Resident Evil Outbreak (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 2004
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : survival horror

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : seulement au Japon
Abréviations : REO - RE Outbreak
Titre alternatif
: Bio Hazard Outbreak - Resident Evil Outbreak File 1
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 1.33 Millions






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Resident Evil

Outbreak


Outbreak est un numéro à
Le scénario est vraiment décevant
part dans la série des Resident Evil. Tout d'abord le scénario est "tranché" en 5 levels bien distincts, qui n'ont parfois que peu d'intérêt et surtout, qui ne se raccordent pas les uns avec les autres. La déception s'installe. Alors que les joueurs de GameCube découvrent leurs superbes épisodes Zero et Rebirth (dont ce dernier est sans nul doute le meilleur épisode de l'ancienne formule) et Capcom ne voulant pas laissé d'exclusivités qu'à Nintendo, a créé les Outbreak spécialement pour la PS2. Mouais... on aurait préféré les versions GameCube quand même. Ceci dit, le jeu n'est pas dénué de tout intérêt puisqu'en fait on choisit un personnage parmi 8 avec 2 coéquipiers gérés par l'IA. Chaque personnage a ses propres facultés comme crocheter des serrures (ça évite de chercher des clés), posséder une arme à feu dés le début ou encore pouvoir emporter plus d'objets que les autres. L'idée de base n'est pas mauvaise mais la plupart des persos n'ont aucun charisme et prendre par exemple une fille, c'est prendre un perso fragile aux attaques et au virus. Quelques passages sont changeants selon le personnage choisi, avec notamment des cut-scènes différentes. Certains décors visités sont originaux (comme le bar ou l'hôtel) ou tirés des versions précédentes (comme l'hôpital ou le labo souterrain). Si on peut montrer Capcom du doigt pour son manque d'originalité, il est par contre sympa de revoir d'anciens décors. Les fans apprécieront car ça apporte une autre vision du lieu et un scénario parallèle aux grands épisodes, donc on s'en plaint pas. En effet, Outbreak se cale en parallèle des Resident Evil 2 et 3, juste avant que Raccon City soit rasée par une tête nucléaire. Notre petit groupe a donc pour but de fuir la ville. Le gameplay, même s'il n'a pas changé fondamentalement, s'essaye à une nouvelle originalité : le temps ne s'arrête jamais ! Ainsi, si vous lisez un journal ou mixez des herbes pour vous soigner, vous pouvez aussi vous faire attaquer. Ce sentiment d'insécurité permanente est complètement flippant ! S'il y a toujours les machines à écrire pour sauvegarder, il n'y a plus de coffre et il faut ajouter à ça un inventaire sobrement minable. Chaque personnage ne peut porter que 4 objets (8 pour l'une des filles) ce qui est trop peu et nous force à souvent poser des items. Pire, rien que le fait de respirer l'air nauséabond de la ville, vous infecte peu à peu. Une jauge de virus est donc installée, faisant monter d'un cran une tension déjà presque insupportable. Il est évident que si vous vous faites mordre, le taux grimpe en flèche. Croyez-moi, les herbes bleues sont vos amies.



Mais ce n'est pas tout.
Le fait qu'on puisse être contaminé est une bonne idée mais ça rend le jeu hyper difficile
Pendant que vous contrôlez l'un des membres de l'équipe, les autres sont gérés par l'IA. Une IA qui est un peu bê-bête puisque les PNJs feront bien souvent n'importe quoi. Pourtant il ne faut pas qu'ils meurent, là est la nouveauté. Si ça n'influe pas sur vous directement, ça influe sur votre parcours. Par exemple, la crocheteuse vous évite de chercher certaines clés, si vous vous faites agresser les autres viendront vous aider (si vous avez fait de même pour eux) et certains sont capables d'utiliser divers objets. Car le jeu est avant tout pensé pour le online. Cet aspect communautaire est clairement développé pour le jeu en coopération, chacun contrôlant un personnage. Mais la plus grosse fausse note de Capcom, c'est de n'avoir proposé le online qu'au Japon (comme d'habitude) et surtout de n'avoir intégré aucun mode coop jouable ne serait-ce qu'à 2 sur la même console. Ainsi son attraction première est passée à la trappe. Bravo les gars, c'est super intelligent ! En général je préfère jouer seul (sans partenaire) car si c'est plus difficile, ça devient aussi moins compliqué à gérer (c'est surtout que comme ça, ça ressemble plus à un Resident Evil classique). La dernière nouveauté d'Outbreak, c'est que les armes sont rares et nous force donc à privilégier la débrouille à l'attaque de front. A la manière d'un Silent Hill, l'idée c'est que n'importe quel objet peut servir d'arme : balai, pèle, clé à molette... sont autant de moyen de se défendre. En plus, ces armes de fortune ont, en quelque sorte, une durée de vie et une efficacité prédéfinie. Dernière chose là dessus, vous pouvez échanger divers objets avec vos partenaires, s'il le veulent (parfois ils refusent, surtout si on ne leur a pas prêté main-forte). Cet aspect repris de Resident Evil Zero est assez sympa mais une fois encore, l'IA fait parfois n'importe quoi, du genre un gars à la clé pour ouvrir la porte de sortie mais il refuse d'ouvrir la-dites porte et refuse de vous donner la clé. Résultat : tout le monde meurt ! Outbreak reste donc une aventure sympa mais beaucoup trop difficile. Le taux de virus, des zombies partout ou pire un monstre immortel (dans l'hôpital y'a un gars avec des asticots plein le corps qu'on peut shooter indéfiniment, il ne meurt jamais et nous poursuit sans cesse) rendent l'aventure vraiment ardue. Il en est devient même oppressant par moment ! A vrai dire, il est l'épisode le plus difficile auquel j'ai joué. Généralement on félicite Capcom pour l'équilibre de la difficulté dans les divers épisodes de la série, mais là ils se sont râtés.



