Onimusha 2 (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2002
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : aventure / beat-them-all

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 2.25 Millions







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Onimusha 2

Samuraï's Destiny


En 2001,
Le personnage de Jubei porte les traits de Yusaku Matsuda. Un hommage à cet acteur mort depuis 1989
quelques mois après le lancement de la PS2, Capcom éditait une toute nouvelle franchise, celle des Onimusha. Véritable succès pour une console à peine sortie (presque 2 millions et demi de jeux vendus), il est était évident que Capcom n'allait pas laisser sa "nouvelle poule aux œufs d'or", couver sagement sa retraite. Pourtant quelques mois plus tard, le même développeur sortait le très grand Devil May Cry, dont le nom fait encore référence. Ainsi la donne a quelques peu changée car si les décors en images de synthèses du premier Onimusha ont fait sensations, Devil May Cry et sa 3D faisait aussi bien. Et puis le jeu était plus dynamique et bien plus maniable. En octobre 2002 (15 mois après le premier opus), Capcom remet le couvert avec un Onimusha 2 qui tente de doper une formule plaisante mais améliorable. Je tiens quand même à signaler que Capcom n'a pas toujours fait les mêmes erreurs. En effet, on se souvient de Resident Evil ou de Devil May Cry 2, des "numéro 2" qui disposent d'un double disque mais dont la qualité n'égalait pas le premier volet. Pour Onimusha 2, les développeurs sont restés humbles et ce n'est pas plus mal. 10 ans après la première aventure, on ne retrouve pas Samanosuke mais Jubei Yagyu, le chef du clan Yagyu et descendant du clan Oni. Un clan qui va se faire déchiqueter par le même ennemi qu'autrefois, à savoir Nobunaga, ce seigneur tombé à la guerre et qui a vendu son âme aux démons. Cette fois, le personnage principal est calqué sur l'acteur Yusaku Matsuda, malheureusement mort en 1989. 13 après son décès, le revoir dans un jeu vidéo est une sorte d'hommage à cette ancienne icône (pour en savoir plus, lisez le spoiler). Pour ce qui est de l'histoire, en 15 mois les vidéos ont fait un bond considérable en termes de dynamisme et de qualité. Fini les vidéos un peu bizarres, place à de grosses scènes qui pulsent un max, avec en plus une qualité d'image sans pareille. Bien entendu on retrouve aussi les cut-scènes en 3D (gérées en temps réel), des cinématiques qui accusent toujours un sacré décalage entre voix et image. Bien sûr l'option 60hz règle en grande partie le problème mais on sent bien que Capcom ne s'est pas trop foulé pour convertir le jeu à la norme Euro, car la désynchro est assez flagrante. Il n'empêche que ça reste toujours plus acceptable que dans le premier jeu.


