Triggerheart Exelica (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2009 (au Japon uniquement)
Développeur : Warashi
Adaptation : Gulti / Progressive Animation Works (PA Works)
Editeur : Alchemist
Genre : shoot-them-up

Support : 1 DVD
Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : JAP
Textes à l'écran : US/JAP

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titre alternatif : Trigger Heart Exelica
Prix au lancement : 35€


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Triggerheart
Exelica

Enhanced Edition


Triggerheart Exelica
Cette tardive édition apporte quelques nouveautés dont des vidéos. Bien vu :)
est surtout connu pour avoir donner un dernier souffle de vie à la DreamCast en 2007, alors que la machine a été enterrée trop tôt en 2002. Fonctionnant sous borne NAOMI au format GD-Rom, un hardware proche de la console de SEGA, Triggerheart Exelica nous propose un shoot vertical assez classique mais terriblement efficace. Faut dire qu'en 2006, le genre commençait à sérieusement s'essouffler et seuls quelques jeux du genre sont sortis comme MushihimeSama Futari ou Pink Sweets. Même Warashi (le développeur) a pris quelques vacances, délaissant un temps le shmup pour les mah-jongs. Avec Triggerheart Exelica, ils signaient leur grand retour sur la scène explosive du jeu de tir, avec une réalisation très propre et un gameplay peu innovant mais fun. Quant à cette tardive conversion PS2, elle arrive 3 ans après l'Arcade, 2 ans après la DreamCast et même un an après la version XLA (!). Celle-là, fallait la faire ! Heureusement pour elle, si bien évidemment elle ne peut pas apporter les graphismes HD de la version XLA/Xbox 360 puisque celle-ci est naturellement issue des versions Arcade/DreamCast, elle apporte tout de même quelques nouveautés comme Faintear qui est désormais jouable, un mode story qui nous propose avant tout une jolie intro et tout un tas de modes de jeu. L'histoire nous raconte que l'humanité vient de créer une arme sophistiquée à l'efficacité redoutable : le Triggerheart, système humanoïde offensif doté d'une personnalité. Seules les Triggerhearts Exelica et Crueltear disposent de la puissance nécessaire pour faire face à l'attaque des Ver'mith... Encore une fois, le scénario des shoot-them-ups est passionnant et très original... Etant donné que la seule version existante est Japonaise, difficile de bien comprendre le peu de scénario. Il y a bien un mode story (une nouveauté par rapport à l'Arcade) mais généralement il n'apporte qu'un peu de dialogues et quelques Artworks. Comme tout bon shoot qui se respecte, Exelica propose un gameplay simple et très efficace allié à une jouabilité sans faille. 3 boutons nous donne le tir principal, la mega-bombe et l'accrochage (j'y reviens). La vraie différence entre les 3 filles vient du tir. Exelica fait un tir évasé ce qui rendra le jeu plus facile et Crueltear fait un tir concentré, plus efficace mais qui rend le jeu plus difficile. Car votre arme élimine les petits tirs ennemis, ainsi avec Exelica et son sulfatage tout-azimut, vous effacez au moins la moitié du danger.


A noter une nouvelle
Le gameplay est finalement simpliste mais "accrocheur". La difficulté est bien dosée, c'est rare pour le genre
fois que cette version nous propose de jouer avec Faintear (le 3e personnage) et qui de son côté, dispose d'un tir laser efficace, mais vraiment très concentré. Il n'y a qu'une seule arme par perso, heureusement upgradable et la mega-bombe est là pour faire le ménage en cas de coup dur. Au passage, vous ramasserez des sortes d'orbes jaunes. J'ai pas trop bien compris leur utilité mais je pense qu'ils servent à augmenter la puissance du rayon d'accrochage. Grosse nouveauté que propose le jeu de Warashi, l'accrochage permet "d'agripper" un ennemi pour le retourner contre ses alliés. On peut par exemple s'en servir de bouclier ou tout simplement le jeter sur ses opposants. Original et bien pensé, ce mode de défense use de subtilités qui permettent d'agencer une certaine tactique. Histoire d'être un minimum crédible, plus l'objet qu'on tente accrocher est gros, plus il résistera et plus il est gros, plus son armure durera face à l'ennemi (puisque c'est lui qui prendra les tirs à votre place). Pas vraiment facile à expliquer (le plus simple serait de jouer), cette nouveauté est pour le moins originale dans un genre qui se renouvelle peu. Il y a 4 modes de jeu : Arcade, Story et Training (il y a aussi les modes Gallery et Tutorial... malheureusement, le mode "Arranged" de la version DreamCast a disparu). Le mode Training vous permet de vous familiariser avec les 5 niveaux du jeu (débloqués dés le début) et de vous entraîner dans des niveaux largement plus faciles que dans les autres modes. Le mode Arcade reprend celui d'origine et le mode Story est un mode Arcade auquel les développeurs ont rajoutés quelques artworks qui agrémentent les dialogues de ces demoiselles ainsi que quelques boss. Dans chaque mode, un petit tuto vous explique les subtilités du jeu et je ne regretterai que le fait de ne pas pouvoir jouer au stick (obliger de jouer avec la croix). Plutôt facile, surtout en "easy", c'est bien la première fois qu'on arrive à finir un shoot si vite. Après tout, ça nous change des Gradius V prise de tête et autre Ikaruga infaisable.


