
Resident Evil 4
A la façon des Tomb Raider, la plus célèbre série des survival horror, j'ai nommé Resident Evil, commençait à s'essouffler sévèrement depuis quelques années et devait faire peau neuve. En résumé il y eu 3 épisodes sur PSOne, un seul original bien que culte sur DreamCast (superbement adapté sur PS2), 2 épisodes Survivor (tous les 2 moyens) et 2 Outbreak pas complétement convaincants. C'est donc pas moins de 7 séquelles qui suivirent l'excellentissime Resident Evil premier du nom. Et pendant que les joueurs PS2 étaient à demi-satisfaits des épisodes Outbreak, Capcom a sorti coup sur coup les volets Rebirth et Zero sur GameCube. Coup dur pour Sony et sa machine puisque ces versions ne verront jamais le jour sur PlayStation 2. En plus, la série s'étant passablement embourbée dans son propre rôle, Shinji Mikami (le créateur de la série) s'est décidé de mettre un bon coup de neuf à la saga. C'est pourquoi après le coup d'essai plutôt réussi du Dead Aim, ce 4e volet est entré dans une nouvelle aire. En effet avec Dead Aim, Capcom a "testé son public" et l'idée fut simple : offrir un nouvel épisode basé sur la série mais en proposant une jouabilité en rien commune avec les précédents opus. Plus proche du Third Person Shooter (TPS) que du jeu lent et pataud dont a l'habitude (en somme plus proche de l'excellent Cold FEAR que d'un classique Code Veronica). Des mois (voire des années) de travail, une refonte totale du gameplay, une réalisation détonante, le tout en gardant ce qui fait le charme des Resident Evil, le pari n'était pas facile. Mars 2005 sort enfin le tant attendu Resident Evil 4... encore une fois sur GameCube. 3e coup de couteau de la part de Capcom dont la série Resident Evil a surtout eu du succès sur les machines Sony (la première PlayStation). Mais les coûts de production (surtout pour celui-ci) étant de plus en plus élevés, à peine 8 mois plus tard Resident Evil 4 arriva sur PS2. L'annonce fut un choc pour l'exclusivité la plus courte de l'histoire et très vite les détracteurs de la PS2 se mirent à douter de la qualité d'une telle conversion. Mais ils avaient torts, d'autant que cette adaptation profite du regain de place du DVD et offre un sacré bonus : le mode Separate Ways.
Développement scénaristique

La trame de base est assez légère. 
Peu de liens avec la saga et un scénario très léger. Heureusement la mise en scène est explosive !Umbrella n'est plus, suite à Resident Evil 3 car les investigations menées par le gouvernement Américain ont prouvés que la société était responsable de l'anéantissement de Racoon City et de la propagation du virus-T. 6 ans après les évènements, on retrouve Leon. Ayant subi un entraînement spécial (il n'est resté flic qu'un seul jour, celui où il a vécu le cauchemar de Resident Evil 2), il est devenu le garde du corps personnel du Président des Etats-Unis. Il est envoyé en Europe (plus précisemment en Espagne) pour retrouver la fille de ce dernier. Kidnappée par un groupuscule dont personne ne sait rien, Leon arrive sur les lieux pour enquêter. Même si elle est légère, ça n'empêche pas la narration d'être captivante. De plus, le moteur 3D de Capcom est si performant que les développeurs se sont passés des habituelles images de synthèses. Entièrement à base de cut-scènes, les séquences sont dynamiques et particulièrement soignées. Et pour qu'on reste accroché au pad sans interruption, Capcom a succombé à ce qui allait devenir une véritable mode : les QTE. Ainsi pas le temps de lacher la manette ne serait-ce que 5 minutes, on reste scotché ! Quant aux personnages, hormis Leon, on retrouve quelques visages connus et qu'on avait pas revus depuis bien longtemps. Les nouveaux de leur côté, sont parfois charismatiques, d'autres prêtent à sourire et Ashley (la fille du Président) est un délice pour les yeux. En somme, avec sa mise en scène très travaillée et la qualité de son affichage, ce 4e épisode impressionne dés les premières minutes de jeu. A côté de ça, certains personnages sont sous-exploités (comme une certaine femme en robe rouge) et la trame globale s'avère quelque peu superficielle. Prétexte à un jeu 100% action, en plus on n'y retrouve plus trop l'ambiance d'autrefois. Certes ce 4e opus fait table rase du passé mais tout ce qui fait de Resident Evil un Resident Evil, à savoir les virus T ou G, Umbrella ou les bons vieux zombies... n'est plus. Il reste quand même quelques notes d'humours bien senties (venant notamment de Leon), quelques clins d'oeil à la fois à la série et aux films (comme le piège à base de laser, repris du premier long-métrage), on trouve également une nouvelle forme virale (Las Plagas) mais au final, ce revirement total d'ambiance ne plaira à pas à tout le monde, car il est trop radical. Il nous reste quand même une mise en scène grandiose pour apprécier l'histoire et le retour de Leon pour faire le lien avec un passé qui semble, cette fois, vraiment révolu.
Jouabilité & Gameplay

Délaissant la 
Les QTE pimentent les scènes cinématiquesvieillissante jouabilité 3D des anciens épisodes, Resident Evil 4 propose, à la façon du Dead Aim, de jouer avec une vue à la 3e personne, finalement proche d'un Third Person Shooter. Ainsi on déplace son personnage qu'on voit toujours de dos avec une caméra placée sur l'épaule droite. Lorsqu'on se met en-joue, Leon se fixe et le stick analogique nous sert alors à viser (toutes les armes sont équipées de faisceau laser). Certains rétrogrades pestent sur cette nouvelle approche du jeu, jurant contre un changement trop radical de la jouabilité, puisqu'en plus on perd toute assistance à la visée. Mais les nouveautés sont là, on voit enfin la jauge de santé de notre personnage ainsi que le nombre de balles restantes dans le chargeur. En pressant carré, on peut recharger son arme et tout ça évite les anciens écueils dû à une prise en mains vétuste. Certes une fois en-joue on ne plus se déplacer et les demi-tours sont longs à exécuter, mais en terme de commodité, ça n'a plus rien à voir. Il est vrai que la nouvelle jouabilité est peut-être moins pratique que l'ancienne, mais en contre-partie, le jeu est bien plus immersif. A présent plus proche du TPS que du simple jeu d'action où on voit son personnage de loin, Resident Evil 4 offre plus de sensations au fil de l'aventure. Et personnellement, après 4 grands chapitres aux évolutions minimes, j'estime qu'il était temps. Certains trouvent que ça dénature la série mais pour moi, c'est une suite logique des choses. Question de point de vue je pense. Pas plus flippant, RE4 change également la façon dont il nous fait peur. Les ennemis débarquent par dizaine et n'ont que nous (ou Ashley, qu'on jouera également un court instant) pour cible. La tension est vite à son comble, ce qui rend l'action omniprésente et hautement jouissive. Encore un changement que les puristes vont critiquer. Car c'est un fait, si on affrontait rarement plus de 3 ou 4 zombies en même temps dans les anciens volumes, ici on se retrouvera parfois face à 20 villageois qui veulent en découdre. L'ambiance est donc très différente, la peur est moins subjective et c'est finalement cette tension quasi permanente qui nous fout la pression. Lorsqu'on retrouve Ashley, il faudra en prendre soin en la soignant et la protégeant. La petite a l'intelligence de se baisser lorsqu'on vise dans sa direction (ça ne m'a pas empêché de la buter une paire de fois... oups) et pour se faciliter la vie, on peut aussi lui demander de se cacher (car si elle est recapturée, c'est direct le game over). Ensuite et pour la première fois, tout se monnaye (hors les sauvegardes via l'éternelle machine à écrire). Tout au long du périple, on ramasse de l'argent disséminé un peu partout, ou à l'endroit même où on laisse les corps (les ennemis abattus laissent parfois de l'argent et des munitions). On peut également dénicher divers bibelots et autres pièces de puzzles. Si les pièces dites "clés" seront utilisées automatiquement, les objets décoratifs ont souvent une valeur marchande. En plus, certains objets peuvent être combinés (avec par exemple des pierres précieuses) pour en augmenter la prime.
