Metal Gear Solid 3 (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2005
Développeur : Konami (Kojima Productions)
Editeur : Konami
Genre : infiltration - action

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : MGS3
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 4.3 Millions (MGS3) + 550.000 (Subsistence)







Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Metal Gear Solid 3

Snake Eater



Après un premier Metal Gear Solid qui transcenda la petite PlayStation, après un Metal Gear Solid 2 puissant et après un Twin Snakes tout simplement fabuleux, Kojima se devait de frapper un grand coup, afin de cloturer cette superbe trilogie. Au lieu de ça, le plus talentueux des game-designers fait un retour dans le passé, afin qu'on puisse comprendre au mieux les événements qui se sont déroulés avant le tout premier épisode paru sur MSX. Difficile donc de ne pas dire amen à un tel jeu, d'autant qu'une fois de plus, Kojima nous livre une aventure bouleversante où l'action et l'infiltration tiennent un rôle prépondérant tout en dévoilant l'origine du phénomène Metal Gear. Une nouvelle fois, Hideo Kojima (qui a créé sa propre boite de production : Kojima Productions) et Konami nous livrent un nouveau chef-d'œuvre comme on en voit trop peu. Plus riche, plus beau, plus poignant encore que MGS2, ce 3e épisode va très loin. Tant sur le plan technique que d'un gameplay largement enrichi, c'est aussi un scénario et une mise en scènes qui prend aux tripes par moment, qui vous fera aimer son histoire. Un jeu qui approfondie l'immersion du joueur, tout en dépassant sans vergogne les frontières que s'impose le cinéma.


Développement scénaristique

Retrouvez le scénario du jeu dans le spoiler "A savoir", en fin d'article. D'ailleurs, si vous ne voulez pas vous gâcher le plaisir de découvrir le scénario par vous même, passez directement au chapitre suivant (Jouabilité & Gameplay).

Encore une fois,
Plus encore que Snake, The Boss est un personnage envoutant
le scénario (que nous avons largement résumé) est d'une complexité jamais vu. Kojima, entre autre le producteur et scénaristique du jeu, a décidément beaucoup d'idées, sans doute grâce à sa vocation première : le cinéma. Et pour enchainer sur le sujet, fini les petits dictons miteux de Meiling ou d'Otacon, cette fois c'est Para-Medic qui se chargera de votre sauvegarde et sa spécialité à elle, c'est de causer ciné. A mon avis c'est un clin d'œil de la part de Kojima et sa façon à lui de donner son avis sur une bonne cinquantaine de films. Et puisqu'on parle de Codec, dans cet épisode il est bien moins présent. Tout d'abord il a totalement changé de design en affichant des images fixes (parfois changeables) ainsi qu'un look rétro. Mais moins présent ne veut pas dire que le scénario n'est pas étoffé car en contrepartie, il y a plus de scènes cinématiques. On continue sur la lancée, dans cet épisode il n'y a aucune vidéo (hormis comme toujours quelques archives et l'intro), le moteur 3D étant tellement performant que tout se développe via des cut-scènes. Des cut-scènes en tout point parfaites, réalisées en motion-capture et offrant ainsi un réalisme encore jamais atteint. C'est à tel point qu'elles surclassent la plupart des vidéos en images de synthèses du début de la console. C'est dire. Et comme elles sont en 3D calculées en temps réel, on aura parfois quelques interactions possibles comme fixer le regard de Snake et voir ce qu'il voit (via le bouton R1) ou bouger la caméra. Par contre, toujours pas de QTE en vue et par moment, la passivité lasse un peu. L'aventure se déroule en 2 parties : la mission vertueuse est clairement un prologue (elle dure environ 1h30) et une fois que Snake se fait exploser par son mentor, une intro (la seule vraie vidéo du jeu) se dévoile. Très proche d'une présentation à la James Bond, avec l'orientation glamour du thème et les effets graphiques qui vont avec, cette intro est plutôt sympa. S'en suit la mission Snake Eater (mangeur de serpents), qui de son côté dure pas moins de 17h ! Metal Gear Solid 3 est donc clairement l'épisode le plus long de tous. Pas d'affront, cette fois nous avons des menus tout en Français (c'est le minimum), ainsi que les didacticiels passifs de MGS2. Une nouvelle fois on nous donnera les directives sur le gameplay sans pouvoir s'entrainer. C'est regrettable car je trouvais que l'entrainement était un des points forts du premier opus. Très original par contre, à chaque nouvelle partie on nous demande si on a aimé MGS1 ou MGS2. Auquel cas on débutera soit avec Snake (Naked Snake pour être exact) soit avec Raiden. Mais ce dernier ne dure pas, après tout ce n'est pas son histoire mais celle d'un grand personnage appellé, lui aussi, Snake.


