Metal Gear Solid 2 Substance (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2003
Développeur : Konami
Adaptation : Konami
Editeur : Konami
Genre : infiltration - action

Support : 2 DVDs
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : MGS2 substance
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 7 millions (MGS2 + MGS2 Substance, tous supports)


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Metal Gear Solid 2

Substance



Sorti un an après le Sons of Liberty (une exclusivité PlayStation 2), Konami nous ressort son légendaire Metal Gear Solid 2. Sous-titré Substance et cette fois sorti sur 3 supports (PC, PS2 et Xbox), on retrouve l'exact jeu de 2002 parut sur la console de Sony avec la particularité que cette "version ++" s'offre un contenu plus élogieux. Si le jeu a perdu ses surprises dans l'année qui s'est écoulée, il n'en reste pas moins une oeuvre ludique comme il y en a peu, une aventure à vivre, un scénario qui va vous faire poser des questions et qui sait, vous faire prendre conscience de certaines choses de la vie. Avec ce nouvel épisode des aventures de Snake, la saga Metal Gear entre définitivement au panthéon des plus grands jeux jamais créés...


Développement scénaristique

Une chose est sûre,
Selon nos choix, on fera la partie du tanker ou non. Il serait dommage de rater presque 2h de jeu
les scénaristes ont beaucoup d'idées ! Complètement énorme, sur la fin du jeu on prendra flash sur flash ! Et même mieux, lorsque le GW commence à dérailler, le jeu nous dit d'arrêter la console, que tout ceci n'est que virtuel, qu'un simple jeu vidéo. C'est hallucinant de voir à quel point Kojima aime jouer avec ses gamers et finalement ça marche, on en vient presque à se demander si on ne serait pas encore "dans la matrice"... Il est d'ailleurs étonnant de voir à quel point Kojima aime les Etats-Unis, ses élans de patriotisme et tout son folklore. A-t-il oublié qu'il est Japonais et que ce sont les mêmes américains qui ont bombardés son pays ? Si je n'étais pas sûr que ce jeu ait été développé par des Japonais, on jurerai un produit américain. Cet épisode 2, qui s'inscrit totalement dans la continuité du précédent opus, voit refaire surface plusieurs grands noms comme Ocelot, Deepthroat ou encore Liquid Snake. Mais lors de l'intro, on ne soupçonne pas une minute que la majeure partie du jeu se déroulera avec Raiden. En effet, dans la vidéo d'ouverture on ne voit presque que Snake, Raiden étant relégué au second plan. Pourtant l'aventure avec Snake dure au plus 2h alors que celle de Raiden dure environ 10h (soit une durée de vie moyenne aux alentours de 12h). Seulement Raiden est une andouille, un bleu qui n'a pas la moitié de la prestance, du charisme de Snake. Heureusement pour lui, il s'améliore au fil de l'aventure mais lorsqu'on joue à un Metal Gear Solid, on n'a pas payé pour jouer un autre héros... Autre défaut du jeu, au début on nous demande si on a déjà joué à Metal Gear Solid 1. En fait, selon la réponse on règle la difficulté. De plus, les phrases ne sont pas bien claires et si on dit ne pas connaitre le premier épisode, on fait l'impasse sur le chapitre du Tanker, le seul où on contrôle Snake. Autre détail, les menus sont en anglais. Si les sous-titres restent en Français, je trouve minable qu'une version Française ne possède pas une traduction en bon et due forme. En parlant de ça, les sous-titres sont une vraie catastrophe. Les fautes se comptent par dizaines (plus que moi !) et encore, quand un mot n'est pas amputé d'une lettre ou deux. Dans le menu titre, on aura la possibilité de lire l'entier script des précédentes aventures (du premier Metal Gear au premier Metal Gear Solid). Seul problème, il faut avoir 4 heures devant soi pour lire les 500 pages de ce phénoménal roman. Enfin, la façon dont est développé le scénario ne change pas radicalement par rapport au premier MGS.


