Metal Slug 6 (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 2006 (au Japon uniquement)
Développeur : SNK - Playmore
Adaptation : Ignition Entertainment
Editeur : SNK - Playmore
Genre : action

Support : 1 DVD
Compatible PS3 60Go : oui
Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : JAP

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Abréviation : MSlug 6
Prix au lancement : 30€


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Metal Slug 6 est inclus dans la compilation Metal Slug Anthology/Collection disponible sur :




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Metal Slug 6








Sorti début 2006 sur Arcade,
La PS2 se montre doscille puisqu'on a une excellente conversion (très fidèle) du jeu Arcade
Metal Slug 6 est la "vraie suite" de Metal Slug 5. Car en 2005, il est aussi sorti un autre Metal Slug 6 mais c'est en fait un hack très évolué qui reprend les plus beaux passages des 5 précédentes versions. Rien d'officiel donc, ce hack fonctionnait sous Neo-Geo MVS alors que Metal Slug 6 signe la tant attendue relève du vieux système 16-bits d'SNK. En effet la Neo-Geo est née en 1990 et elle est l'une des consoles qui aura perdurée le plus longtemps dans l'histoire des jeux vidéos puisque son dernier jeu officiel n'est autre que Samurai Shodown V Special et il date de juillet 2004. En 14 ans, la Rolls Royce des consoles aura vu naitre parmi les plus grands jeux de combats et pour parmi les plus grands jeux d'action 2D connus, j'ai nommé Metal Slug. L'aventure a commencée en 1996 avec un premier épisode absolument époustouflant. Devant une telle réalisation et une telle énergie artistique, SNK a vite racheté Nazca Corp, le développeur originel. Car si la Neo-Geo a vécue si longtemps, c'est parce qu'il faut bien comprendre que ce n'est pas une "simple console 16-bits". Il suffit de relire son histoire pour voir que même la génération de consoles suivante, les 32/64-bits (PlayStation, Saturn et Nintendo 64) n'a pas réussie à l'enterrer et pour cause, en matière de 2D elle dominait encore son monde. Il a fallu voir débarquer la génération suivante (DreamCast, PlayStation 2, GameCube et Xbox) pour voir le déclin de la reine. Et ça s'explique aussi par le fait que la PS2 et la DreamCast sont les premières consoles à proposer des conversions fidèles de ses hits. Mais reprenons. Sorti sur Arcade au début 2006, la PS2 aura connue entre temps le timide Metal Slug 3D. Suite à cet épisode un peu foireux, SNK-Playmore est vite revenu à la 2D (on le voit bien avec Metal Slug 7 sur DS), avec en premier lieu l'adaptation du 6e épisode sur la plus populaire des consoles de cette génération. Le jeu est sorti individuellement au Japon mais en France, on n'a pas eu cette chance, non, on a eu mieux ! En effet Metal Slug 6 a été présenté dans la compilation Metal Slug Anthology, une grosse compilation qui vise à fêter dignement les 10 ans de la série. Ce 6e opus tourne à l'origine sur Atomiswave, un puissant Hardware Arcade développé par Sammy. Ce support aura été le berceau du renouveau d'SNK-Playmore (puisque la Neo-Geo 64 a été un bide cuisant), qui a profité du regain de puissance pour renouveler ses séries phares, qui sont presque toutes passées de la 2D à la 3D (tout du moins du point de vue des décors) : King of Fighters Neowave, King of Fighters XI, Samurai Spirits Tenkaïchi ou encore Neo-Geo Battle Coliseum.


En plus les conversions
Jouer à Metal Slug 6 c'est avoir l'impression que la série n'évolue pas assez vite
Atomiswave/PlayStation 2 sont faciles à faire, ce qui fait que cette version console est exactement comme celle sur Arcade. Et certains diront même "un peu trop" puisqu'il n'y a même pas un level de plus. Bref, c'est vrai qu'en passant du vieux système MVS (16-bits) au Sammy Atomiswave (128-bits), les fans attendaient beaucoup de changements. Et pourtant, on ressort un peu déçu de cette aventure parce que finalement, l'apport de puissance ne sert que peu. En effet, Metal Slug 6 n'est pas (techniquement parlant) plus impressionnant qu'un Metal Slug 3. Le jeu nous laisse le choix entre un mode "easy" et un mode "hard". En "easy" on aura la mitrailleuse comme arme de base, le jeu est assez facile (il faut le reconnaitre) mais on ne pourra traverser que les 4 premiers levels. En "hard" vous vous en doutez, on aura de base le simple flingue (comme d'habitude en fait), le jeu est bien plus difficile mais au moins on pourra arriver jusqu'à la fin. Au rang des personnages on retrouve nos 4 tontons flingueurs habituels, plus 2 nouveaux issus d'Ikari Warriors (connu aussi dans King of Fighters selon) : Ralph et Clark. Si sur le papier on nous dit qu'il y a de vraies différences entre les protagonistes (coup de couteau plus puissant, meilleur au lancé de grenades, plus efficace avec le Slug…) en réalité on y voit que du feu. En clair, en prendre un plutôt qu'un autre revient exactement au même, à part peut-être Ralph qui est le seul personnage à pouvoir encaisser 2 balles, contrairement à ses co-équipiers qui succombent au premier tir ennemi. Le jeu se compose comme toujours de 5 niveaux, il est donc très court. Là aussi c'est une question d'habitude surtout pour cette adaptation console qui n'aurait pas démérité à avoir quelques levels de plus. Extrêmement concis, le scénario nous remet sur le tapis les figures les plus emblématiques de la série comme Neo-Sadam ou encore les Alien-Meduses. Mais ces vilains-là doivent faire face à une nouvelle menace puisqu'une nouvelle race Alien est en ville, bouffe de la méduse en apéro et s'avère en plus très agressive. Marco et sa clique a donc du pain sur la planche. Il est quand même dommage que la mise en scène soit "à l'ancienne" (réalisée avec les sprites du jeu) car une bonne vidéo aurait été sympa. Mais bon, comme je le disais plus haut, SNK n'avait visiblement pas compris qu'ils n'étaient plus sur MVS. Derniers points avant d'attaquer la réalisation, on a quand même droit à quelques nouveautés. De nouveaux véhicules (l'âne et le mécha), une nouvelle arme (le sabre, plus toutes celles croisée dans les précédents épisodes), beaucoup d'items à ramasser pour gonfler les hi-scores (pièces, fruits…) et surtout, la possibilité de porter 2 armes. Ca c'est un vrai plus car désormais on peut très bien se mettre un "machine-gun" de côté pour utiliser en premier un laser (on a une touche pour switcher entre les 2). C'est assez génial mais je regrette qu'on perde les 2 armes à chaque vie plantée (il aurait été sympa d'en conserver une au lieu de repartir avec le simple flingue).