Par contre Raiden
Les cut-scènes sont les plus belles et les plus poignates que j'ai vu sur PS2
est au centre d'une mission (celui-ci ressemblant à Raikov), où on devra se faire passer pour lui en portant un masque. Et si on est un peu déçu de ne pas (encore) jouer avec le grand Solid Snake (le héros du premier épisode), jouer avec Naked Snake compense bien et évite la frustration de jouer un autre héros. Dans cet épisode les nouveautés sont nombreuses et les changements aussi. Snake Eater, pour la première fois dans la série, ne nous oppose pas à un Metal Gear mais au Shagohod, histoire d'être plus en phase avec son temps (encore que, dans les années 60 la technologie me paraissait pas si avancée). D'ailleurs, on comprend assez vite que le Shagohod n'est que l'ébauche du Metal Gear REX de Shadow Moses. Encore une fois, Kojima s'est joué des faits réels en empruntant des documents officiels pour fondre son scénario et le rendre que plus réaliste. Ainsi l'histoire se déroule en pleine guerre froide, juste après l'incident de Cuba (le fameux incident qui a failli finir en holocauste nucléaire). Enfin cet épisode dévoile beaucoup de nouveaux personnages dont certains manquaient à l'histoire générale. Au début du jeu, malgré l'incohérence d'âge et quelques bizarreries, on croit jouer Snake, LE Snake (Solid). Ce n'est que plus tard qu'on comprend qu'il n'en est rien, tout d'abord parce que les dates ne correspondent pas (Solid Snake à la trentaine lors de l'incident de Shadow Moses alors ça ne collait pas) et puis qu'on prend un gros flash lorsque Naked Snake prend une balle dans l'oeil. A ce point nommé, on commence à avoir des doutes et finalement, se dire qu'on joue avec le grand Big Boss, avec lequel on nous rabâche les oreilles, c'est prendre une grosse claque ! Et ce, dans le bon sens du terme. On découvre également Ocelot dans son jeune âge (20 ans) mais chaque rencontre avec Snake se résume pour lui à un nouvel échec. Pauvre de lui, d'autant que l'histoire se répétera plus d'une fois et pas seulement dans cet épisode. On fait aussi la rencontre d'Eva, une très jolie jeune femme, envoutante, sensuelle voire même troublante lorsqu'elle dévoile ses sentiments pour Snake. En parlant de sensualité, le sexe ne manque pas dans cet épisode avec toujours de jolis posters salés et quelques morceaux de chair joliment dénudées. Et si Snake semble fort face à ses ennemis, il ne fera pas le malin devant son mentor : The Boss. C'est d'ailleurs la première fois qu'on voit Snake en mauvaise posture, fragile et blessé, sans doute à cause de son inexpérience. Car The Boss n'a pas son pareil pour faire fermer le caquet des impétueux. Moins belle qu'Eva mais bien plus charmante, The Boss assume un charisme énorme qui dépasse même celui de Snake.


