Bioshock 2 (PS3)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2010
Développeurs : 2K Marin - 2K China - Arkane Studios - Digital Extremes
Editeur : 2K Games
Genre : FPS

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 5Go (install)
Moteur graphique : Unreal Engine 2.5 modifié
Moteur physique : Havok
Définitions HD : 720p - 1080p

Difficulté :
Multi-joueurs : 10 joueurs online
Titre alternatif : Bioshock 2 : Sea of Dreams
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 3.9 Millions (tous supports)


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Bioshock 2








Tout le monde
On retrouve le même type de développement scénaristique, cette fois un poil mieux maitrisé
connait le vieux proverbe qui dit "il n'y a que les idiots qui ne changent d'avis" ? Et bien j'en ai été victime. En 2007, suite à la démo de Bioshock, j'ai été très impressionné par le jeu mais par la suite, tout ce déballage d'éloges, d'adjectifs flatteurs à son égard, m'a écoeuré. C'était à tel point que j'en ai renié les vraies valeurs du jeu. Il faut dire qu'en tant que bon citoyen contradicteur, je ne supporte pas qu'on dise d'un jeu qu'il est "parfait", surtout lorsque ce n'est pas vrai. Si 2004 fut une année charnière pour les FPS, 2007 aura eu tout autant de succès. Cette année-là, on a eu droit à des titres comme TimeShift, Turok, Unreal Tournament III, ainsi que de très grands jeux comme les inoubliables Orange Box, Call of Duty 4 ou Crysis. Bref, la concurrence a été très rude et depuis on pourrait citer Crysis Warhead, Modern Warfare 2, Resistance 2, Bad Company 2 ou encore FEAR 2, mais étalé sur 3 ans, ça n'a plus rien de comparable. Bref, 2007 a été un très grand cru et il vrai que Bioshock y aura largement contribué. Comme il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis, j'ai quand même fini par admettre qu'il avait quelque chose d'assez exceptionnel : son univers, son ouverture de map, son gameplay franchement fouillé... en clair c'était quelque chose ! Pourtant, celui qu'on disait "parfait" était techniquement en dessous de la concurrence. C'était beau mais pas mal de défauts, de détails, entachaient cette soit-disante perfection, donc même s'il reste dans le top 5 des plus grands FPS de ces dernières années, il fallait que quelqu'un ait le courage de le dire : Bioshock est excellent, unique ça je dis pas le contraire, mais pas aussi irréprochable qu'on a bien voulu unanimement nous le faire gober. Pour ça je suis passé pour un imbécile, un hérétique mais je m'en fous, sur ce test-là j'ai sans doute était plus objectif que la plupart de mes pairs. Bref, après plus de 3 millions de ventes sur les 3 supports à-même de l'accueillir, ce sont les développeurs de 2K Marin (aidés de 2K China, ainsi que d'Arkane Studios pour level design et de Digital Extremes pour le multi) qui ont repris la licence pour nous offrir une suite digne de ce nom (Irrational Games, créateur du premier épisode, travaillant déjà sur le 3e épispde). On le sait, Bioshock est à l'origine une trilogie et il aura fallu attendre presque 2 ans et demi pour que cette séquelle pointe le bout de ses disques. L'engouement est évidemment de mise car après un premier épisode qui a laissé pas mal de questions en suspend, on attendait beaucoup de cet épisode médian. Le premier constat, c'est que l'histoire se déroule 10 ans après la mort d'Andrew Ryan et d'Atlas. Entre temps, c'est Sofia Lamb (la nouvelle tête à couper) qui est aux commandes. Si Rapture n'était déjà plus que le fantôme d'elle-même, désormais elle part littéralement en ruines.


