Okami (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2007
Développeur : Clover Studio
Editeur : Capcom
Genre : aventure

Support : 1 DVD
Compatible PS3 60Go : oui
Version testée : Française
Voix dans le jeu : ?
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Criware
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Ōkami
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 630.000 (PS2) + 570.000 (Wii)


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Okami









Depuis qu'il a franchi un certain seuil de maturité, le jeu vidéo a toujours cherché a être réaliste. Tout en restant dans son univers virtuel et ludique, il a cherché à se rapprocher d'une pseudo-réalité, ce qui l'a entraîné à être violent. Par essence l'homme est mauvais, acerbe, impulsif et brutal. Voilà pourquoi on dit que les jeux sont de plus en plus violents, simplement parce qu'ils reflètent de plus en plus notre réalité. La preuve en est que des icones du jeu vidéo comme Mario ou Sonic, finissent eux aussi par se battre, afin de répondre bêtement au désir de quelques-uns. Heureusement que dans notre culture ludique, il existe aussi des ovnis comme on se prête à les nommer, des jeux qui ont encore pour eux du charme et je dirais même de la poésie. Développé par le Studio Clover, ancienne filiale de Capcom (et qui a malheureusement été fermé à la fin de ce développement), Okami est une ode à la douceur et au respect de la nature. Même s'il reste un jeu d'aventure, avec sa dose d'action, jouer à Okami s'est être volontairement transporté dans un autre univers, un monde bien plus fascinant et bien plus coloré que le notre. Telle une élégie aux fresques nippones, Okami a reçu (à juste tire) des critiques élogieuses, lui permettant de récolter la note mondiale (mondial critic score) de 9.4/10 ! Peu de jeux peuvent en rétorquer autant. Seulement voilà, est-ce son esthétique ou son ambiance exclusivement Japonaise, est-ce l'originalité de son gameplay ou le simple fait qu'il ne possède pas un grand nom de guerre qui résonne à l'oreille de chacun… n'empêche que ce fantastique titre ne ce sera que peu écoulé. C'est donc une grande déception, d'abord pour Capcom qui a investi plus qu'il n’a reçu, et ensuite ça prouve bien que les joueurs sont des cons. Ca va acheter des Wii Play à hauteur de 28 Millions d'exemplaires, il va se vendre des camions entiers de Pokémon et pour une fois qu'on a un jeu quasiment parfait, long, beau, merveilleux… il est boudé par le public. Dans un ultime effort, Capcom a édité Okami sur Wii puis il a été HDisé pour sortir sur le PSN de la PlayStation 3... mais une fois encore, les ventes furent très modestes. Décidemment, la poésie est morte et ne laisse place qu'au sang et aux explosions. Mais pour ceux à qui le verbe "rêver" dit encore quelque chose, ne laissez pas les autres dicter vos goûts, faites preuve d'originalité et croyez-moi, vous ne le regretterez pas.


Développement scénaristique

Okami,
Dés l'introduction, on est sous le charme d'un scénario poétique
c'est avant toute chose une histoire. Une fable qui est nous contée par 2 procédés radicalement différents. Pour le conte des histoires passées, nous avons des planches avec des images plus ou moins fixes. Pour ce qui est du présent, on a simplement des cut-scènes. A vrai dire, le premier contact avec le jeu est complètement envoûtant. Le prologue (intro et les premières scènes) peut paraître un peu lourd puisque c'est pas moins de 25 minutes de dialogues intensifs qui vous entend. Cette longue introduction est très stylée mais pas si assommante qu'on pourrait le croire car très vite on entre dans ce récit féerique et s'il est vrai que l'histoire, finalement assez banale pour un jeu japonais, peut ne pas séduire de prime abord, il faut reconnaître que l'univers qui a été créé autour est vraiment attractif. Avec Okami, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Zelda III, qui reste encore ma grosse référence en matière de jeu d'aventure. En effet on peut parler avec tout le monde (pour essayer de glaner la moindre info), on peut aller voir un voyant pour qu'il nous aguille dans notre quête et on a aussi quelques nouveautés comme des parchemins qui mémorisent les dialogues importants et font en sorte qu'en reprenant une partie après plusieurs jours d'absence, on s'y retrouve de suite. Vous le savez sans doute, dans Okami on ne contrôle pas un héros body-buildé et invincible, mais une louve nommée Amaterasu (Ama pour les intimes). Accompagnée d'un camarade original, Issun la puce, Ama va devoir traverser le Nippon (le Japon en fait) en remettant peu à peu de l'ordre sur les terres, suite à l'invasion des yokaï (les méchants). En somme Okami assure une grande cohérence dans l'acquisition de ses compétences et le déroulement de son histoire. Une histoire qui ne lasse pas et qui accroche du début à la fin du jeu, fin qu'on ne verra qu'après une longue quête.


