Silent Hill 3 (PS2)

 





Développement scénaristique
Jouabilité & GamePlay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mai 2003
Développeur : Konami
Editeur : Konami
Genre : survival horror

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : SH3
Prix au lancement : 60€

Aussi disponible sur :








SoulCalibur V (PS3/X360)...


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Silent Hill 3








3e opus
Heather est attachante et tellement jolie...
de la série horrifique de Konami. Vous incarnez Heather, une étudiante (grave jolie), un peu paumée. Elle se retrouve en plein cauchemar vivant, envahie de monstres et voyageant du monde réel à un monde parallèle assez effrayant. Rejoignant son père tant bien que mal, elle pleurera sa mort à son arrivée chez elle. Réclamant vengeance, Heather comprendra au fur et à mesure du jeu, qu'elle porte en elle la réincarnation d'un monstre (le Diable ?) et que ce qu'elle vit, lui est familier. Faisant suite à Silent Hill premier du nom d'un point de vue scénaristique, les développeurs ont volontairement créé un univers particulièrement malsain et bien imbriqué à l'opus déjà paru. Ainsi on apprend qu'Heather n'est autre que la petite fille que Harry prend sous son aile à la fin du 1er jeu et que donc, le père mort n'est autre que cet ancien héros qui cherchait désespérément Cheryl. Silent Hill 3 est plus évolué que Silent Hill 2, bien que certaines similitudes persistent : toujours l'effet de grain sur l'image, des décors superbes mais toujours aussi dégueu, de magnifiques effets d'ombres et lumières, des cinématiques "story", des énigmes, des boss et une bonne jouabilité. En fait, elle reste identique à l'épisode précédent, à peu de chose prés, si ce n'est qu'Heather n'est pas aussi souple au pad que James. J'entends par là qu'elle descend des rebords accessibles sans qu'on lui demande (et c'est énervant) et que c'est pas souple à diriger. Il y a un je-ne-sais-quoi de plus lourd dans le contrôle. Mais rien de méchant. Sur un plan purement technique, le rendu impressionne. Les graphismes sont glauques à certains endroits (parfois même un peu trop, certains passages étant carrément "crades") et l'animation est fluide (sauf peut être quand Heather monte les escalier, c'est mal fait, on dirait qu'elle survole les marches en battant des pieds). Côté bande son, elle est un peu plus étoffée que lors du précédent épisode, avec quelques passages musicaux très sympa. C'est notamment le cas lors des "story", qui nous dévoilent des scènes particulièrement soignées (la musique, parfois des chansons, y étant pour beaucoup). Il y a comme toujours ce bruit de fond inquiétant lorsqu'on rencontre des ennemis (radio) et les bruitages sont de qualité. Pour ce qui est du doublage (malheureusement toujours US) il est aussi très impliqué et je dirais même, professionnel. Parlons maintenant de ce qui change vraiment. Je vais commencé par la caméra. Elle est dynamique, oui mais peut-être un peu trop ! Y'a des moments où elle passe son temps à se caler comme elle veut (elle a tendance à se mettre face au perso, résultat on voit plus où on marche) et en plus elle à la bougeotte. A la longue c'est chiant. En plus, elle n'est toujours pas réglable manuellement. Le bestiaire avait ce côté "dérangeant" dans le 2 avec des formes vraiment bizarres, des êtres torturés qui mettaient mal-à-l'aise et bien ici les bestioles (en nombre moins limité) sont tout aussi étranges et torturées. On tombera en plus, sur quelques ennemis/boss assez imposants. Côté durée de vie c'est raisonnable, bien qu'une fois qu'on connaît le jeu, il a tendance à être un peu court (moins de 8h). Il y a même des passages où il faut résoudre d'abord une énigme avant d'avancer sinon c'est la mort subite (comme se faire bouffer par une bestiole ou se faire écraser par un train). L'idée est originale, ça change du "je peux pas encore quitter cette zone, il me reste un truc à faire" des jeux du genre...


En contre partie,
La réalisation est étonnante sur cet épisode, notamment pour des modélisations impressionnantes
l'action est linéaire voire même dirigiste. Comme toujours, la moitié des portes sont fermées (c'est toujours aussi con), ce qui limite le côté exploration et donc sa durée de vie. Afin de paraître moins linéaire que son prédécesseur, Silent Hill 3 se pare aussi de quelques labyrinthes assez tortueux et d'énigmes parfois tarabiscotées (et sur 3 niveaux de difficulté). Certains levels se coupent en 2 zones : zone normale et zone parallèle. Dans la première, les décors sont normaux (supermarché, immeuble) et dans la seconde, les murs sont couverts de sang, les endroits deviennent sombres et glauques... Beurk ! Le game-plan de la ville de Silent Hill (on arrive dans la ville qu'au bout de 3h de jeu) est l'exact copie de celui du 2. Les concepteurs ont changés les textures, les ennemis et le brouillard (bel effet, très bien réalisé) mais ils ne se sont pas foulés pour autant car certains passages, en plus de la ville en elle même, sont déjà vus (comme l'hôpital). Servant à rattacher le joueur et à apporter de la crédibilité à la série, c'est tout de même un manque assez impardonnable. Heureusement que certaines zones sont originales. Ce qui m'a le plus impressionné dans ce jeu, c'est la modélisation des persos. Elle retranscrit très bien les émotions, les mouvements sont crédibles et les cut-scènes sont vraiment impressionnantes. C'est bluffant ! Le niveau de réalisme est tellement élevé que Konami n'a réalisé aucune scène en images de synthèses (comme c'était le cas dans les épisodes précédents). Ces coupures qui forment l'histoire du jeu, sont tournées de façon très cinématographique (le rendu fait plaisir à voir) avec le moteur 3D. Et je le répète, Heather y est sublime. Maintenant que dire du jeu... Et bien je dirais qu'hormis le fait de poser un véritable scénario particulièrement bien construit, Silent Hill 3 ressemble beaucoup au 2. Et c'est là, sa pire critique. Hormis le fait de ne pas flipper dans un Survival Horror, quelques passages frissons vous glaceront quand même le sang (tout de même, un minimum) et quelques clins d'oeil sympas aux anciens volets, allié à un scénario tordu et accrocheur, fera le bonheur des amateurs de la série. Seulement, le jeu use des mêmes ficelles et trucs impossibles. Si on veut des exemples, on peut citer le fait qu'Heather peut porter sans limite des tas d'objets et d'armes dans son inventaire, que certaines scènes s'enchaînent bizarrement ou encore, qu'assiste à des passages qui n'ont ni queue ni tête, à l'image du saut dans un trou sans fond (peu crédible). Malheureusement je trouve qu'il manque à Silent Hill (le 2 comme le 3) ce petit quelque chose qu'il y a dans un Resident Evil, qui lui sait me faire flipper grave ! Peut être est-ce due à univers plus plausible, plus cohérent, du coup j'entre plus facilement dans le jeu. Avec Silent Hill, s'est tellement décalé que je reste parfois à l'extérieur, vivant l'aventure depuis ma place d'intéracteur et non celui de héros impliqué. De plus, touchant aux rites religieux et autres croyances pseudo-Chrétiennes pour Dieu ou le Diable, le Paradis et les Enfers, j'estime que c'est pas un sujet sur lequel il faut s'étendre (c'est mon point de vue). Toujours est-il que Silent Hill 3 reste un bon jeu, glauque à souhait, à la réalisation de haut niveau et qui en fera frémir plus d'un. Un bon jeu malgré un critique en demi-teinte.

Test réalisé par iiYama
décembre 2005