On toujours droit à
La mise en scène est une nouvelle fois explosive et le scénario récèle bien des surprises
d'interminables scènes de blabla sur le Codec, des cut-scènes en 3D et quelques vidéos d'archives (notamment des séquences reprises du premier opus). Délaissant les images en 2D, on notera que le nouveau Codec est vraiment sympa avec ses visages en 3D (on peut légérement intéragir et avoir les pensées du héros). Snake suit les instructions d'Otacon (qui a l'air d'avoir prit pas mal d'assurance) alors que Raiden est sous les ordres du Colonel (Campbell ?). Lorsqu'on veut sauvegarder, c'est Otacon qui s'en occupe lorsqu'on joue Snake, et il nous bassinera avec les mêmes dictons tout pourris que Mei-Ling à l'époque. Autre petite anecdote qui rappelle le précédent opus, hormis la salle de torture qui est à l'identique, Raiden arrivera par voie sous-marine, comme Snake à Shadow Moses. Avec Raiden, lorsqu'on veut sauvegarder c'est Rosemary qui s'en occupe et excusez-moi, elle est gonflante celle-là ! Toujours entrain de se plaindre, de gémir, cette fille est vraiment insupportable par moment. Mais ça choque moins que les poils sous les bras d'Olga. Beurk ! Pourquoi les développeurs ont-ils fait ça ? A notre époque ça parait inconcevable (plus encore dans un jeu), d'autant qu'Olga est une très jolie fille... Ceci dit, ça ne gâche en rien une mise en scène monstrueuse qui sert à merveille un scénario complexe (parfois trop), dont l'épilogue est le plus long de toute l'histoire du jeu vidéo (plus d'une heure). Et ça peut d'ailleurs être une critique : finalement sur les 12 heures que dure le jeu, on doit bien avoir 5 ou 6 heures de développement scénaristique. Si certains jeux sont trop chiches du point de vue du scénario, Kojima va dans l'autre extrême, ce qui peut être pénible par moment, d'autant que les scènes ne peuvent toujours pas être mises en pause (si elles durent plus de 20 minutes, ce qui est fréquent, ça peut être encombrant). Metal Gear Solid 2 est donc dans la droite lignée du premier : il ne plaira pas à tout le monde, notamment à cause de ça. Pourtant il serait vraiment dommage de passer à côté d'une telle mise en scène (les cut-scènes sont vraiment géniales !), d'autant qu'avec le premier opus, MGS2 pose les bases de toute la série. Faisant encore dans le sentimental tire-moi la goutte, dans la menace nucléaire et dans la conspiration à grande échelle, on y retrouvera un Snake très en forme mais aux traits plus prononcés, un héros qui a beaucoup mûri depuis 4 ans. On en apprend donc beaucoup sur chaque peronnage, notamment sur Otacon dont on fera la connaissance de sa soeur. Quant à Raiden, s'il n'a pas le charisme de notre habituel héros, sa présence est justifiée par la tournure d'un scénario qui aurait perdu tout son charme si on jouait Solid Snake. Bref, même à l'heure du test, il est encore rare de trouver un jeu aussi bien mis en scène et surtout, qui possède une trame scénaristique aussi poussée. Du grand art.


Jouabilité & Gameplay

Depuis le premier
Jouer Raiden est un peu frustrant mais se justifie dans le scénario
Metal Gear Solid, le gameplay a largement été amélioré avec notamment de nouveaux mouvements : roulade, choper un ennemi pour s'en servir de bouclier humain, mettre en joue un ennemi pour qu'il nous donne un objet, fouiller et se cacher dans les placards, tirer même couché ou adossé contre un mur, jeter un coup d'oeil... Mais les meilleurs sont sans doute le fait de pouvoir se suspendre dans le vide pour traverser une zone ou pour éviter d'être vu (avec tout de même une jauge de grip), le fait de pouvoir transporter les corps pour ne plus qu'ils soient à vue ou encore monter sur des caisses. A ce sujet vient la principale critique de ce chapitre : Raiden comme Snake auront la fâcheuse tendance de se plaquer sur tout et n'importe quoi, ce qui rendra pénible la moindre escalade d'objets. D'ailleurs, je regrette que cette version Substance ne remédie pas aux problèmes causés par la manipulation fortement pénible qu'elle engendre. Mais la plus grande mise à jour sera la vue à la première personne. En pressant R2 on passe en vue subjective (comme dans un FPS) avec la possibilité de viser ce qu'on veut avec ses armes, ou simplement d'observer. Malheureusement, je trouve toujours aussi idiot qu'on ne puisse pas ranger son arme sans tirer au moins un coup, ce qui la plupart du temps, alertera un garde si vous l'avez loupé. Et puisqu'on en est à pester sur la jouabilité, on aura un sympathique passage sous l'eau qui ne sera pas sans rappeler Tomb Raider, à la différence qu'ici c'est peu jouable, limite fouillis. Autre exemple de débilité notoire, lorsqu'on est déguisé en spetsnaz, il est aberrant que le déguisement saute tout seul au moindre contact avec l'ennemi (juste frôler une épaule par exemple). Il y a aussi l'ancien système debout-agenouillé-couché qui fait de la résistance alors qu'il est d'un inconfort notoire et où on ne peut toujours marcher accroupi. Par contre, beaucoup de nouveautés entre en jeu et enrichissent l'expérience. Dans les niveaux de difficulté les plus élevés, Raiden doit d'abord récupérer la carte des lieux avant que son Soliton (radar) fonctionne (un allié précieux qui garde d'ailleurs le même fonctionnement qu'avant). On peut se faire repérer si on laisse des traces d'eau, de pas ou tout simplement si un ennemi voit notre ombre ou entend un bruit suspect. Il est d'ailleurs plus cohérent et réaliste que l'alarme se déclenche seulement si l'ennemi a le temps de la déclencher. Ainsi si on détruit sa radio, qu'on le mets en joue, qu'on l'assomme ou tout simplement qu'on le tue avant, personne ne sera que vous êtes là, d'autant qu'on peut transporter les corps et les laisser dans une zone sombre ou les cacher dans un placard. Il est aussi sympa que par ce procédé, on fouille les ennemis qui nous délivreront quelques items utiles (par exemple, ils nous donnent des munitions ou des rations).