Dans Bioshock 2 on incarne
Le gameplay a évolué avec de nouveaux gadgets, de nouveaux plasmides et la possibilité d'utiliser armes et pouvoirs en même temps. La grande classe :)
un Big Dady, un "Monsieur P" nommé Delta, ce qui apporte évidemment quelques nouveautés. Le fait de jouer un Protecteur n'est pas nouveau (à la fin du premier opus on l'a déjà fait) mais ici il n'est pas question d'un simple passage mais d'une histoire entière. Notre Monsieur P ne porte pas vraiment de nom mais on sait qu'il est l'un des premiers modèles de Protecteurs et qu'il est physiologiquement lié à une seule Petite Soeur, Eleanor Lamb (la fille de Sofia). Bien sûr on retrouve la même mise en scène qu'en 2007, à savoir que les cut-scènes (en vue subjective) sont rares et que presque toute l'histoire se dévoilera à travers des messages audio ou des communications radio. On notera également que la vidéo d'intro est peu travaillée. Certes elle met une bonne ambiance mais l'image est pixellisée, les animations sont trop peu réalistes et d'une façon générale, la synchro labiale est encore à l'ouest (même si sur certaines scènes on sent que des efforts ont été consentis). Pourtant on appréciera le scénario du jeu, qui semble un peu plus fouillé. De vieilles connaissances feront encore parler d'elles, l'histoire de Delta est sympa et la mise en scène a été un peu plus travaillée qu'auparavant. Mais c'est surtout le fait d'en apprendre plus sur Rapture et les raisons de sa chute, qui s'avère attrayant. Plusieurs nouveautés sautent directement aux yeux comme en premier lieu l'apparition de quelques nouveaux ennemis (comme les chrosômes enragés, qu'on croirait tout droit sorti de Left 4 Dead), de nouveaux personnages-clé mais aussi des Big Sister (les Grandes Soeurs). Si autrefois c'était les Protecteurs les boss du jeu, désormais ils se partagent la vedette avec elles. Extrêmement rapides, violentes et acharnées, elles n'ont qu'un but : vous péter la gueule ! Car elles aussi sont là pour protéger les fillettes. Il est par contre un peu décevant qu'on ne nous ménage pas plus le suspens, puisque la première grosse baston contre une Grande Soeur arrive dans le premier quart d'heure de l'aventure. A ce propos, je tiens à souligner que le jeu n'est toujours pas flippant pour 2 sous, malgré son ambiance un peu lourde (pour ça, il faut se retourner vers Dead Space, qui reste encore à l'heure actuelle la grosse référence en matière de trouille). Ceux qui voient des éléments de survival horror ou de jeu à tendance flippante, doivent sûrement être trop sensibles car il est difficile d'avoir peur avec ce jeu. A côté de ça, Bioshock reste Bioshock. On retrouve les boutiques, la fouille des corps, les missions, plus ou moins les mêmes ennemis (les chrosômes sont d'ailleurs encore plus laids !), plus ou moins les mêmes pièges mais aussi les Plasmides, ces improbables pouvoirs pseudo-génétiques qui permettent de faire du feu, de la télékinésie ou de l'électricité (il y en a de nouveaux, assez excellents et les anciens ont été "mis à jour"), ainsi que des armes un peu plus classiques.


