KOF XI (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2006 (JAP) - novembre 2007 (FR)
Développeur : SNK - Playmore
Adaptation : Ignition Entertainment
Editeur : SNK - Playmore
Genre : combats

Support : 1 DVD
Compatible PS3 60Go : oui
Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : JAP
Textes à l'écran : JAP/US

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Abréviations : KOF XI - KOF 11 - KOF 2006
Titre alternatif : The King of Fighters 2006 (US)
Prix au lancement : 30€


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The King of
Fighters XI






Encore un test avant tout le monde,
La réalisation est flamboyante et les nouveaux décors en 3D sont splendides
bien avant la sortie officielle du jeu. Vive l'import ! Subtil mélange de KOF Neowave et de KOF 2003, on pourra être à la fois agréablement surpris et déçu par cet ultime épisode PS2 (hors remake). Tout d'abord, je tiens à souligner le fait qu'SNK/Playmore a fignolé son dernier bébé afin qu'il soit plus apte, en matière de graphismes, à tourner sur nos machines de 6e génération. Ce choix se fait dans le menu des options qui proposera, outre les denrées habituelles, un mode Arcade ou Arrange. Le mode Arcade proposera le jeu dans sa version pour salles enfumées et le mode Arrange proposera quelques niveaux supplémentaires, tout en 3D (à la façon de l'épisode Neowave). Un regain de travail qui évite de faire passer SNK/Playmore pour des fainéants avec un simple portage de leur hit Arcade, comme ce fut largement le cas jusqu'en 2002. Au menu, divers modes sont accessibles : Arcade (no comment), Network (pour jouer via le Net), Practice (pour s'entrainer), Endless (où on combat sans fin), Single Play (pour jouer avec un seul perso), Team Play (pour jouer en équipe de 3), Challenge (j'en reparle plus tard) et Gallery. Pour insister sur ce dernier mode, il proposera un véritable musée, une fois le jeu fini. A chaque vidéo vue, perso battu ou fin acquise, la galerie s'étoffera. Scènes du story, Artworks de toute beauté et fiches détaillées de chaque perso, seront alors disponibles. Et puisqu'on parle de Story, King of Fighters reste fidèle à lui-même et en propose un de qualité (à hauteur d'un jeu de baston bien sûr). Je dis qualité mais son banal est assez affligeant. On aurait préféré des OAV en guise de cut-scènes plutôt que ces sempiternelles images plus ou moins fixes. Encore que, le Story est assez fourni avec, pour une fois, de belles fins basées sur le même principe. Les images, type Manga, sont de grande qualité et ne me demandez pas de quoi ça parle, je comprends que très peu le Japonais. ^_^ Pêle-mêle voici quelques détails du jeu : les barres de vie et de furie sont pour une fois discrètes, les loadings sont hyper courts, le jeu est rythmé juste ce qu'il faut, l'intro est très banale (type Neo-Geo classique), les menus sont des plus hi-tech, le menu de sélection des persos n'est pas clair du tout (il faut chercher pour retrouver ses persos préférés) et pour le reste, je vais rentrer dans les détails. Abordons tout de suite le cas du mode Challenge. Mode original s'il en est, il propose de combattre selon certaines conditions. Par exemple vous enchainerez des combats sans avoir accès à vos coups spéciaux ou encore vous contrôlez Geese Howard (le boss de Fatal Fury) avec pour but de tenir 90 secondes face à un Terry invincible et déchainé. Voilà le genre de challenges qui sont proposés et qui, sans être exceptionnels, prolongent de façon agréable la durée de vie.


Cette adaptation de KOF XI
Il est vraiment regrettable que dans cet ultime KOF sur PS2, il manque certaines figures emblématiques de la série
propose pas moins de 33 persos. C'est énorme ! En plus, il y en a 15 qui sont déblocables, ce qui arrondi le choix à 48 persos jouables. Ahurissant ! Seul problème à tout ça, c'est qu'il manque certains emblèmes dont un, que j'apprécie particulièrement : Robert Garcia. Il est déblocable mais moi, ça me chiffonne qu'un de mes persos préféré ne soit pas dispo de suite alors que des merdes comme Duck, le sont. Les boules ! En plus Robert fait parti des grands classiques, je ne comprends pas ce choix. D'un point de vue du gameplay, un KOF reste un KOF avec tout de même une petite nouveauté : les contre-chopes et les contre-attaques. Pas besoin d'expliquer, tout est dans le titre mais je dois avouer que la manip' est difficilement plaçable dans le feu de l'action, alors que l'IA ennemie ne s'en prive jamais. Au final, c'est plus chiant qu'original... D'ailleurs le fantastique contrôle ultra précis de KOF 2003 n'est plus. Certe souple, la jouabilité commet quelques impers avec des coups spéciaux qui peinent parfois à sortir. Mais je vous rassure, c'est tout de même rare car comme je le disais, un KOF reste un KOF. Il ne reste plus qu'à vous parler de l'image et du son. Les bruitages sont un peu décevants. Certes efficaces, ils leurs manquent la sauvagerie des jeux du même type sur Neo-Geo. Bien évidemment avec une production SNK, les voix digits sont tout bonnement parfaites. Quant aux musiques, si des épisodes 94 à 99 je me suis plains de musiques assez banales, à l'instar de l'épisode 2003, notre opus XI assure sévère sur ce plan, voire même plus. Les compositions tape dans l'Electro de qualité donnant une atmosphère plus avant-gardiste que jamais. Les mélodies sont appréciables, le rythme est soutenu bref pour une fois, me voilà enchanté de la bande-son issue d'un jeu SNK. Graphiquement aucun KOF n'a été aussi beau ! King of Fighters XI est le premier opus de la saga à naitre sur un autre support que la Neo-Geo puisqu'il vit le jour sur Atomiswave, un puissant système d'Arcade 128-bits conçu par Sammy. Les niveaux alternant 2D et 3D (en mode arrange) sont tout bonnement les plus beaux que j'ai vu dans un jeu de baston (on retrouve enfin une grande originalité des décors et des effets comme les parallaxes en rotation). Très colorés et extrêmement fins, les graphismes posent tout de même un léger soucis avec les personnages. Car les persos paraissent outrageusement pixellisés à côté de cette finesse et font qu'on ressent un léger décalage avec les décors. Bien sûr on est loin du fiasco graphique du KOF 94 Re-bout, disons juste que ça s'échelonne au niveau du KOF Neowave. Pas de quoi hurler au scandale donc.



Pixellisés (un peu) Note
oui mais ô combien charismatiques et superbement animés, les 48 persos que compte le jeu ont reçus un sérieux travail sur chaque image. La fluidité est de mise, la vélocité des combats aussi, le son est rondement mené, la jouabilité n'est pas mauvaise... mais je n'ai pas trouvé cet épisode XI meilleur que le 2003. Encore qu'à ce niveau de performance ludique, je crois que ça tient plus d'une affaire de goût que de réalisation. The King of Fighters XI reste donc un monument de la scène baston 2D même si certains lui trouveront le manque de révolution tant attendu. Pour ma part, la série n'a pas besoin de changer, elle est arrivée au sommet de son art.



Test réalisé par iiYama

juin 2007