Darksiders (PS3)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : janvier 2010
Développeur : Vigil Games
Editeur : THQ
Genre : beat-them-all

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Phoenix Engine
Espace disque nécessaire : 3Mo (saves)
Définitions HD : 720p - 1080p
Difficulté :

Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Darksiders : La Vengeance de GUERRE
Prix au lancement : 65€
Score des ventes : 2 Millions (tous supports)


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Darksiders

Wrath of WAR


Si on a entendu
Cette histoire de trahison et de Cavaliers de l'Apocalypse est assez originale et prenante
que trop parler de Bayonetta, sans doute parce que "l'abusée-attitude" et les putes vengeresse font plus recette que tout autre formule, au même moment est sorti Darksiders. Lui, on en a presque pas entendu parler et pourtant, entre Devil May Cry 4 et God of War III, il est bien le plus gros beat-them-all du moment. On y joue GUERRE (WAR dans la version originale), l'un des 4 cavaliers de l'Apocalypse. On entend un peu partout que GUERRE est le premier des cavaliers mais c'est un peu faux, puisque le premier est le cavalier blanc (souvent interprété comme étant l'Antéchrist), GUERRE étant rouge, référence au sang qu'il répand sur les champs de batailles. Je vous l'accorde, ce n'est qu'un détail. Les 4 Cavaliers de l'Apocalypse sont des personnages mentionnés dans le Nouveau Testament (la Bible pour les incultes), lors du 6e chapitre du Livre de l'Apocalypse. Selon cette tradition, ces cavaliers chevaucheront au moment de la fin du monde, l'Armageddon, le jugement dernier. Trahi par les forces du mal, GUERRE est accusé d'avoir violé une loi sacrée, en provoquant un conflit entre le Ciel et l'Enfer. Dans le carnage qui a suivi, les forces démoniaques ont vaincues les Anges, et elles se sont installées sur Terre. Traîné devant le Conseil Ardent, GUERRE est condamné pour ses crimes et ses pouvoirs lui sont retirés. Déshonoré et seul face à sa mort, il reçoit l'opportunité de retourner sur Terre pour chercher la vérité et punir les responsables. Chevauchant Ruine (sa monture) et brandissant son épée (l'Absorbeur de Chaos) son nom va prendre tout son sens… Autant le dire de suite, le pitch de départ est sacrément accrocheur et pour mettre tout ça en images, les cut-scènes sont parfaitement travaillées, souvent violentes, toujours jubilatoires. Développé par la toute jeune société Vigil Games, basée aux Etats-Unis et bossant sur le futur Warhammer 40K MMO, on peut le dire, les petits gars n'ont pas chaumés. Pris à la louche, Darksiders emprunte beaucoup à God of War (et dire que tout le monde a critiqué Dante's Inferno pour ça… ici c'est guère mieux), avec quelques mécaniques issues de Prince of Persia ou même d'un Zelda. Ce jeu est donc un sacré mélange qui ne manque ni de charme, ni de charisme.