L'arsenal a évidemment changé
En tant que Big Daddy, il faudra veiller sur les Petites Soeurs (qui sont infiniment plus mignonnes que dans le premier épisode ^.^)
(le Big Daddy n'étant pas un homme normal) et malgré l'aspect assez original de ces dernières, finalement on reste dans les sentiers battus avec une mitrailleuse rotative type gattling, un fusil de chasse, un pistolet à rivet qui remplace le flingue... ainsi que la fameuse foreuse. Bien qu'elle réclame de l'essence pour forer et faire un max de dégâts, il faut avouer que pour le corps à corps elle n'a pas son pareil (le résultat est d'ailleurs bien gore). Petit défaut, on pourrait trouver dommage qu'avec la foreuse il nous est impossible de couper les ennemis en 2 ou de percer un énorme trou dans leur corps, ça aurait été logique mais après tout, on n'est pas dans Soldier of Fortune. Les règles étant établies depuis un moment déjà, je ne vais pas revenir sur l'exceptionnel gameplay du jeu mais vais vous parler des vraies nouveautés. La première, c'est que notre ami Delta est équipé d'un scaphandre (logique pour un Monsieur P), on donc fera quelques ballades sous-marines. Ici se pose une grosse déception puisque ces échappées sous-marines ne sont que des transitions. On y trouve quelques munitions, des limaces d'Adam à l'état brut (une nouveauté sympathique mais trop peu payante à mon gout) et l'unique plaisir de faire un petit tour en extérieur. Mais dans ces zones on n'a pas d'arme, on ne croise évidemment personne et on est largement cloisonné, comme invité à bien rester sagement dans les passages prévus à cet effet. C'est un regret, d'autant que les développeurs auraient pu aller très loin comme visiter la ville de l'extérieur ou affronter des ennemis en semi-apesanteur. L'autre nouveauté, et non des moindres, c'est qu'après avoir démoli un Protecteur, on pourra soit tuer la Petite Soeur qui l'accompagnait soit l'adopter provisoirement. L'adopter revient à bien fouiller les lieux à la recherche d'un corps gavé d'ADAM, pour que la petite fasse moisson pour nous. Le seul problème, c'est qu'à chaque fois ça attire les chrosômes, et une fois la moisson terminée, c'est la Grande Soeur qui débarque. Il faut donc bien préparer sa défense et protéger la môme. C'est d'autant plus grisant comme passage que le jeu prévoit en plus, des armes au potentiel défensif comme les rivets piégés (qui tuent les ennemis qui passent à proximité), les harpons électriques (qui nous cassaient bien les pieds dans le premier opus) ou encore les mines de proximité. De même, pirater les systèmes de sécurité et poser des tourelles de défense, seront d'une bonne aide. Il est aussi très agréable d'avoir les Plasmides (main gauche) et les armes (main droite) en même temps, sans devoir switcher entre les 2 modes. Finalement classique pour du Bioshock (bien que soit toujours un plaisir), il y a un passage qui m'aura vraiment marqué (attention spoil !). Sur la fin du jeu, on contrôlera une Petite Soeur (puisque Delta est pour ainsi mort) et on verra enfin Rapture de ses yeux. Et on comprend alors pourquoi elles appellent les morts "des anges" et pourquoi elles n'ont pas peur de cet enfer sous-marin, leur vision étant étrangement modifiée pour devenir idyllique. Ce sera l'occasion de se faire une alliée jusqu'à la fin du jeu, et de ramasser encore un peu d'ADAM sur les cadavres qu'on croise.


Après, comme je disais,
La réalisation technique est très correcte mais c'est surtout le design qui séduit
Bioshock reste Bioshock. Les maps sont vastes et soit vous pouvez aller droit au but (en suivant la flèche de mission) soit fouiller les lieux, ce qui est toujours payant. Et pour ceux qui veulent du challenge, il est toujours possible de désactiver les vita-chambres (qui ramènent à la vie et, il faut l'avouer, facilitent grandement le jeu) ainsi que la flèche de mission. Ah oui, avant d'attaquer la partie technique, je voulais féliciter les développeurs pour les quelques choix qu'on nous laisse prendre. On peut toujours choisir de sauver les fillettes ou de les broyer pour récupérer leur ADAM, mais de temps en temps on nous laisse également le choix de tuer ou pas un personnage important du jeu, ce qui influe sur la suite des événements et surtout sur la fin (il y en a plusieurs de disponibles). J'ai trouvé ça très sympa. Techniquement, si Bioshock n'était pas le plus beau jeu de 2007, il avait pour lui un design extrêmement fort. Aujourd'hui, c'est encore lui qui fait mouche car l'aspect graphique, s'il est de meilleure de qualité qu'autrefois, reste quand même en deçà des standards actuels. Le moteur graphique est exactement le même que lors du premier jeu et il souffre des mêmes tares. Il s'économise grandement en affichant plusieurs paliers de textures mais il arrive qu'elles ne s'affichent pas à temps et soit on a un gros pâté tout flou, soit un pop-up (qui a l'intelligence d'être progressif pour ne pas attirer l'oeil). La plupart des ennemis disparaissent en ne laissant qu'une caisse derrière eux, on aura encore un peu d'aliasing et le framerate prendra de sérieuses claques lors des affrontements les plus surmenés (lorsqu'une Petite Soeur récolte de l'ADAM ou lorsqu'on affronte une Grande Soeur). Et puis de nos jours il y a largement mieux. Certains titres comme Call of Duty 4 par exemple, ou même Half-Life² Episode Two, vieillissent bien mieux. Et encore je ne parle que des décors, car les animations sont toujours les mêmes (peu réalistes donc). Bref, c'est le design qui sauve tout l'aspect graphique, ainsi que quelques nouvelles babioles comme lorsqu'une pièce est inondée (ou drainée) : un passage très bien fait. Pour le son, on retrouve naturellement ces musiques issues d'un temps perdu (question d'ambiance bien entendu, elles posent l'atmosphère particulière du jeu), ainsi qu'une bande son globalement pauvre puisque les musiques sont très rares. Il reste tout de même quelques jolies mélopées assez agréables à entendre, comme lorsqu'on sauve une fillette. Le doublage est de qualité, comme autrefois (évidemment sur les personnages principaux, moins sur les ennemis de base). Je ne reviens pas sur la synchro mais le casting est assez riche avec par exemple Françoise Cadol (la voix de Lara Croft), Odile Schmitt (la doubleuse de la très belle Eva Longoria), Patrick Floersheim (la voix de Michael Douglas) ou encore Jean-Claude Montalban (la voix d'Al Bundy, parfait dans le rôle d'un fou notoire). Enfin petit bonheur personnel, si la plupart des bruitages sont repris du premier opus, certains ont été revu et offrent désormais plus de puissance. Je pense notamment aux explosions et au fusil à pompe, qui désormais défouraillent bien. Ca fait vraiment plaisir même si, avouons-le, toutes les armes n'ont pas le même impact (comme la mitrailleuse... qui est toujours un peu pourrie).