En contre-partie
Si l'histoire est finalement banale (un peu repompée du premier) les vidéos par contre, sont vraiment superbes
on appréciera un doublage de bien meilleure qualité, même si encore une fois, les méchants ne peuvent pas s'empêcher d'avoir des rires ridicules au possible. C'est sans doute l'époque qui voulait ça. Reste qu'encore une fois, quitte à manger du sous-titre, on aurait vraiment apprécié de pouvoir choisir son doublage car de meilleure qualité ou pas, les voix en anglais sont toujours hors de propos dans un tel univers. Il n'empêche que le tout est mieux mis en scène (même si certaines séquences sont encore capillotractées) bien qu'à côté de ça, l'histoire semble un peu déjà vu. Sur le plan délicat de la prise en mains, comme on retrouve le même procédé de décors fixes avec sprites en 3D, et bien on reprend une fois encore cette jouabilité directement inspirée des premiers Resident Evil. Comprenez par là qu'on pivote sur soi avec gauche/droite et qu'on avance ou recule avec haut/bas. Il est clair qu'on a fait plus souple mais les changements abruptes d'angles de caméra, ne permettaient pas d'avoir une jouabilité emprunté à Devil May Cry par exemple (bien que eux, ils se sont pas gênés). Il n'empêche que Capcom a cherché à améliorer sa formule avec un lock plus efficace (même s'il manque toujours un lock manuel), une montée des marches automatiques (plus besoin d'appuyer sur une touche) et un personnage globalement plus rapide. Evidemment ça rend le jeu plus imprécis mais on gagne en nervosité lors des combats. Ce n'est finalement pas plus mal. Ensuite, Onimusha 2 se pare de toute une "dimension aventure". En effet, en mourant les ennemis lâchent toujours des âmes/orbes de différentes couleurs (jaunes pour la santé, rouge pour la monnaie démoniaque et une dernière pour la mana) mais aussi de l'or. Avec cet argent on peut acheter des objets pour ensuite les offrir à d'autres personnes, qui selon leur plaisir de recevoir, vous donneront en retour des cadeaux plus ou moins utiles. Bien sûr, ça reste assez facultatif mais Jubei est cette fois entouré de 4 compagnons d'arme : Ekei se bat à l'aide de lances, Oyu combine une épée et un bouclier, Kotaro se bat à l'aide de couteaux jumelés et Magoichi utilise des fusils et un couteau pour le combat rapproché. Et bien selon qu'on satisfasse un personnage plutôt qu'un autre, ce sera lui qui viendra nous aider dans les moments les plus critiques (comme certains boss). Il est donc compréhensible que si on fait l'impasse sur cet aspect "communautaire" du jeu, on passe à côté de précieuses informations, d'objets assez rares et surtout d'une aide souvent précieuse.


Par-dessus ça,
Doublage anglais, quelques lourdeurs de jouabilité et un inventaire à ouvrir constamment, si la formule a été améliorée, elle n'est pas encore au top
on retrouve comme dans Warlords, les upgrades de l'équipement, sauf que cette fois ça va un peu plus loin. En effet on peut upgrader chaque partie de son armure et on peut même offrir de nouveaux équipements à nos alliés, ce qui les rendra plus efficaces au combat. Donc, si les portes ne comportent plus les plots de puissance d'autrefois, la dimension aventure est conditionnée par d'autres méthodes (comme acheter un permis de travail pour pouvoir entrer dans la mine). Jubei doit tout de même récolter des Orbes sacrées (Foi, Charité, Honnêteté, Respect, Force), qui lui octroie au passage de nouvelles armes. Au départ, il est équipé d'un simple katana n'ayant aucun pouvoir magique. Il trouvera par la suite un sabre (magie de foudre) qui se révèle être l'arme la plus équilibrée, une lance (magie de glace) moins efficace contre les groupes d'ennemis mais disposant d'une plus grande portée, une pertuisane (magie du vent) rapide mais peu puissante et enfin un marteau (magie de terre) lent mais dévastateur (une 5e arme est cachée dans le jeu, il s'agit d'une épée à magie de feu, plus lente mais plus puissante que le sabre). Evidemment, histoire de ne pas gommer toutes les lourdeurs d'un coup, il faudra encore une fois entrer dans le menu pause pour changer d'arme alors que la touche Select ne sert pas, par exemple. La touche L2 ? Et bien, cette fois elle sert, de temps en temps. En effet, comme précédemment, il arrive qu'on prenne le contrôle de personnages secondaires et L2 sert entre autre à tirer des couteaux à distance (c'est le cas d'Oyu). De son côté, notre héros peut également utiliser un arc ou un mousquet comme arme secondaire (mais encore une fois, il faut s'en équiper manuellement, au détriment des "vraies armes"). Mais ça encore, ça ne me gêne pas trop. En effet, moi ce qui me chiffonne c'est que le personnage possède un inventaire monstrueux à l'image du coffre de Resident Evil, alors que son armure ne possède même pas une seule poche (!). Et puis c'est totalement abracadabrant la façon dont on récupère les nouvelles armes/orbes et ce, sans que Jubei ne se pose la moindre question… comme si tout était normal. Bref, pas besoin de tergiverser là-dessus. Souvenez-vous, tout à la fin du premier épisode, Samanosuke s'est transformé lui-même en démon, en "onimusha" (traduisez en guerrier Oni) pour terrasser le démon Fortinbras. Et bien Jubei aussi pourra à son tour se transformer, lorsqu'il récoltera 5 nouvelles orbes violettes. Selon voilà, on ne se transforme pas quand on le veut, mais bien au grès des "aspirations".