Le menu, qui reste le même
Cette version Substance apporte pas mal bonus, dont le retour des Missions V.R, autrefois absentes
que celui du Sons of Liberty, a totalement été revu depuis le premier MGS et propose désormais un classement des items par groupe, ce qui rend la navigation plus claire et plus rapide. Une bonne chose. Avec Sons of Liberty, le passage à la PS2 a permit d'avoir une jouabilité plus agréable. Si les sticks analogiques ne servaient à rien dans le premier MGS, ici ils sont bien gérés, même s'ils restent très imprécis (surtout en vue FPS). En vue à la première personne, on nous fait ressentir ce que le personnage perçoit, sa vision (comme lorsque Raiden porte une cagoule ou les lunettes de plongée), ses battements de coeur en cas de stress (souvent causé par un nombre incroyable d'affiches salées provenant d'FHM), le crépitement de la pluie, sa respiration ou encore l'eau qui ruisselle sur la caméra. Seuls les mouvements spéciaux de Raiden sont expliqués (l'épisode de Snake étant réservé aux connaisseurs). En effet on a un didacticiel très complet qui nous expliquera les nouveaux mouvements comme les anciens, mais je regrette que ce ne soit que des vidéos, que rien ne soit jouable. Où sont passés les didacticiels sous forme de missions V.R. dont Raiden nous rabache les oreilles ? Le jeu est plutôt violent en étalant quelque fois des litres de sang et le panel d'armes n'est pas plus étoffé, il est juste différent, permettant d'utiliser de la meilleure technique qui soit (endormir un garde ou le tuer), en douceur comme bourrine même si cette dernière est rarement payante. Enfin, notre version Substance apporte pas mal de bonus "substantiels" (fallait que je le place) au jeu d'origine. Une fois l'aventure finie (je crois même avant mais j'ai pas vérifié), on retrouve dans le Snake Tales la possibilité de faire quelques missions alternatives sur le Big Shell. On y joue forcément notre héros Solid Snake avec des ordres de missions assez variés. Le Casting Theater de son côté reproduit 8 cut-scènes du jeu (créées en temps réels je le rappelle) avec la possibilité de choisir les protagonistes qui vont jouer les rôles, tel un réalisateur. Il est par exemple possible de mettre Otacon à la place de Snake, Ocelot à la place d'un soldat ou encore Meryl à la place d'Olga (au moins elle, elle s'épile). Le Boss Survival vous l'aurez compris au titre, vous propose de jouer Snake ou Raiden et de refaire tous les boss du jeu. Quant au menu Missions, sans doute le plus gros bonus d'entre tous, il propose pas moins 3 sous-menus et des heures de jeu : VR Missions vous propose des missions en réalité virtuelle (comme le spin-off Metal Gear Solid Missions Spéciales de la PSX), soit d'infiltration soit d'élimination. Dans les 2 cas, se faire repérer c'est perdre la partie. Le Weapon Mode se croit sur un stand de tir et nous propose de détruire des cibles fixes ou mouvantes avec diverses armes (Stinger, M9, sniper, AK47...) ou à mains nues. Enfin le First Person Mode nous donne une idée du jeu, s'il était en vue subjective. Malheureusement pour ce dernier, étant donné l'imprécision de la visée, il se révèle un peu injouable. En résumé, si accroche au principe des missions VR (courtes et plus difficiles qu'on croit), ces bonus font monter drastiquement la durée de vie.


