Castlevania Lords of Shadow (PS3)

 








Note


Sortie du jeu : octobre 2010
Développeur : MercurySteam Entertainment
Editeur : Konami
Genre : beat-them-all

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1Mo (saves)
Définitions HD : 720p
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : Castlevania LoS
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 1.6 Millions (tous supports)


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Castlevania

Lords of Shadow


A l'image des pays
Le scénario est assez classique mais la mise en scène est impressionnante. Merci Kojima :)
du monde entier, c'est une tendance de plus en plus en vogue : les grands éditeurs sous-traitent leurs productions (voici quelques exemples : Dark Voïd et Bionic Commando, développés par GRIN et non par Capcom, Wolfenstein développé par Raven et non par id Software ou encore F.E.A.R 3 qui est en développement chez Day 1 Studios au lieu d'être produit par Monolith lui-même). Bref, même le Japon s'y met, en particulier Konami (après tout, même nos consoles ne sont plus fabriquées au Japon mais en Chine). En effet l'éditeur Japonais est surtout connu pour 2 grosses licences, Silent Hill (désormais aux mains de Double Helix et de Climax) et bien entendu Castlevania (il y a aussi Metal Gear Solid mais c'est un sujet bien à part qu'on rattache plus facilement à Kojima Productions). Jusqu'à aujourd'hui, la licence a eu beaucoup de mal avec la 3D. S'il est vrai que j'ai apprécié les épisodes PS2 (Lament of Innocence et Curse of Darkness), ça reste 2 petits jeux, loin de l'envergure, de l'aura dont profite la série. Alors en marge d'un Castlevania HD qui m'a laissé un peu froid, cette fois le projet a été confié à MercurySteam (oui, le nom est accroché), qu'on connait déjà pour le sympathique Clive Barker's Jericho. Ainsi Konami s'assure de donner du sang neuf (de vierge de préférence) à une licence qui s'est peu à peu embourbée dans la masse des petites productions... malgré toutes ses bonnes intentions. Et MercurySteam a mis les bouchées doubles pour remettre Castlevania sur les rails, en s'associant par exemple à la prestigieuse team de Kojima Productions, qui a supervisée le développement du jeu et a bien entendu travaillée sur la mise en scène, puisque c'est eux les grands manitous du style (et puis coller "Kojima" tel un label de qualité, ça aide forcément à rassurer et vendre plus de jeux). En l'an 1047, le joueur incarne Gabriel Belmont, un membre de la Confrérie de la Lumière. Gabriel perd sa femme, assassinée par des adorateurs de l'ombre. Il décide alors, un an après sa mort (il est lent à la détente) de se mettre en route et de la ramener dans le monde des vivants. Il part à la recherche d'un mystérieux artefact, un masque doté de pouvoirs immenses dont celui de ramener les morts à la vie (le masque de lumière). Malheureusement, le masque est brisé en 3 morceaux qui ont été confiés aux seigneurs des ombres... Tout de suite, ça donne envi non ?