Si la DreamCast
Les graphismes sont sympas et bon point également pour l'animation. Quand aux musiques, elles sont géniales ! Un plaisir pour audiophiles nostalgiques
était mal considérée par rapport aux autres consoles de sa génération (128-bits), Triggerheart Exelica avait su remettre les pendules à l'heure. Et cette rare édition PS2 en reprend les avantages. Le rendu graphique est très propre, l'animation est étonnament fluide et même les ralentissements semblent avoir été gommé au maximum. C'est d'ailleurs étonnant de voir la PlayStation 2 si bien gérer l'animation, c'est impressionnant. Les décors sont plutôt variés et le game-design est accrocheur : des robots gigantesques, des ennemis parfaitement modélisés et surtout, des milliers de sprites en mouvements... comme dans tout manic-shooter qui se respecte. Seul bémol, il semblerait que cette édition nous offre des couleurs un peu pâles... bien que ce soit finalement l'un défaut notés sur bien des jeux de cette console. Sinon Exelica nous distille de très beaux Artworks, les vidéos sont de qualité (notamment l'intro) et bien entendu on retrouve le format 4:3 vertical d'origine. Il y a donc 2 grosses bandes fixes de part et d'autre de l'écran de jeu, qui pour ce dernier, se résume à 50% de l'affichage (notamment si votre console est connectée à un écran HD/16:9). Evidemment il faut comparer ce qui est comparable : cette version PS2 peut être comparée face à celle sur DreamCast, mais en aucun avec celle sur Xbox 360 dont les graphismes ont été retravaillés et HDisés. On reste sur un jeu de 6e génération avant tout. Dans le style des musiques Electro-rock hyper mélodieuses qu'on trouvait il y a quelques années sur consoles 16-bits (surtout sur Super-CD² et Mega-CD), Exelica offre au joueur un délicieux retour en arrière avec une bande-son détonante ! Avec une instrumentation digne de ce nom et des mélodies comme on en fait plus, ce petit retour aux sources fait le plus grand bien. Sans déconner, c'est vraiment bon et particulièrement en phase avec l'ambiance graphique. Enchanteur, tout simplement. Dans tout ça, le mode Story nous distille des voix-off assez sympas et de très bons bruitages, à la fois bien travaillés et parfaitement calibrés. Une bande-son comme je les aime, une comme on n'en voit plus de nos jours...



Alors qu'il Note
a vu le jour très tard sur système NAOMI (alors que cet hardware était déjà remplacé depuis un moment déjà) et sur DreamCast (alors que la console avait officiellement terminée sa carrière depuis 5 ans !), Triggerheart Exelica débarque bien tard sur PS2, presque un an après la version Xbox 360, c'est dire ! Même si cette tardive adaptation n'a plus rien d'exceptionnel et même si la conversion a subi quelques coupes (bizarrement on ne retrouve pas le mode "Arranged" de la DreamCast, ni la nouvelle bande-son et encore moins les graphismes de la version Xbox 360) et que les couleurs semblent désormais plus ternes (un défaut inhérent à la console), il n'empêche que le titre de Warashi traverse le temps avec élégance, notamment avec un tout nouveau mode Story qui propose "enfin" des cinématiques, faisant de cette Enhanced Edition la plus aboutie d'entre toutes. Offrant de jolis graphismes, imposant un moteur 3D parfaitement programmé qui avale des centaines de sprites dans une débauche d'explosions et d'effets graphiques, si on ajoute à ça un gameplay original (accrocher ses ennemis pour s'en servir de projectile ou de bouclier) et une bande-son de folie, vous comprendrez qu'il serait dommage de passer à côté de ce titre. Evidemment pour se le procurer, il faut avoir beaucoup d'argent car il est rare et uniquement disponible en japonais. Mais ça ne l'empêche pas d'être un excellent shoot.



Test réalisé par iiYama

janvier 2016