Et c'est là que le marchand, 
Même si on n'a plus de coffre, difficile de ne pas apprécier ce nouvel inventaire réorganisablevéritable ambulant qui parcourt tout le jeu, entre en ligne de compte. Il nous rachète toute notre quincaillerie selon sa valeur mais nous vend aussi toute sorte d'objets bien utiles comme par exemple de quoi se soigner ou encore de nouvelles armes. Car si le marchand ne vend pas de munitions, il nous offre l'opportunité d'acheter (ou revendre) un arsenal plus puissant avec la possibilité d'upgrader les armes déjà acquises selon quelques critères : puissance de feu, temps de rechargement, capacité du chargeur... Ainsi une arme peut voir sa puissance tripler, son chargeur pareillement. Autant dire que le marchand a son importance et ce brave homme au physique louche, nous permet également de faire des jeux de tirs. Ils ont 2 fonctions tout en étant parallèle à l'histoire et donc facultatifs : gagner les personnages du jeu en figurines et entraîner notre dextérité au tir. Côté pétoire, le panel est large. On part de plusieurs 9mm à 3 catégories de pompe, 2 sortes de Magnum, 2 fusils de sniper, un Mp5, et même un lance-roquette (particulièrement efficace sur les boss), le tout upgradable, je le répète. Tout à l'heure je parlais des machines à écrire qui existent toujours, mais il n'y a plus de ruban encreur (ink-ribbon), on peut sauvegarder autant de fois qu'on le souhaite. En contre-partie, on ne dispose plus du coffre. Equipé d'une malette, Leon porte tout sur lui, ce qui peut paraitre moins pratique (en fait c'est tout le contraire) mais surtout qu'ainsi, le jeu est plus crédible. Voilà pourquoi, il est possible d'upgrader la mallette qui passera du simple au double niveau taille, afin d'emporter plus d'objets (plantes de soins, armes, munitions). La mallette est réorganisable à sa guise et en cas extrême, on peut jeter les objets superflus ou les vendre au marchand (ce qui est plus lucratif). L'interface a donc été revue (c'est bien mieux que ces minables inventaires qui ne possédaient au mieux que 10 cases) et la prise en mains a également été actualisée. Si sur GameCube je félicitais une prise en mains agréable, c'est encore une fois avec le pad PlayStation que Resident Evil se montre le plus efficace. Jouable à la croix numérique comme au stick analogique, la jouabilité s'adapte à notre façon de jouer et c'est un vrai plaisir. Bien sûr il reste quelques manques comme le fait qu'on ne puisse pas strafer (pourtant ça aurait été bien pratique) ou qu'on puisse toujours pas changer d'arme à la volée. Mais désormais on ne pestera plus contre ce récalcitrant manque de réglages, qui nous forcait à bien nous mettre dans l'axe d'un objet pour pouvoir le ramasser. Ca rend le jeu plus agréable, plus fluide et les sensations n'en sont que plus immersives et dynamiques. En parlant d'immersion, ce qui induit une note de réalisme, plus Leon est mal en point, plus sa visée est instable et pour une fois, les dégâts sont localisés (torse, tête, bras, jambes). Il faut aussi bien fouiller les niveaux pour traquer le moindre objet ou la moindre munition, laissant au joueur une agréable sensation de liberté. Mais paradoxalement, jamais un Resident Evil n'a été aussi dirigiste. Certes les niveaux ne sont plus à base de pièces bien orthogonales mais on ne pourra jamais sortir des sentiers battus. Le chemin à suivre est pour ainsi dire fléché car la moindre énigme (au demeurant facile) trouvera sa solution dans la pièce d'à côté. Ce goût de sentier pour bourricots a tout de même un avantage : on ne fera aucun allers-retours dans le jeu. On peut donc dire que Capcom a fait en sorte de ne jamais lasser le joueur avec la traversée redondante des mêmes endroits.
Comme on s'en doute, 
Jouabilité et gameplay ont été revus pour offrir une seconde jeunesse à une saga en perditionon retrouve le système de soins par plantes, un procédé agrémenté par des plantes jaunes qui augmentent la barre de vie, qui peut elle aussi passer du simple au double. Et puis fini les portes qui grincent à tout va : les loadings n'interviennent qu'une fois par zone (vive le streaming). Leon ouvre les portes manuellement et passe librement d'une pièce à l'autre (ça rappelle les Outbreak). Ca nous change et c'est aussi plus réaliste car si on défonce la porte et qu'un ennemi est derrière, il sera expulsé. Dans certaines zones où on est assailli de toutes parts, on pourra déplacer des armoires pour couvrir les fenêtres, ou déplacer des buffets pour bloquer les portes. L'effet n'est que provisoire, mais ça permet d'organiser plus efficacement sa défense. Leon porte toujours son couteau sur lui. Il ne fait pas parti de l'inventaire (on ne l'équipe pas, et c'est pressant L1 qu'il le sort). Le couteau servira surtout à détruire les objets de faible résistance (caisses et tonneaux en bois) ou à attaquer les ennemis en cas de pénurie de munitions (là vous êtes mal). Parlons à présent des attaques contextuelles et des QTE. Les attaques contextuelles ne sont rien d'autres qu'un bon coup de pied que Leon assènera au cas où un ennemi est trop près (pas facile à placer mais efficace) et les QTE, nouvelle appellation à la mode, sont les Quick Time Event. Sous cette appellation barbare se cache en fait une idée brillante. Lors des cut-scènes et plus encore lors du combat nous opposant à Krauser, le jeu nous demande de presser une combinaison de touche afin d'éviter d'en prendre plein la gueule. Se présentant sous la forme L1+R1 ou carré+croix, ces séquences nous demandent d'être attentif car elles peuvent surgir à n'importe quel moment, même en pleine cut-scène. Ainsi le joueur doit être en permanence focalisé sur son jeu, sous peine de mourir en un instant. Il se peut aussi qu'on vous demande de marteler comme un sauvage le bouton croix, pour que Leon repousse une attaque ennemie (ça peut être aussi avec le stick) ou pour éviter qu'il tombe dans un précipice. Tout ça pour dire que Resident Evil 4 se joue différemment et ça, c'est bon ! Pas forcément plus difficile que ses prédécesseurs, sans être infaisable (je l'ai fini sans tricher), on meurt quelques fois avant de voir la fin. De plus, Resident Evil 4 est à l'heure actuelle l'un des plus long survival horror jamais conçu, avec une durée de vie de plus de 15h (environ 5h pour chacun des 3 chapitres). Pour le genre, c'est énorme. Enfin, une fois l'aventure bouclée, le jeu déloque les mêmes bonus que sur GameCube, à savoir le mode Mercenaries et le mode Assignment Ada. Mais si cette version PS2 est si spéciale, c'est parce que dans les 8 mois qui séparent les 2 versions, Capcom nous a concté un cadeau, une véritble surprise, le mode Separate Ways. Bref, de quoi passer encore quelques bons moment avec le jeu.
Mercenaries
Dans ce bonus, on incarne en premier lieu Leon et on doit faire le plus de victimes possibles. Ca ressemble un peu à un FPS tant l'action est omniprésente et les douilles tombent à terre car nos assaillants (bien plus agressifs que dans l'aventure principale) sortent de tous les côtés. Nous avons accès à 4 environnements différents issus du jeu, ayant bien sûr, un gameplan modifié afin de se prêter à la situation. Selon le score on peut débloquer 4 autres mercenaires. Dans la liste nous avons entre autre Wesker, Hunk ou encore Ada. Essentiellement basé sur la boucherie, aucune fonction telle que le marchand, ne sera disponible. Mais sur le parcours, on trouve des rallonges de temps (à la base nous n'avons que 1 minute 30), des balles et de quoi se guérir. C'est un mode ultra-speed, ultra stressant et ô combien défoulant ! Bien meilleur que celui de Resident Evil 3 (l'épisode qui a lancé ce type de bonus dans les Resident Evil), cette nouvelle version peut vous accaparer pendant quelques heures si vous voulez débloquer tous les persos et visiter à fond les niveaux. Un add-on vraiment sympa.
Assignment Ada
Ce petit add-on est relativement court (juste 1h) mais fort intense. On y contrôle la belle Ada Wong et on doit récupérer 5 échantillons du virus Las Plagas, disséminés dans un niveau. En fait il n'y a pas grand chose de neuf puisque le niveau n'est autre que le premier quart de l'île. Le gameplay est fort simple puisqu'il n'y a aucune énigme et que le chemin est dirigé. On a pas accès au marchand ni à la sauvegarde. En contre-partie, l'action est omniprésente : ça sulfate à tout va (Ada est équipée d'un 9mm, d'un sniper et d'un Mp5) et ça, c'est que du plaisir ! Mis à part ça, ce court morceau d'action étoffe un peu plus le scénario en précisant qu'Ada travaille pour Wesker, qui ne veut rien d'autre que reconstruire Umbrella. La suite risque d'être passionnante...