Il faut ajouter
Ce Lords of Shadow est un melting-pot de plusieurs inspirations, sans pour autant qu'il en perde son identité. Joli tour de passe-passe...
à ce "plot" de départ, que la mise en scène (très Hollywoodienne), est évidemment de grande qualité (label Kojima oblige). Même si on aurait aimé que l'histoire de départ soit un peu plus développée, on ne peut nier que la mise en scène a de la classe et du punch ! Ajoutons que le fond de l'univers est bien détaillé avec des textes + voix-off lors des chargements, des fiches sur chaque ennemi ainsi que des messages laissés par les soldats morts en chemin. Si ça fait plaisir d'enfin réincarner un Belmont (ça faisait bien longtemps que ce n'était pas arrivé), la série a un lourd passif de jeu bof-bof dés qu'il s'agit de passer à l'action. Et bien notre gaillard (qui ressemble fortement Josh "Sawyer" Holloway de la série LOST) utilise une sorte de croix (qui à son tour ressemble à la Croix de Béatrice de l'excellent Dante's Inferno), avec pour fonction de faire un parfait pieu mais aussi un sacré fouet. Là aussi le retour aux origines est salvateur, même si avec sa super allonge, le lien avec God of War est vite établi. D'ailleurs Lords of Shadow s'en inspire largement, avec des puzzles très proches du hit de Sony, ou même par le fait de terminer un gros ennemi par un QTE ou de le monter. Gabriel possédera assez vite 2 jauges : une pour la lumière, l'autre pour l'ombre. En activant "l'ombre" notre personnage devient plus puissant, alors qu'en activant la "lumière" chaque coup porté redonne un peu de santé. Evidemment, ces 2 jauges sont assujetties à la récupération d'orbes (à trouver grâce à des monuments ou sur les cadavres des ennemis, parfois même en plein combat). On retrouve bien entendu la panoplie de combos qui va bien, et à chaque ennemi tué on gagne des XP. Ces points sont ensuite utilisables dans le "carnet de voyage", qui nous permet à la fois de connaitre chaque technique mais aussi d'en acheter de nouvelles. Je regrette juste que cette expérience ne serve pas à réellement upgrader son personnage, puisque les augmentations des jauges ombre/lumière et vie, s'octroient grâce à des gemmes. Entre nous, j'aurai apprécié quelque chose de plus simple, à l'image de Dante's Inferno.


En pleine baston,
Le jeu accuse tout de même quelques défauts : soucis de caméra, difficulté en dents de scie, jouabilité pas toujours réactive...
une bonne gestion des esquives est primordiale et MercurySteam nous propose quelques QTEs assez originales dans la forme. De la bouche même du producteur, grand fan de Super Castlevania IV, on dispose également de couteaux, qui sont sacrément efficaces selon l'ennemi. Si le titre est violent (et sanglant par moment), il se pare aussi de phases plus originales comme des séquences de plate-formes/grimpettes à la Uncharted ou même des bastons monumentales. En effet, la plupart des boss sont épiques comme on aime et l'affrontement contre ces titans (où il faut monter dessus pour toucher ses points vitaux) n'est pas sans rappeler un certain Shadow of the COLOSSUS. Malheureusement vient à point nommé les défauts du titre, à commencer par la caméra. En effet, elle est gérée automatiquement et pas toujours sous un bon angle. En plein combat on prend souvent des coups car on n'a pas les ennemis en face (ils se cachent sur les bords de l'écran) et pour les phases de plate-formes c'est pire, l'angle préconisant les sensations à un point de vue pratique, il faudra recommencer souvent ce type d'action, au demeurant toute bête. Le pire dans tout ça c'est que le stick droit ne sert strictement à rien (et qu'une caméra manuelle aurait été de bon augure) et pire encore, sans doute en vue de dynamiser l'action, la caméra fait d'incessants à-coups, comme si le "caméraman dans notre dos" était bourré. Franchement ça n'a aucune utilité et c'est même très pénible pour les yeux. Autre point notable, la jouabilité n'est pas à 100% réactive, ni même très précise. Les mouvements d'esquive ou les QTEs ont souvent des "ratés à l'allumage", ce qui se solde naturellement par une bonne trempe pour notre compte. De même la difficulté est assez mal dosée. Généralement les niveaux sont faciles mais les boss (malgré quelques sauvegardes en plein combat), certes épiques comme on les aime, sont très (trop ?) long à battre et nécéssitent qu'on s'y reprenne à plusieurs fois. Dans un mode de difficulté élevé je dis pas, mais en "easy" c'est un peu frustrant, d'autant que les "mécaniques" d'affrontements ne changent guère de l'un à l'autre. Heureusement il n'y a pas là de quoi nous décourager et nous gâcher l'expérience, d'autant que l'histoire accroche et que la durée de vie excelle : l'aventure dure en moyenne 15 à 20 heures, avec pas mal de bonus à dénicher, d'autres à débloquer et il n'est pas rare de refaire un niveau déjà franchi, afin d'accéder à de nouveaux bonus (ce qui était impossible avant, faute d'avoir à l'instant T le bon pouvoir/mouvement, qu'on débloque ultérieurement).


