Saint Seiya Le Sanctuaire (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juillet 2005
Développeur : Dimps
Editeur : Atari
Genre : combats

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : JAP ou FR (au choix)
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titre alternatif : Knights Of The Zodiac : The Sanctuary (US) / Saint Seiya Sanctuary Jûnikyû Hen (JAP) / Les Chevaliers du Zodiaque (FR)
Prix au lancement : 30€



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Les Chevaliers du Zodiaque

Saint Seiya

Le Sanctuaire


Après avoir obtenu
L'histoire se cale sur la saison des Chevaliers d'Or mais le développement est vraiment limite pour ceux qui ne connaissent pas le manga ou l'animé
des notes calomnieuses de la part de la presse pro, et étant un grand fan de la série animée (que voulez-vous, j'ai la tentraine et comme beaucoup de gens de mon âge, quand j'étais gosse je passais mes mercredis devant la télé ^_^) j'ai voulu voir de mes yeux si la sanction fut sévère et si cette énième adaptation a injustement été boudée. Car c'est un fait, Saint Seiya ou Les Chevaliers du Zodiaque en France, est une licence envoutante et bien exploitée, elle pourrait donner naissance à de très grands jeux (ce que finalement, Dragon Ball Z n'est jamais arrivé à faire... malheureusement). Derrière le développement, on retrouve Dimps (plus connus pour la série des DBZ Budokaï) qui ont cherché à créer un jeu le plus proche possible du manga. S'il est vrai que Saint Seiya : Le Sanctuaire n'est pas une "master piece", un hit en puissance, je suis malgré tout étonné d'avoir des critiques tout sauf objectives. Je vais donc essayer de restifier le tir, en vous dévoilant les bons et mauvais côtés de cette adaptation. Calé sur la saison des Chevaliers d'or, la quête de nos chevaliers en armure est de sauver Athéna d'une flèche d'or plantée en son coeur. Essentiellement à base de cut-scènes 3D, la trame reprend les grands moments de l'animé. On peut même dire que le jeu se compose d'un bon tiers de cut-scènes. On retrouve par ailleurs pas mal d'incohérences dans le scénario et un manque de soucis dans certains détails qui marqueront les fans. On peut citer par exemple que Cassios a ses 2 oreilles (!), on ne sait pas pourquoi Shiryu est aveugle au début (ils auraient pu l'expliquer) et d'ailleurs, on comprend mal pourquoi il retrouve la vue. Je peux aussi vous parler de plusieurs scènes où, pendant le combat, un chevalier a son armure, à la cut-scènes suivante il ne l'a plus (comme par magie !). Le comble étant le combat opposant Shiryu au chevalier du Capricorne, puisque notre sympathique chevalier de bronze redescendra sur terre d'une façon complètement occultée. Car si la fin a légèrement été modifiée pour des raisons techniques et compréhensibles, celui ou celle qui ne connaît pas le manga ou le dessin-animé, ne comprendra pas grand chose à ce qui se trame dans le jeu. Les évènements s'enchaînent parfois de façon étrange et encore, lorsqu'ils ont un sens. La mise en scène est bonne, bien que longue, mais assez mal mise en oeuvre.


Saint Seiya est
Le gameplay est bon mais les esquives sont mollasses et le panel de coups est retreint. Attention aussi à la difficulté sur la fin du jeu
un jeu de combats scénarisé, à la base sympathique, si ce n'est qu'il est bien trop difficile. Une difficulté qui culmine avec le dernier boss (Gemini) qu'on doit se farcir 3 fois de suite et qui est vraiment déchaîné (il est complètement imbattable, on ne fait pas long feu ! Oo"). Voulant proposer un gameplay novateur pour un beat-them-up, Dimps a choisi un système de contrôle assez perfectible. En effet notre personnage ne peut pas sauter et les coups se basent sur un système de combos. Seulement il ne sera pas rare d'en prendre pour son grade de chevalier parce qu'on a du mal à esquiver les coups adverses à cause d'une lenteur pesante de son avatar. On peut se déplacer en profondeur (comme dans un Toshinden) mais on ne peut pas courir aisément ou faire une manoeuvre d'évitement avec facilité. Par contre, la mise en scène des combats est assez énorme. La plupart des coups spéciaux s'accompagnent de gerbes de lumière, certains objets se détruiront sur notre passage et les grosses attaques provoquent une cinématique assez impressionnante, façon incantation de Final Fantasy. Autre défaut : la musique s'arrête lors de ces scènes et c'est assez pénible. Au fur et à mesure qu'on avance dans le scénario, on débloque des bonus, des personnages et des musiques. Tout ce petit monde se retrouve dans le "mode gallery" et les persos seront directement sélectionnables dans le mode versus du jeu. Ce qui est bien sympa, c'est que le panel de combattants ne se limite pas aux seuls chevaliers présent dans le mode story. On retrouve les chevaliers d'acier, certains d'argent (Lézard), Marine, Shina ainsi que les petits chevaliers de bronze (Ours, Serpent, Licorne). Comme je le disais plus haut, les coups sont à base de combos type "poing-poing-pied-poing" ou de combinaison comme "garde+pouvoir". Mais lorsque les attaques s'affrontent ou que l'un des combattants use d'un contre (via une action contextuelle au timing serré), il n'y aura que le martelage en bon et due forme qui pourra vous sauver. Après il est vrai que les coups viennent vite à manquer malgré une gestion sympathique du cosmos car les mouvements sont trop restreints. Au milieu de l'aventure, il y a aussi quelques phases phases de beat-them-all assez anecdotiques voire même hors de propos vis à vis du manga et de l'animé. Mais je pense que c'est la solution qu'a trouvé Dimps pour rendre la durée de vie correcte et pour varier (un peu) son jeu. Car la durée de vie est assez limité (pas plus de 6h) mais Saint Seiya propose un scénario alternatif une fois le jeu fini, ce qui vous incitera à recommencer, plus (comme évoqué) un très bon mode versus. De quoi y passer quelques heures de plus.