Separate Ways
Dans cet add-on (que les joueurs GameCube n'ont pas), on incarne à nouveau Ada et l'aventure est parallèle à celle de Leon. Ainsi tous les points noirs de l'histoire s'éclaircissent car les 2 scénarios sont imbriqués. On apprend qu'Ada travaille pour le compte de Wesker, le grand méchant de la série qu'on croyait mort à la fin du Code Veronica. Wesker, avec l'aide de ce précieux virus, veut reformer Umbrella (voilà qui va mettre du piment dans les prochains épisodes). Enfin on apprend que la belle à la robe rouge, en pince méchant pour notre blondinet sauveur de fillette. Contrairement au Assignment Ada, ici on retrouve tous les ingrédients du jeu normal à savoir les sauvegardes, les objets à récupérer (bien qu'ils soient placés différemment) et le marchand. D'ailleurs les fonctions du marchand ne sont pas complètes puisqu'on ne pourra pas upgrader ses armes. En contre partie on peut s'acheter l'arbalète, si chère aux dames. Niveau jeu, Ada fera en gros le même parcours que Leon (sauf pour quelques zones qui ont étés raccourcies afin éviter de tomber dans le déjà vu) et ce à quelques nouveautés prés. Par exemple, dans le château on visitera les jardins et sur l'île on sera amené à détruire un vaisseau de guerre plutôt imposant (phase particulièrement impressionnante où on pourra contrôler des canons). Au final il faut pas moins de 4h pour finir cet add-on, ce qui rallonge une durée de vie déjà conséquente pour le genre. Separate Ways est une "vraie" aventure à part entière, l'action y est soutenue, plus difficile que celle Leon et comme elle complète cette dernière, on prend un réel plaisir à diriger la belle (qui utilise un grappin pour se sortir des impasses). Bien heureux les joueurs de PS2, qui trouvent ici une petite vengeance aux exclusivités GameCube.
L'image

Même s'il est vrai 
On aurait pas cru ça possible, mais la PS2 fait presque aussi bien que la GameCube. Impressionnant !qu'il y a peu de différences entre la version GameCube et celle sur PS2, on sent bien que la console de Nintendo est plus puissante que le monolithe de Sony. En effet sur PS2 les couleurs sont plus ternes, l'image possède un étrange effet de grain (comme un filtre), les textures sont moins nettes et l'aliasing est encore plus prononcé. Mais comment ne pas être bluffé par le résultat car si on sent une légère baisse de forme par rapport à la version NGC, le jeu reste magnifique malgré tout. Entièrement en 3D, délaissant ainsi le précalculé en images de synthèses, Resident Evil 4 est aussi beau que le fantastique Rebirth (NGC), c'est dire. Ainsi, Capcom n'a pas jugé bon de faire des vidéos en CG puisque le moteur graphique est tellement performant que les cut-scènes ont étés crées avec (tous les mouvements ont étés prit en motion-capture). Résultat embrayé par le Code Veronica : on ne fait plus la différence entre la scène scénaristique et le jeu lui-même, nous laissant ainsi vivre l'aventure comme un film interactif. Malgré tout il subsiste un fort aliasing (effet d'escalier) qui sera rattrapé par une gestion dynamique des ombres et lumière. C'est d'ailleurs un des aspects les plus marquants de ce chapitre image tant la réalisation est bluffante. Rien à redire sur la qualité des textures (parfaite), le design général est somptueux, alternant des espaces glauques et confinés à des zones plus ouverts. Les effets climatiques (notamment la pluie) et pyrotechniques sont impressionnants, idem pour les chutes d'eau, plus vraies que nature. Certains passages dans des cavernes nous livrent des effets lumineux sans pareil et mention spéciale à la fin du château où on doit traverser une zone emplie de lave (l'image se déforme sous l'effet de chaleur) et où on reste émerveillé par une telle débauche graphique. Resident Evil 4 pose 3 ambiances bien distinctes : village, château et base militaire. Si le dernier échappe un peu au charme gothique qui rappellent le Rebirth ou le Veronica, on peut pas en dire autant des 2 premiers. Le design est très bien étudié, tout comme le bestiaire. Si je regrette qu'il y est autant de boss à affronter, il faut tout de même souligner que le character-design est étonnant. Délaissant nos vieux zombies de Racoon City, l'Espagne offre un peu de fraîcheur putride à la série. Hormis des villageois assez "normaux" bien que fous et sous l'emprise du virus Plagas, vous croiserez aussi tout un parterre de bestioles immondes et de monstres sanglants. On peut même en citer quelques-uns particulièrement énormes (le Troll, le leviathan, le boss final) ou particulièrement flippants (comme le monstre qu'il faut viser à la lunette infra-rouge ou celui de la cage suspendue). Avec cet épisode 4, Resident Evil fait peau neuve, ce qui lui fait le plus grand bien. D'autant que même sur un écran HD comme le mien, le graphisme reste somptueux de bout de bout. Une véritable prouesse, surtout pour une console qu'on pensait incapable d'être aussi fidèle à l'original GameCube.
Le son

Chapitre injustement 
Le son est comme toujours chez Capcom, d'une qualité remarquabledélaissé lors des tests, le son ne devrait passer inaperçu dans aucun jeu. Il pose l'ambiance qui peut être angoissante, détendue ou même romantique si la situation le demande. Et dans Resident Evil 4, si elle sait être assez discrète par moment, la partie son n'en demeure pas moins soignée et de grande qualité. Comme toujours, on pourra regretter que le jeu ne soit pas doubler dans notre belle langue mais on ne pourra qu'être satisfait devant la qualité des doublages. Chaque personnage a son caractère et son parlé propre, donnant à chacun sa singularité. Chaque bruitage a reçu un soin tout particulier, afin de donner une crédibilité innée à l'image. Car un son travaillé conforte ce que le joueur voit et c'est pourquoi plus personne ne pestera contre des bruits de pas disproportionnés (moi j'aimais bien mais bon). Désormais, tout est d'un réalisme renversant. D'ailleurs, les armes sont sans doute les bruitages les plus dynamiques du jeu car les FX sont percutants et réalistes au possible. Enfin, la musique, si on peut parler de musique, suit le fil de l'action. Plutôt discrète lors des phases d'exploration, une vague angoissante se fera de plus en plus présente, que le danger sera proche. Il est clair qu'on ne peut pas vraiment parler de musique mais étrangement, les mélopées au violoncelle si belles et feutrées des autres opus, auraient été de trop dans cet épisode. Rassurez-vous, il reste encore quelques thèmes qui parsèment l'aventure, mais ils sont très rares. Encore une fois on peut féliciter Capcom d'avoir su trouver le ton juste.
Note générale

Resident Evil 4 est un jeu qui fait l'unanimité. Pour preuve, même les plus insatisfaits de notre métier de critique, ceux blasés de tout, les mécréants, les incrédules qui ne croyent plus en rien, vous diront que ce jeu est génial ! Avec son sentiment d'insécurité permanente, son gameplay rafraîchi et surtout, sa réalisation du feu de Dieu, ce 4e opus est sans doute l'un des meilleurs survival horror qui ait vu le jour. Après avoir testé tous les opus PSX, PS2 et plus récemment GameCube, Resident Evil 4 reste un titre très impressionnant. Et après avoir délibéré longtemps sur une réalisation pour le moins impressionnante pour une PS2 vieillissante et qui accuse déjà 5 ans à la sortie du jeu, on ne peut qu'être admiratif devant le travail fourni par Capcom. Car le monolithe noir de Sony, s'il n'a pas la technicité rutilante de la 256bits de Nintendo, se pare d'un jeu plus complet (le Separate Ways offrant 4h de jeu supplémentaire, dans une aventure parallèle à celle de Leon) et qui n'a finalement pas à rougir face à l'original. Le scénario est bien ficelé (quoiqu'un peu léger), la mise en scène est bluffante, l'aventure est prenante, l'action est immersive, nerveuse... en bref on prend un pied d'Enfer avec ce jeu. La durée de vie est longue, les modes bonus sont sympas, il est vraiment difficile de trouver de véritable défaut. Avec ce 4e épisode, Capcom élève définitivement sa série phare au rang de saga culte tant le soft est bien construit, les montées d'adrénalines sont jouissives, les sueurs froides sont divines et la réalisation est d'un niveau encore jamais atteint sur cette console ! Il me tarde déjà de voir comment va évoluer le scénario dans Resident Evil 5, car pour l'instant, Resident Evil 4 est l'un des meilleurs jeux auquel j'ai joué dans ma vie de gamer. Rien que ça ! Une grande oeuvre ludique, qui a su renouer l'affection des fans et donnant une véritable seconde jeunesse à la licence. Et ça, on le doit à un Mikami inspiré et plus virtuose que jamais. Chapeau-bas l'artiste !