Jouabilité & Gameplay

Amaterasu est une louve,
Le pinceau céleste permet d'attaquer et de résoudre des énigmes
ce qui fera immanquablement penser au loup de Zelda Twilight Princess. D'ailleurs on peut facilement rapprocher les 2 jeux pour leur approche de l'aventure et même des séances de pêche improvisées. La vue est donc à la 3e personne, on dirige notre personnage avec le stick gauche, le droit servant à la caméra. Et nous allons de suite parler de l'unique véritable défaut du jeu : la caméra justement. Bien souvent trop proche, ce qui nuit à la bonne lisibilité de l'action, on a la possibilité d'éloigner le champ de vision en pressant L1. C'est pratique pour les déplacements mais ça ne marche pas à tous les coups car dès qu'elle en a l'occasion, la caméra se repositionnera de façon classique. Autant le dire, elle est assez pénible car bien souvent elle est mal placée, ce qui nous empêche de bien apprécier nos mouvements. C'est d'autant plus vrai lors des combats. Cet unique point noir est le seul véritable défaut du jeu, pour ainsi dire celui qui empêche Okami d'atteindre la sacro-sainte note finale de 20/20. A part ça, et au cas où vous dormiriez depuis le début de ce test, on est en présence d'un très grand jeu d'aventure. Amaterasu est une divinité incarnée en animal (c'est courant au Japon) mais lorsqu'on commence l'aventure, elle n'a presque rien pour elle. C'est alors qu'on découvre le pouvoir du "Pinceau Céleste", énorme nouveauté de ce titre. En pressant R1 on passe en mode calligraphique. L'image se fige, devient monochromatique et avec un pinceau qu'on manie grâce au stick gauche, il est possible de réaliser diverses actions. Créer un soleil dans le ciel pour raviver les plantes, recréer un pont cassé, redonner vie à un arbre, créer une bombe qui ouvrir une brèche, tisser une liane pour atteindre des zones inexplorées, tirer un trait droit pour asséner un coup de lame… en tout c'est pas moins de 13 techniques qu'on apprendra au fil du jeu. Ces 13 "Fudegami" vous permettront de déjouer un grand nombre de pièges, vous aideront à tuer vos ennemis et bien sûr, vous aideront à poursuivre votre quête. En parlant de quête, comme tout jeu d'aventure, il y a la mission principale et bien sûr, des missions annexes.