L'image

En un an le jeu n'a pas
Le jeu n'a pris une ride, c'est toujours aussi beau !
pris une ride et c'est incroyable ce que le changement de génération de console a permis de faire. Le bond technologique entre les 2 versions PlayStation est tout simplement stupéfiant ! Les développeurs se sont affairés sur un maximum de détails comme les reflets du carrelage (sol brillant), des ombres portées en temps réel super fidèles, Raiden qui a encore les cheveux en l'air après s'être fait électrisé, les plantes qui bougent si on tire à travers, les caisses en bois qui explosent, des mirroirs qui reflètent bien l'image, des corps dégoulinants d'eau lorsqu'on sort du bain (d'ailleurs l'eau est superbement retranscrite), des traces de pas (dû à l'eau ou au sang), une véritable gestion de la physique avec une interaction fidèle entre les corps et encore bien d'autres détails apparemment sans importance, qui font un tout absolument prodigieux. Le plus surprenant restera sans conteste la modélisation des principaux personnages (au poil près... hein Olga ?), ayant en plus des visages détaillés, expressifs, et les animations sont encore une fois hyper fluide. Les mouvements et les réactions quasi naturelles de chaque protagoniste, rendent le jeu (et plus encore les cinématiques) captivant de réalisme, ce qui fait de Metal Gear Solid 2, l'un des plus beaux jeux de la console. Les vidéos sont donc de grande qualité et les cut-scènes, basées sur le moteur graphique, ont gagnées en dynamisme, en réalisme et même en qualité de mise en scène. Le nouveau Metal Gear est impressionnant (il ressemble cette fois à Godzilla), les flammes, les explosions et les effets de particules ajoutent encore au cachet graphique et finalement, on pourra que légèrement râler sur des décors un peu redondants, bien que le design général soit vraiment splendide (celui des missions V.R. rappelle TRON). On notera également un gros aliasing mais sur PS2, c'est sur presque tous les jeux, difficile d'en vouloir à celui-ci en particulier. C'est donc une grande réussite pour l'équipe de Kojima, qui nous prouve (si c'était encore à prouver) les performances dont peut être capable de la console de Sony.


Le son

J'ai rarement ressenti
Les musiques sont moins marquantes qu'autrefois et le doublage est uniquement US. A contrario, la qualité est au rendez vous
ça dans un jeu vidéo mais le thème d'introduction me file des frissons tant il est magnifique ! Malheureusement, ce sera la seule musique vraiment puissante du jeu. La bande son avec Snake (épisode Tanker) est sympa mais avec Raiden (épisode Big Shell), elle change de registre et s'avère moins prenante, voire même pas terrible par moment, avec des thèmes pas peu inspirés, comme celui qui souligne les moments de suspens, ou celui des intrusions. En réalité, ça colle assez bien au jeu (comme la musique des boss qui est entrainante) mais à côté de ce qu'on a pu ouïr jusque-là, dans Metal Gear Solid ou Metal Gear 2 (pourtant vieux de 16 ans), on sent bien qu'on c'est en grosse perte de vitesse. Le point culminant de cette platitude étant le thème de fin, qui est carrément bof-bof, très loin de la performance mélodique de celui d'intro. Pire encore, beaucoup de zones se passent carrément de tout accompagnement musical, ce qui entre dans une logique d'évolution des jeux vidéos, qui propose de plus en plus de compositions orchestrales alternées avec du silence, mais qui décevra forcément le fan habitué aux grosses mélodies carrées qu'on a tous kiffé. C'est un choix artistique, certes discutable mais un choix quand même, qui me fait regretter la bande-son du premier Metal Gear Solid sur PlayStation, qui nous avait littéralement enchanté. Le très charicatural et mitigé doublage français ayant suffisamment fait parler de lui, les développeurs n'ont pas réitérés l'expérience. Je trouve ça dommage, ça veut dire qu'ils baissent d'office les bras au lieu de chercher à obtenir un doublage plus professionnel. Ils sont donc allés à une autre extrême et ont créés un doublage internationnal, forcément en anglais et c'est tout. Du coup adieu les voix en français, bonjour la lecture des sous-titres. Comme je l'ai déjà évoqué, les sous-titres sont en plus remplis de fautes de frappes et d'orthographes (ce que cette version n'améliore pas, dommage), et parfois ils sont tellement rapides qu'on a pas le temps de lire quoique ce soit, que déjà ça passe déjà à autre chose. C'est vraiment frustrant, d'autant qu'avec cette génération de machines, notamment chez Sony, on obtient des doublages FR très convainquants. Qu'à celà ne tienne, on peut comprendre ce revirement, car si les graphistes ont travaillés d'arrache-pied pour nous offrir la meilleure expérience visuelle, les doubleurs ont eux aussi, étalés beaucoup de boulot. Les dialogues, parfois longs de plusieurs dizaines de minutes, ont sans doute réclamés des semaines de travail. C'est aussi avec cet épisode qu'on découvre David Hayter au doublage de Snake, une voix qui va bien au personnage, il faut l'avouer. On soulignera également les prestations de Vamp et Fortune, dont les élocutions sont parfaites dans leurs rôles. Finalement on n'y perd pas trop change, le doublage US étant d'une qualité irréprochable, c'est juste que selon mon point de vue, il est toujours moins immersif de lire des sous-titres que de vivre son jeu comme un film intéractif. Enfin on retrouve bien entendu les bruitages qui ont fait une partie de l'attrait acoustique du précédent volume, dont celui si particulier du Codec. Les armes détonnent bien, les explosions sont expressives, bref la qualité est ici aussi au rendez-vous, avec une environnement acoustique très travaillé. Au final, c'est juste dommage que les compositions ne suivent pas...


