Alone in the Dark Inferno (PS3)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2008
Développeur : Eden Studios
Adaptation : Eden Studios
Editeur : Atari
Genre : survival horror

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 3.8Go (install)
Moteur graphique : Twilight 2
Moteur physique : Havok
Définition HD : 720p
Difficulté :

Multi-joueurs : non
Abréviation : AITD
Titres alternatifs : Alone in the Dark 5 - Alone in the Dark : Near Death Investigation
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 1.2 Millions (tous supports)


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Alone in the Dark

Inferno


Il aura
La propagation du feu est superbe mais limitée
fallu attendre pas moins de 7 ans pour voir enfin apparaître une suite à l'épisode 4 d'Alone in the Dark. The New Nightmare avait pour lui son lot de fidèles et ça se comprend : fortement inspiré des 3 premiers Resident Evil, le jeu était beau, avec une bonne ambiance et un scénario sympa. Certes il n'était pas parfait mais on y passait un très bon moment (entre temps est aussi sorti un film, peu passionnant malgré la présence de l'excellent Christian Slater et de la jolie Tara Reid). Voici donc le retour de ce héros increvable qu'est Edward Carnby, un héros qui change encore de gueule. Il aura fallu 4 ans à Eden Games pour développer ce nouvel épisode et lorsque j'ai vu la petite vidéo Atari à l'ouverture du jeu, j'ai eu un pressentiment. Car il faut être honnête, Atari n'est plus le précurseur qu'il était. Aujourd'hui producteur et éditeur de jeux allant du moyen au franchement médiocre, j'ai secrètement espéré que pour une fois, l'exception se fasse. Loupé, il fallait bien s'en douter... Encore que, cette version PS3, qui est sortie 5 mois après les autres, est sans doute la meilleure d'entre toutes. Peut-être un peu moins beau que sur PC et sur Xbox 360, à la place il est bien plus maniable (même si la configuration des touches n'est pas une réussite) et en comparaison avec la version PS2, il est plus fidèle. Etrangement sous-titré Inferno, cette version apporte quelques nouveautés comme la caméra libre, une grosse réduction des bugs ou encore quelques passages supplémentaires (dont un nouveau boss). Ainsi, vendue 10€ moins chère, légèrement revue et corrigée, Eden Games tient ses promesses et nous livre un jeu qui tient mieux la route que celles sorties cet été. Personnellement, je suis content que ce soit la PS3 qui en profite car la pauvre console est souvent dénigrée. On ne compte plus les fois où un même jeu sort sur tous les supports sauf sur celui-ci, ou qui doit attendre entre 3 mois et un an de plus. Au moins pour une fois, l'attente n'aura pas été vaine.


Pour entrer
Les phases à véhicules varient le gameplay mais sont rebutantes et injouables
dans le vif du sujet, le stick droit sert à gérer la caméra. Une belle nouveauté, sérieusement manquante dans les autres versions. Ainsi la jouabilité semble plus souple, le gameplay plus ouvert. Et lorsqu'on n'est pas en-joue (avec une arme à feu donc), le stick droit sert aussi à "interpréter" les mouvements des bras d'Edward. Prenez une barre à mine pour exploser un monstre, faites des mouvements haut/bas pour frapper verticalement, gauche/droite pour frapper horizontalement ou faites des ronds pour frapper en cercle. Le concept est simple, assez original pour être souligné même si de simples mouvements programmés auraient fait l'affaire. L'autre nouveauté du jeu, c'est de pouvoir passer en vue subjective (à la première personne) presque à tout moment. Je dis bien "presque" car c'est un survival-horror et non un FPS, donc la vue est limitée à certaines actions. En vue subjective, on pourra se servir d'armes à visée (comme les flingues), de certains objets (comme les extincteurs) et bien sûr on pourra regarder autour de soi. Ce sera pratique dans certains cas où il faut résoudre des énigmes ou trouver son chemin. Bien sûr cette visée est moins jouable au pad qu'à la souris mais je n'échangerai pas la jouabilité PC pour celle-ci. En parlant de chemins, si autrefois Alone in the Dark était un survival-horror pur souche, ayant lui-même inventé le genre, désormais il passe par tout un tas de phases de jeu qui le rendent plus varié mais qui lui font perdre son identité propre. Par moment on se prendra pour Lara Croft à arpenter la façade d'un immeuble avec ce que ça comporte de ballades au bout d'une corde, à d'autres il faudra résoudre des énigmes assez basiques comme éteindre le feu pour passer, user de la gestion de la physique pour accéder à un objet (là aussi, y'a de gros problèmes de cohérences), conduire une voiture, pousser une table pour monter dessus, combiner divers objets pour en faire des armes ou encore ce qu'on attend de tout survival-horror : tuer des monstres.