Elles sont très nombreuses,
On en a pour notre argent car la durée de vie est énorme
de plusieurs sortes et rapportent des compétences ou des objets bien différents. D'ailleurs Okami vous en offre pour votre argent car pour 60€ (à sa sortie), la durée de vie est estimée à 30h si vous foncez droit devant et à plus de 50h si vous voulez réussir toutes les quêtes annexes. Amaterasu ramassera toute sorte de bibelots en fouinant dans les niveaux et en détruisant certains éléments du décor tels que les poteries. Ces objets peuvent être vendus au marchand afin d'engraisser le porte-monnaie. La monnaie du jeu est le "ryo" (qui était en vigueur bien avant le yen), on en gagne à toute occasion et évidemment, cet argent se dépense chez les ambulants. Ces derniers nous vendent un peu de tout, du futile à l'indispensable. On pourra par exemple acheter de quoi se revitaliser, remplir ses encriers (et oui, à chaque fois qu'on se sert du pinceau céleste, ça utilise de l'encre) ou encore acheter des sacs de nourriture (graines, viande, herbes) afin de nourrir les animaux qu'on croisera. C'est une quête annexe simple qui rapporte des sortes de points d'XP. Ces points de compétences s'acquirent aussi en redonnant vie à la nature ou en rendant service à un PNJ. Ensuite ses points s'utilisent dans le menu du jeu afin d'augmenter ses compétences et sa santé, un peu comme on le fait dans God of War. Evidemment, il y aura aussi de l'action. On se déplace librement sur le terrain de jeu (un terrain qui grandi au fur et à mesure qu'on libère le pays du joug du mal) et on peut délibérément attaquer les ennemis (symboliser par une sorte de drapeau) soit passer à côté (parfois, ce sont eux qui nous agressent si on passe trop près). Les combats, proche d'un beat-them-all, sont très dynamiques. Ama passe en mode agressif et se sert alors de ses armes. La zone de combat est délimitée mais ça n'empêche en rien le fait d'avoir une grosse dynamique. Pour les niveaux à proprement parler, sorte de donjons faussement maquillés, le principe est le même et la zone se termine toujours par un boss, souvent long à tuer. D'ailleurs il faut signaler que le jeu n'est pas difficile, loin de là. Si on a la bonne technique, qu'on utilise intelligemment le pinceau et qu'on prend son temps, il n'y a aucune raison de perdre puisque la difficulté est parfaitement dosée.


Je peux même vous dire mieux :
Les combats ne manquent pas de dynamisme
l'artefact "estomac" (qu'il faut remplir pour qu'il fonctionne) vous donne une seconde chance si jamais vous mourez et au pire, tant qu'on a des os pour se revitaliser (on peut en transporter jusqu'à 99), je ne vois pas comment on pourrait perdre la partie. Pour en revenir aux armes, Ama se sert d'une arme principale et pourra en avoir une autre en tant qu'arme secondaire. Bien souvent l'arme secondaire ne sert pas à attaquer mais rend bien service. Par exemple l'arme du début, mise en secondaire, permet d'éviter de se faire toucher par une attaque sur 3 en moyenne (en fait, c'est au timing). Autant dire que c'est pratique. Elles sont upgradables, nombreuses et bien évidemment, elles sont plus efficaces selon l'ennemi. Seul petit bémol, il faut passer par le menu pour les changer puisqu’on ne peut pas les modifier à la volée. Tout à l'heure j'évoquais la comparaison avec la série Zelda et il faut le dire, le titre de Clover emprunte énormément à la saga de Nintendo. Par exemple les "pièces sirène" nous permettent de nous téléporter d'un bout à l'autre de l'immense carte de jeu (Zelda III) ou encore on a un cycle de jour et nuit (Ocarina of Time). Mais le gameplay y est bien plus approfondi et varié grâce à une multitude d'épreuves. Impossible de se dire qu'on a fait 2 fois la même chose dans ce titre tant les situations sont étonnamment singulières. Les mini-quêtes (nourrir des animaux, déterrer des légumes, trouver un disparu, trouver les "perles errantes"…) s'imbriquent parfaitement à l'aventure principale et ce, sans l'alourdir. Il y a bien quelques épreuves qui sont plus chiantes que d'autres, simplement à cause d'un timing parfois trop serré ou de commandes qui répondent de travers (comme lors de la pêche) sinon il est vraiment difficile de s'ennuyer et surtout de se lasser d'Okami. Etant donné sa durée de vie, ce serait dommage tout de même. Bien sûr je n'ai pas été exhaustif dans ce paragraphe car Okami est une aventure à vivre soi-même, moi je ne suis là que pour vous inciter à y plonger corps et âme. Il faut dire que le gameplay est tellement riche, qu'il me faudrait 10 paragraphes pour aborder tous les aspects du sujet. N'empêche que vous avez déjà là un bon aperçu de ce qui vous attend...