Bref, la durée est très bonne,
Techniquement impressionnant, c'est le premier Castlevania en 3D a vraiment valoir le coup !
surtout quand on sait que la plupart des grosses productions actuelles arrivent difficilement à tenir un quota de 8 heures (bon d'accord, il y a 10 ans, on aurait trouvé ça normal mais les temps ont changés). La partie technique donne enfin tout son potentiel. Après les épisodes N64 et PS2 (les seuls à être vraiment en 3D), qui n'étaient pas spécialement réussis (graphiquement parlant), nous voici enfin face à une production qui en jette ! L'aliasing est assez présent (très présent même par moment) mais la qualité des décors est indéniable. Franchement éclectiques (même si on reste toujours dans le carcan d'environnements sombres et gothiques), certains sont vraiment magnifiques, les effets lumineux sont superbes, la pluie est plus vraie que nature et le bestiaire a été très bien étudié. Ce dernier propose tout un parterre de gueules d'amour à frémir d'horreur, dont les inspirations sont diverses et bien mises en valeur. Enfin le son reste assez classique au genre avec les habituels morceaux symphoniques qui sied bien au genre (la qualité est quand même un cran au dessus avec des compositions souvent très belles, comme celle de l'écran titre) et les bruitages donnent. Seul bémol, le doublage est quelque peu... étrange. Comme toujours chez Konami on n'a pas de doublage en Français (et c'est toujours aussi emmerdant de rater une superbe cut-scènes juste pour lire des sous-titres) mais après tout MercurySteam est espagnol et ils n'y ont pas eu droit non plus. Tout le monde est au même diapason mais il serait quand même temps que l'éditeur Japonais s'y mette (SEGA et Capcom l'ont bien fait eux !). Cependant ma vraie critique au sujet du doublage, c'est justement les origines espagnoles du développeur, qui donne un "fort accent". Les origines de MercurySteam expliquent sans doute ça, et même si dans le fond le doublage n'est pas mauvais, cette élocution "accentuée" donne un ton étrange pour qui a l'oreille sur ces choses-là.



Lords of Shadow Note
est le tant attendu renouveau d'une série qui a perdue tout son éclat depuis sa naissance sur NES en 1988. C'est vrai, les inspirations sont facilement notables (God of War en tête de liste puis Uncharted/Tomb Raider, Shadow of the COLOSSUS, Dante's Inferno dont les histoires ne sont pas si éloignées) mais étonnamment, le jeu n'en perd pas en identité. Fort d'un gameplay agréable (malgré une jouabilité pas 100% réactive -désolé d'insister là dessus-, d'une caméra auto mal gérée et d'une diffiuclté en dents de scie ayant quelques pics frustrants), le jeu de MercurySteam s'offre également une bonne mise en scène et une réalisation somptueuse. Doté d'une durée de vie très confortable, ce nouveau Castlevania devient le concurrent le plus sérieux de tous les beat-them-all actuels. Castlevania remonte donc dans l'estime des fans et des joueurs lambdas, en espérant que ça dure...



Les -

  • S'inspire beaucoup des autres jeux du genre
  • Quelques pics de difficulté assez irritants
  • Doublage US et avec un fort accent
  • Jouabilité pas toujours réactive
  • La caméra auto est mal gérée
  • Les +

  • Mise en scène de qualité
  • Très bonne durée de vie
  • Gameplay agréable
  • Des boss épiques
  • Vraiment beau !


  • Test réalisé par iiYama

    novembre 2010 (mise à jour : aout 2014)