Mais là encore,
Alone in the Dark revendique aussi son côté survival horror
il a absolument fallu que les développeurs nous pondent une péniblerie puisque tous les ennemis doivent être brûlés pour mourir définitivement (ça rappelle les crimsons de Resident Evil Rebirth). Autant dire qu'à la longue, c'est chiant. En plus, cet épisode nous livre une étrange vision de la licence. En effet on ne meurt jamais vraiment et auquel cas, on reprend au dernier checkpoint qui, généralement n'est pas bien loin. Autre bizarrerie, le jeu se compose de 33 levels qui divisent les 8 chapitres du scénario mais on peut, dés le début, accéder aux 35 premiers. Certains diront qu'ainsi on ne reste jamais bloqué mais là je dis connerie ! C'est idiot, le jeu n'est déjà pas bien difficile à la base et en faisant comme ça, il n'y a plus aucun challenge, l'aventure se boucle trop vite. Au moindre obstacle hop, on passe au chapitre suivant et on n'en parle plus. Qu'elle idée ils ont eu de faire ça ? Personnellement, j'aurais préféré que les niveaux se débloquent une fois franchis, c'était plus logique. Construit comme une série TV, si on reprend un chapitre on aura droit à un récapitulatif des épisodes précédents, à la façon d'une série. Ce qui est par contre sympa, c'est le menu d'objets/armes (qui est assez original) ainsi que le système de soins. Une fois de plus en vue subjective, j'ai trouvé le concept très agréable. Comme on vient de le voir, la jouabilité et le gameplay ne sont pas au niveau des attentes des jeux actuels, d'autant que cet épisode d'Alone in the Dark a été très attendu par les fans. Mais qu'en est-il de la réalisation ? Et bien il y a des plus et des moins comme on pouvait le craindre. Côté son, les doublages sont corrects (j'ai pas dit excellents, j'ai dit corrects), les bruitages aussi et la musique accompagne assez finement l'action. Une bonne chose. Graphiquement, cette version PS3 offre un bon rendu mais reste en deçà des versions Xbox 360 et PC qui sont plus détaillées (notamment pour le grain de peau). La gestion des ombres et lumières est convaincante et la plupart des textures sont détaillées, sauf dans quelques cas où ça reste vulgaire.


Le bémol
Même si ça reste scripté, les phases de plate-formes ne manqueront pas de vous impressionner
c'est que la plupart des décors sont vides, du coup on n'en profite pas. Les visages sont bien détaillés mais les animations sont peu crédibles et on assiste encore à quelques bugs de collisions (moins que sur PC quand même). C'est d'autant plus regrettable que le moteur physique Havok gère convenablement sa tâche. Alone in the Dark nous livre aussi une propagation des flammes assez sympa mais une fois de plus, il y a un hic. S'il est bluffant de voir des constructions en bois s'effondrer en temps réel sous le biffage des flammes, il est par contre plus regrettable que celles-ci s'arrêtent toujours devant une sorte de frontière invisible. Pire encore, il faut voir à quoi ressemble l'utilisation de l'extincteur. Ça ressemble à une soufflette de dentiste, en plus gros. Dans mon pays, un extincteur crache de la neige carbonique et non une sorte d'air sous pression. Faut pas se foutre de la gueule du monde ! Et encore, ce n'est rien devant le nombre hallucinant de scripts que compte le jeu. Il est linéaire et scripté comme c'est à peine imaginable. Et tout est un peu comme ça dans ce jeu-là. La moindre bonne idée est démolie par une mauvaise mise en oeuvre, la moindre phase de jeu sympa est gâchée par des bugs ou encore l'action se retrouve vite gonflante parce que les ennemis ont cette fâcheuse tendance à "respawn" (revivre). Cette version PlayStation 3 a certes été revue mais ne change pas fondamentalement le jeu. L'aventure reste la même, la réalisation aussi (à peu de chose près) mais je reconnais volontiers que cette version est "moins pire" que celles sur PC ou PS2. Et ce, grâce à une nouvelle maniabilité où le stick droit gère en temps réel la caméra (sans doute ce qui manquait le plus aux autres versions).



Sous ses airs de Note
mixage entre Resident Evil Rebirth et Uncharted, Alone in the Dark n'a plus vraiment d'identité propre mais il s'en sort. Si à la façon d'un BlackSite ou d'un Kane & Lynch, les développeurs avaient de quoi faire un bon jeu, ils ne s'en sont pas donnés les moyens et je suis le premier à le regretter. Malgré tout, si vous devez acheter une version de ce nouveau Alone in the Dark (car il faut reconnaître qu'il peut être sympa dans l'ensemble puisqu'il ne lésine pas sur les scènes à sensations fortes) je vous conseillerai celle-ci, à la fois plus aboutie, enrichie et surtout plus jouable. Maintenant c'est sûr, c'est loin d'être un grand jeu...



Test réalisé par iiYama

novembre 2008