A savoir :
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Scénario
Umbrella n'est plus, suite au Resident Evil 3 car les investigations menées par le gouvernement Américain ont prouvés que la société était responsable de l'anéantissement de Racoon City. 6 ans après les évènements, on retrouve Leon S. Kennedy. Ayant subi un entraînement spécial (il est resté flic qu'un seul jour, celui où il vit le cauchemar de Resident Evil 2), il est devenu le garde du corps personnel du Président des USA. Il est envoyé en Europe (Espagne) pour retrouver la fille de ce dernier, kidnappée par un groupuscule dont personne ne sait rien. Leon arrive donc sur les lieux pour enquêter. Dés les 5 premières minutes, les altercations commencent. Le duo de flics qui vous a accompagné sur les lieux, est mort et le seul pont ramenant à la civilisation, est détruit. Vient ensuite le village, rempli d'Espagnols hargneux qui crachent des "mierda" à tout va. Dés que vous serez repéré, tout le monde vous attaquera. Autant dire que dés le début, y'a de la pression. La cloche de l'église sonne, vous vous retrouvez tout seul, vos assaillants étant tous rentrés dans le-dit bâtiment. Vous continuez vos recherches, traversant sans mal la ferme pour arriver à un autre recoin du patelin où ses tarés de villageois vous attendent, bâtons de dynamite à la main. Très vite vous ferez la rencontre de Luis Sera, un allié, ancien flic de Madrid. Mais une bonne nouvelle ne venant jamais seule, vous ferez aussi la rencontre d'un des pontes du jeu (je l'appelle Raspoutine, il m'y fait trop penser ). Luis vous indiquera que Ashley (la fille du Président), se trouve probablement dans l'église. Mais selon toute vraisemblance, vous avez été infectés par un virus inconnu donnant un sacré regain de force et de soumission (c'est pour ça que les villageois encaissent autant de balles). De retour au village, vous apprenez via la charmante Ingrid Hannigan (que Leon draguera en vain à la fin du jeu ), que le village est sous l'influence d'un groupe de fanatiques religieux : Los Illuminados (les illuminés... ça leur va bien comme nom). Vous arrivez finalement à vous infiltrer mais impossible de rejoindre Ashley. C'est alors que vous partez chercher la précieuse clé pour ouvrir l'église et que affronterez "Del Lago", votre 1er boss. C'est une sorte de leviathan, plus impressionnant que méchant. Une fois ce point passé, on découvrira que le nouveau virus qui sévit dans cette contrée, fait de drôles de ravages puisque une sorte de monstre sortira de la tête des habitants (bon appétit) pour vous offrir un opposant encore plus coriace qu'il n'était déjà. Peu après, vous affronterez votre 2e boss. S'apparentant à un Troll (semblable de celui qu'on voit dans le Seigneur des Anneaux), s'il n'est pas difficile à vaincre, il reste très impressionnant lui aussi. En entrant dans l'église, on retrouve enfin la fille du Président. Mais Saddler, le prêtre et maître de cette communauté religieuse, vous attends à votre retour et vous précise que vous et Ashley, êtes infectés par le virus (super). Votre progression suivra alors son cours jusqu'à un nouveau boss : Raspoutine himself.
Une fois mort (et la voie dégagée), c'est ici que se terminera le 1er chapitre du jeu (le village) et que vous pénètrerez dans le château (2e partie du jeu). Une fois à l'intérieur, vous ferez la 'petite' rencontre de Salazar, le gouverneur nain de cette bande de fous. Refusant de devenir comme eux, vous partez à la recherche de l'antidote. C'est alors qu'Ashley se fait prendre. En fouillant le château, vous ferez la rencontre d'Ada, qu'on croyait morte à la fin de Resident Evil 2. Un scène très John Woo s'il en est. D'ailleurs Leon évoque qu'Ada travaille désormais pour Wesker. Ca laisse perplexe... Peu de temps après, Luis Sera, ex-employé de Saddler, se fera tuer par ce dernier. Apparemment il aime pas la trahison lui. Il avait voler pour vous l'anti-virus mais Saddler dessoude le samaritain juste avant qu'il fasse son devoir. Par chance, juste à côté se trouve Ashley. Après l'avoir sauvé pour la 2e fois, vous en prendrez le contrôle dans un court chapitre plus stressant que difficile (pas d'arme). Une phase très Haunting Ground. Une fois notre jolie couple réunit, la douce Ashley vous sera à nouveau reprise et en cadeau pour vous, un nouvel ennemi fera son comeback : Krauser (après avoir tuer un monstre ressemblant à un Alien, plutôt chiant à battre). On apprend au passage que la source du virus sont les Plagas, sorte de parasites qui s'incruste dans l'organisme comme les oeufs pondus par les face-hugger (Alien). Continuant votre route, Ashley se fait emmener sur une île et le petit Salazar se transformera en un monstre véritablement ignoble, histoire de vous barrer la route. Baston en vue ! Arrivé sur l'île (la 3e et dernière partie du jeu) grâce à la belle Ada qui a volé un bateau, vous retrouverez peu de temps après Ashley (ça s'en va et ça revient...) mais ça ne durera pas, bien entendu. Après une phase de jeu assez originale pour la série (Ashley conduit un bulldozer et vous mitraillez tout ce qui bouge), Saddler lui-même viendra récupérer son otage en mini-jupe (qui est fort jolie d'ailleurs). Le virus agissant sur Leon et la petite, vous ne pouvez rien faire. S'en suit un magnifique combat au couteau opposant Leon à Krauser tout en QTE (Quick Time Event). On y apprendra que c'est Krauser qui a kidnappé Ashley (pour le compte de Saddler bien entendu) et apparemment il veut aussi récupérer la souche du virus pour le compte de Wesker et... d'Umbrella ! Mais le scénario n'en dit pas plus sur le sujet.
Mis à mal, c'est l'intervention d'Ada qui vous sauvera la vie. Dans la continuation de l'esbroufe, Leon se retrouve piégé dans un couloir aussi dangereux que celui du 1er film Resident Evil (celui avec des lasers menant à la Reine rouge). Après ça, un nouveau boss bien flippant se chargera de votre montée de stress. A croire que les développeurs ont joués aux Silent Hill (PS2) car on se retrouvera enfermé dans une sorte de piège fait de cages suspendues. Le combat contre Krauser, le retour, est assez étonnant puisqu'on comprendra d'où vient sa force et sa rapidité (Virus T). Après une énième intervention radiophonique de Saddler vous félicitant de l'avoir débarrasser de Krauser, Mike, un pilote d'hélico surarmé, viendra vous prêter main-forte (mais ça ne durera pas). Vient ensuite une altercation entre nos 2 amoureux Leon et Ada (le virus prend le pas sur la conscience de notre héros) et on comprend qu'il faut faire vite avant le point de non-retour. Après tant de péripéties, vous retrouverez Ashley pour la dernière fois, suivi de l'attaque de Saddler. Ada vous aidant en le sulfatant copieusement, on s'aperçoit que ça va faire un dernier boss plutôt coriace. Peu de temps s'écoule pour enfin voir la scène qui soulagera tout le monde : Leon et Ashley se débarrasse du virus. Ouf, sauvés ! Enfin, presque... Ada s'est faite prisonnière et Saddler se transformera en un monstre vraiment dégueulasse. Libérant la belle "in red dress", c'est finalement elle qui vous aidera en vous donnant LE lance-roquettes de la mort. Une fois Saddler littéralement explosé (un boss pas si dur qu'on pourrait le croire), vous récupèrerez la souche du virus, qu'Ada s'empressera de vous reprendre. Les dernières minutes du jeu s'écoule comme d'habitude, avec un compte à rebours. Leon et Ashley doivent quitter l'île, et ce grâce à un jet-ski (dont Ada vous a gentiment donné la clé). Le jeu se finit sur une petite course aux commandes du jet et la fin, décevante, se dévoilera alors. On y apprend que Leon en pince pour Ada et que Ashley en pince pour Leon (classique). Et la fin de ce fantastique jeu, nous laisse sur notre faim car aucune révélation ne viendra grossir le dossier. Dommage...
