R-TYPE Final (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : avril 2004
Développeur : Irem
Editeur : Metro 3D
Genre : shoot-them-up

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : R-TYPE 4
Prix au lancement : 60€






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R-TYPE Final








Pour moi et pour beaucoup de fans, le premier R-TYPE a toujours été l'un des meilleurs shoot-them-up sorti sur Arcade. Et depuis 1987, la société Irem tâche de toujours en offrir plus en matière de réalisation et de gameplay, à l'image d'un R-TYPE III qui nous offrait 2 vaisseaux de plus ou encore de l'épisode Delta qui offrait pour la première fois, des graphismes en 3D. 17 ans après le premier opus, Irem récidive avec un épisode intitulé Final, voulant peut-être ainsi clôturer la série. Faisant suite à l'impressionnant Delta (qui a beaucoup vieillit aujourd'hui), la PlayStation 2 étant infiniment plus puissante que la reine des 32-bits, R-TYPE Final a permis de laisser libre cours à l'imagination des développeurs. Techniquement énorme, on ne regrettera à ce dernier épisode en date qu'un manque d'originalité et une durée de vie ridicule.


Développement scénaristique

Autant être franc,
Très belle intro mais un scénario pas du tout développé
si l'intro est sympa, techniquement la PS2 nous a déjà dévoilé bien plus beau comme cinématique en images de synthèses. Autre point un peu frustrant, c'est que l'imposante masse de données que peut contenir un DVD n'a une nouvelle fois servit à rien puisqu'une scène ne viendra étayer un quelconque scénario. Seule compensation : via quelques bribes d'archives lâchées à chaque début de level, on apprend que Bydo est une création humaine, une sorte d'arme biologique. Envoyée dans l'espace car jugée trop dangereuse, elle s'est mue en fusionnant avec le métal. Aujourd'hui de retour sur Terre pour tenir sa vengeance, c'est une nouvelle fois vous, à bord du R9, qui allez devoir l'éradiquer. Seul problème, on nous lance le même scénario depuis maintenant 17 ans, ce qui commence à bien faire. Heureusement, une révélation de dernière minute nous dévoile tout l'intérêt de cette maigre intrigue, à savoir que la matière qui servit à fabriquer les drones est la même que celle du Bydo. Lors d'un combat final acharné, Bydo vous arrachera le drone pour fusionner avec lui et vous chargerez le "final beam" qui réduira l'empereur en cendres, suite à un rayon monstrueux ! Malheureusement, votre appareil sera gravement endommagé et vous errerez dans l'espace. Un épilogue décevant, surtout en "easy" puisqu'on ne peut pas vraiment parler de fin. Par contre, finir le jeu débloquera des bonus : descriptif des 99 appareils, descriptif complet des ennemis, les records (points, temps) et 32 magnifiques Artworks à contempler. Il y a aussi un didacticiel sous forme de vidéos qui apprendra aux novices les bases du jeu (ça n'a bien sûr presque aucun intérêt si on connaît la série). Je reviens quand même sur le fait qu'il est dommage que Irem ne propose pas des cut-scènes entre les niveaux, le volume du DVD ne servant presque à rien.


Jouabilité & Gameplay

Comme je le dis souvent :
Après le très bon épisode Leo, R-TYPE Final revient à des normes plus classiques pour la série
les développeurs changent rarement une formule gagnante. Malgré tout, depuis le premier R-TYPE certaines tares ont toujours été répercutées sur les diverses suites, la pire d'entre toutes étant l'item de "speed" pour avoir un vaisseau plus rapide. Et bien pour la première fois, R-TYPE propose de choisir soi-même sa vitesse avec les touches L1 et L2. Enfin, il était temps que ce procédé archaïque et peu réaliste passe à la trappe ! Avec R-TYPE III, le développeur nippon a intégré de nouveaux appareils et on retrouve ce concept poussé à son maximum dans cet épisode puisque pas moins de 99 vaisseaux sont jouables. Bien sûr, pas au début puisque nous en aurons que 3. En fait ils se débloqueront selon nos compétences à percer les lignes ennemies. Et les 99 ne sont pas tous originaux, ce sont plutôt "des variantes" puisqu'en rn réalité, il n'y a que 8 appareils réellement différents. Mais c'est au moins 8 façons d'arpenter le jeu et de renouveler l'armement, chacun ayant ses spécificités propres. On retrouve comme toujours les 3 armes différentes mais selon la version de l'appareil, elles diffèrent aussi. Nouvel ajout, on pourra choisir la couleur de son type R, la forme des modules et le comportement des bombes/missiles. Il y a aussi une mega-bombe qui fait des ravages dans les rangs adverses, mais qui reste assez rare car il faut au préalable remplir la jauge DOSE. Celle-ci se remplit plus ou moins vite selon vos performances. Pour clôturer le chapitre de l'armement, on retrouve les 2 niveaux de charge du "beam", comme dans R-TYPE II, ce dernier étant bien sûr changeant selon l'appareil. Dans cet épisode, le drone est de série. R-TYPE Final nous laisse le choix de configurer les touches à son goût avec par exemple un tir auto bien pratique, qui évite qu'on use le même bouton à s'acharner dessus. En jeu, si on se fait toucher, on reprend au dernier check-point, un procédé qui rend l'aventure difficile depuis ses débuts. Mais entre nous, j'ai trouvé R-TYPE Final moins difficile que n'importe quel autre épisode/adaptation (même le premier sur GameBoy, c'est dire). Notamment dans le niveau de difficulté le plus faible, le jeu vous permettra tout de même de voir la fin, même si vous n'êtes pas un as des shoots. En parlant de ça, on peut jouer avec la croix ou le stick et j'ai trouvé pour une fois, plus agréable de jouer à l'analogique, le contrôle de l'appareil étant très souple. Malheureusement très typé Arcade, gardant au maximum ses origines, le jeu se finit en 1h tout au plus. C'est très court donc, on sera presque frustré de voir les crédits s'afficher alors qu'on commençait à peine à s'échauffer. Malgré tout, difficile de ne pas apprécier l'expérience, cet épisode Final ressemblant étrangement à un best-of des autres opus avec par exemple, des variantes de boss connus ou encore l'attaque du vaisseau impérial. Si le jeu est entièrement en 3D, la jouabilité reste exclusivement en 2D. Enfin, selon le niveau de difficulté, certains niveaux changent.


