Dante's Inferno (PS3)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2010
Développeur : Visceral Games
Editeur : Electronic Arts
Genre : beat-them-all

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 5Mo (saves)
Définition HD : 720p
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 2.1 Millions (tous supports)


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Dante's Inferno








La Divine Comédie
La mise en scène est originale et propose une version adaptée de la Divine Comédie
est un long poème rédigé au XIVe siècle (entre 1308 et 1321). Elle est la plus célèbre écriture de Dante Alighieri et elle est considérée comme l'une des plus belles œuvres de la littérature mondiale. La Divine Comédie est estimée comme le premier grand texte en italien. Ce poème décrit la descente aux Enfers de Dante, puis le passage par le Purgatoire et enfin son accession au Paradis, pour terminer par son union à Dieu. Pour écrire son œuvre, Alighieri a été inspiré par le sanglant conflit qu'il a lui même vécu en Italie, opposant les Guelfes et les Gibelins (1125 à 1300). La Divine Comédie a été par la suite adaptée en romans, en dessins et même en film d'animation. Côté jeux vidéos, Devil May Cry y fait référence, notamment parce que son héros se nomme aussi Dante, que son frère se nomme Virgile et que dans Devil May Cry 3, tout 2 descendent dans l'Enfer des Démons... comme dans l'œuvre originale. Ici pas de fils de Sparda, notre "autre Dante" est un croisé dont l'histoire est vaguement reprise de l'écriture d'Alighieri (fallait bien arriver à adapter ça en jeu). Le joueur contrôle donc Dante, un vétéran de la 3e croisade, qui mourra poignardé dans le dos. La Mort vient à lui pour le prendre, mais celui-ci refuse son destin et combat la faucheuse. Au terme d'un combat improbable, il réussit l'impensable et vole son arme (une gigantesque faux). De retour à Florence, Dante rentre chez lui pour y trouver sa femme, Béatrice, mais il la retrouve morte. Il part donc en quête des Enfers pour sauver sa bien-aimée (qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour vous mesdames ^^). La mise en scène est d'ailleurs surprenante. N'utilisant pas 2 mais 3 techniques de développement, on retrouve des vidéos en images de synthèses somptueuses (ça devient rare de nos jours), hyper travaillées et qui se partagent la vedette avec des animés dépouillés, volontairement minimalistes afin de trancher avec les graphismes même du jeu (bien souvent les animés enchainent sur la 3D, qu'on trouve du coup super détaillée). Enfin, en pleine aventure, nous avons également de classiques cut-scènes, gérées par le moteur graphique. L'approche est donc originale, l'histoire est bien racontée et la séquence de fin est assez travaillée pour gratifier le joueur.


2010 sera donc
Le gameplay parait simple mais en fait il est suffisamment riche et complet pour que ce soit fun
l'année des gros beat-them-all. Engoncé entre un Bayonetta qui a fait un trop de bruit à mon gout (même si j'avoue que c'est un bon jeu) et un surprenant Darksiders, Dante's Inferno (l'Enfer de Dante) sort peu de temps avant que le gros blockbuster de la PS3 ne vienne remettre tout le monde d'accord, j'ai nommé God of War III. Plus connu pour son excellent Dead Space que son un peu plus décevant Parrain 2, Visceral Games marche ici sur les plates bandes de… God of War justement. Pris à la louche, si on change Dante en Kratos, on s'y croirait presque. Des QTEs pour finir ses ennemis ou pour déglinguer les plus gros boss, le stick droit pour faire des évitements, une touche pour bloquer les attaques, une touche pour les coups rapides, une autre pour les coups puissants, des pouvoirs magiques liés à une jauge de mana… là déjà ça sent le déjà-vu. Les coffres qu'ouvre Kratos ont été remplacés par des fontaines (ça fait plus greco-romain) mais leur utilité est la même : remonter l'énergie vitale ou la mana. Chaque ennemi tué libère également des âmes, qui remplacent les orbes rouges et qui ont également la même fonction : permettre d'upgrader les pouvoirs et les compétences de Dante. Plus proche de Devil May Cry cette fois, les zones sont délimitées par des barrières psychiques qui s'effacent comme par magie lorsque tous les ennemis ont été tués. Sacrément sanglant (chaque ennemi meurt dans un râle et dans un flot d'hémoglobine), Dante's Inferno se targue aussi de quelques phases de plate-formes ainsi que de quelques énigmes basiques, ce qui nous ramène une fois encore aux hits de la PS2. Il y a quand même quelques facettes intéressantes et originales à ce titre comme le contrôle de bestiaux, la possibilité de punir ou d'absoudre un ennemi ainsi qu'on s'en doute, toute une panoplie de combos plus ou moins simples à réaliser. 60 upgrades sont ainsi "achetables" via un menu inspiré de Dead Space et il faudra bien ça pour éviter de se lasser d'un gameplay très redondant, propre au genre. Pourtant, même si on ne possède qu'une seule arme pour tout le jeu (la Faux de la Mort), elle est puissante, les combos sont bien sympas et elle partage ses attaques avec la Croix de Béatrice, véritable pouvoir divin dont on peut se servir à l'infini et qui tue les ennemis à distance.