L'image

Okami fonctionne sous le moteur Criware,
La qualité graphique, tout en cel-shading, est absolument fantastique ! Okami est une véritable poésie animée
un middleware performant et très usité mais dont personne ne soupçonne l'existence. N'empêche que ce performant moteur graphique nous offre un jeu exempt de bug et dont le design est véritablement enchanteur. Avec un style graphique en cel-shading hyper prononcé, comment ne pas craquer pour l'esthétique hors-norme du jeu. Lorsqu'Ama redonne des couleurs à une plaine autrefois envahie par le mal, ce sont des milliers de fleurs qui poussent instantanément et recolorent tout le décor. La patte artistique est indéniablement impressionnante, envoutante, c'est tantôt inquiétant, tantôt éblouissant de tendresse, c'est si beau qu'on n'a pas besoin de haute-définition pour apprécier tout l'art de graphistes de génie. Entièrement détouré, comme si certains contours étaient fait au pinceau (parfois même avec des coulures caractéristiques), il est tout bonnement impossible de ne pas tomber sous le charme de cet univers colorés qui renoue d'anciens liens sacrés entre les Hommes, les animaux et la nature. Les personnages m'ont de suite rappelé le style graphique de PaRappa The Rapper (PSX) puisqu'ils semblent "plats". D'ailleurs il y a certains objets "qui nous regardent" comme s'ils étaient en 2D, issus de ces temps perdus où 2D et 3D formaient notre paysage ludique. Après c'est sûr, on est sur PS2 donc le jeu est assez aliasé, certains sprites (notamment du décor) s'affichent tardivement mais il m'est simplement impossible de mettre une autre note à ce chapitre tant on reste scotché à son écran. Cette ambiance faite d'onomatopées et d'intentions (un nuage qui pleut sur la tête pour exprimer la tristesse, de la fumée qui sort des oreilles pour exprimer la colère…), ces magnifiques paysages à perte de vue, tout ce qu'il a de mignon et de fascinant, toute cette magie, cette poésie artistique et graphique… c'est de l'art, tout simplement du très très grand Art. Je tire mon chapeau à Clover car je n'aurais jamais cru qu'un simple jeu vidéo puisse autant m'émouvoir.


Le son

Les grand auteurs,
Les musiques ont ce charme envoutant qu'on ne rencontre que très rarement dans un jeu
ceux qui veulent nous faire vivre quelque chose de différent, l'ont bien compris : il ne faut pas de doublage pour garder toute la féérie de l'univers créé. On l'a bien vu avec ICO ou Shadow of the COLOSSUS et une fois encore, il n'y aura pas de jaloux. Cette fois pas de langage inventé pour l'occasion, Okami propose une toute autre approche puisque les dialogues semblent être chuchotés, sans même chercher à être compréhensibles. Et une fois de plus, cette formule unique met tout le monde d'accord. Car si le jeu avait été doublé, du mieux qu'il pouvait, que ce soit en Français, en Anglais ou même s'il était resté en Japonais, l'atmosphère ne serait plus là même. Il n'y aura donc rien à redire pour cette nouvelle prise de position car elle sert plus qu'elle ne dessert l'ambiance. A côté de ça on a un jeu bien traduit, qui incorpore quelques tournures de phrase bien à nous (et ce, même s'il subsiste encore quelques fautes d'orthographes pas bien méchantes). On notera aussi qu'Okami ne manque pas d'humour. Le jeu n'est pas spécialement drôle, là n'est pas sa vocation première, mais de temps en temps il nous fera une petite blague au détour d'une cut-scène ou d'un dialogue, ce qui prêtera gentiment à sourire. Pour ce qui est des bruitages, qui sont tantôt fantaisistes, tantôt incroyablement réalistes, rien à redire non plus, la perfection sévit à tous les étages. Enfin les musiques sont dans un pur style nippon sans être soulantes. Relaxantes et envoutantes par moment, ce qui rappellera Ecco CD, on a aussi quelques relents de Zelda (et oui, encore) en version "nipponisée" et certaines pistes m'ont même fait penser à Tomb Raider. La comparaison n'a pas lieu d'être je sais, mais lorsque les musiciens ont utilisés de la harpe, ça me ramène immanquablement au thème principal de la première aventure de Lara Croft. Difficile donc de trouver à redire, Okami se pose comme un chef-d'œuvre marquant, limite hypnotisant et si comme moi vous êtes très réceptif à la musique, alors comme moi vous allez voyager.