Pour changer un
La jouabilité ne pose que de rares problèmes de saut/planage et de caméra
peu des habitudes, évoquons de suite la partie technique. Entièrement doublé en Français, les voix ne sont peut-être pas super bien jouées mais ça reste dans la moyenne actuelle et c'est toujours mieux que de lire des sous-titres. Les bruitages de leur côté sont violents à souhait. Faut dire que GUERRE n'inspire pas tellement à la douceur et lorsqu'il cogne, on sent bien que ça fait mal. Pour les musiques, si quelques thèmes sont vraiment sympas, symphoniques comme ça se fait de plus en plus dans ce type de productions, on regrettera qu'elles soient toujours trop discrètes voire absentes. Même si ça ne change rien à l'aspect épique de certaines bastons, ça reste quand même un petit regret. Peu de testeurs ont fait le rapprochement, mais GUERRE ressemble très fortement à un personnage de World of Warcraft : yeux blancs, cheveux blanc, armure, énorme carrure avec une petite tête… on le croirait sorti du jeu de Blizzard (que pourtant, je ne connais presque pas). Ca ne l'empêche pas d'avoir son identité propre. Graphiquement, Darksiders en met plein la gueule ! L'image est salie par un persistant aliasing, maladie bien connue des PlayStation, mais à côté de ça on ne pourra qu'être impressionné par la qualité du moteur 3D. Le framerate reste toujours constant, même lors d'un affrontement contre un boss gigantesque ou contre une horde de petits sous-fifres. Les animations sentent bon la violence exacerbée, la qualité ne faiblissant jamais. Les décors sont absolument somptueux, souvent gothiques et envoutants, les coulées de lave sont superbes, les effets sont parfaitement gérés… en clair Darksiders est un superbe jeu. Le travail de Joe Madureira, un ancien artiste Comics et co-fondateur de Vigil Games (avec David Adams) est admirable et donne une patte graphique, un character-design original et puissant. Mais on le sait, "sans maitrise la puissance n'est rien", et justement Darksiders n'est pas que la vitrine technique d'une petite société qui entre par la grande porte, il pose également un excellent gameplay. Après être passé devant le Conseil Ardent, GUERRE se voit assigné le Guetteur, une entité qui est là pour le surveiller. Dans le jeu il sert surtout à nous donner des conseils. En pressant Select il apparait et peut nous aider si on est perdu. D'une durée de vie honorable pour le genre, avec plus de 20h au compteur, l'aventure se décompose en 21 chapitres, plus ou moins longs. Les chapitres voient leurs maps plus ou moins ouvertes, ce qui nous change du quotidien des beat-them-all classiques. Car en général, dans les autres jeux du genre on ne revient jamais sur ses pas. Ici, construit comme un donjon de Zelda (à titre d'exemple), il est tout à fait possible de revenir chercher de quoi remonter sa santé, si le besoin s'en fait sentir. Pas une révolution, une simple évolution, en gardant en tête que ça rend le jeu moins linéaire et plus tactique.


Et le fait de revenir
Sans être d'une grande originalité, le gameplay est efficace et reprend les recettes à succès
en arrière permet aussi d'accéder à Vulgrim, le marchand. En dégommant les ennemis, on récolte des âmes bleues, la monnaie du jeu. Avec elles on peut s'acheter divers items (de quoi se restaurer la santé ou du "courroux", de la mana en somme), de nouveaux combos ou même d'améliorer ses compétences. Vulgrim rachète aussi les trésors qu'on déniche dans les zones secrètes. 2 autres types d'âmes sont également récupérables : les jaunes et les vertes. Les premières remontent le courroux et les secondes remontent la santé. Ames et items sont bien souvent enfermés dans des coffres, comme dans God of War. En parlant de lui justement, il faut savoir que GUERRE possède la faculté de planer/voler un instant (comme avec les ailes d'Icare), on peut déplacer des objets, on a des pouvoirs spéciaux et on a des QTE pour finir certains ennemis. Ca manque d'originalité ? En fait pas vraiment, Darksiders ne fait que reprendre les formules à succès et se les approprie. En parlant de QTE, voilà un jeu qui sait faire plaisir. Prenez un titre comme God of War ou Heavy Rain, lors des bastons à base de QTE, on doit tellement rester concentrer sur les touches qui apparaissent, qu'il est impossible d'apprécier la scène. Certes c'est dynamique, mais ça fout le stress et toute la beauté de la séquence nous passe sous le nez. Avec Darksiders, une fois la QTE réussie, GUERRE fait son boulot et n'en demande pas plus. Ainsi on apprécie au mieux la violence des coups portés et tout le gore dont il fait parfois preuve. Personnellement je préfère comme ça (même si c'est un peu con qu'on ne puisse pas projeter un ennemi sans que l'icône QTE s'enclenche). A ce propos, Darksiders est pas mal sanglant dans son genre. A force de taper sur un ennemi, celui-ci peut perdre son armure, mais aussi des membres. Ca bidoche grave, ça pisse le sang par litre, ça coupe des têtes, bref on sent bien que GUERRE en a gros sur la patate. Pour réaliser son carnage, notre pataud personnage peut acheter de nouvelles armes à Vulgrim et plus tard, il pourra utiliser celles des autres Cavaliers. Petite note quand même, ceux qui se sont éclaté à jouer avec la Faux de la Mort dans la superbe démo qui est disponible depuis peu (une démo qui dure entre 2 et 3h, ils se sont pas foutus de nous), et bien sachez que c'est une arme cachée. D'ailleurs, je me demande encore à quoi peut servir les armes ennemies qui jonchent le sol, étant donné que ces même ennemis disparaissent une fois morts et qu'il nous est impossible de s'en servir.