Une fois la jauge pleine,
Les graphismes sont vraiment impressionnants ! Même si on sent que le procédé atteint ses limites, on ne peut que trouver le rendu super beau
Jubei se transforme automatiquement en démon et devient surpuissant. Le truc, c'est que ça tombe rarement face à un boss alors que justement, c'est là qu'on en aurait besoin. Cet aspect "automatique" de la transformation, la rend totalement idiote, à croire que Capcom n'a même pas réfléchi au fait qu'une activation manuelle, serait bien plus agréable et adéquate. C'est comme ça… En termes de réalisation, avec Onimusha Warlords, le géant nippon offrait avec Resident Evil Rebirth, le summum de ce procédé apparu avec le premier opus sur PlayStation. Si la GameCube s'enorgueillie d'accueillir l'un des plus beaux jeux de tous les temps, la PS2 n'est pas oubliée puisque Onimusha 2 reprend la même formule avec des décors créés en images de synthèses, et des sprites en 3D pour les interactions, les objets et les personnages. Bien entendu si ça n'a pas le glauque de la série horrifique, étrangement ça n'en a pas la même finesse non plus (la GameCube étant plus puissante que la PS2). Pourtant la console de Sony accueille à son tour une véritable œuvre graphique. Les graphismes sont simplement sublimes et sont en plus animés, ce qui changent du rendu PSX (qui était fixe). Plus fin, plus coloré et plus détaillé que dans Warlords, les graphismes sont une nouvelle référence sur PlayStation 2, même si ce procédé trouve ici ses limites. En effet, même si les jeux tout 3D sont forcément moins beaux, au niveau des interactions ils sont forcément moins limités, ce qui forcera plus ou moins le destin de cette technique… à disparaitre. Enfin, si je ne reviens pas sur un doublage meilleur mais encore un peu à côté de la plaque, on retrouve les mêmes bruitages mais aussi des musiques mieux calibrées, plus sympas à écouter. Loin des thèmes "pas terribles" à écouter du premier opus, ici elles sont plus en phase avec l'ambiance et accompagnent mieux le jeu. Le trio de compositeurs (Taro Iwashiro, Hideki Okugawa et Toshihiko Horiyama) qui remplace Mamoru Samuragoch, peut être satisfait d'avoir su capturer en musique, l'essence même du jeu (ce que leur prédécesseur avait lamentablement loupé).



Onimusha 2 Note
est un jeu qui aura fait date. Même si Samanosuke est mis au placard pour un nouveau héros, sa dimension aventure apporte un gros plus au jeu et les améliorations permettent d'avoir une prise en main plus souple et agréable. Bien entendu il subsiste encore quelques lourdeurs (transformation en onimusha de façon automatique, devoir ouvrir le menu pour changer d'arme) et le doublage, encore une fois US, n'est pas tout à fait approprié mais pour le reste, il n'y a rien à redire. Les graphismes sont vraiment magnifiques, les vidéos sont de qualité (même aujourd'hui, on trouve quelles ont encore du répondant), les musiques accompagnent bien le jeu et cerise sur le gâteau, l'aventure est bien plus longue que la première fois (comptez entre 8 et 10 heures). Onimusha 2 est donc la suite rêvée d'un premier épisode sympa mais pas fédérateur et si toutes les suites arrivaient à apporter autant que celle-ci, croyez-moi qu'on rechignerait moins à subir autant de séquelles. Un jeu d'exception comme seul Capcom sait les faire…



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Test réalisé par iiYama

octobre 2005 (mise à jour : octobre 2011)