Même si le
Même si les doubleurs officiels sont présents, je n'ai jamais entendu un doublage FR aussi minable ;'(
Par contre la réalisation est de qualité
jeu accuse un aliasing assez important, il n'empêche qu'il garde des graphismes très convainquants. La modélisation des divers personnages est réussie (notamment pour les armures), les mouvements sont crédibles, souples et les décors sont plutôt jolis. L'action est assez rythmée et ne présente aucun bug. On pourra juste regretter un manque certain de variété des environnements mais les maisons du zodiaque étant presque toutes pareilles, difficiles de faire diversifié. Disons que quelques arènes originales pour le mode versus auraient été le bienvenues. En tout cas, on retrouve bien la griffe Dimps (DBZ Budokaï) mêlé à l'univers des Chevaliers du Zodiaque. Le tout, sans être extraordinaire, reste propre et agréable. Par contre, le son pose un vrai dilemme dans ce jeu. En effet les musiques sont vraiment sympas et de qualité. Hormis le fait qu'elles se coupent pendant une grosse attaque (ce qui est pénible), elles offrent un bon punch et de belles mélodies. Certes c'est pas exactement celles du dessin-animé mais y retrouve son ambiance et parfois même, des airs de famille grâce à quelques remixes. Les bruitages, moins francs, sont plus mous, moins explosifs mais ne font pas tâches dans le décor. Le vrai n'est pas là, mais bien au niveau du doublage. D'accord c'est sympa de la part des développeurs d'avoir doublé le jeu en Français mais à la vue du résultat, y'a de quoi crier au scandale : C'EST QUOI CETTE MERDE ? Le doublage est vraiment peu inspiré, ils ne suivent pas du tout les sous-titres (trop laid) et y vont de leurs petites phrases bien crétines. Vous en voulez quelques-unes ? Et bien j'ai en magasin du "peux mieux faire" mollasson, du pornographique "prends ça", du rhétorique "pas encore" ou plus ridicule du "pas bien" très Dechavanne, du "Arrgh aucun effet" et je crois même avoir entendu un "caramba !"... C'est franchement ridicule et ça casse toute crédibilité au titre. Avec le frangin on s'est marrés pendant presque tout le jeu à cause de ça et je ne crois pas que c'était le but premier. Pour sauver ce navire qui coule à pic, on a le choix entre les voix françaises et Japonaises (plus inspirées, ça c'est sûr !). Enfin pour ceux qui s'acharneront à jouer en tout français, Dimps s'est payé les services des doubleurs locaux de Seiya (Eric Legrand) et Saori (Virginie Ledieu). Mais même eux, après tant d'années à doubler le dessin-animé, n'ont pas été foutus de faire quelque chose de correct. En tout cas, c'est vraiment dommage que de si bonnes musiques, si en phase avec l'univers de Saint Seiya, soient à tel point gâchées par un doublage aussi minable...



Saint Seiya : Le Sanctuaire, Note
n'est pas ce que j'appellerai un hit mais il n'est pas non plus l'énorme immondice que la presse spécialisée (notamment on-line) essaye de nous faire croire. Il est clair que pour le fan de la licence, la réalisation passe mieux mais quand même, j'ai vu bien pire sur PS2. Avec un doublage plus crédible, un jeu moins difficile et une mise en scène mieux construite, il est clair que le titre de Dimps aurait mérité quelques points de plus, tant il est agréable à jouer. Retrouver l'univers des Chevaliers du Zodiaque, celui-là même qui a bercé l'enfance ou l'adolescence de pas mal de joueurs, est un réel plaisir, malheureusement freiné par un manque d'ambition. Reste a espérer que l'épisode Hadès (la suite) soit meilleur. Je conseillerai avant tout ce jeu aux fans ou alors de l'acheter à prix discount...



Test réalisé par Aquel & iiYama

février 2007 (mise à jour : janvier 2015)