Jouabilité & Gameplay

Le gameplay assume
MGS3 apporte son lot de nouveautés comme les soins ou le camouflage
pas mal de nouveautés et la première d'entre elles, c'est qu'il faudra impérativement se trouver de la nourriture. Tuer des serpents, ramasser des champignons, pêcher des poissons, chasser le mouton ou l'alligator... autant de ressources pour se restaurer. Car cette fois on a 2 jauges dépendantes : la vie et l'endurance. Si la barre de vie remontera facilement et toute seule avec le temps, l'endurance elle, ne le fera que si Snake mange. Mais attention, il ne faut pas qu'il mange n'importe quoi. Si on avale un rat vieux de plusieurs jours ou un serpent venimeux, Snake sera empoisonné. Intervient alors la 2e grosse nouveauté du jeu : le système de soin. Le moindre bobo, coupure, brûlure, fracture ou blessure par balles se réglera en utilisant les objets adéquats (comme le fil et l'aiguille pour fermer une plaie, le couteau pour extraire la balle, l'attelle en cas de fracture). Et tant que Snake sera blessé, sa jauge d'endurance diminuera drastiquement, jusqu'à ce qu'il meure de faim. Il est d'ailleurs très fort que notre héros ait le ventre qui grogne lorsqu'il a faim. Un bruit significatif qui peut nous faire repérer. Ces nouveautés se passent via le menu pause, ce qui n'est pas pratique mais ça aurait pu être pire, l'ergonomie n'étant pas si mauvaise. Et c'est dans ce même menu qu'on pourra consulter une carte topographique de la région et surtout changer son camouflage. Troisième nouveauté notable, étant donné qu'on est lâché en pleine forêt, Snake doit rester à couvert et agir dans l'ombre. C'est pourquoi on choisira au mieux une peinture pour le visage ainsi qu'une tenue qui se fondra le plus possible avec le décor. Il y a d'ailleurs un vumètre de furtivité qui nous permet d'apprécier de façon numéraire, l'efficacité de son camouflage. Autre nouveauté, moins fondamentale cette fois, toujours via le même menu pause, soit en pressant Start (Select servant au Codec) on pourra choisir son équipement : 8 objets à gauche et 8 objets à droite. D'un côté tout ce qui est médical et d'utilité non létale (potion de vie, carton de camouflage, visée infra-rouge, radar), de l'autre l'armement. Ainsi on ne surcharge plus son inventaire et les accès ne sont que plus rapides. Evidemment on garde toutes les nouveautés du Sons of Liberty comme planquer les corps, se suspendre, la vue FPS, etc... Mais je trouve regrettable que si le gameplay s'enrichit, la jouabilité de son côté reste si basique. Ainsi notre Snake aura toujours la même manie de se plaquer à tort et à travers sur tout ce qui dépasse, le lock automatique lors des affrontements est une catastrophe (généralement il vise n'importe comment et doit en plus se trouver à porté de l'ennemi) et la vue à la première personne est très (trop ?) imprécise, ce qui dans la hate, n'aide pas. Egalement, il est toujours aussi idiot qu'un athlète comme Snake ne puisse pas franchir les obstacles qu'il veut. Seules les caisses et les rambardes à "hauteur formatée" sont franchissables, ce qui est parfaitement idiot.