Via un menu,
Les graphismes sont vraiment magnifiques et le framerate ne souffre d'aucun bug
on agence ses pouvoirs et ses items, ainsi en pressant L1 (en plein jeu), il est alors possible de les utiliser. C'est particulièrement pratique lorsqu'on est encerclé et qu'on a un pouvoir qui fait bien le ménage, ou alors qu'on veut restaurer sa santé sans entrer dans le menu pause. En pressant L2, GUERRE se locke sur l'ennemi le plus proche, et grâce à ça, on pourra réaliser certaines attaques. Notre Cavalier de l'Apocalypse dispose d'une Lame Boomerang (sorte de disque Predator), déjà pas mal puissante mais dont on peut aussi "programmer la trajectoire". Parfait pour résoudre de petites énigmes à base de bombes collantes, pour dessouder plusieurs ennemis en même temps, ou simplement toucher plusieurs points sensibles d'un boss. Et pour nous aider, rien ne vaudra un sympathique mode visée, avec réticule comme dans un TPS. La grande classe. Comme évoqué précédemment, on devra résoudre quelques énigmes. En fait, c'est un peu la force du jeu car il alterne avec beaucoup de feeling des phases de combats intenses et d'exploration/énigmes. On a même quelques passages de plate-formes, dans le plus pur style de Prince of Persia, les déplacements sur les rebords étant copier-coller du hit d'Ubisoft. Quant aux énigmes, malgré l'ouverture des niveaux, généralement elles ne sont pas bien compliquées et elles varient subtilement le jeu. Darksiders possède quand même 2 petits défauts. Premièrement la caméra (réglable manuellement avec le stick droit) est souvent mal placée ou trop proche. C'est un peu la maladie des beat-them-all depuis qu'ils sont en 3D. Ensuite, il n'est pas rare qu'on rate un saut ou un planage, seulement parce que la commande ne le prend pas en compte. J'ai d'abord cru que ça venait de moi, mais visiblement je ne suis pas un cas isolé car c'est un phénomène récurant au jeu et ça peut être très gênant selon la complexité du niveau. A part ça, la jouabilité est réactive, souple bref quasi parfaite.



Darksiders Note
est un excellent jeu ! Bien meilleur qu'un Bayonetta excessif et un Dante's Inferno pas mal non plus, il est le gros blockbuster de ce début 2010. Il n'y a pas à se poser de question, à part quelques anicroches (problèmes de saut, aliasing…) le gameplay est génial, c'est sanglant, fun et magnifiquement réalisé. On enchaine les heures de jeu sans s'en rendre compte et ça, c'est la preuve qu'on a affaire à un grand titre...



Les -

  • Quelques petits soucis de jouabilité
  • Une caméra loin d'être optimale
  • Un peu d'aliasing (je chipote :)
  • Des musiques trop effacées
  • Les +

  • Histoire originale et plutôt bien mise en scène
  • Un gameplay fouillé et vraiment agréable
  • Un chara-design à toute épreuve !
  • Magnifiquement réalisé !
  • Bonne durée de vie


  • Test réalisé par Lidwyne & iiYama

    mars 2010 (mise à jour : septembre 2013)