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A savoir
L'histoire du développement de Resident Evil 4 ressemble en quelque sorte à la tumultueuse histoire de Resident Evil 2 qui avait connu une première version non finalisée, nommée par les fans de la saga Resident Evil 1.5 avant d'être totalement remise à zéro pour devenir la version que l'on connaît aujourd'hui. En ce qui concerne Resident Evil 4, il n'y a pas eu une version très différente avant de sortir sur le marché mais en fait 4 (voire 5) autres ! Le jeu a mis plus de 4 ans à aboutir et ce n'est que la 5e version du jeu qui a été retenue par l'équipe du développement. L'objectif était clair : Resident Evil 4 ne devait pas ressembler aux précédents épisodes de Resident Evil !
La première version du jeu a été dirigée par Hideki Kamiya, qui avait déjà œuvré sur le premier opus et qui avait dirigé la création du second. Capcom avait demandé un jeu qui devait se vendret à plus de 2 millions d'unités. Pour atteindre cet objectif, il décida de bouleverser le concept même de la série : la peur devait être remplacée par une action intense et impressionnante. Le personnage principal devait se nommer Dante, et il était inspiré de Cobra, le personnage de manga. Le jeu devenant trop différent du reste de la série et le fait que Dante enquête sur son passé et l'origine de ses pouvoirs causés par la science, ne s'inscrivait plus dans l'histoire commune à tous les épisodes. Le jeu ne fut pas abandonné mais ne serait plus un Resident Evil, il devint Devil May Cry (une vraie exclusivité PlayStation 2). Devil May Cry n'a jamais été présenté au public sous le nom de Resident Evil 4. C'est lors de la présentation de DMC que l'on a appris qu'il était l'ex-projet Resident Evil 4. Il semble qu'il y a eu encore une autre version du jeu qui a donné DMC. Cette aventure se voulait véritablement terrifiante, démoniaque, très noire et intense en action, et se déroulait sur un bateau. Il est difficile de confirmer ou infirmer l'existence de cette version car elle n'est qu'évoquée par Hiroyuki Koyabashi (producteur de la série), dans une interview accordée au magazine Consoles +. D'autre part, Resident Evil Gaiden, qui est sorti sur Game Boy Color, a choisi de se dérouler sur l'épave d'un navire de croisière. Le mystère concernant cette 6e version reste entier, même si on peut évidemment faire le rapprochement avec l'épisode Dead Aim. La seconde version a été présentée lors du Tokyo Game Show de 2002 sous la forme d'une vidéo. On y découvre que le personnage principal n'est autre que Leon S. Kennedy, lequel est infecté par un virus. Le jeu est encore assez proche du précédent projet : la démarche et les mouvements de Leon ressemblent beaucoup à ceux de Dante et le jeu se passe dans un château. On distingue d'ailleurs un passage qui semble se passer sur un aéroplane et des décors qui ressemblent de loin à certains passages de la version commercialisée. Dans une interview, il sera expliqué plus tard que le but de cette version était d'infiltrer les immeubles d'Umbrella Corporation où l'on affrontait des créatures totalement nouvelles. Capcom a présenté RE4 suite à l'annonce de l'accord d'exclusivité Capcom/Nintendo pour 5 jeux GameCube (les Capcom Five) : Killer7 (qui est finalement sorti sur PS2), P.N. 03, Dead Phoenix (qui a été annulé), Viewtiful Joe et Resident Evil 4. Au final, de ces 5 exclues, Capcom n'aura respecté son contrat qu'avec P.N. 03. La troisième version fut présentée à l'E3 de 2003. Cette version est présentée sous la forme d'un trailer assez intriguant, semblant tourner autour du mystique et de l'hallucination. La terreur se veut plus que jamais au cœur du jeu. Il faudra attendre 2005 et la sortie du vrai RE4 pour découvrir plus profondément cette 3e version de RE4, qui est présentée 5 minutes durant dans le DVD bonus où l'on revoit les poupées et le fantôme bleu du trailer. La lumière a plus que jamais son importance dans l'ambiance, mêlant les effets, les ombres et une sorte d'éclairage bleuté semble avertir du danger et l'accentuer. On suppose que Leon devait être poursuivi par un NEMESIS récurrent (comme dans l'épisode 3) ou encore dans la série de jeux Clock Tower. Cette version a fait couler de l'encre auprès des fans à l'époque car c'est certainement la version du jeu qui était la plus éloignée de l'esprit de la série, aussi bien dans l'intrigue qui ressemblait plus à celle d'un Silent Hill mais également par son inspiration sur Devil May Cry : la démarche du personnage, le cadre du château, la façon de tirer... On notera en revanche que la vue en troisième personne temps réel était déjà définitivement acquise. Le DVD permettra d'en apprendre beaucoup sur le jeu. Par exemple, que les objets sont directement placés dans l'inventaire sans confirmation pour ne plus interrompre l'action, que certaines portes ne peuvent pas être ouvertes tant que tous les ennemis n'ont pas été éliminés, condition également à remplir pour faire disparaître la lueur bleue éclairant la pièce. La vidéo montre aussi que des passages où il faut très rapidement effectuer des combinaises de touches (comme dans le jeu commercialisé) étaient prévus. C'est Hiroyuki Kobayashi, producteur du jeu, qui a confirmé l'existence d'une 4e version du jeu, lors du making-off de Resident Evil 4 qui a été diffusé sur IGN.com et Gamespot.com. Cette version en revanche n'a jamais été présentée d'une quelconque façon au public ou à la presse. En fait, il s'agissait d'une version faisant ressurgir les mécaniques habituelles de la série, à savoir les zombies, le gameplay... alors que Capcom souhaitait un jeu profondément différent. Enfin, il y a eu la 5e version, celle qui a été commercialisée en 2005 sur GameCube puis sur PlayStation 2.
Resident Evil 4 est considéré comme l'un des meilleurs jeux d'action jamais créés. Il est classé 2e dans la liste des meilleurs jeux vidéo de tous les temps du magazine britannique EDGE (après The Legend of Zelda : Ocarina of Time), ce qui en fait une référence.
En plus de ses modes bonus, Resident Evil 4 permet également de débloquer de nouvelles armes. Après la cinématique de la fin, une nouvelle partie vous permettra d'acquérir le lance-roquettes avec munitions infinies pour un Million de pesetas et le Matilda, un pistolet capable de tirer 3 coups consécutifs, pour 70.000 pesetas. Une fois la mission Assignment Ada terminée, la mitraillette Chicago Typewritter sera disponible pour un Million de pesetas (sur les versions PS2, Wii et PC, cette arme se débloque en terminant la mission Separate Ways). Une fois les 4 missions du Mercenaries achevées avec 5 étoiles dans tous les niveaux et avec tous les personnages, le Handcannon sera gracieusement proposé chez le marchand. Enfin, une fois le jeu fini en mode pro, vous débloquerez le P.R.L 412 (une sorte de fusil à plasma).
Sur PlayStation 2, 2 éditions du jeu ont été proposées à la sortie : une édition classique et une édition collector avec un boîtier métallique. Il existe également un pad, en forme de tronçonneuse. Objet collector de son état, même s'il fonctionne, sa prise en mains n'est pas adaptée (existe en jaune et en rouge).
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Les personnages
Leon Scott Kennedy
Lors de sa première apparition, Leon semble être un jeune homme naïf avec un fort sens de la justice et avec pour priorité de venir en aide aux faibles. A ce moment-là, Leon n'a que 21 ans et il est envoyé travailler pour le département de la police de Raccoon (R.P.D) dans la division des forces spéciales (S.P.F) après avoir réussi avec brio dans l'académie de police. Il arrive à Raccoon City le 29 septembre 1998, quelques jours après avoir été admis, pour y effectuer son premier jour de travail. Quand il arriva, la majorité des officiers de police étaient déjà morts et la plupart des citoyens mutés en zombies. Après cette rencontre avec les morts-vivants, Leon rencontre une survivante, Claire Redfield, qui se trouve dans la ville à la recherche de son frère qui a disparu : Chris Redfield. Ensemble, ils décident de trouver refuge au quartier générial de la R.P.D, mais une fois arrivée, ils décidèrent d'essayer de trouver un moyen de sortir de la ville en se séparant. Pendant son parcours au sein du R.P.D, Leon fait la connaissance d'une femme nommée Ada Wong qui clame rechercher son fiancé. Ensemble, ils trouvent une entrée qui mène tout droit aux locaux secrets de la société Umbrella. Peu après, Ada est gravement blessée par une version mutée de William Birkin. Leon, qui est tombé amoureux d'Ada, la protégera au péril de sa vie mais découvrira aussi qu'elle est un espion qui travaille pour un concurrent inconnu d'Umbrella. Elle finit par être mortellement blessée, soit par Annette Birkin, soit par le Tyran (tout dépend du déroulement du jeu). Malgré tout, vers la fin de l'histoire, une silhouette mystérieuse (ressemblant à celle d'Ada et ayant la même voix) aide Leon (ou Claire) en lui donnant le lance-roquette afin de détruire le Tyran. Leon qui se retrouve de nouveau avec Claire et la fille de William Birkin (Sherry Birkin), s'échappe par l'intermédiaire d'un train. Quelque temps après l'accident de Raccoon City, Leon demanda à un ami, Ark Thompson, de mener une enquête sur une île, Sheena Island, contrôlé par Umbrella. En décembre 1998, Claire va en Europe pour retrouver Chris, tandis que Leon reste aux États-Unis. Il un accord avec le gouvernement américain pour assurer la sécurité de Sherry. Après la chute d'Umbrella, Leon signe un nouveau contrat avec le gouvernement américain qui souhaite l'avoir dans ses rangs. En échange, ceux-là s'occupent de la sécurité de Sherry. Le gouvernement des États-Unis semble voir en lui un potentiel considérable étant donné qu'il a survécu aux incidents de Raccoon City, malgré le fait qu'il ne soit qu'un novice. Il recut un entraînement spécial réservé aux meilleurs agents secrets du gouvernement travaillant sous la tutelle du président. Durant son entraînement, Leon tissa un lien d'amitié avec un autre agent du nom de Jack Krauser. Krauser sera considéré comme mort à la suite d'un accident d'hélicoptère en 2002. À travers un entraînement intensif poussant à se dépasser jusqu'à leur limite, Leon passera du « bleu malchanceux » qu'il était pour devenir l'un des meilleurs agents du monde.