Bioshock 2 n'est Note
toujours pas un jeu parfait. Visuellement d'abord, le moteur graphique a vieilli et sans dire que le jeu est moche, il est désormais loin des standards établis. C'est un peu dommage que les développeurs n'aient pas cherchés à améliorer leurs graphismes, comme le fait VALVe pour chacune de leurs suites. Rien de spécial à dire sur le son, ni même sur le gameplay, qui restent encore aujourd'hui l'un des plus fouillé du monde des FPS. A ce propos, si le multi-joueurs n'existait pas lors du premier épisode, cette suite compense ce que certains estiment obligatoire de nos jours (comme si tout le monde jouait online... non pas moi !). Ainsi les nombreux développeurs de cette séquelle ont pallié à l'un des principaux défauts de la licence. Pourtant Bioshock 2 n'est pas meilleur que le premier. Il est vrai qu'il améliore certains aspects du gameplay, apporte quelques nouveautés comme les ballades par grands fonds, le multi ou la protection des Petites Soeurs, mais le jeu table peut être trop sur son passif. Complètement calqué sur le premier Bioshock, même le déroulement du scénario, l'ouverture de ses maps ou le fait d'incarner un Protecteur n'est pas neuf... Pourtant, difficile d'être déçu puisque les développeurs ont réussis a parfaitement reprendre l'essence, l'atmosphère si particulière de Bioshock (ceux qui disent le contraire n'ont pas joué aux 2 jeux à la suite, c'est sûr). Si vous avez aimé Bioshock alors vous aimerez Bioshock 2 ! L'effet de surprise n'est peut-être plus au rendez-vous mais retourner à Rapture a quelque chose de fascinant, d'attrayant. Ainsi, comme on le lit sur la boite du jeu, "la suite du jeu de l'année 2007" (Bioshock 2 n'étant clairement pas le jeu de l'année 2010) est un excellent titre, que vous prendrez plaisir à parcourir, d'autant que la difficulté est une nouvelle fois très bien dosée et l'aventure assez longue, si vous vous donnez la peine de fouiller les lieux. Maintenant si vous avez peur de la redite, d'être déçu par une mise en scène un peu juste ou par des graphismes un peu dépassés, passez votre chemin et attendez Bioshock Infinite (l'épisode 3). Malgré tout, il me semble que vous passeriez à côté d'un grand jeu...



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Test réalisé par iiYama

septembre 2010 (mise à jour : avril 2013)