Brothers in Arms Hell's Highway (PS3)

 








Note générale


Sortie du jeu : septembre 2008
Développeur : Gearbox Software
Editeur : Ubisoft
Genre : FPS

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 2Go (install)
Moteur graphique : Unreal Engine III
Définition HD : 720p
Difficulté :

Multi-joueurs : 20 joueurs online
Abréviation : BiA HH
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 1.8 millions (tous supports)


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Brothers in Arms

Hell's Highway



La presse
Les cut-scènes sont un peu laides
aura été très mitigée à propos de ce nouveau Brothers in Arms et vous me connaissez, je ne me fis qu'à moi-même (vous aussi hein ?). Voilà pourquoi je me suis mis à tester ce jeu et excusez-moi du peu : c'est mauvais ! En fait ce n'est pas si mauvais que ça dans le fond, mais la forme est imbuvable. On a vu l'Unreal Engine III plus en forme que dans ce jeu. Alors commençons par parler de ça. Le premier choc c'est la laideur des divers protagonistes. On dirait tous des mannequins en plastique avec un visage cireux. En effet n'attendez aucune expression faciale, qu'ils parlent, qu'ils hurlent ou quoique ce soit d'autre. Pire encore, les morts sont à faire peur : ils ont tous les yeux ouverts et cette même expression étrange. Et ça ne touche pas que les visages puisque les modélisations entières sont à chier. Taillés à la serpe, les animations manquent parfois de réalisme, certains angles mal dégrossis font tâche et faut voir comment ils ont fait les mains de ce soi-disant héros dont on a les commandes. Beurk ! Et y'a pire, à savoir la technique de représentation des ombrages. Le filtre est moche, le résultat est épouvantablement vilain et mal fait. Bref c'est l'horreur avec un grand H. Dans la continuation, la physique accuse quelques bugs assez énormes (comme un corps qui saute d'un bout à l'autre de la pièce sous l'effet d'un tir de 9mm), certaines textures nous font le coup du pop-up (elles apparaissent sous notre nez) et j'ai aussi assisté à des bugs de collisions assez navrants, comme 2 objets qui s'enchevêtrent. On continue avec des tirs alliés ou ennemis trop voyants (on dirait des tirs de laser façon Star Wars) et les musiques nous ressortent leur flon-flon mielleux et habituels des FPS badgés seconde guerre mondiale. Pour finir sur cet aspect technique pas bien brillant, lors des cut-scènes la caméra fait trop de mouvements (ça fait mal au yeux) et lorsque notre personnage marche, le mouvement de tête est trop prononcé (comme s'il sautillait). Avec ça c'est sûr, Hell's Higway part avec quelques boulets. Moins préjudiciable, le gore fait une entrée remarquée. Une grenade bien placée et c'est alors un sale spectacle qu'on nous livre. Je veux bien qu'il faille retranscrire toute l'horreur de la guerre, mais des gars couper en deux, des têtes qui volent, des démembrements... est-ce bien nécessaire ? Gearbox se serait-il cru dans Soldier of Fortune ? En plus, dés qu'on perpètre une mort violente, on assiste à la scène au ralenti, histoire de bien voir combien ça bidoche par moment.


Dernier point négatif :
Le jeu est sauvé grâce à des décors sympas et une action quelque peu tactique
nos alliés, comme nos ennemis, ont une IA trop peu développée. Ils ne bougent presque jamais de leur position, se laisse tirer dessus comme des pigeons sans chercher à nous contourner pour mieux nous fumer. Au lieu de ça, ils restent à camper et à tirer de façon régulière, en attendant qu'on les délivre de leur bêtise ! Bon fini de descendre ce Brothers in Arms, il y a quand même du bon dans ce jeu, sinon la note serait en dessous de 10. Le premier bon point c'est que les décors sont plutôt jolis. Même s'ils sont taillés à la hache par endroits, ils restent attrayants et assez réalistes. A la façon d'un Rainbow Six Vegas, d'une simple pression notre personnage passe en vue à la 3e personne et se met à couvert. Attention toute fois aux abris qui ne résistent pas aux salves de balles. Comme dans la plupart des jeux actuels, si on met se à couvert pendant un temps, l'énergie revient à un taux acceptable et on peut repartir au combat. Ainsi à la façon d'un Uncharted, avec un minimum de stratégie et de patience, on dessoude les ennemis un par un, on se met à couvert dés qu'on a besoin et le jeu s'avère ainsi pas trop difficile. Toujours en équipe, un système d'ordre est aussi mis en place afin, par exemple, d'avoir un tir de couverture. Vos hommes vous obéissent aveuglement (trop peut-être), vous suivent partout sauf dans les maisons où on doit se débrouiller seul (?). Faut aussi savoir que les ennemis n'ont pratiquement que nous comme cible et que même sans nous regarder (style un garde de dos), ils nous repèrent un peu trop facilement. Notre bidasse du jour peut porter 2 fusils plus une arme de poing. Il a l'intelligence de savoir échanger une de ses armes (généralement vide) pour une qui traîne par terre et de ramasser au passage les chargeurs compatibles (une bonne chose). Avec ça, si les grenades font un vieux pouf miteux, les armes par contre sont parfaitement retranscrites. Percutantes, réalistes, on s'y croirait. Enfin le premier niveau peut (au choix) servir de didacticiel ou non, à certains stages on peut piloter un tank et le jeu se compose de 18 chapitres (pas 18 niveaux mais 18 chapitres, l'intro comptant comme le premier d'entre eux).



Au final, que ressortir Note
de cette expérience Brothers in Arms ? Et bien que si Hell's Higway était vendu 30€ ce serait raisonnable, honnête. Or ce n'est pas le cas et à 70€ c'est trop cher pour ce qu'il offre. Un peu court et surtout réalisé à l'arrache (PNJs moches, animationsmoches, mains du héros moches, visages moches...), le jeu est sauvé grâce à des décors sympas, une action quelque peu tactique et prenante. Après c'est clair qu'on a à faire à un énième ersatz de FPS floqué seconde guerre mondiale, pas tellement original en plus, et qui ne justifie pas son plein tarif. A moins d'être un très grand fan de la série et/ou de la période historique, attendez de le toucher en occasion... ou achetez autre chose.



Test réalisé par iiYama

octobre 2008