L'image

R-TYPE Final fait
Techiquement, cet épisode Final arrache tout !
tout pour impressionner et ça marche ! On a beaucoup d'effets lumineux et de morphing, des boss gigantesques et énormément de mouvements de caméra afin de déstabiliser les idées reçues, de dynamiser l'aventure et de marquer le joueur. Les explosions sont magnifiques, avec des ennemis qui se décomposent sous nos tirs dans une multitude de pièces, et les fans apprécieront de revivre certains boss de façon originale. On peut citer l'attaque du vaisseau impérial sur fond d'une ville à protéger (et ce avec des angles de vue étonnants), le retour de l'alien (le premier boss du premier R-TYPE) dans un état déjà pas bien frais ou encore, le boss du niveau 2 (toujours du premier R-TYPE) qu'on fera cette fois... de l'intérieur ! Irem a donc cherché à faire plaisir à ses fans et en mettre le plus possible dans la vue. Malheureusement, toute cette surenchère aura un prix : des ralentissements. Ralentissements si cher à la série et pourtant bel et bien gênants. Mais une fois de plus, comment ne pas succomber au charme visuel du titre, qui allie si parfaitement l'organique au métallique, dans une ambiance de science-fiction presque devenue rare de nos jours.


Le son

C'est un fait depuis longtemps :
Enfin un R-TYPE avec de bonnes musiques
les R-TYPE n'ont jamais comporter de voix digitales et une fois de plus, ce sera le cas. Ça ne nous empêchera pas d'apprécier une bande-son travaillée, avec notamment d'excellents bruitages à la qualité probante. Sur la question des musiques, la série n'a jamais été une réfèrence en la matière mais cet épisode s'efforce de rattraper la donne avec des musiques tantôt Electro, tantôt orchestrales, qui viendront jusqu'à vous donner des frissons. Dommage par contre que la musique qui sévit pour les boss soit une vulgaire piste techno basique et sans attrait, qui fera tâche à côté des superbes tracks des niveaux. Les musiques de l'avant-dernier et du dernier niveau, plus l'énorme thème d'intro, sont parmi les plus belles du jeu.


Note générale

Le dernier R-TYPE en date est sans doute l'épisode le plus beau et le plus abouti de la série. D'ailleurs ce sera sans doute le dernier de la saga, puisqu'Irem (le développeur originel) a fait faillite en 2011. Ainsi on peut le dire, le jeu qui aura donné ses lettre d'or à cette petite société japonaise, porte admirablement son nom (même s'il existe un R-TYPE Tactics, sorti en 2007 sur PSP, mais ce n'est pas à proprement parler un shoot et R-TYPE Dimensions, si bon soit-il, n'est qu'un remake). R-TYPE Final est en plus un excellent épisode, comme quoi le genre n'est pas si mort que ça. On peut regretter le manque d'originalité de certains passages, un jeu beaucoup trop court et une mise en scène totalement absente, mais on aura beau dire, R-TYPE Final reste un grand jeu, techniquement éblouissant (faut tout de même fermer les yeux sur les ralentissements), acoustiquement fort et doté de quelques passages qui ne lésinent pas sur le sensationnel. Bref, Irem est mort, vive Irem !


Test réalisé par iiYama

juillet 2005 (mise à jour : juin 2008)