Durant l'année 2004, Leon a désormais 27 ans, et il est assigné aux Services Secrets des États-Unis. Sa première mission est classée top-secret : il doit sauver la fille du président, Ashley Graham, qui est portée disparue depuis peu de temps. Les informations obtenues montreraient qu'elle a été kidnappée et se trouverait dans une zone éloignée d'Espagne. Leon enquête sur ces informations par lui-même, avec 2 membres de la police locale. Néanmoins, il semblerait que quelque chose d'étrange ce soit produit à cet endroit et après que les 2 officiers soient tués, Leon se retrouve de nouveau à compter sur ses compétences dans un combat contre la mort. Il apprend par ses supérieurs que les ravisseurs appartiennent à un groupe se faisant appeler « Los Iluminados », une secte religieuse dirigée par un homme du nom d'Osmund Saddler. Cette secte utilise un mystérieux organisme parasite nommé « Las Plagas » pour prendre le contrôle sur la population locale. Durant cette situation qui semble sans espoir, la secte fanatique, qui a demandé la mort de Leon en premier lieu, souhaite ensuite faire de lui l'un des leurs en le contaminant lui aussi. Mais après avoir été impressionné par les étonnantes aptitudes de Leon, par méfiance, ils finissent par se raviser une nouvelle fois et veulent définitivement le tuer, même avant que celui-ci ne devienne l'un des leurs. Durant sa mission, Leon est aidé par Luis Serra, un homme qui se révèlera être un chercheur qui travaillait pour Saddler. Aussi Leon, une nouvelle fois, va avoir la chance de rencontrer Ada, qui est aussi impliqué dans cet incident. Elle offre son aide à Leon, mais en fait se bat pour atteindre son propre but. Leon est assisté par Hunnigan, une analyste d'informations travaillant sous la tutelle du gouvernement. Leon finit par trouver Ashley, enfermée dans une salle au sein d'une église et devient le responsable de sa sécurité. Alors que les 2 tentent de s'en sortir dans les zones contrôlées par Los Illuminados, il est révélé que Leon et Ashley sont tout 2 infectés par les plagas et sont maintenant dans une course contre la montre afin de trouver un antidote avant de devenir à leur tour des esclaves de Saddler. Durant ses combats, Leon sera confontré, entre autres, à des individus connectés à Saddler comme le chef du village, Bitores Mendez et le maître du château, Ramon Salazar. Leon sera aussi confronté à son camarade qu'il cotoyait durant son entraînement aux services secrets des États-Unis : Jack Krauser, qui travaille en tant qu'agent double à la fois pour un parti ne voulant pas se dévoiler et à la fois pour Saddler. Il est révélé au joueur (mais pas Leon, nécessairement) que ce mystérieux 3e individu qui se mêle à cette histoire n'est autre qu'Albert Wesker, pour qui Ada semble travailler aussi. Sans que Leon ne le sâche, une bataille secrète fait rage derrière la scène, qui est expliqué lors du mode "Separate Ways" du jeu, en jouant avec le personnage d'Ada Wong. Leon finit par se retrouver dans un camp militaire, situé non loin du village, lieu où Saddler et la secte ont trouvé refuge. Combattant à la fois un ennemi revenu à la vie et un ennemi intérieur (le parasite des plagas), ce combat est à la fois une démonstration et un test des compétences et de la force de Leon. Il se bat contre Krauser une dernière fois, sauve Ashley et lui-même après avoir détruit les Plagas de leur corps en utilisant une machine à radiation développé par Luis durant son travail.
Enfin, Leon se bat contre Saddler dans sa véritable forme et, avec l'aide d'Ada, arrive à en finir avec lui et met fin à ses plans : le but de Saddler n'était pas seulement d'être en confrontation avec le gouvernement des États-Unis qu'il juge être les gendarmes du monde puisqu'étant le plus influent, mais surtout de se fondre au sein de ce gouvernement en s'en appropriant une partie, il pouvait ainsi étendre son influence tout autour du globe (les plagas allait l'aider à réaliser ses plans). Après le combat, Ada oblige, sous la menace d'une arme, Leon à lui remettre l'échantillon tant convoîté des Plagas et se prépare à s'enfuir avant que toute la zone soit détruite. Juste avant de partir, elle donne à Leon un moyen d'évasion pour pouvoir se sauver lui et Ashley (alors que ses ordres étaient de le tuer). Ada Wong jouait en fait à un double jeu (à nouveau) : à la surface elle exécute la plupart des ordres de Wesker mais en vérité il ne s'agit que d'une façade pour le manipuler. Elle travaille pour le compte d'une organisation inconnue (qui est simplement citée sous le nom de L'Organisation) qui veut s'approprier l'échantillon des Plagas sous le nez de Wesker (qui travaillait lui-même pour cette Organisation avant de la trahir). Quant à Leon, malgré la tournure des évènements, il est conscient qu'il n'a toujours pas mit fin à son affection pour Ada, qui est : « une partie de moi que je ne peux pas oublier » dit-il. Le Virus-G réapparait un an plus tard, lors du film d'animation Dégénération, à l'aéroport d' Harvardville, sans doute propagé par un groupe terroriste. Le niveau 5 de contamination ayant été décrété, Leon Kennedy est envoyé sur place par le gouvernement pour enqueter, toujours sous la houlette d'Ingrid Hunnigan. Sur place, il retrouve Claire Redfield et fait de nouveau équipe avec elle. Plus tard, ils apprendront que le bras droit du sénateur Davis, le directeur de Wil Pharma, se serait servi de l'incident pour revendre le Virus-G à un mystérieux contact. On peut supposer que ce contact soit Wesker ou Excella Gionne. Comme pour Resident Evil 4, Leon fait preuve d'un talent combattif au dessus des normes et contrairement à de nombreux soldats, réussira à tenir tête face au Monstre-G, qui succombera finalement face à lui. Toutefois, cet épisode ne fait pas vraiment mention du passé, présent et futur de Leon, mais officie plutôt à nous montrer une fois de plus ses capacités hors-norme. Suite à cette mission, il sera à nouveau renvoyé sur le terrain pour une autre mission dont on ignore tout.