On dispose également
Graphiquement très beau, finalement ses seuls défauts sont de trop plagier God of War et de sortir à un moment trop concurrentiel. A part ça, Dante's Inferno est un excellent jeu
de 4 pouvoirs spéciaux (parmi une belle liste), alternant attaque et défense, ainsi qu'un mode bersek où Dante devient furieux, en décuplant sa puissance et sa vitesse. La prise en mains est immédiate et malgré sa relative étroitesse de gameplay, le jeu est bien fun comme on aime. C'est bien ça le plus important, et ce fun ne se sera jamais sapé par une difficulté qui est très bien équilibrée. Pour sauver sa douce des griffes de Lucifer, Dante devra parcourir les 9 Cercles de l'Enfer. Chaque cercle pose un environnement très différent de l'autre, bien que le design global reste commun, les Enfers étant peu propices à un réel éclectisme. Chaque Cercle, qui est en fait un passage du purgatoire, est lié à un pêché capital. Par exemple l'avarice voit des rivières d'or couler, la gourmandise offre des ennemis gavés et dodus, quand à celui de la luxure, on y voit des seins et d'explicites phallus joncher le décor (bien que Lucifer s'est gardé le "plus gros morceau"). A côté de ça, Visceral Games a réalisé un très joli travail. Certes toujours un peu sombre, les décors sont très beaux et le framerate est constant dans l'effort. On regrettera quelques rares textures peu travaillées ou encore le manque de finitions sur certains aspects du jeu (comme le manque d'expressions faciales ou la gargouille des portes, qui gémit sans ouvrir la bouche), ce qui trahi une sortie un peu précipitée. Mais Dante's Inferno reste un titre admirablement développé, notamment parce qu'on ne subit que très peu d'aliasing et que globalement, le design fait mouche. Dernier point le son, où il n'y aura pas grand-chose à redire non plus. Notre version Française nous offre des voix doublées d'une qualité honorable (la synchro n'est pas trop respectée mais bizarrement ça ne gêne pas) et des musiques digne des meilleurs peplum. Composée par Garry Schyman (compositeur de quelques BO de films ou celles de jeux comme Bioshock, Destroy All Humans ou Resistance Retribution), la musique est parfaitement en phase avec l'univers proposé. A base de compositions orchestrales un peu basiques, les musiques sont agrémentées de performances vocales à la limite de l'opéra, ce qui donne une force indéniable et une originalité certaine à la bande-son. Enfin, les bruitages sont vraiment excellents. D'une qualité exceptionnelle, ils rendent les joutes que plus bestiales.



Dante's Inferno Note
est selon moi, un bon jeu. Bien sûr comme il ne s'appelle pas Bayonetta et qu'on n'y contrôle pas une ex-secrétaire cochone transformée en pute vengeresse, la presse l'a mal considéré. Il est vrai que son gameplay y est moins fouillé, mais il est aussi moins inutilement abusé, ce qui le rend plus crédible, plus abordable et plus fun. Avec une mise en scène qui ressemble à quelque chose et une prise en mains proche (peut-être même un peu trop) d'un jeu que j'adore, au final je le préfére à celui de la pétasse (de toute façon je ne supporte pas les jeux qui subissent un inutile battage médiatique). Maintenant c'est sûr, c'est pas non plus le meilleur beat-them-all de la console. Disons que Dante's Inferno table sur du sûr, de l'éprouvé et en ça, il n'y aura pas grand-chose à lui reprocher. Maintenant ceux qui trouvent God of War chiant ou qui trouvent que le plagiat va trop loin, vont sans doute trouver beaucoup à redire. Pour ma part je suis conquis, tant sur le plan du gameplay que de la technique et c'est donc avec une certaine impatience que j'attends la suite promise...



Test réalisé par iiYama

février 2010 (mise à jour : octobre 2010)