Autre ineptie,
Le gameplay est fouillé mais la jouabilité est imprécise et la caméra est fixe. C'est souvent gênant
il n'y a toujours pas de position intermédiaire entre celle où on est couché et celle où est debout. Snake ne s'ait-il pas marcher accroupi ? Sam Fisher sait le faire lui ! En plus la vue passe de la troisième à la première personne et vice-versa sans prévenir, ce qui finit par être chiant, surtout en extérieur où ça n'arrête pas. C'est soit l'un, soit l'autre. De plus, étant donné l'ouverture de certains environnements (parfois très vastes), la caméra s'avérera très vite pénalisante. La série MGS n'a jamais eu de caméra libre et cet épisode confirme la vétusté du procédé. Ainsi le stick droit sert "à voir" ce qui entoure notre héros, mais rien de bien confortable ou de commode. Si encore elle se calait automatiquement derrière Snake, elle serait très bien or ce n'est pas le cas. Ainsi, lorsqu'on rebrousse chemin, on ne sait pas où on met les pieds (entre autre exemple). C'est vraiment pénible par moment. Maintenant que j'ai bien gueulé en insistant sur le fait que trop de paramètres restent identiques à l'épisode 2, pas les meilleurs en plus, il a d'autres petits ajouts fort sympathiques cette fois, histoire de refaire pencher la balance dans l'autre sens. On peut désarmer son ennemi, monter aux arbres et ô grand plaisir, on peut aussi ranger son arme sans tirer, grâce à l'utilisation ingénieuse des boutons analogiques du DualShock 2. On pourra aussi prendre le contrôle de batterie DCA (anti-aérien). La forêt change radicalement les instincts acquis par rapport aux endroits cloisonnés, ce qui permet aussi d'avoir plusieurs approches d'un même niveau. Si le bourrinage n'est pas conseillé, l'infiltration étant toujours plus payante, de temps en temps on pourra aussi se faire plaisir, ôter le silencieux et dézinguer tel un Rambo en plein Vietnam. En parlant de silencieux, une (autre) nouvelle donnée entre en jeu, la durée de vie de ce dernier. J'ai jamais entendu parler qu'un silencieux s'usait mais comme on en trouve d'autres au fil de l'aventure, on peut toujours rester discret. Il y a aussi une batterie pour les objets qui en consomment (lunettes infra-rouges, lunettes de vision nocturne, micro amplificateur, sonar...). Car étant donné qu'on n'est plus le présent ou le futur, le fameux Soliton, le radar qui nous servait tant autrefois, n'est plus là. Ainsi les habitudes sont bouleversées. A tel point que je vais être franc avec vous, je n'ai pas du tout aimer les premières heures de jeu, trouvant ce MGS3 trop éloigné des 2 autres épisodes. Mais on finit par s'y faire et par trouver ça génial, le jeu en étant que plus immersif et stressant à l'approche de sentinelles ennemies. Enfin, le jeu n'accumule pas que les nouveautés, les originalités dans les situations vont aussi bon train. L'affrontement contre The Sorow m'a clairement fait penser à celui contre Paxton Fettel de F.E.A.R. Un passage bizarre où pour s'en sortir, il faut user de ruse. La chasse contre The End est également assez étonnante (voir les anecdotes en fin de test), la phase de torture est cette fois passive ou encore la course-poursuite avec Eva en fin de jeu est particulièrement réussie. Le jeu dure entre 15 et 20 heures en moyenne et croyez-moi, on ne s'ennuie pas une seule seconde. Du grand art, même si j'aurai aimé une jouabilité plus équilibrée et plus de crédibilité sur certains aspects du gameplay.


L'image

Reprit du Sons of Liberty,
Magnifique en quasi tout point, c'est surtout la qualité des modélisations et des animations qui impressionnent le plus. Un vrai travail d'artistes...
le moteur 3D a été amélioré et nous offre un jeu encore plus beau. La beauté de cette forêt où on va déambuler pendant plus de la moitié du jeu, offre un réalisme étonnant. Les détails sont à foison et nous délivrent un potentiel énorme. Et ce potentiel est parfaitement exploité lors des cut-scènes qui sont tout simplement parfaites. Prises sous motion-capture, les mouvements sont fluides et parfaitement réalistes, dévoilant tout le charisme ou la beauté charnelle de certains personnages. Les visages sont aussi très travaillés, exprimant parfaitement les sentiments ressentis. Un réalisme également poussé dans certains détails comme le fait que Snake ou les ennemis, saignent. Les conditions climatiques entrent aussi en jeu (brume, pluie), tout comme les variations temporelles (plein jour, crépuscule, nuit). Afin de coller au mieux à son époque, années 60 donc, toute l'image baigne dans des tons sépia, légèrement grisâtres, ce qui donne un aspect volontairement vieillot, qui tranche parfois avec la technologie futuristes de certaines installations ou même le Shagohod qui me parait en avance sur son temps, technologiquement parlant. Et c'est cet aspect "patiné" qui tranche franchement avec l'univers hi-tech dont la série nous abreuve depuis le premier opus sur MSX. Il n'empêche qu'encore une fois le résultat est là, le jeu est impressionnant, il ne ralentit presque jamais (je n'ai assisté qu'à 2 baisses de framerate) tout en nous offrant le meilleur de la PS2. Kojima Productions assure décidément sur tous les tableaux.