Ada Wong
Peu de choses sont connues du passé ou des motivations d'Ada Wong. Ce que l'on sait c'est qu'elle est un espion employé par une société au nom inconnu, concurrente d'Umbrella (Tricell ?), seulement référé par des appellations comme « l'Organisation » ou bien « l'Agence ». Cette mystérieuse société souhaite se procurer toutes sortes d'armes ou spécimens biologiques. Ada Wong est aussi une tueuse professionnelle qui manie avec une habileté déconcertante de nombreux types d'armes et de techniques de combats. Vraisemblablement, Ada a rejoint « l'Organisation » pour des raisons personnelles qui diffèrent de ceux de sa compagnie. Néanmoins elle n'a pas révélé ce qu'il en est. Elle a été envoyée pour infiltrer le complexe de recherche situé dans les montagnes Arklay, plus précisément au sein du manoir Spencer à Raccoon City. Là-bas, elle avait une liaison avec le nouveau chef des recherches, John, afin de collecter et de voler des informations pour sa compagnie. Mais John prenait sa relation avec Ada très au sérieux et a même utilisé son nom comme mot de passe de son ordinateur. Il s'est transformé en zombie après l'incident du manoir. John a continué à croire en la véracité de sa liaison avec Ada jusqu'à sa mort, puisqu'avant de mourir, il a écrit une dernière lettre pour elle, lui demandant de rassembler des preuves sur les expérimentations d'Umbrella afin de dévoiler la vérité au monde entier. Toujours dans cette lettre, il est montré qu'Ada n'a pas contracté le Virus-T durant l'incident. La réponse à la question "comment et à quel moment elle s'est échappée du manoir Spencer" est toujours sans réponse. 7 mois plus tard, Ada a reçu une autre mission de la part de l'organisation qui l'emploie. Cette fois, l'objectif était de voler un échantillon du Virus-G que possède William Birkin se trouvant à Raccoon City durant la propagation du Virus-T. Ada s'est rendue au département de la police de Raccoon pour trouver un journaliste répondant au nom de Ben Bertolucci, qui a des informations vitales sur la société Umbrella. Dans ses recherches au sein du bâtiment, elle rencontra l'officier survivant Leon S. Kennedy. Avec l'aide de Leon, tout 2 furent capable de trouver Ben, qui s'est enfermé lui-même dans une cellule pour se protéger. Ben leur donna des informations en leur fournissant des documents détaillant la conspiration mêlant Brian Irons (le chef de la Police) et William Birkin (le créateur du Virus-G) mais il mourut, tué par une version mutée de Birkin. Ada et Leon utilisèrent les égouts pour se sauver de la ville infestée. Ensemble, ils coopèrent chacun avec l'autre et Ada traita même une blessure de Leon après que celui-ci ait prit une balle pour elle (balle tirée par Annette Birkin). Ils trouvèrent un chemin qui mena au laboratoire souterrain d'Umbrella, mais avant qu'ils puissent rejoindre le laboratoire, Ada fut blessée gravement par la version mutée de William Birkin. Ada est ensuite mortellement blessée lorsque Leon se confronta à Annette pour la dernière fois. Cependant, nous voyons dans l'épisode The Umbrella Chronicles que Ada parvient à retourner à l'hôtel avec l'échantillon prélevé sur William Birkin. Wesker, par le biais d'un ordinateur, lui explique que Raccoon City va être détruite sous peu par un missile nucléaire, qu'un officier d'Umbrella va quitter la ville par hélicoptère et qu'elle doit absolument le prendre si elle veut s'en sortir vivante (tout en lui précisant qu'il veut surtout la revoir pour l'échantillon). Ada parvient à prendre l'hélico après avoir échappé aux hordes de zombies et après avoir affronté Mr X. Dans l'hélicoptère, Sergei Vladimir discute avec un mystérieux individu portant un respirateur. Cet homme n'est autre que le fondateur de l'Umbrella Corporation, Ozwell Spencer.
6 ans après les évènements de Raccoon City, Ada est envoyé dans un village d'Espagne où Osmund Saddler, le leader de la secte "Los Illuminados", a pris possession des lieux après avoir infecté les villageois avec un nouveau virus : Las Plagas. De nouveau, sa mission est de voler un échantillon spécifique des Plagas détenu par Saddler et que Luis Sera, un chercheur de Saddler, est censé voler pour elle. Pendant sa mission, elle rencontre une nouvelle fois Leon (elle était néanmoins au courant depuis le début de sa venue), qui a pour mission de sauver la fille du président, Ashley Graham, prisonniere de la même secte. Dans l'ombre, Ada aide Leon car elle est responsable de bons nombres de choses qui se produisent pour lui durant l'histoire. Bien que sa mission soit de retrouver l'échantillon principal des Plagas, le premier objectif d'Ada est de suivre les ordres de la mystérieuse organisation pour laquelle elle travaille et qui conspire aussi contre Wesker. On peut ajouter que si Ada n'avait pas eu son rôle à jouer dans le dos de Leon, la mission de celui-ci aurait été un échec. Elle l'aide aussi durant certains combats et le sauve même de l'influence des Plagas à laquelle il est exposé durant la mission (situation ironique : elle applique le conseil de Leon dit plus tôt sur le fait d'utiliser un couteau en combat rapproché). Un autre fait qu'Ada a accompli, est la destruction d'un bateau de combat que les membres des Los Illuminados avaient en leur disposition. Peu avant l'accomplissement de sa mission, elle est attaquée par ce qu'il reste de son coéquipier, Jack Krauser, qui a complètement fusionné avec le virus-T (comme wesker) mais se retrouve bien mal en point après sa défaite face à Leon. Ayant auparavant étudié son style et sa mutation avec une minutie calculée, Ada s'avère être un adversaire trop coriace pour Krauser, qui finit par se faire tuer. Ensuite, Ada couvre Leon et Ashley, leur permettant de s'échapper de Saddler en bloquant le passage, en s'enfermant avec Saddler dans la même pièce. Un combat se met alors en place. Ada parvient à mettre Saddler au sol, mais c'est sans compter le pouvoir du maître des Plagas, qui profite de l'inattention d'Ada pour l'assommer. L'utilisant par la suite comme appât pour piéger Leon, Saddler est perturbé de voir un Leon manifestement insensible à sa main-mise sur les parasites. Il réalise que Leon a trouvé le moyen de neutraliser le Plagas. Leon en profite pour libérer Ada, ligotée et étourdie. Le combat final entre les 2 titans se termine lorsqu’Ada envoie in-extremis à Leon un lance-roquettes à ogive spéciale, afin qu'il puisse en finir définitivement. Saddler mort, sous la menace d'une arme Ada oblige Leon à lui remettre le tant convoité échantillon-majeur des Plagas, et se prépare à s'enfuir avant que toute la zone ne soit détruite. De puissants explosifs ont en effet été placé à des points stratégiques de l'île. Après être montée dans un hélicoptère de l'Organisation et juste avant de partir, elle donne à Leon un moyen d'évasion pour lui et Ashley (alors que ses ordres auraient dû la faire agir de façon à éviter que Leon survive). Pendant qu'elle quitte les lieux en fixant l'horizon, elle pense sans équivoque que malgré le fait que sa véritable mission soit un succès, la bataille entre Wesker et l'Organisation ne fait que commencer. Ada a donc en sa possession l'échantillon principal des Plagas, le but de sa mission, permettant aussi au plan de Wesker de faire un pas en avant pour la résurrection d'Umbrella Corporation. Mais Wesker a des doutes sur la loyauté d'Ada, il n'est pas dupe et l'espionne l'a très bien compris. Suivant les ordres de l'Organisation, Ada double Wesker et prévoit de lui envoyer un faux échantillon. Elle sait néanmoins que Wesker pourrait bien, lui aussi, lui réserver des surprises.
Ashley Graham
Elle est la fille du Président des États-Unis. Elle a été enlevée par Jack Krauser, sur ordre d'Osmund Saddler, alors qu'elle revenait de son université, dans le Massachusetts. Le groupe à l'origine de l'enlèvement, Los Illuminados, amène Ashley dans un petit village espagnol et la maintient captive. Le père de la jeune fille demande à Leon, tout juste promu agent spécial, de ramener sa fille saine et sauve au pays. Après de nombreux efforts, Leon finit par retrouver Ashley qui fut utilisée comme porteuse du parasite Las Plagas. Après avoir détruit le parasite dans son corps, Leon et Ashley sortiront vainqueurs de cette bataille.