Note générale

Pourquoi Okami s'est-il si peu vendu ? Sans doute parce qu'il ne s'appelle pas Mario, Gears of War, GTA, Resident Evil ou Street Fighter. Sans doute parce qu'il n'est pas spécialement violent, sans doute aussi parce qu'il est trop éthéré pour le commun des gamers, ces gogols aux cerveaux ramollis qui ne jurent plus que par les effusions de sang. Et encore ce n'est rien devant les ventes scandaleuses d'un Wii Fit qui prend lamentablement la poussière ou d'un Wii Sports, jeu le plus vendu du monde. Les gens sont perdus, ils ne savent plus ce qu'ils achètent et à ce train-là, le jeu vidéo cours à sa perte. Et c'est bien dommage car certains développeurs s'efforcent de nous offrir des expériences uniques, ils y mettent leur cœur et leur âme, et reçoivent pour unique réponse l'indifférence des joueurs. Il faut aussi se mettre à la place de Capcom. Qu'ils aient fermés Clover est dégueulasse mais leurs jeux, si beaux soient-ils, ne se vendent pas. Et après on viendra se plaindre des suites à répétition… Pourtant Okami avait tout pour réussir une brillante carrière. Le Japon étant de plus en plus plébiscité, j'ai franchement du mal à comprendre que l'esthétique du titre n'ait pas séduit. Et entre nous, quel jeu magnifique ! Le moteur 3D nous affiche des décors oniriques absolument merveilleux, colorés, sans aucun bug, prêt à tout pour nous rendre plus écolo que jamais. Voir une plaine autrefois envahie par le mal, rependre vie en fleurissant à nouveau, moi ça m'a filer des frissons. Car pour peu que vous entriez dans l'ambiance, vous serez alors happé par sa magie. A vrai dire, je ne m'étais autant investi dans un jeu d'aventure depuis le fameux Zelda III sur Super Nintendo. Okami me rappelle aussi Ecco the Dolphin, de par sa douceur et sa mélancolie. Et pour ça, il faut dire que la partie sonore y joue grandement. Avec des musiques divines, qui savent alterner de douces mélodies à des rythmes plus soutenus pour les combats, la bande-son est une œuvre d'art, au même niveau qu'un rendu graphique atypique et mirifique. Enfin que dire du gameplay ? D'une prise en mains intuitive, les combats sont dynamiques sans être bourrins, le Pinceau Céleste apporte son lot de nouveautés et le jeu varie énormément les épreuves, proposant en plus une aventure de longue haleine. Une fois encore il est difficile de rechigner sur un véritable travail de titan et une réelle volonté d'offrir bien plus que la moyenne, d'offrir un jeu parfaitement fignolé, ce qui devient trop rare de nos jours. Okami est donc un jeu très différent de la masse, une aventure singulière et féérique avec une pointe d'écologisme et beaucoup d'imagination. A l'heure de ce test, il est le jeu le plus proche de la perfection auquel j’ai joué, perfection qu'il n'atteint pas à cause d'un seul détail : une caméra largement perfectible. Laissez-vous donc porter par la tendre mélodie d'une aventure hors du commun, qui propose tout ce dont a besoin un jeu pour se démarquer, laissez-vous porter par la douceur d'un monde imaginaire et enchanteur, retranscrit par de superbes graphismes cel-shadés, enivrés d'une bande-son étourdissante de mélancolie. Laissez l'illusion opérer, laissez le charme vous envahir, laissez vous guider dans le Nippon et vous serez comme moi : vous en reviendrez avec les yeux pleins d'étoiles, les oreilles engourdies de mélopées et les pensées enivrées du parfum des fleurs…


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Test réalisé par iiYama

décembre 2009 (mise à jour : novembre 2015)