Note générale

Dans Metal Gear Solid 2 on joue surtout Raiden et on se sent un peu trahi pour ça, d'autant que la boite ou même l'intro, ne nous préviennent pas que Snake n'est qu'un figurant dans cet épisode (puisque c'est encore lui qui est mis en avant). Est-ce un coup marketing pour que le jeu se vende quand même ou est-ce que Kojima a vraiment voulu qu'on ait la surprise ? Allez savoir, ceci dit jouer Raiden est plus en adéquation avec un scénario finement écrit, qui servira de base à tous les épisodes sortis après lui. Malheureusement, dans ce nouvel épisode la musique est moins poignante (hormis un thème d'introduction absolument fantastique), on perd le doublage en français, on subit une jouabilité faillible, très imprécise (surtout en vue subjective) où le fait de monter sur une caisse mérite qu'on s'y reprenne à plusieurs fois. C'est d'ailleurs l'une des principales critiques du jeu, les développeurs ont largement améliorés le gameplay, rajoutés beaucoup de mouvements et de possiblités, ce qui apportent plus réalisme à l'aventure. Mais ils ont également conservés une jouabilité toute pourrie et ne sont pas allés au bout des choses (on ne peut toujours pas marcher accroupi ou mettre les cinématiques en pause). On peut également ajouter à ça des personnages parfois peu développés ou en dissonance avec l'univers Metal Gear (comme Vamp, un personnage abusé et trop éloigné de l'attrait technologique du précédent opus, qui malgré tout gardait une certaine crédibilité). Mais cette suite reste un Metal Gear Solid en puissance, digne de son immense prédécesseur. Grâce au volume du DVD et à la puissance des machines actuelles, les cut-scènes sont désormais plus impressionnantes notamment grâce à une modélisation impeccable et une mise en scène toujours plus Hollywoodienne. Même si Raiden ne fait pas l'unanimité, certains passages sont épiques (comme celui où on fait équipe avec Snake) et l'histoire, nouveau pavé dénonciateur de la puissance fragile des USA, nous emporte vers des frontières jusqu'alors infranchies. Metal Gear Solid 2 est une nouvelle fois bien plus qu'un simple jeu vidéo, c'est une histoire prenante qui mêle avec tant brio la réalité à la fiction, que ces interminables longueurs finissent par ne plus gêner. Il faut ajouter au crédit du jeu une réalisation somptueuse qui nous prouve une fois de plus, de quoi est capable la fine équipe de Kojima-san. Bien sûr, notre version Substance ne vaut que si ses 500 missions additionnelles et indépendantes de l'aventure (300 missions en VR et 200 missions alternatives), qui rallongent énormément la durée de vie du jeu, vous accrochent, de par son style épuré et son exigence de parcours. MGS2 Substance est donc une excellente version a posséder absolument si vous n'avez pas le Sons of Liberty de la PlayStation 2, ancienne exclusivité à la console de Sony. Peut-être moins prenant que le précédent opus PSX, sans doute à cause d'un héros moins charismatique, ce nouvel épisode peut tout aussi bien être qualifié d'oeuvre d'art, de part son approche scénaristique et sa frontière entre cinéma et jeu vidéo, chaque fois plus mince.


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Test réalisé par iiYama

janvier 2011