décors sont enchanteurs, parfaitement détaillés, peu d'aliasing et les effets de lumière le rendent féerique et agréable. Le manque de détail ne pénalise ainsi pas le soft. Les personnages sont très bien modélisés et fort crédibles. Avec une bouille tout ce qu'il y a de plus mignonne, ils ont fait l'objet de détails plus approfondis. Du fait que ça soit en plus bien animé, les scènes où on les voit de près (lors des cut-scènes par exemple) nous offrent de jolis moments. Enfin, l'univers du jeu se targe de 2 autres particularités, à savoir l'aspect photographique et musical. Il y a des partitions à apprendre et des photos à prendre (en combat, donc pas forcement une partie de plaisir), et bien sûr ça a un impact sur l'ensemble du système. Malgré tout, la démo ne permettant pas d'avoir des réponses concernant ces utilités, il m'est impossible dans dire plus à ce sujet, sinon que cela semble être un des axes principaux du titre, l'intérêt du jeu (on joue Chopin, le célèbre pianiste, avec lequel on évolue dans ses rêves).



Eternal Sonata Note
est un RPG très doux, poétique et agréable graphiquement. Son gameplay novateur apporte des cotés positifs, mais aussi pas mal de contraintes. La difficulté semble de ce fait assez lourde, liée à une faible marge d'erreur de la part du joueur, et c'est un fait contradictoire à l'aspect jeune/innocent de l'ambiance. De même que le coté scénaristique semble tendre vers des questions existentielles pas forcement simple à saisir pour un joueur des premiers âges.



Test réalisé par Aquel

février 2009