Le Monde de Nemo (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2003
Développeur : Traveller's Tales
Editeur : THQ
Genre : aventure - exploration

Support : 1 DVD
Compatible PS3 60Go : oui
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Finding Nemo (US)
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 1.75 Millions


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Le Monde de Nemo








Paru en septembre 2003,
Le jeu reprend l'histoire et les personnages du film
Le Monde de Nemo (Finding Nemo en VO) est un film d'animation de Disney/Pixar. Véritable succès auprès des plus jeunes, mais aussi des plus grands, il raconte une belle aventure, dans le plus pur style des 2 studios : un jour qu'il désobéit à son père Marin, le poisson-clown Nemo se fait capturer par des plongeurs. A son réveil, il se retrouve enfermé dans un aquarium (chez un dentiste situé à Sydney) et Marin se met à sa recherche pour tenter de sauver son fils unique. Sur le chemin qui mène à Sydney, Marin fera la rencontre de Dory, un poisson-chirurgien qui perd la mémoire et Nemo de son côté fera la connaissance des habitants de l'aquarium. Mais venant du grand large, Nemo n'est pas fait pour vivre "dans un bocal", c'est pourquoi il fera tout pour s'évader… Je sais, ça parait bidon mais il n'en est rien et c'est aussi mignon tout plein. Si vous faites parti de cette minorité qui n'a jamais vu ce fabuleux film d'animation en images de synthèses, sachez que vous ratez quelque chose de grandiose. Sorti un mois plus tard, il est presque naturel de voir débarquer son adaptation en jeu vidéo : pour les développeurs/éditeurs, c'est histoire de profiter du buzz généré par le film pour ce faire des sous, et pour les fans (surtout les enfants) c'est l'occasion de pouvoir contrôler à tour de rôle Nemo, Marin et Dory dans un jeu d'aventure proche d'un Ecco the Dolphin. Développé par Traveller's Tales, il faut avant tout chose savoir qu'ils n'en n'étaient pas à leur coup d'essai sur le secteur du jeu tout public. On se souvient notamment de Puggsy (1993), Toy Story (1996), 1001 pattes (1998), Crash Bandicoot 4 (2001) et aujourd'hui ce développeur est plus connu pour ses adaptations de grosses licences à la sauce LEGO comme LEGO Star Wars, LEGO Indiana Jones ou encore LEGO Batman.


Mais avant
Le jeu peut lasser, même les plus grands, à cause de passages vraiment pénibles comme les courses poursuites
d'arriver à inonder notre monde ludique de briques enclipsables, Traveller's Tales s'est d'abord affairé à adapter le plus fidèlement possible Le Monde de Nemo. Avant de se lancer dans l'aventure, on pourra regarder la bande-annonce du film (en Français), puis lorsqu'on lance son jeu, c'est pas moins de 18 levels qui vous attendent. Evidemment le jeu reprend tant qu'il peut les scènes du long-métrage. A vrai dire ça va même plus loin que ça puisque le jeu reprend des séquences entières du film d'animation, avec qui il mélangera quelques cut-scènes en 3D. D'emblé le gros plus c'est qu'on a droit aux voix originales et lors des dialogues "in game", ce sont exactement les mêmes doubleurs, à l'exception de Franc Dubosc (qui doublait Marin). A la place, on retrouve le doubleur qu'on enttend aussi dans les menus du DVD vidéo et dont le timbre est finalement assez proche. Du coup, il n'y a aucune cassure du doublage et on retrouve pour les plus connues Céline Monsarrat (la voix de Julia Roberts), Samy Naceri qui double Crush la tortue, Emmanuel Jacomy (la voix de Pierce Brosnan), Stefan Godin qui fait le poisson-lune ou encore Virginie Mery, qui est aussi pas mal connue dans le métier. La seule véritable entorse que j'ai souligné par rapport au film, c'est que la "berque" est devenue un "gâteau", ce qui n'a plus aucun sens mais on en fera pas une maladie. Comme je le disais, la prise en mains reprend un peu celle d'Ecco the Dolphin 2. En effet on a des courses poursuites en vue à la 3e personne et pour le reste, c'est des phases d'exploration en vue de profil. Evidemment l'univers de Nemo est moins sombre et inquiétant que celui d'Ecco et les petites énigmes/puzzles sont aussi moins complexes, le jeu s'adressant avant tout aux enfants. Le jeu est globalement facile, trouver du plancton nous protège des coups et pris à la va vite, les 18 niveaux se finissent assez vite.


Heureusement
La réalisation est parfois surprenante
que pour les plus assidus, chaque level comporte son lot de mini-défis : traverser tous les anneaux de bulles, tuer les ennemis, gagner les courses ou encore replacer le bon cailloux sur la dalle de même couleur… autant d'épreuves qui rallongent pratiquement par 2 la durée de vie, et qui se révèlent moins facile qu'on pourrait le penser. Car c'est un fait, si les gosses ont beaucoup de patience pour ce genre de jeux, les adultes risquent de s'énerver, à sans cesse refaire le même passage. Si ce n'est pas foncièrement dur, l'imprécision de la jouabilité devient vite très irritante et les développeurs ont accumulés les scènes un peu chiantes. C'est notamment le cas des courses poursuites où on doit soit finir premier, soit rattraper quelqu'un. Avec une vue de dos et une jouabilité exécrable dans ces moments-là, on a tôt fait de s'énerver et croyez-moi, ce n'est pas le but. Dans le même ordre d'idée, il est souvent pénible que certaines épreuves soient chronométrées, histoire de mettre encore un peu plus la pression. Mais il y a quand même un bonus à tout ça : si on réussit à collectionner toutes les étoiles du jeu (en réussissant toutes les épreuves de chaque level), on débloquera un nouveau stage-bonus pour chacun des 18 niveaux, plus un autre level où il sera possible de voir toutes les séquences du film. Sympa. Enfin, la partie technique n'a pas à rougir face à la concurrence. Certes on est loin d'un God of War ou d'un Devil May Cry pour la précision artistique et la qualité des graphismes mais il n'empêche qu'on est en présence d'un jeu très mignon, coloré et franchement loin d'être laid. L'ambiance est mignonne, détendue et le son suit cette tendance avec des musiques assez reposantes.



Le Monde de Nemo Note
n'est pas un grand jeu mais il plaira aux plus jeunes et entre nous, après avoir étriper des milliers d'aliens, tuer des centaines de mercenaires ou tabasser des fighters des heures durant, et bien ça détend. Ca fait du bien de jouer à un jeu où il n'y a aucune violence et où les mimiques sont rigolotes comme tout. Evidemment les approximations de la jouabilité agacent (c'est une habitude chez Traveller's Tales), certaines phases de jeu manquent de crédibilité (on est bloqué par un rail de bulle, alors que notre poisson pourrait très bien le contourner) et certaines épreuves sont carrément chiantes (comme ces innombrables courses poursuites qu'on nous impose). Dommage car sans ça, on tenait l'un des meilleurs jeux casual à licence cinématographique. Néanmoins, Le Monde de Nemo reste une expérience fort sympathique et généralement reposante, qui reprend avec beaucoup de fidélité et d'ingéniosité le scénario du film. Pas le jeu de l'année, mais un titre très sympa.



Test réalisé par iiYama

janvier 2010 (mise à jour : octobre 2015)