BRINK (PS3)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mai 2011
Développeur : Splash Damage
Editeur : Bethesda Softworks
Genre : FPS

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : id Tech 4
Difficulté :
Compatible Move : non
Compatible 3D : non
Multi-joueurs : 16 joueurs online
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 1.9 Millions (tous supports)


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BRINK








Avec BRINK
Le jeu a ses "gueules" et la customisation est sympa. Mais le solo est baclée et l'histoire est sous exploitée
on va essayer de faire concis… sans doute parce que je n'ai pas envi de passer des heures sur le sujet. BRINK c'est le dernier né de Splash Damage, un studio apprécié pour ses 2 précédents titres : Ennemy Territory (l'add-on de Return to Castle Wolfenstein) et pour Quake Wars (mélange d'Ennemy Territory et Quake). Au départ l'histoire est attrayante. Dans un futur proche, les Hommes ont construis une cité flottante : l'arche (The Ark en VO). Cette cité (soit disant "idéale") ne produisait pas de pollution, elle s'auto-suffisait et pouvait accueillir jusqu'à 5.000 habitants. Cependant, suite à la montée des eaux, elle dû héberger de nombreux réfugiés, sa population atteignant alors les 50.000 habitants. Les tensions croissantes entre les premiers habitants et les réfugiés virent la formation de 2 factions : la Résistance et la Sécurité, luttant toutes 2 pour le contrôle de la cité. Pour cerner le problème, on aura une sympathique (et originale intro) ensuite le jeu dispose de 4 vidéos supplémentaires : 2 prologues et 2 fins pour chaque camp. Autant vous le dire, si le début accroche bien, l'histoire et le background ne sont malheureusement pas du tout exploité. En cours de jeu, ce sont les cut-scènes qui reprennent le flambeau mais difficile d'être enthousiasmé étant donné la qualité de celles-ci. BRINK est un jeu avant tout orienté vers le multi-joueurs mais c'est de plus en plus à la mode, ce type de jeux incorpore également un mode solo. Par exemple dans Unreal Tournament III, l'exercice était concluant. BRINK tourne donc autour de 2 pôles : le solo et le multi. Dans les 2 cas, vous pourrez jouer en mode campagne (l'histoire en fait), en jeu libre (réaliser la mission de son choix uniquement pour engranger de l'XP) ou le mode défis qui permet, lui aussi, d'empocher un max d'XP et de débloquer des fringues, des armes ou des objets. Le premier contact passera par la phase de customisation de son personnage (ce qui explique le faible nombre de vidéos et qu'on subisse ensuite des cut-scènes gérées en temps réel). Et il est clair que BRINK arbore des modélisations pour le moins originales. Avec leurs gueules atypiques, personne ne peut le confondre avec un quelconque autre FPS. La customisation va en plus assez loin avec le visage, les fringues, diverses décorations corporelles (tatouages, balafres) mais aussi la corpulence : gringalet, moyen ou balourd.


Les déplacements
Techniquement, c'est l'actuel parent pauvre du FPS et niveau gameplay, à part le SMART il n'y a pas grand chose de neuf
sont régis par le système SMART, une automatisation des mouvements de plate-formes qui fait de suite penser à Mirror's Edge… mais en bien plus pratique et intuitif. Une seule touche suffit pour courir, passer par-dessus une barrière, réaliser une glissade et ainsi échapper à ses ennemis. BRINK est donc un FPS qui ne se joue pas comme les autres et le physique y joue beaucoup. Il est évident qu'un type mince encaisse moins mais reste très agile, quand un gros costaud encaisse beaucoup mais reste pataud. Ça va de soi. Après il y a les classes de personnages : ingénieur, médecin, artilleur… chacun a ses atouts (comme le toubib qui distribue à ses coéquipiers des doses d'adrénaline) et ses inconvénients. Si jamais les rouages du gameplay peuvent sembler obscurs de prime abord, il existe des vidéos éducatives. Même si on aurait aimé avoir un véritable training, au moins ça évite qu'on soit lâché sans explication. Après comme je le disais, le jeu est plus orienté vers le multi que le solo, puisque le mode campagne nous permet de réaliser des missions sans intérêt et ce, dans les 2 camps. Toujours est-il que le solo tourne vite court et les défis n'allongent que moyennement cet état de fait. Finalement il vaut mieux envisager BRINK comme un titre multi-joueurs car seul, la déception guette. Mais même là, BRINK est sujet à controverse. Etant donné la prédisposition des développeurs à nous vendre des DLCs à prix d'or, le jeu ne comporte d'origine que 8 maps… pas spécialement grandes en plus. Autant dire qu'on se lassera assez vite. Enfin la partie technique est clairement à la ramasse. Si certains décors s'en sortent mieux que d'autres et si les modélisations (avec leurs "gueules" bien particulières) sont sympas, on ne peut que déplorer des environnements pas super jolis et pas très inventifs. Mais le pire dans tout ça ce sont les animations. En plein jeu ça frise vraiment le n'importe quoi ! Pour le son, si les musiques sont correctes, au contraire les bruitages sont mous au possible et le doublage est à la ramasse. Les voix ne vont pas du tout aux personnages et les élocutions manquent cruellement de professionnalisme.



BRINK peut Note
s'avérer sympa en multi-joueurs online mais ne doit pas être envisagé comme titre à pratiquer en solo. L'histoire est sous-exploitée, les cut-scènes sont moches, les ordres de missions sont trop convenus et ce, qu'on soit du camp de la Résistance ou de la Sécurité. Si la customisation, des modélisations tout à fait atypiques ou encore le SMART sont sympas, pour le reste le jeu est trop chiche. Pas assez de maps, un mode campagne bâclé et un gameplay finalement classique (si on enlève le SMART, bien entendu). Dommage, ce croisement entre Mirror's Edge et Quake Wars aurait pu apporter sa pierre à l'édifice. D'ailleurs BRINK a beaucoup fait parler de lui avant sa sortie et maintenant qu'il est là, plus personne n'en parle. C'est bien qu'on est face à un petit problème.



Test réalisé par iiYama

juin 2011