Par contre,
Seuls véritables bons points du jeu : les graphismes sont splendides et on visitera des lieux connus
j'ai aimé la cohérence de certaines actions. Par exemple le fait que "asticot-man" aille se jeter sur un zombie qu'on vient de fraîchement dessouder plutôt que sur nous ou encore la possibilité de pouvoir ouvrir certaines portes en tirant dessus, ça apporte un peu plus de crédibilité à une série qui en manque depuis des années. Derniers détails, si la jouabilité reste bonne, notre personnage est mou. C'est un peu dommage d'avoir cette lenteur de déplacements car ça gâche un peu le dynamisme (même en 60hz ça ne change rien au fait de piloter un camion). Par contre, on peut jouer soit avec le stick analogique (auquel cas le personnage suit la direction désignée) soit à la croix numérique (et on retrouve ainsi la précise, bien qu'un peu raide, jouabilité des opus PlayStation). Un vrai plus. Pour ce qui est de la réalisation, le jeu s'ouvre sur une magnifique (bien que macabre) introduction en images de synthèses (les autres scènes sont généralement en 3D). Accompagnée d'une musique somptueuse, elle impressionne et reprend une scène de Resident Evil 2 sous un angle pour le moins original (c'est grâce à elle qu'on comprend comment s'est propagé le virus dans la ville). Les graphismes de leur côté sont vraiment beaux. J'ai été époustouflé par les effets de flammes du premier niveau ou de l'hôtel, les fumées et les brumes des niveaux suivants. Avec ça les animations sont fluides, le sang gicle à chaque coup porté (en salissant murs et sol) et les modélisations sont excellentes. Ainsi les cut-scènes en 3D sont de bonne facture, notamment grâce à des visages suffisamment expressifs. La bande-son est aussi dans le ton. Si les musiques ne sont pas géniales (sauf celle du dernier niveau qui rappelle le manoir), le doublage est de bonne qualité et les bruitages, notamment ceux des armes à feu, sont excellents. Quant aux 5 mini-aventures, le vrai plaisir du titre passe par les scénarios parallèles qui apportent quelques réponses aux épisodes précédents et du coup, on prend un flash en se disant "mais oui, c'est pour ça alors..." (d'ailleurs si on n'a pas joué aux opus premiers épisodes PlayStation, le jeu perd tout son intérêt).



Resident Evil : OutbreakNote
n'est pas un mauvais jeu mais on regrettera un manque flagrant d'innovations, une difficulté horrible même en "easy", un gameplan trop complexe sur le dernier niveau et des loadings vraiment pénibles (ils sont incessants, très longs et s'affublent d'un bruitage type battement de coeur qui tape sur les nerfs). C'est vraiment dommage je sais, car Outbreak apporte quelque chose de novateur à la série, quelques réponses et une réalisation plus qu'onorable. Malheureusement, on est tout de même bien loin du fun d'un Code Veronica X, notamment par l'absence de modes co-op offline, ou simplement de le fait pouvoir switcher entre les persos. Les idées étaient là, mais elles ont mal étées conçues.



Test réalisé par iiYama

septembre 2005 (mise à jour : mars 2010)