Luis Sera
Né dans les années 70, Luis Sera prétend qu'il était policier à Madrid mais qu'il a quitté la police car il trouvait que les gens n'étaient pas assez reconnaissants envers ceux qui risquaient leur vie pour les autres. Travaillant pour Osmund Saddler, Luis Sera est très intelligent, c'est un brillant chercheur. Il jouera un rôle très important dans le développement des Plagas jusqu'à ce qu'il ait peur des répercussions que pourraient avoir ses expériences. Luis mena une enquête sur la secte de Saddler, Los Illuminados, et décida finalement de la quitter. Son grand-père aurait vécu dans les environs du village, et il connaît tous les chemins et passages du village. C'est pour cela qu'il est dangereux pour Saddler. Dans Resident Evil 4, Luis Sera joue un rôle important. Albert Wesker aurait intercepté un mail que Luis aurait envoyé à un ami décédé (il le pensait en vie) dans lequel il avouait avoir participé à ces expériences et demandait de l'aide pour quitter la secte sans se faire tuer car il ne faisait pas confiance aux forces de police. Wesker lui proposa cette aide en échange d'un échantillon du virus que Saddler avait créé et envoya Ada Wong pour récupérer cet échantillon. Luis rencontrera Leon lorsque ce dernier le libère d'un placard où il était ligoté et bâillonné. Fidèle à lui même, Luis tentera de dédramatiser la situation. Néanmoins, sa liberté sera de courte durée puisque Bitores Mendez, maire du village au service de Saddler, apparaît et met Leon a terre. Le joueur ne voit pas le reste de la scène (qui finit quand Leon perd connaissance), mais il est sûr que Luis est recapturé puisque Leon se réveille attaché dos à dos avec Luis. C'est d'ailleurs à cette occasion que Luis parlera à Leon de son passé. Les 2 hommes commenceront à bien s'entendre mais ne tarderont pas à être interrompus par un ganado qui foncera sur eux hache à la main. Luis et Leon parviendront de justesse à faire couper leur corde par le ganado quand il tentera de les tuer avec. Une fois débarrassé de leur ennemi, Luis se hâtera de se séparer de Leon. Plus tard, quand Leon a récupéré Ashley, il se réfugiera avec elle dans une maison dans laquelle Luis se trouvera également car les ganados arrivaient en grand nombre de tous les côtés. Une fois ce passage fini, Luis quitte Leon et sort de la maison. Dans le mode Separate Ways du jeu (absent de la version GameCube) qui relate les faits du côté d'Ada Wong, Ada rencontre Luis dès qu'il sort de la maison. Il lui apprend qu'il n'a pas encore l'échantillon et part à sa recherche. Luis retombe sur Leon et Ashley peu après leur entrée dans le château de Ramon Salazar. Il se rend alors compte qu'il a perdu l'échantillon pendant qu'il fuyait et repart le chercher. Ashley lui demandera si elle peut venir mais Luis refusera en affirmant qu'elle sera mieux avec Leon. Luis retrouvera finalement Leon dans le château (juste avant que ce dernier récupère à nouveau Ashley) et aura juste le temps de montrer l'échantillon avant de se faire attaquer par Saddler dont la queue le transpercera de part en part. L'échantillon est alors récupèré par Saddler, qui laissera Salazar s'occuper de tuer Leon. Avant de rendre l'âme, Luis Sera donne à Leon un médicament pour ralentir la progression du virus. Il dira dans ses derniers instants à Leon que ce dernier doit absolument reprendre l'échantillon. Si il n'apparaît pas aussi souvent que Ada dans le jeu, il est incontestable que Luis Sera a été d'une aide cruciale à Leon. La mort de Luis, suivie plus tard de celle de Mike (le pilote de l'hélicoptère) donnera à Leon encore plus envie de venger toutes les morts que Saddler a causé.
Osmund Saddler
Osmund Saddler est le gourou des Illuminados. Son but est de conquérir le monde avec des parasites appelés Las Plagas (la Peste). Contrairement aux virus T et G, ce mal ne modifie pas l'apparence de l'individu, car ce n'est pas un virus, mais comme tout parasite, il se développe dans le corps de l'hôte. Arrivé à maturité, le parasite prend possession de l'esprit de l'individu. Si le besoin s'en fait sentir, il peut même sortir du corps et continuer à se développer. Saddler est lui même contrôlé par un parasite, cela ne l'affecte pas vraiment puisque il contrôle ce parasite, et son corps de vieillard n'est qu'un masque cachant un parasite gigantesque. Pour pouvoir propager le parasite, il kidnappe la fille du président américain Graham. Lord Saddler est le boss final du jeu, et Leon l'anéantit avec le lance-roquette qu'Ada lui envoie.
Bitores Mendez
Bitores Mendez dit "Big Boss" ou "Big Cheese", est un gigantesque barbu vêtu d'un grand ciré gris. Il incarne l'un des 3 principaux boss du jeu, à savoir le premier. Logé dans une demeure à l'écart du village mais aussi la plus grande, on ne le voit que très peu. Mendez est le chef du village de Pueblo. Soumis à l'autorité du gouverneur du village Ramon Salazar, il est le relais entre les villageois et le chatelain. Lorsque Saddler réveilla les parasites et convertit tout le monde, il fit subir à Bitores le même sort qu'à tous les autres habitants de Pueblo : il lui injecta un Plagas, qui finit par prendre le contrôle de son esprit. Cependant, il s'agit d'une Reine Plagas, ce qui lui donne la possibilité de commander les autres Plagas et d'avoir des mutations plus puissantes. Dans la hiérarchie créée par Saddler, Mendez représente l'échelon d'autorité le plus bas. Ayant la capacité de commander les Ganados (villageois infectés), il ne fait que leur transmettre les ordres de Salazar et de Saddler. Gardien du château de ses supérieurs, le portail de ce dernier ne s'ouvre que sous son contrôle rétinien.
Ramon Salazar
Ramon Salazar est né en 1984 (malgré son apparence de vieillard celui-ci n'a que 20 ans). Il est le 8e gouverneur de la lignée des Salazar du château situé à côté du village de Pueblo. Chétif et nain, il avait été abandonné par ses parents et avait été poussé dans ce titre à un très jeune âge après la mort prématurée de son père. Un jour, un homme nommé Osmund Saddler est arrivé à la tête d'une poignée d'adeptes de la secte des "Los Illuminados". Osmund l'a converti et il était considéré comme un père à l'égard de Ramon. Cependant Saddler n'était motivé que par les Plagas : 200 ans auparavant, le premier gouverneur avait banni le Culte des Illuminados de la région et avait enterré les Plagas dans les mines situées sous son chateau. Conduit par la culpabilité et afin de laver ce "pêché", Ramon a envoyé les villageois travailler dans les mines, pour déterrer les Plagas momifiés et les donner à Saddler. Pour le remercier de ce service, Ramon occupe le 2e poste après Saddler. Salazar vit seul avec ses 2 bras-droits, appelés "Los Verdigos", dont un sera un boss du jeu et l'autre se métamorphosera avec Ramon comme le boss de la fin du château. Ramon fut finalement tué lors de sa confrontation avec Leon.
Jack Krauser
Krauser est un ancien soldat de l'armée américaine et un camarade de Leon. En 2002, Krauser est déclaré officiellement mort dans un crash d'hélicoptère. En réalité, pendant les 2 années qui se sont écoulés jusqu'aux événements de Resident Evil 4, il a rejoint Albert Wesker, qui lui a donné comme mission de s'infiltrer et d'aller récupérer un échantillon de Las Plagas auprès d'Osmund Saddler, avec Ada Wong pour partenaire dans sa tâche. Se faisant alors passer pour un allié des Los Illuminados, il kidnappe Ashley Graham, afin de prouver sa prétendue loyauté à Saddler. En retour de ce service, celui-ci inoculera le parasite dans le corps de Krauser, le rendant plus fort mais lui faisant perdre sa liberté. Plus tard, Saddler lui confie la mission de tuer Leon, tâche qui semble lui convenir tout à fait. Il est l'un des adversaires les plus dangereux du héros de Resident Evil 4, et leurs combats sont méthodiques, car ils se connaissent et savent mutuellement de quoi l'autre est capable. Jack Krauser est capable de bonds prodigieux, et son bras gauche peut se muer en un membre tranchant. Il mourra cependant de la main de Leon, mais reviendra dans un dernier souffle et se fera achever par Ada Wong. Pourtant, il n'est pas impossible que celui-ci revienne dans la série, d'autres personnages étant revenus après coup alors qu'on les supposait décédés. Il réaparait lors des événements de Darkside Chronicles (Wii) en équipe avec Leon pour arrêter Javier Hidalgo. Cette histoire se déroule avant Resident Evil 4 et démontre comme Jack Krauser est passé du côté de la lumière à celui de l'ombre.
Ingrid Hunnigan
Elle est le contact radio de Leon et le seul lien venant du gouvernement. Elle aide Leon au début du jeu. Plus tard, Leon perd le contact avec elle (une fois qu'il entre dans le château de Ramon Salazar). Seulement à la fin du jeu, qu'elle réussit à reprendre contact avec Leon. Ingrid réapparait dans Resident Evil Degeneration, dans lequel elle félicite Leon pour la réussite de sa mission. A la fin du jeu , Leon avouera à Ingrid son attirance pour elle sans ses lunettes et lui demandera son numéro. Celle-ci lui répondra, avec un sourire, qu'il est toujours en service...
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décembre 2006 (mise à jour : mars 2010)