Pour le reste,
Cette version PS2 n'apporte rien de plus par rapport à l'Arcade, pas même un simple level supplémentaire
c'est du Metal Slug dans l'âme : des grenades, des tanks pilotables, des Robinsons à sauver, des boss à dézinguer… j'irai presque dire que c'est la routine ! Venons-en maintenant à la réalisation technique. Premier choc, si les décors sont beaux, quasiment tous sont fixes. Hormis le premier qui essaie de nous impressionner avec ses herbes qui dansent au vent, les autres sont généralement figés. Et leur résolution est plus haute que celles des sprites, ce qui créé une divergence de miscibilité. En clair, les décors sont super fins et très détaillés alors que les sprites sont pixellisés, limite grossiers. Car depuis le tout premier épisode sorti en 1996, la banque de sprites est toujours la même : c'est toujours les mêmes hélicos, les mêmes tanks, les mêmes ennemis, les mêmes personnages, les mêmes effets... Certes les mimiques sont toujours aussi rigolotes mais les efforts sont minces. Depuis 10 ans ils ne se foulent pas trop et créer un nouvel épisode ne doit pas leur prendre bien longtemps. Si on peut critiquer le manque de travail des développeurs, qui sur Arcade auraient pu profiter du changement d'Hardware pour réellement refondre la série (c'était le minimum attendu), il n'y aura rien dire sur l'animation. Certains boss sont originaux, d'autres sont plus classiques mais tous imposent une bonne taille. Les explosions sont superbement rendues et il faut voir le soin apporté aux animations pour bien se rendre compte du travail accompli. La fluidité des particules qui jaillissent, le moindre mouvement est superbement décomposé et tout ça sans aucun ralentissement ! C'est ici que se trouve la grosse nouveauté de cet épisode qui, pour la première fois, est techniquement impeccable et je dirai même impressionnant tant c'est super fluide. On aura même quelques zooms arrière lors de boss si imposants que sans ça, on ne les verrait pas en entier. Enfin la partie sonore est très classique au genre. On retrouve les habituelles voix des divers personnages, les armes donnent bien et les explosions détonnent… exactement comme sur Neo-Geo. Si on trouve les musiques finalement très banales (avec notamment quelques remixes de thèmes bien connus), on n'aura rien à redire sur la qualité du son, qui est désormais cristalline.



Metal Slug 6 Note
n'est pas le tant attendu renouveau de la série. Certains diront que si Neowave est le renouveau de King of Fighters, autant rester sur l'ancienne formule (tant le jeu est bof-bof). En un sens, c'est pas faux. Maintenant si vous êtes fan de la série des Metal Slug (qui fête avec cet opus ses 10 ans de carrière), vous ne serez pas déçu(e). Malheureusement, vous ne serez pas surpris non plus ! En 10 ans, il n'y a eu pour ainsi dire aucune évolutions et ça commence à faire long, le jeu perd en crédibilité. Car le passage à une plate-forme autrement plus puissante que le vieux MVS était justement l'occasion de remettre la série en selle, de faire quelque chose de grandiose, d'autant que SNK-Playmore a eu tout le temps de faire bien puisque Metal Slug 5 date de 3 ans auparavant (2003). Et pour le coup, la liste des défauts semblent un peu lourde. On peut par exemple citer le fait qu'il y a des échelles mais que notre perso est incapable de les utiliser (un peu laid non ?), les sprites se fondent mal aux décors, à part le fait de porter 2 armes, le gameplay est pareil à lui-même depuis 10 ans, comme toujours le jeu tape dans l'excès par moment avec notamment des aliens qui se croient dans Half-Life (sorte de crabe-de-tête, ils zombifient les mercenaires). Tout ça pour dire que Metal Slug 6 est finalement assez loin de ce qu'on attendait de lui (même si dans l'ensemble il reste meilleur que Metal Slug 4). Si on peut féliciter une animation en bêton armé et d'une fluidité exemplaire, ça mis à part on se retrouve avec encore et toujours le même jeu Neo-Geo. Reste l'humour, le fun, une action explosive et une belle continuité de la saga... mais à terme, ça risque de ne plus suffir.



Test réalisé par iiYama

février 2010 (mise à jour : décembre 2014)