Le son

Evolutive selon le degré d'action,
La qualité du son, surtout du doublage, est indéniable. Mais en jeu, ça manque un peu de thèmes forts
la musique ne se fait pas discrète au fil de l'aventure, elle est carrément inexistante ! On aura 3 tracks différents selon le niveau d'alerte, 3 tracks de plus en plus survoltés et stressants, des morceaux très Hollywoodiens. Les cut-scènes possèdent aussi leurs pistes mais généralement (pendant le jeu en fait), c'est le vide et ça peut être un peu gênant à la longue. Mais j'avoue que ça pose une certaine ambiance, ça exprime une certaine solitude et permet d'avoir une atmosphère sonore (cris des oiseaux, plissements de feuilles, le vent...) que plus réaliste. Malgré tout, je suis un peu déçu par cette nouvelle approche du jeu, délaissant définitivement les superbes musiques du premier opus. Le thème d'intro est vraiment joli, et varie bien le magnifique thème du Sons of Liberty. Un thème autrefois puissant à m'en donner des frissons, que j'ai retrouvé à la fin du jeu dans un remixe étonnamment fort (la deuxième chanson, dont les paroles sont traduites, est aussi très sympa). Globalement la partie musicale s'en sort bien mais je regrette que les aspirations artistiques et les superbes mélodies du premier Metal Gear Solid soient définitivement abolies. J'en ai pas encore parlé mais le doubleur de Snake est David Hayter, qui est aussi un acteur. Comme dans Tomb Raider où Eidos a toujours eu la délicatesse de doubler Lara avec la même actrice, Konami fait ici de même et c'est tant mieux. Encore une fois le doublage est exemplaire même si ce n'est plus la peine d'espérer d'avoir un jour, un doublage français. Nous avons nous aussi de très bons doubleurs mais le fiasco du doublage de la version PSX laisse encore quelques stigmates. Mais même sans ça, comment ne pas être bluffé par la qualité du doublage, sauf peut-être pour le Major que j'ai trouvé trop zélé. Exit les sous-titres catastrophiques de l'épisode 2, cette fois nous avons eu droit à de vrais pros pour les traductions. Enfin les bruitages sont tout aussi parfaits. Puissants et réalistes, surtout pour tout ce qui est de l'environnement et des armes, l'immersion n'en est que plus grande, avec la satisfaction d'un énorme travail accompli.


Note générale

Episode Zero de la saga Metal Gear, ce 3e "opus Solid" voit naître le mythe de Big Boss ainsi que la rencontre avec Eva, Ocelot et The Boss, 3 personnages emblématiques dont on entendra encore parler. Techniquement très impressionnant, ce jeu nous prouve une nouvelle fois que Kojima Productions maîtrise parfaitement son support et son sujet. Car s'il y a bien une facette de la saga qui n'a jamais été négligée, c'est bien le scénario, couplé à une mise en scènes complètement démesurée. Ok il subsiste quelques erreurs difficilement pardonnables comme le fait que Snake ne sache pas toujours marcher accroupi ou qu'il soit incapable de grimper sur une caisse pas plus haute que lui. On pestera également contre une caméra qui ne nous facilite pas la vie ou encore une jouabilité assez imprécise, et ce pour la 3e fois. Mais le gameplay s'est tellement enrichi qu'il est difficile de lui en tenir compte... pour cette fois. Aussi bouleversant et complexe que ces 2 prédécesseurs, la fin est touchante à en pleurer, faisant de 3e opus, le troisième jeu totalement à part auquel j'ai joué. Les frontières entre le cinéma et le jeu vidéo sont désormais abolies, MGS3 étant plus complexe encore qu'un film d'espionnage. Il est un jeu comme on devrait les espérer plus souvent, un jeu qui nous fait aimer le métier de testeur, aimer être joueur car il nous fait vibrer au fil de son histoire, nous bouleverse dans ses grands élans de sentimentalisme et touche notre âme de simple humain lorsque les questions fondamentales nous sont directement posées. Pour la 3e fois, Kojima nous livre une œuvre d'art parfaitement taillée dans le rock parfois perfectible de ce monde virtuel qu'on affectionne tant...


A savoir : cliquez pour ouvrir


Test réalisé par iiYama

janvier 2011